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GABON-MOUILA : Me Paulette OYANE ONDO expose sur nécessité de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine(CNS).

l'info réelle 7J/7 - SOCIETE CIVILE le Lundi 10 Septembre 2012 à 13:43 | Lu 2538 fois

Exposé présenté au cours des Assises de l'Opposition à Mouila qui viennent d'avoir lieu du 7 au 9 septembre 2012.



GABON-MOUILA : Me Paulette OYANE ONDO expose sur nécessité de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine(CNS).
Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants des partis politiques,

Messieurs les représentants et membres de la société civile,

Mesdames et Messieurs et surtout Chers Amis,

Je veux d’emblée doublement vous remercier très chaleureusement.
D’abord, pour l’à propos de ces assises ainsi que des thèmes choisis dont l’actualité qui n’est plus à démontrer justifie qu’on se retrouve ici aujourd’hui, à Mouila.
Je veux vous dire merci également de m’avoir convié à vous donner mon point de vue j’allais dire personnel, mais objectif sur la question de la crise politique dans notre pays et la nécessité de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine(CNS) comme condition pour en sortir.
Je centrerai donc mon propos, comme vous m’y avez invité, sur la question des éléments justifiant la tenue de la CNS et de la nécessité politique de cette dernière.

Alors. Il est toujours difficile, voire hasardeux (d’un point de vue intellectuel) de prétendre présenter en quelques lignes les positions relatives à l’intérêt et la nécessité d’aller à la CNS, tant la litanie est longue de raisons qui justifient l’impérieuse nécessité de la tenue de telles assises. Mais mon propos n’est pas de lister ni détailler de manière exhaustive de telles raisons, mais simplement de souligner brièvement et rapidement les enjeux et les défis qui rendent inéluctable la tenue de la CNS.

Pour bien évaluer la portée de ces enjeux et de ces défis, il me semble qu’il convient d’exposer deux traits essentiels qui peuvent soutenir une telle exigence démocratique.
Il convient d’exposer sommairement les éléments qui en sous-tendent l’urgence. C’est l’objet de la première partie de mon exposé que j’ai opportunément et simplement intitulé : l’état des lieux du pays (I).

Mais, cette première approche ne suffit pas en elle-même à justifier notre exigence. Il faut encore démontrer en quoi ladite CNS ne constitue pas un simple adjuvant aux concertations habituelles, mais est au service de la construction d’un pacte social rénové.

J’exposerai donc brièvement, dans la deuxième partie de mon propos, en quoi le projet de la CNS est l’instrument essentiel de la fondation de la démocratie et le renouveau d’une République en souffrance qu’est le Gabon (II).

I- Etat des lieux de la situation de crise au Gabon

Mon propos n’est pas ici de vous assommer avec un catalogue de choses précises que chacun sait par ailleurs, ni de faire le compte de ce qui repose sous le catafalque. Je voudrais seulement prendre quelques exemples édifiants qui expliquent la crise politique ouverte que chacun de nous peut observer.

Chacun convient que la crise politique qui secoue le Gabon est d’abord une crise morale. La manifestation la plus spectaculaire de cette crise morale s’illustre certes dans la question du refus épidermique de la transparence électorale mais aussi du refus de la transparence dans la conduite de l’action publique. Or, la force d’une République repose sur le principe de la transparence.

S’agissant de la compétition électorale dans une République, c’est par le vote des électeurs, par le suffrage universel que s’exerce la souveraineté et que s’acquière la légitimité par l’acceptation des citoyens de se soumettre à une autorité librement consentie. On ne peut à cet égard continuer durablement à mépriser le vote des populations et espérer dans le même temps qu’elles continuent à se soumettre à une autorité qui ne provient pas de son libre consentement. Les deux ne vont pas ensemble.

On sait depuis Rousseau que sur le plan des principes « toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle : ce n’est point une loi. C’est un mensonge ».
Or, il est impossible en pratique, et l’histoire est là pour en témoigner, de construire un pays sur la base du mensonge. Quiconque dénie à ses concitoyens le droit d’avoir accès à la vérité trahit la République en faisant bon marché des principes élémentaires de la démocratie.

Parce qu’elle est l’âme d’un pays, d’une Nation et le socle de l’Etat de droit, la Constitution doit être stable et fiable. Or, ce qui nous sert de constitution au Gabon ne remplit aucune de ses caractéristiques. Au fil d’incessantes révisions dictées par le seul calcul de confisquer le pouvoir, la constitution à la gabonaise est tout sauf un texte qui donne l’égalité des droits, qui défend la justice, le libre vote, qui protège la propriété et la famille. Au contraire, son application et son interprétation personnelle par le juge qui est, en principe, chargé de la faire respecter en a fait un instrument qui protège les privilèges du régime, qui justifie l’existence de féodalités et la société ordinale de privilèges indus qui gangrènent notre pays. Alors que la constitution doit être pour le peuple une garantie dirigée contre la tyrannie des pouvoirs héréditaires, elle est au contraire considérée au Gabon comme l’instrument de légitimation de tous les abus du Prince et de sa Cour contre le peuple. Elle est donc devenue un facteur d’insécurité juridique et politique au lieu d’être un outil de protection des libertés et droits fondamentaux. On est alors en droit de ce se demander quelle est la valeur de ce qui fait aujourd’hui office de constitution ? La réponse est sans aucun doute : Aucune ! Elle n’a même pas une valeur symbolique.

Or, Solon, le père de la démocratie athénienne martelait que la « Cité est bien gouvernée quand les citoyens obéissent aux magistrats et les magistrats aux lois » Et par loi il faut entendre la règle de droit.
À cette aune, la Cour constitutionnelle gabonaise et les autres institutions constitutionnelles comme par exemple le Conseil National de la Communication sont totalement discréditées et n’ont plus aucune légitimité autre que celle qu’elles se donnent elles-mêmes et qui flotte sur le corps social sans jamais le toucher ou le pénétrer en profondeur.

Face à cette situation, la question qui se pose est : Doit-on détourner la tête et continuer notre chemin en espérant que les choses changeront d’elles-mêmes?
La réponse est évidemment, non.

L’Etat de droit, c’est la promesse que nul ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par le droit et selon les principes et procédures équitables, et non par l’arbitraire de juges qui reçoivent les ordres venant d’ailleurs.
L’Etat de droit c’est la promesse que tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sans autre entrave que sa déontologie et les atteintes prescrites par le droit et dûment constatées par le juge.

L’Etat de droit, c’est la promesse que la force publique est instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité politique de ceux à qui elle est confiée pour de basses manœuvres d’intimidations et de répressions d’adversaires politiques.
La question qui se pose est : Notre pays obéit-il à cette promesse ?

La réponse est évidemment, non.

Bien au contraire, on observe chaque jour un rétrécissement du champ des libertés et des droits visant à exclure et à priver des parties entières de la population gabonaise de participer légitimement au débat public. Comme c’est le cas de l’ordonnance n° 009/PR/2011 modifiant, complétant et abrogeant certaines dispositions de la loi n° 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques. Il en est de même du principe qui soumet la création d’un parti politique ou de n’importe quelle association, tout comme le droit de s’exprimer et de manifestement publiquement et pacifiquement dépendent exclusivement de la bonne volonté ou pas de vos adversaires politiques, de leur pouvoir discrétionnaire.

