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Recherché par la justice internationale, Omar Al-Bachir est parvenu à quitter l’Afrique du Sud

l'info réelle 7J/7 - lemonde.fr le Mardi 16 Juin 2015 à 00:00 | Lu 687 fois



Sous le coup de deux mandats d’arrêt internationaux, Omar Al-Bachir a une nouvelle fois échappé à la Cour pénale internationale (CPI), lundi 15 juin. Le président soudanais, qui était venu venu participer à un sommet de l’Union africaine, a décollé de Johannesbourg dans la matinée, en dépit de l’interdiction de quitter le territoire prononcée dimanche à son encontre par un tribunal sud-africain.

Réagissant lundi après-midi, le procureur-adjoint de la CPI, James Stewart, s’est dit « déçu » que M. Al-Bachir n'ait pas été arrêté : « Notre position a toujours été que l'obligation incombant à l'Afrique du Sud est claire, elle devait l'arrêter. »

Pour la CPI, c’est un nouvel échec. Poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, où les violences ont fait plus de 300 000 morts depuis 2003, M. Al-Bachir est parvenu, depuis son premier mandat d’arrêt en 2009, à se rendre dans plusieurs dizaines de pays sans être inquiété.

Le procureur adjoint de la CPI s’est toutefois voulu optimiste : « Au final, cela pourrait nous renforcer et non être un revers comme certains pourraient le penser. » C'est en effet la première fois que la justice d'un pays tente d'empêcher un chef d'Etat en exercice de quitter son territoire en réponse à une demande de la CPI.

A l’arrivée du chef d’Etat soudanais en Afrique du Sud, la Cour avait fait pression sur Pretoria pour qu’elle prenne, comme l’y astreint son statut de membre de la CPI, les mesures nécessaires à son arrestation. Un tribunal sud-africain avait dans un premier temps décidé dès dimanche de son interdiction de sortie du territoire en attendant que la justice se prononce formellement sur l’injonction de la CPI. L’audience devant en décider était en cours, lundi matin, quand l’avion de M. Al-Bachir a décollé de Johannesburg, rendant inopérante la décision finale qui a confirmé son interdiction de sortie.

Revirement sud-africain

« L’attitude des autorités qui ont échoué à prendre des mesures pour interpeller et arrêter le président du Soudan Omar Al-Bachir est en contradiction avec la Constitution de la République sud-africaine » s’est insurgé le juge Dunstan Mlambo, à l’origine du jugement.

Jusqu’ici, Pretoria comptait pourtant parmi les plus importants soutiens à la Cour sur le continent africain. A deux reprises, en 2009, lors de l’intronisation du président Jacob Zuma, et en 2010 pour le Mondial de football, il avait fait comprendre à son homologue soudanais qu’il serait arrêté s’il foulait le sol sud-africain.

Toutefois, à aucun moment depuis l’arrivée du dirigeant soudanais à Johannesbourg, son équipe n’avait semblé s’inquiéter de la situation. « Cette action en justice, c’est l’affaire du gouvernement sud-africain (…) Nous sommes ici comme hôtes du gouvernement sud-africain. Des assurances ont été données par ce gouvernement », avait déclaré, dimanche, le ministre des affaires étrangères soudanais, Ibrahim Ghandour.

Immunité et soutiens

M. Al-Bachir bénéficiait en effet d’une immunité accordée par Pretoria à tous les participants au sommet de l’Union africaine (UA), ce qui rendait très improbable son arrestation. Le président soudanais est, en outre, assuré du soutien de l’Union africaine, qui bataille contre une CPI à qui elle dénie le droit de poursuivre des chefs d’Etat en exercice et qui lui reproche de ne cibler que des Africains.

Outre le conflit entre l’UA et la CPI, Omar Al-Bachir jouit de son statut d’interlocuteur clé notamment entre le monde arabe et l’Afrique, et de garant d’une forme de stabilité dans la région, qui explique qu’un certain nombre de pays soient peu enclins à le livrer à la justice internationale.

En février, peu avant sa réélection à la tête du Soudan, Omar Al-Bachir avait par ailleurs accusé la CPI, dans une interview au Monde, d’être un « des outils de déstabilisation du Soudan », fustigeant des accusations « fabriquées de toute pièce » de la part d’une institution qui, selon lui, « n’a pas de légitimité ».


Mardi 16 Juin 2015
lemonde.fr
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