Dans ces conditions, on ne saurait parler de pluralisme.

Comment peut-on jouir effectivement de ses libertés publiques reconnues si leur exercice est soumis à la discrétion de ses adversaires politiques ?

Qui oserait croire que l’alternance démocratique serait possible dans ces conditions ?

Chacun le sait, et on n’a pas attendu que le Président Obama le dise, que la force d’une République, d’un Etat plus généralement d’ailleurs, repose sur les Institutions fortes, solides, neutres et impartiales. Une institution n’est pas fortes parce qu’elle asphyxie, étouffe et oppresse le citoyen. Une institution forte est une institution capable de résister aux pressions de toutes sortes pour protéger l’intérêt général. Or, dans notre beau pays, l’Etat, au sens sociologique et administratif du terme, est un corps mort. Un corps privatisé qui a disparu derrière l’épaisseur des ambitions personnelles de ceux qui étaient temporairement chargés de le conduire à bon port. Ces individus ne font plus qu’un qu’avec l’Etat. L’Etat est devenu eux-mêmes et eux-mêmes personnifient l’Etat. Une telle confusion est le signe certain de l’arbitraire, de l’injustice, et de l’impunité.

Et d’ailleurs l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui semble-t-il est incorporé au préambule de ce qui nous sert de « constitution » considère pourtant que tout Etat dans lequel cette séparation des pouvoirs n’est pas effective ne possède en réalité pas de constitution.

Dans le langage d’aujourd’hui, on traduirait « Constitution » par « Etat de droit », c'est-à-dire un Etat qui respecte les règles de droit qu’il a pris l’engagement devant le peuple et le concert des nations de respecter.

La force et l’efficacité d’une démocratie c’est le mérite, c’est l’égalité. Or, chacun sait que dans notre admirable pays, ce ne sont pas le talent et la vertu qui font les carrières et les hommes, mais la faveur du Prince qui a rétabli la vénalité des charges à travers la floraison de structures et de postes qui font office de vrai gouvernement, qui ne sont contrôlés par aucun contre-pouvoir, aucun citoyen pas même les gens dont c’est la mission en théorie, et qui n’ont d’autre utilité que de caser les courtisans unis par le mépris du principe selon lequel tout travail mérite salaire, et de détourner les fonds publics faisant voler en éclat les aspirations collectives.

La question qui se pose est : Pendant combien de temps devons-nous continuer à fermer les yeux sur le malaise d’une société dont le moteur de l’organisation politique, sociale, administrative et économique est l’apartheid ethnolinguistique ?

Mais rassurons-nous. La crise aiguë de nos institutions n’est pas une fatalité. C’est pas le sens de l’histoire. Cette crise se résume simplement au fait que les Institutions ne poursuivent pas les buts d’intérêt général, mais visent plutôt à autoriser de façon permanente la survie d’une famille, d’un clan à la tête de l’Etat.
La question qui se pose est : Devons-nous continuer à le tolérer sans réagir ?

Dans cet inventaire sommaire des ingrédients, des fondements de la crise , il est inutile que j’aborde la question de la misère dans notre pays si riche, si prospère. C’est juste un grand déshonneur pour notre pays et une partie importante de la crise actuelle y puise sa source.

On le voit. Le Gabon est un pays démoralisé, malade, gangréné par la misère et anesthésié par la peur du lendemain. La République est en souffrance partout. Oui, le système gabonais est en faillite !
Comment le pays pourrait-il dans ces conditions décoller sans un débat public sérieux qui traite sans fard les choix primordiaux des gabonais ?

Justement l’objet de la CNS est de reconfigurer notre pays livré à des baronnies qui le pressurent et le laissent en jachère, sans horizon, sans perspectives, sans espoirs, simplement condamné à tourner en rond, à errer dans le désert, si vous préférez, comme nous sommes un pays de forêt, à errer dans les bois ayant perdu la boussole.
La question qui se pose est : Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

Nul besoin de forcer le trait, il suffit de prendre la mesure des quelques exemples que je viens d’exposer pour s’accorder sur la nécessité pour notre pays de s’interroger sur lui même. Il faut lui donner des raisons d’espérer en dissipant les incertitudes et les gros nuages noirs qui planent au-dessus de nos têtes. Face à cette grave crise qui marque une béance profonde entre les uns et les autres, il est temps de proposer aux Gabonais un New Deal, une nouvelle donne dans la mesure où c’est tout bonnement la survie du corps social qui est en jeu.

Pourquoi la CNS ? Parce qu’il est impossible de faire quoi que ce soit de sérieux à ce jour dans notre pays sans le souffle, la spiritualité, sans lui donner un supplément d’âme.
Et pourtant, que de réticences pour accepter cette vérité d’évidence ! Ces attitudes sont à rebours de la cohésion nationale et du jeu démocratique parce que le temps du dialogue n’est jamais un temps inutile. Au contraire, c’est un temps efficace. Et, il est douteux que l’on puisse faire l’économie de discussions approfondies sur l’ensemble des problématiques auxquelles notre pays est confronté.

La liberté n’est qu’illusion dans un pays qui n’a ni constitution, faute de séparation et de contrôle des pouvoirs, ni Etat de droit, compte tenu du naufrage de toutes les institutions.

Le travail est une chimère quand les privilèges et les statuts vont de paire avec la ségrégation selon l’origine ethnique et géographique et en exacerbant les pulsions tribales.

Bien plus qu’une simple concertation, la CNS doit prendre la forme d’un examen de conscience face à la nécessité des gabonais de se réapproprier leur destin. Elle est l’ultime occasion de faire prévaloir la réforme sur l’insurrection. Au-delà des attaches partisanes, elle oblige chacun à prendre position sur la question cardinale d’une évolution au fil de l’eau ou d’une rupture brutale, douloureuse et incertaine.

A l’aune de ces premières réflexions, il faut convenir que la clé du redressement est donc à chercher dans l’organisation d’une CNS pour renouer le fil brisé du destin du Gabon. Car, pour rendre aux gabonais confiance et fierté, il faut éclater la bulle de mensonge dans laquelle le pays se trouve enfermé depuis les espoirs déçus des années 90, mensonge qui consiste à revendiquer son adhésion aux principes de la démocratie et de l’Etat de droit, sans en respecter le moindre des principes élémentaires.

Une fois qu’on a fait l’état des lieux de notre pays, il convient également de s’interroger sur le sens et la légitimité que l’expression de la CNS peut avoir sur les principes de la démocratie: La CNS est-elle bien une émanation, voire la quintessence de la démocratie ? Ou au contraire, la CNS menace-t-elle les principes de la démocratie ? En quoi la CNS peut-elle être un instrument démocratique ?

II – La CNS, un instrument de fondation et de légitimation de la démocratie

Au-delà de la démonstration de cet état de crise ouverte et donc la justification de la nécessité d’une CNS, comme instrument permettant de mettre fin à cette crise, la CNS est sans conteste un instrument démocratique. Elle peut même être regardée dans certains cas comme la forme suprême, ou à tout le moins, comme un instrument majeur de légitimation de la démocratie. Or, nul ne devrait avoir peur de la démocratie. On ne peut pas se proclamer démocrate et refuser de s’y soumettre quand l’occasion s’y prête.

Mes chers amis, Mesdames et Messieurs,

La question de savoir si la CNS est un instrument de création, de fondation de la démocratie se nourrit d’expériences historiques et théoriques.

Historiquement, ce type de mécanisme a toujours émergé comme un instrument de rationalisation et de rupture des excès d’anciens systèmes arrivés en fin de cycle. Mais c’est surtout la révolution française qui a posé les fondements historiques de cette conception. L’histoire de la révolution française enseigne que c’est à partir du moment où le Tiers-État a été pénétré du sentiment de son droit et de sa mission, qu’il a adopté la motion de Sieyès et qu’il s’est proclamé Assemblée nationale. C’est à partir de cet acte fondateur que les états généraux du 1er mai 1789 ont été convoqués. Et c’est cet événement qui a mené à la chute de la monarchie absolue et installer corrélativement la République.

Cela signifie bien que l’histoire de la démocratie n’est pas le monopole des Monarques, des Présidents, des ministres et autres autorités. Elle est avant tout, et elle est d’ailleurs surtout, écrite par des sans voix, des sans visages, des sans grades et des sans-le-sou.
Qui peut croire sérieusement que l’on peut impunément et durablement se contenter de discourir avec soi-même, son clan, sa caste, sa chapelle pour faire la démocratie ?

Chers amis, même Socrate, le père, j’allais dire le Christ des philosophes, qui a été désigné par l’oracle de Delphes comme étant « le plus sage des hommes » est allé dialoguer avec ses concitoyens. Perplexe, il n’a dit ni oui ni non à l’Oracle après cette prédiction. Qu’a-t-il fait ? Il est parti interroger l’ensemble de la société athénienne, les riches et les esclaves, les érudits et les analphabètes, les sages et les fous. Il a questionné tous les savoirs, techniques, religieux, sophistes, traditionnels et moraux. C’est cela la définition de la démocratie et c’est cela la CNS.
Cet exemple montre l’importance du peuple, la place du dialogue avec le peuple dans la construction de la démocratie.

Au demeurant, en permettant directement une participation plus large de l’ensemble des corps intermédiaires, la CNS est un instrument de création et de fondation de la démocratie. Si on prend la démocratie au sens étymologique du terme comme désignant
le gouvernement (pas au sens institutionnel ou même constitutionnel) de tous, autrement dit, la souveraineté collective par opposition à l’aristocratie et à la monocratie, on s’aperçoit que dans le cas du Gabon, seule l’organisation d’une CNS permettrait au Gabon de se doter d’une constitution démocratique dans la mesure où, selon la formule de Thucydide, le pouvoir serait « entre les mains non d’une minorité, mais d’une majorité ». C’est d’ailleurs dans ce sens courant de « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » que l’on continue à définir le mieux la démocratie.

Voilà le dessein de l’exigence de la CNS : redonner le pouvoir aux Gabonais, à chaque Gabonaise, et à chaque Gabonais. Parce que la démocratie implique autre chose que des élections au demeurant frauduleuses de supposés représentants. Elle implique la participation de tous pour que le riche et le pauvre aient les mêmes droits. Tel est d’ailleurs le sens de la formule consensuelle de Talleyrand qui a finalement été retenue lors de la discussion et la rédaction de l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, selon lequel : « Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, » à la formation de la Loi, expression de la volonté générale.

Et si l’on prend appui sur ces métaphores, on voit assez mal quel démocrate pourrait s’opposer à l’idée d’une CNS – instrument de la volonté générale – qui est forcément un grand moment d’expression démocratique. C’est le triomphe de la liberté. Car chacun sera assuré de pouvoir faire entendre ses convictions et ses valeurs. Cette liberté est capitale pour la démocratie. Et, corrélativement, chacun sait que la démocratie est un abri sûr pour la liberté puisque c’est dans ce terreau qu’elle bourgeonne et qu’elle s’épanouit. La liberté n’est pas un concept essentiel d’une démocratie. C’est le concept essentiel de la démocratie. C’est son point de départ et son horizon. Refuser la mise sous tutelle, oser penser par soi-même est la promesse de la démocratie. Car « la liberté est la fin suprême de l’Histoire universelle. Pour elle ont été faits tous les sacrifices sur le vaste autel de la terre dans le long cours du temps ».

Du reste, la liberté est l’autre nom de la démocratie. La quête de la liberté est le cœur du projet de la démocratie et qui est au fondement de toutes les révolutions. Sur le plan philosophique et historique, la liberté n’est pas simplement une valeur. C’est le fondement, « la clé de voûte » au sens kantien de toutes les valeurs. C’est la condition qui rend possible les idées du juste et de l’injuste.

En dehors de ces expressions, la CNS se conçoit aussi comme un instrument de construction de la démocratie à partir du moment où c’est la satisfaction d’un but d’intérêt général qui est visé. Or, la volonté générale – qui est à la fois le fondement et la finalité de la CNS – tend toujours comme le soutient Rousseau à l’intérêt général.

L’intérêt général renvoie donc à des valeurs sociales, juridiques, économiques et politiques collectives. C’est en cela qu’il a été une préoccupation essentielle de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui fait référence à l’intérêt général au travers des notions telles que le « bonheur de tous » ou « l’utilité commune ».

Le Préambule, l’article 1 ou encore l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen expriment justement l’idée que poursuivre les buts d’intérêt général c’est se conformer aux principes de la démocratie. Car, la délibération, le dialogue est l’ossuaire de la démocratie. Et l’intérêt général est le principe protecteur des droits et des valeurs dans une démocratie. Poursuivre l’intérêt général c’est être proprement démocrate, en faire fi c’est faire l’exacte inverse de ce qu’exige une démocratie. Et c’est au nom de l’intérêt général - critère déterminant de l'action publique dans une démocratie – que doivent se tenir les assises de la CNS.

C’est pourquoi la CNS creuset de la construction de notre horizon démocratique est un préalable. Ce rassemblement, ce pluralisme d’inspirations qui fera travailler ensemble de manière trans-partisane les femmes et les hommes est le point clé de la reconstruction du pays. C’est pourquoi la constitution et le droit ne sont justes que s’ils résultent de la délibération politique du peuple. Souverain. En ce sens, le dialogue induit par la CNS ne peut être considéré comme une barrière ou une limite à la démocratie, il en constitue au contraire une modalité incontournable, la condition sine qua non d’institutions justes et impartiales.

Mes très chers amis, mesdames et messieurs,

Les Gabonais sont mûrs pour reprendre leurs affaires en main. Ils mesurent pleinement la crise existentielle que traverse notre pays. Car, nul ne peut aujourd’hui contester sérieusement l’ampleur de la crise qui dévaste notre pays. Crise institutionnelle. Crise juridique de la règle de droit dans la certitude qu’a le citoyen qu’elle n’est jamais appliquée. Crise fonctionnelle du système politique. Crise matérielle avec la grande pauvreté qui gangrène notre société et la misère solidement accrochée à sa locomotive. Crise morale avec l’exacerbation des pulsions stigmatisantes de certaines communautés et du dénigrement de pans entiers du peuple gabonais. Les lourds nuages noirs que nous voyons à l’horizon ne vont pas se dissiper tous seuls.

La seule question qui vaille aujourd’hui porte sur le redressement du pays. Travestir la vérité est le pire des services à rendre à notre pays et aux gabonais. Au plan pratique c’est inutile car les gabonais sont loin d’être aussi sots que le présume l’armée des opportunistes prompts à marteler qu’il n’y a pas de crise. Au plan des principes c’est inadmissible car cela postule que les gabonais sont incapables de comprendre les difficultés de leur pays et d’en débattre, puis de les surmonter en assumant les risques des changements nécessaires.

Chers amis, un pays c’est une architecture. Comme une maison. Dans ce sens, « une société commence d’exister lorsque tout le monde sait, à l’intérieur comme à l’extérieur, ce qui est le plus important et pour quelle destination. Quelles sont les colonnes de l’édifice – qui le tiennent - , quelles sont ses élévations qui le haussent, quels sont ses planchers et ses murs qui le sécurisent, quels sont ses toits qui le protègent, ses portes et ses fenêtres qui l’ouvrent, l’éclairent et l’aèrent ». C’est cela la tâche de la CNS qui veut remettre l’essentiel à sa place.

Le redressement est indispensable. Un redressement qui débute comme dans toutes les sociétés, par un débat public ouvert. Il est vital que les choix fondamentaux du pays soient exposés, expliqués et tranchés par tous les gabonais, sauf à évoluer vers l’ingouvernabilité, synonyme de son implosion à terme désormais rapprochée. Car, on sait qu’un pays « qui n’a pas les moyens de sa réforme n’a pas non plus les moyens de sa conservation. »

Ne nous limitons plus à dresser des rapports. Ne donnons pas cette fois-ci raison à Rabourdin cet employé de bureau dépeint par Balzac (dans l’une de ses scènes de la vie parisienne) qui pronostiquait que la France allait « se ruiner en de si beau rapports, et disserter au lieu d’agir ».

À ce stade je ne peux résister à l’envie de partager avec vous cette pensée de Soljenitsyne quand il déclare que : « la part essentielle de notre liberté est intérieure, elle dépend de notre volonté. Si nous cédons nous-mêmes à la corruption, nous n’avons plus le nom d’homme ». Oui mes chers amis, « il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. ». Car, le prix que nous payons pour garder les apparences en l’état est trop fort. Mes chers amis, nous portons avec nous, ici et maintenant, les destinées du Gabon et de sa liberté. Militons pour une nouvelle donne, allons à la CNS. Portons cette grande idée, cette force morale. À défaut d’agir par certitude de réussir, agissons par conviction du devoir.

Je vous remercie.

Maître Paulette OYANE-ONDO
Présidente du CDDH Gabon

Lundi 10 Septembre 2012
SOCIETE CIVILE
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1.Posté par Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou le 10/09/2012 18:01 | Alerter
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L’INTERNATIONALE DEMOCRATE
Union-Démocratie-Paix Sociale
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Communiqué de presse
Le fondateur de l’Internationale démocrate, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, a l’honneur d’informer le public qu’il a encore sollicité qu’il plaise à Monsieur André Mba Obame, leader politique gabonais, de bien vouloir signer la charte de l’Alliance politique Nord-Sud, le 15 septembre 2012, Journée internationale de la démocratie, et ce, en sa qualité (comme le souhaite l’initiateur de cette alliance) de coordinateur de la promotion de cette alliance politique, qui n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir.
Il a adressé un courrier électronique au Président André Mba Obame via les plus proches collaborateurs de ce leader politique qui incarne le changement.
Il rappelle que l’Alliance politique Nord-Sud est une initiative proposée au peuple gabonais, le 17 août 2011, dans le cadre de « la campagne permanente contre le mensonge et pour la vérité pour les nations ».
Le fondateur de l’Internationale démocrate croit profondément que « Dieu nous voit » et que l’heure de vérité a sonné.
Il tient à souligner, comme c’est écrit dans la charte (article 18 nouveau) que « Chaque peuple a son histoire. Le Nord et le Sud, au Gabon, sont une réalité géographique et politique (ce n’est pas le cas pour l’Ouest et l’Est) et le Nord comprend « le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est » ; le Sud comprend « le Sud, le Sud-Ouest et le Sud-Est », et le Centre, au Gabon, conforte « l’Alliance politique Nord-Sud » parce que « le Centre est un « carrefour » ou un lieu de rencontre du Nord et du Sud ».
L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir ».
Il tient également à souligner que l’Alliance politique Nord-Sud ne remplace pas l’Union Nationale ni l’Union du peuple gabonais ou tout autre parti politique. Et « Qui peut le plus peut le moins ».
Il dénonce et condamne :
- le tribalisme, la jalousie, les égoïsmes et le banditisme politique, syndical ou religieux ;
- le discours politique « Tout sauf les Fangs », « Les Punus ne sont bons qu’à la Vice-présidence de la République... », « Nzébis et Tékés (...), dans la « République du Haut-Ogooué Lolo », même combat » (…) ;
- l’organisation des prières, contre de l’argent, par de faux prophètes et faux marabouts, les ennemis du Gabon, contre le combat politique et pour la confiscation du pouvoir par un clan ;
- le silence de certains leaders d’opinion devant la détresse du peuple gabonais ;
- les connivences et les arrangements entre certains leaders politiques de l’opposition, membres ou non des sociétés secrètes, et le pouvoir en place, contre le peuple qui refuse que le Gabon demeure une vache à lait et un pays sans une véritable économie.
Comment croire qu'un pays (le Gabon), qui n'a pas la base de l'économie (l'agriculture), et qui est obligé, pour nourrir sa population, d'importer des produits vivriers principalement du Cameroun voisin, puisse être un « pays émergent » en 2025? Avant le Cameroun qui lui aussi voudrait être un « pays émergent », mais en 2035 !
Les Gabonais ont besoin des partis politiques, mais ils ont aussi besoin d’un élan patriotique pour construire une nation forte.
Toute campagne contre l’Alliance politique Nord-Sud est un crime, un de plus, contre :
- l’Afrique, continent meurtri par les conflits territoriaux, après sa balkanisation ; les ingérences étrangères dans ses affaires ; les divisions ethniques ou religieuses, les conflits fratricides ;
- et le monde, le village planétaire, et donc contre les peuples, la liberté et la justice, la paix sociale.
Par ailleurs, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou a annoncé qu’il rentrera au Gabon après la publication de ses 5 livres. Si Dieu le veut.
Le fondateur de l’Internationale démocrate, qui rend hommage au Président André Mba Obame, pour son courage politique, ne doute pas que ce leader politique transcendera les considérations de tous ordres et acceptera de signer la charte de l’Alliance politique Nord-Sud, devant Dieu et devant l’histoire.
Enfin, le temps de l’action est venu, après le temps des discours, pour le bien du peuple gabonais souverain.

Fait à Yaoundé, le 27 août 2012

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél : (237) 70 14 37 55 / E-mail : internationale_democrate@yahoo.fr

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Charte de
L’Alliance politique Nord-Sud
PREAMBULE


Dans le cadre de la campagne permanente contre le mensonge et pour la vérité (« Non au mensonge et OUI à la vérité pour les nations », avec un accent particulier sur le Gabon), ouverte à Yaoundé, au Cameroun, le 30 janvier 2011, par l’initiateur de cette campagne, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King ; et après la publication de la lettre ouverte aux députés français, en date du 07 février 2011, dans laquelle Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou soutient, entre autres, la promotion de « L’Alliance politique Nord-Sud » ou toute autre alliance politique, dans les nations fragilisées par les divisions ethniques ou religieuses ; et dans le souci d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale, par la création des conditions de l’alternance au pouvoir, entre le Nord et le Sud du Gabon, et la lutte (permanente) contre ces divisions, il est suscité un élan patriotique dénommé « Alliance politique Nord-Sud ».

CHAPITRE 1 : DU BUT

Article 1 : L’Alliance politique Nord-Sud a pour but de consolider l’unité nationale, par la création des conditions de l’alternance au pouvoir, entre le Nord et le Sud, et la lutte (permanente) contre les divisions ethniques ou religieuses.

Article 2 : Au-delà des entités et des stratégies politiques, le but qu’il importe d’atteindre est la consolidation de l’unité nationale. Et l’alternance au pouvoir est un gage d’unité nationale.

CHAPITRE 2 : DES MOYENS

Article 3 : Pour la consolidation de l’unité nationale, l’Alliance politique Nord-Sud, qui est un élan patriotique, s’appuie sur les Gabonaises et les Gabonais, désormais investis, individuellement, du pouvoir d’aider à :
- la réalisation de l’alternance au pouvoir, tous les 5 ans, entre le Nord et le Sud du Gabon ;
- l’anéantissement des divisions ethniques (ou religieuses) entretenues par le discours politique, « Tout sauf les Fangs », « Les Punus ne sont bons qu’à la Vice-présidence de la République... », « Nzébis et Tékés (...), dans la « République du Haut-Ogooué Lolo », même combat »…

Article 4 : Il est dans l’intérêt du peuple que les leaders de partis ou groupements politiques, dans l’opposition ou la majorité, donnent l’exemple, dans la lutte pacifique pour l’alternance au pouvoir, avec la possibilité, pour un candidat à une élection présidentielle, de prendre l’engagement (dans un écrit signé en public) de choisir le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, parmi les cadres issus de la partie du pays (le Nord ou le Sud) dont ce candidat n’est pas originaire.

Article 5 : Il peut être réalisé des vêtements, par un leader politique, à distribuer avec ou sans frais, et des affiches et banderoles (…), avant, pendant et après une campagne électorale, avec l’inscription « Alliance politique Nord-Sud », son effigie et les signes distinctifs de son parti politique.

CHAPITRE 3 : DE LA PARTICIPATION

Article 6 : La participation des Gabonaises et des Gabonais à l’action, pour l’Alliance politique Nord-Sud, est volontaire.
Il est question simplement de partager un idéal, d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale.


Article 7 : La vérité s’impose d’elle-même. Les individus qui sont contre la vérité s’excluent d’eux-mêmes.

Article 8 : Les Gabonaises et les Gabonais sont individuellement interpellés pour la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud ».

CHAPITRE 4 : DE LA COORDINATION

Article 9 : L’action entreprise, pour l’Alliance politique Nord-Sud, est coordonnée par un leader politique.

Article 10 : Le leader politique, désireux de coordonner l’action, pour l’Alliance politique Nord-Sud, ne convoque pas de réunion, mais informe simplement le public des orientations de nature à promouvoir cet élan patriotique.


CHAPITRE 5 : DE L’ENGAGEMENT DU CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE
DEVANT DIEU ET DEVANT L’HISTOIRE

Article 11 : Tout candidat (originaire du Nord ou du Sud) à l’élection présidentielle, qui le désire, appose sa signature, après les lieu et date de signature et avant ses prénom (s) et nom (s), sur un papier, à joindre à la présente charte, et ce, devant un public, avec la mention suivante (si la révision constitutionnelle souhaitée n’est pas encore opérée) : « A la tête du pays, je m’emploierai à faire modifier la Constitution dans le sens voulu par la charte de l’Alliance politique Nord-Sud et, dans tous les cas, au bout de mon mandat, de 5 ans, je quitterai le pouvoir ».

Article 12 : Après cette signature et cette mention, le candidat à l’élection présidentielle pose la main droite sur un Livre révélé (la Thora, l’Evangile ou le Coran), selon sa religion et, cette main levée, il dit : « Je souscris à la charte de l’Alliance politique Nord-Sud et je jure, devant Dieu et devant l’histoire, de respecter mes engagements ».


CHAPITRE 6 : DE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION, POUR LAQUELLE
L’ENGAGEMENT DU CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE EST PRIS

Article 13 : La modification de la Constitution, dans le sens voulu par la présente charte, est opérée dans les termes suivants : « Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Tous les 5 ans se tiennent des élections présidentielles, à deux tours, pour une alternance au pouvoir.

Le nouveau Président de la République n’est issu ni de la même partie du pays (le Nord ou le Sud) ni de la même communauté ethnique ou ethnolinguistique que son prédécesseur.

Il choisit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, parmi les cadres, qui ne sont pas originaires ou issus de la même partie du pays (le Nord ou le Sud) ou de la même communauté ethnique ou ethnolinguistique que lui.

Il est tenu de respecter ses engagements, y compris ceux relatifs au choix du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; au recrutement du même nombre de jeunes gabonais, par province, dans les Forces de défense et de sécurité, avec le souci de renforcer la sécurité collective ; au développement équilibré de toutes les provinces et au respect des droits humains et donc de la vie humaine.

En cas de décès ou d’empêchement définitif du Président de la République, le mandat de 5 ans, dont il est investi, court jusqu’à la fin, sous l’autorité (et avec les pouvoirs de Chef de l’Etat) d’un cadre, membre du Parlement, élu par ses pairs, à la majorité relative ; un cadre originaire de la même partie du pays que le Président décédé ou empêché, et issu de son parti politique.

La révision éventuelle des présentes dispositions ne peut intervenir avant la fin des divisions ethniques (ou religieuses) entretenues par le discours politique, et qui doivent être combattues jusqu’au bout ».

CHAPITRE 7 : DU NORD ET DU SUD

Article 14 : On parle du Nord et du Sud comme on parlerait de l’Est et de l’Ouest ou du Centre : c’est un fait de la géographie et de l’histoire.

Lorsqu’on parle du Nord et du Sud du Gabon, on parle des deux parties principales du territoire national, au-dessus et au-dessous de la partie centrale ou du centre du pays : l’alternance au pouvoir, tous les 5 ans, entre le Nord et le Sud, est de nature à anéantir les divisions ethniques et la capacité d’un pouvoir établi (dans une République) à conserver le pouvoir, par la force, à instituer une « succession monarchique » ou à constituer des groupes de personnes (des civils et des militaires) acquis à sa cause contre les autres citoyens qui ne seraient bons, pas pour choisir librement leurs dirigeants, mais pour applaudir et subir la volonté du pouvoir.

CHAPITRE 8 : DU MANDAT DE 5 ANS DE L’ELU DU PEUPLE, LE PRESIDENT DE LA
REPUBLIQUE

Article 15 : Comme les deux mains de l’être humain, chacune avec 5 doigts, le Nord et le Sud sont ensemble pour bâtir le Gabon : 5 ans pour le Nord et 5 ans pour le Sud.

Une main ne peut pas se considérer comme la première et l’autre la deuxième ou la dernière. L’une peut, de temps à autre, apporter plus de forces que l’autre (c’est cela aussi le partage du pouvoir), mais l’édifice commun à bâtir est le résultat du travail des deux mains : une main se joint toujours à l’autre pour construire.

CHAPITRE 9 : DISPOSITIONS FINALES

Article 16 : L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique. Elle n’est donc pas soumise, pour son existence, à une quelconque procédure de légalisation.

A cet égard, la participation à l’action démocratique, pour la consolidation de l’unité nationale, dans le cadre de l’Alliance politique Nord-Sud, est et reste l’expression d’un engagement individuel.

Article 17 : Le vote utile devrait faire réfléchir les acteurs politiques, originaires du Nord et du Sud. La démocratie permet la compétition pour prendre le pouvoir, mais n’oblige pas tous les acteurs politiques à participer à cette compétition : le vote utile permet au peuple de décider de son destin, par le choix d’un et un seul candidat à une élection présidentielle.

Le développement du pays est l’objectif à atteindre par tous. Et le pouvoir est institué pour la construction de la nation, par toutes ses filles et tous ses fils, dans le respect du droit à la différence. Nul ne peut donc prétendre, dans l’opposition ou dans la majorité, être né pour diriger la nation ; et donc être contre l’alternance au pouvoir et donc contre l’Alliance politique Nord-Sud, qui annonce « une aurore », pour « notre essor vers la félicité ».

Article 18 : Chaque peuple a son histoire. Le Nord et le Sud, au Gabon, sont une réalité géographique et politique (ce n’est pas le cas pour l’Ouest et l’Est) et le Nord comprend « le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est » ; le Sud comprend « le Sud, le Sud-Ouest et le Sud-Est », et le Centre, au Gabon, conforte « l’Alliance politique Nord-Sud » parce que « le Centre est un « carrefour » ou un lieu de rencontre du Nord et du Sud ».

L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir.

Article 19 : Toute campagne contre l’Alliance politique Nord-Sud est un crime, un de plus, contre :
- l’Afrique, continent meurtri par les conflits territoriaux, après sa balkanisation ; les ingérences étrangères dans ses affaires ; les divisions ethniques ou religieuses, les conflits fratricides ;
- et le monde, le village planétaire, et donc contre les peuples, la liberté et la justice, la paix sociale.

Article 20 : Les Gabonaises et les Gabonais, au service de l’Alliance politique Nord-Sud, dans le pays de nos ancêtres, le Gabon, ne parlent pas au nom des communautés ethniques ou religieuses, mais pour le peuple souverain.

Article 21 : La présente charte entre en vigueur le jour de sa signature, à Libreville, par le coordinateur de la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud ».


Signée à Libreville, le…….septembre 2012



André Mba Obame
Leader politique gabonais, coordinateur de la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud»

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La présente charte a été élaborée par Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King.

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Archives 2011 (Gabonlibre.com)

Appel à la consolidation de l’unité nationale au Gabon


L’histoire nous enseigne que l’exil renforce la résistance et permet d’aller de l’avant.
Les peuples libres n’oublieront jamais l’appel du Général Charles de Gaulle, en date du 18 juin 1940.
J’ai pris l’engagement de ne pas attaquer mon pays, mais d’œuvrer à la défense de la vérité et de l’unité nationale.
Dans cet esprit et face au danger, à cause des divisions ethniques, j’ai l’honneur de lancer un appel à la consolidation de l’unité nationale, pour le développement intégral du Gabon.
Je propose à la nation une Alliance politique Nord-Sud, qui annonce « une aurore », pour « notre essor vers la félicité ».
La « Charte de l’Alliance politique Nord-Sud », que j’ai élaborée, montre la voie.
Cette initiative, du militant africain des droits humains et fondateur de l’Internationale démocrate, que je suis, s’inscrit dans le cadre de la campagne permanente contre le mensonge et pour la vérité (« Non au mensonge et Oui à la vérité pour les nations », avec un accent particulier sur le Gabon), ouverte à Yaoundé, au Cameroun, le 30 janvier 2011.
Elle est soutenue dans la lettre ouverte aux députés français, en date du 07 février 2011, pour un appui à l’Internationale démocrate : la démocratie doit triompher de la force.
Cette alliance, qui m’a été inspirée sur la route de l’exil, n’est pas une association, mais un élan patriotique.
J’exhorte les Gabonaises et les Gabonais à s’approprier cette initiative et à la promouvoir, pour le bien du peuple.
Je sais compter sur l’appui de tous. Et nul doute que les leaders politiques, dans l’opposition et dans la majorité, accorderont un intérêt à cette alliance politique.
Je sollicite qu’il plaise à Monsieur André Mba Obame, leader politique, de bien vouloir accepter d’assurer la coordination de la promotion de l’Alliance politique Nord-Sud.
Enfin, je voudrais rendre hommage au peuple gabonais souverain.
Vive la République.
Vive le Gabon.

Fait à Yaoundé, le 17 août 2011

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél (237) 70 14 37 55 - E-mail :internationale_democrate@yahoo.fr

Copies à : la presse nationale et internationale

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Archives 2011 (Gabonlibre.com)

L’Alliance politique Nord-Sud est-elle une fiction ?

Le 17 août 2011, j’ai cru devoir lancer un appel à la consolidation de l’unité nationale au Gabon, pays de nos ancêtres.
J’ai appris que Monsieur Ali Bongo, héritier du pouvoir en place, au Gabon, depuis plus de 42 ans, a évoqué, entre autres, la même question, l’unité nationale, dans son discours à la nation.
Il est bon que les Gabonaises et les Gabonais, dans le respect de la différence, recherchent l’unité.
Je reste convaincu que la Charte de l’Alliance politique Nord-Sud, que j’ai élaborée, et qui n’est pas un simple discours politique, montre la voie aux générations présentes et futures.
Nul doute que Monsieur André Mba Obame, leader politique gabonais, acceptera, le moment venu, comme je le souhaite, de signer cette charte et d’assurer la coordination de la promotion de l’Alliance politique Nord-Sud.
L’Alliance politique Nord-Sud est-elle une fiction ? Pourquoi ne parle-t-on pas de « l’Alliance politique Ouest-Centre-Est » ?
Il est vrai que le Nord et le Sud du Gabon comme l’Ouest, le Centre et l’Est du Gabon sont des réalités géographiques.
Il est vrai aussi que l’Alliance politique Nord-Sud n’est pas dépourvue de sens parce qu’elle est synonyme d’élan patriotique, pour une alternance au pouvoir, entre le Nord et le Sud, gage d’unité nationale.
Par contre, une « Alliance politique Ouest-Centre-Est », au Gabon, n’est qu’une fiction. Jusqu’à preuve du contraire.
N’est-il pas vrai que l’Ouest et l’Est du Gabon sont dans le Nord (le Nord-Ouest et le Nord-Est) et dans le Sud (le Sud-Ouest et le Sud-Est) ?
Et que reste-t-il ? Le Centre ? Que signifie le Centre au Gabon ?
Il est établi que le Centre est un « carrefour » ou un lieu de rencontre du Nord et du Sud : le Centre, au Gabon, conforte l’Alliance politique Nord-Sud.
Enfin, le temps est venu de rassembler les filles et fils du Gabon, pour bâtir un Gabon uni et solidaire : l’Alliance politique Nord-Sud est une pierre à l’édifice.


Fait à Yaoundé, le 29 août 2011

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél : (237) 70 14 37 55 / E-mail : internationale_democrate@yahoo.fr


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Archives 2011 (Gabonlibre.com)

L’INTERNATIONALE DEMOCRATE
Union-Démocratie-Paix Sociale
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Communiqué de presse
Monsieur André Mba Obame, ancien candidat à l’élection présidentielle contestée du 30 août 2009, en République gabonaise, est actuellement en danger.
Après la dissolution de son parti (l’Union nationale) et la levée de son immunité parlementaire, une action publique vient d’être engagée contre sa personne.
Monsieur André Mba Obame a-t-il commis un délit ou un crime ?
Il se trouve que Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations unies a appelé à des négociations politiques pour le règlement de la crise postélectorale au Gabon.
Il est établi que Monsieur André Mba Obame, informé de ce qu’il était en tête à l’issue de ce scrutin, selon des déclarations diffusées sur des médias français, s’est déclaré Président du Gabon, comme l’avaient fait, en 1993, le père Paul Mba Abessole (avec un gouvernement parallèle), président du Rassemblement national des bûcherons (RNB) puis du Rassemblement pour le Gabon (RPG), et en 1998, Monsieur Pierre Mamboundou, leader de l’Union du peuple gabonais (UPG).
En 1993 et 1998, feu le Président Omar Bongo Ondimba avait appelé à des négociations politiques pour la sauvegarde de la paix.
Monsieur André Mba Obame, en se déclarant Président du Gabon (avec un gouvernement parallèle), a posé un acte politique.
Il est à noter que cet homme politique, ancien candidat à cette élection présidentielle contestée, n’a pas pris les armes pour un coup d’Etat.
Il est encore temps de sauvegarder la paix et l’unité nationale au Gabon, en Afrique centrale.
C’est pourquoi, l’Internationale démocrate, ONG dont l’objectif est d’œuvrer à la préservation de la paix sociale par la promotion du dialogue inter-religieux, de la culture de la tolérance et la lutte contre la pauvreté ou l’exclusion sociale :
- plaide pour le « classement sans suite » de l’affaire « André Mba Obame », par le Ministère public ;
- interpelle la classe politique, au Gabon, pour une réunion sur la consolidation du processus démocratique.
Enfin, l’Internationale démocrate sait compter sur la sagesse des dirigeants, en Afrique et dans le monde, pour la prévention des conflits.

Fait à Yaoundé, le 24 mai 2011

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél : (237) 70 14 37 55 / E-mail : internationale_democrate@yahoo.fr

2.Posté par LES AFFAIRES DE NOUS-MEMES NOUS-MEMES le 10/09/2012 18:12 | Alerter
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URGENT - URGENT - URGENT

GABON VERS LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE

SPOT : http://www.youtube.com/watch?v=UFTnButepWo&feature=plcp

3.Posté par BatsiriSouriant le 10/09/2012 21:24 | Alerter
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ILS SONT TOUS COUPABLES!!! Encore toi? Cette fois de quoi tu les accuses? Mais du MENSONGE, voyons! C'EST TOUS DES FIEFFÉS MENTEURS..."Or il est impossible en pratique, et l'histoire est là pour en témoigner, de construire un pays sur la base du mensonge"...Sans blague! mais le Gabon lui-même est un gros MENSONGE! UNE ENTOURLOUPE MONUMENTALE! Je ne vais même pas citer Jean Jacques Rousseau parce que lui, avec ses histoires de volonté générale pour vivre ensemble, je crois qu'il s'adressait d'abord à son peuple. Est-ce qu'il a été écouté et respecté là-bas? NON! Parce que les Français ont fait l'usage de la force pour aboutir à la formation actuelle de leur Pays. Et c'est chez les Africains, les gens qui parlent plusieurs langues et ont des façons de faire différentes (alors là, DIAMETRALEMENT OPPOSÉES), qu'ils viennent dire "Mettez-vous ensemble". Et ils viennent bourrer nos enfants les têtes avec les histoires de "esprit de lois". Mais quelles lois? Les vôtres où les nôtres? Nous, nos lois sont dans la nature et c'est la grand-mère qui récite ça le soir autour du feu. Si c'est pas ça, alors il faut déjà nous apprendre à pêcher autrement que nos grands-mères nous l'ont appris. Sinon tout ça c'est du vent! C'est fondé sur rien du tout...

4.Posté par OBAPMINKO le 10/09/2012 22:05 | Alerter
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Je voudrais remercier maitre OYANE pour son allocution qui est une reponse eclairante à tous ceux qui donnent au Gabon une prosperité factice et l'esperance d'une emergence qui n'a de forme que dans l'utopie et l'arnaque; Merci maitre OYANE!

5.Posté par OYANE ONTETE le 10/09/2012 22:05 | Alerter
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QUI ES PLUS COUPABLE QUE QUI? PENSEZ VOUS QUE LES BONGO DEMON ONDIMBA QUI TIENNENT LE GABON EN OTAGE DEPUIS BIENTÔT 50 ANS, SONT PLUS INNOCENTS? SI LE PAYS EST PAR TERRE C'EST GRÂCE EN GRANDE PARTIE ,A LA FAMILLE SATANIQUE EN PUISSANCE BONGO, ALORS GABONAIS ET GABONAISES NE NOUS TROMPONS PAS DE CIBLE ,ALLONS Y A LA CNS POUR UN GABON LIBRE ET MEILLEURS .
VIVRA VERRA
QUELQUE SOIT LA DURÉE DE LA NUIT .....................................

6.Posté par La nation depuis kinguélé le 10/09/2012 22:33 (depuis mobile) | Alerter
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Madame oyane vous avez de la rethorique et il ya du sérieux dans ce que vous dites.cela fait de vous une femme digne .

7.Posté par St.Michael le 10/09/2012 22:37 | Alerter
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C'est UNE VRAIE ELITE cette Dame de fer.
Quel contraste entre l'inconscience incompetent ndong sima et cette elite gabonaise Oyane.....et pourtant les deux ont ete laves avec la meme eau du woleu!

She has earned my great respect....

Well done Maitre Oyane and do please stay the course.

8.Posté par . le 10/09/2012 22:37 | Alerter
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L'Essai sur l'inégalités des races humaines se présente sous la forme d'une longue récapitulation de l'histoire des civilisations humaines, ordonnée par le concept de « race » et marquée par une philosophie de l'histoire à la fois déterministe et pessimiste23. Gobineau y postule l'existence de trois races primitives, dont les métissages, nécessaires selon lui à l'épanouissement des civilisations, conduisent toutefois inéluctablement en retour à la décadence de l'espèce humaine.
Ces « trois éléments purs et primitifs de l'humanité »24 que sont pour Gobineau les races jaune, blanche et noire sont conçues comme fondamentalement inégalitaires, non pas tant de manière quantitative que qualitative25.
La race blanche se voit octroyer « le monopole de la beauté, de l'intelligence et de la force »26 et, au sein de cette race blanche, la « race ariane », placée au dessus de toutes les autres, fait l'objet d'un éloge toute particulière27. Dans sa description de la race noire, il « accumule », selon Pierre-André Taguieff, « sans la moindre distance critique, les préjugés et les stéréotypes négrophobes les plus bestialisants et criminalisants »28. Sur le plan de l'intelligence, il lui attribue des « facultés pensantes [...] médiocre ou même nulles ». Elle possède l'avantage dans le domaine des sens, où certaines de ses facultés, « le goût et l'odorat principalement », sont développées « avec une vigueur inconnue aux deux autres ». « Mais », ajoute Gobineau, « là, précisément, dans l'avidité de ses sensations, se trouve le cachet frappant de son infériorité »29. Avec la race jaune, enfin, « le Créateur n'a voulu faire qu'une ébauche »30. Gobineau souligne « en toutes choses », leurs « tendances à la médiocrité ». Notant qu'ils sont « supérieurs aux nègres », il assigne aux « jaunes » la place de la « petite bourgeoisie que tout civilisateur désirerait pour base de sa société »31, industrieuse mais trop limitée pour la créer ou en prendre la tête.
Placée au sommet de la hiérarchie des races primitives, la race blanche se voit dénuée selon Gobineau d'un principe indispensable à l'épanouissement des civilisations, et plus particulièrement des arts, celui des sensations. Pour acquérir cette propriété, « cachée dans le sang des noirs »32, le métissage, auquel la nature civilisatrice de la race blanche la pousse infailliblement, s'avère indispensable : car si la race blanche est dépourvue des qualités sensuelles, la race noire manque pour Gobineau des « aptitudes intellectuelles » nécessaires à « la culture de l'art »33. Ce métissage a toutefois son envers : il « mène les sociétés au néant auquel rien ne peut remédier »34. Aboutissement de cette perte de vitalité causées par le métissage, la « démocratie égalitaire » apparaît comme le produit d'une passion pour l'égalité vers laquelle tendent naturellement les peuples dégénérés par les « apports des races étrangères »35. Le régime démocratique est ainsi désigné par Gobineau comme le cimetière des civilisations, dont la valeur dépend essentiellement de caractères héréditaires corrélés aux propriétés du sang36

9.Posté par Le citoyen du quartier le 10/09/2012 22:59 | Alerter
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Je vie dans les bas quartiers. Je n'ai pas compris ton discours.
Ils s'adressent aux avocats ou aux peuples des mapanes?
Je veux savoir est ce que le PR a le droit de modifier la constitution?
D'autre part l'opposition a t-elle saisie le PR pour déclencher la CNS?

10.Posté par BatsiriSouriant le 10/09/2012 23:01 | Alerter
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Moi, BatsiriSouriant, je persiste et je signe...ILS SONT TOUS COUPABLES! Et quand je dis ça, je n'exclut personne. Même moi même, je suis dedans...ON EST TOUS COUPABLES!
Mais, QUI EST PLUS COUPABLE QUE QUI? En voilà une question! maintenenant, réponds! Qui est plus coupable que qui? En quoi moi, BatsiriSouriant, qui n'a jamais flirté avec le pouvoir alimentaire je peux être coupable? Mais oui, pourquoi depuis 1849 on m'a appris à courber l'échine? Pourquoi depuis cette date-là, les batons de tout genre se sont succédés en changeant de mains pour me taper dessus sans que je me révolte et que j'apprenne même à fabriquer moi-même une allumette pour brûler tout? Là où ILS SONT PLUS COUPABLES QUE MOI, c'est quand ils ont formé leur ligue de voleurs professionnels pour me taper à tour de rôle! Maintenent on m'invite à la CNS, sans Sécurité Sociale... avec tous ces ELEPHANTS. Et quand on sait qu'un éléphant peut en cacher un autre et que leur rôle c'est d'écraser les gazelles! Depuis quand une gazelle se met derrière un éléphant?

11.Posté par . le 10/09/2012 23:42 | Alerter
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28 juillet 1885: Jules Ferry: « Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures » (France)

12.Posté par BatsiriSouriant le 10/09/2012 23:45 | Alerter
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Moi, BatsiriSouriant, j'emmer.de Gobineau et tous les anthropologues et ethnologues de sa race...et son frère claude Lévistrauss avec ses Tristes tropiques, je les envoie ch..c'est tous des racistes primaires. Après ils ont dit que l'homme est descendu des bonobos. Non mais, sans blague! Les bonobos, quand ils descendront de leurs hauteurs pour trouver quelques bêtes entrain de se vautrer dans la boue glauque de la déchéance, il leur faudra de la magnanimité pour le GRAND PARDON! Pauvre Gobineau, si au moins il avait appris à mieux connaître les Chinois et autres Japonais! Il se serait aperçu que tous les Chinois ne mangent pas du chien. Il se serait apperçu du grand raffinement des moeurs nippones. Il se serait rendu compte qu'en Afrique centrale tout le monde ne mange pas le ministre et qu'en Europe tout le monde n'est pas pour le mariage homosexuel, etc...Pauvre Gobineau et tous ces Européens qui veulent prendre la place de Dieu, le premier des Architectes! Mon Dieu, pardonnez-les car ils ne savent pas ce qu'ils font! Si Gobineau vivait encore pour voir que tous les Européens affluent vers la Chine et l'Asie aujourd'hui!

13.Posté par . le 11/09/2012 01:34 | Alerter
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Gouvernement de la République Gabonaise

(Janvier 2007)





Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Jean EYEGHE NDONG

Vice- Premiers Ministres











Vice- Premier Ministre, Ministre de l'Environnement, de la Protection de la Nature, et de la Ville

Georgette KOKO



Vice- Premier Ministre, Ministre Chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions Constitutionnelles Emmanuel ONDO METHOGO


Vice- Premier Ministre à la Présidence de la République, chargé de la Refondation, des Droits humains, de la Coordination des grands Travaux et des fêtes tournantes

Paul MBA ABESSOLE

Vice- Premier Ministre, Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, du Bien- être et de la Lutte contre la Pauvreté

Me Louis- Gaston

MAYILA

Vice- Premier Ministre , Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration régionale

Jean PING

Ministres d'Etat











Ministre d'Etat, Ministre de la Planification et de la Programmation du Développement

Casimir OYE MBA

Ministre d'Etat, Ministre de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation

Paul TOUNGUI

Ministre d'Etat, Ministre de la Santé publique

Paulette MISSAMBO

Ministre d'Etat, Ministre de l'Habitat, du logement et de l'Urbanisme

Jacques ADIAHENOT

Ministre d'Etat, Ministre des Transports, de l'Aviation civile et du Tourisme

Pierre- Claver MAGANGA MOUSSAVOU











Ministre d'Etat, Ministre des Travaux publics, de l'Equipement et de la Construction

Idriss NGARI

Ministre d'Etat, Ministre de la Défense nationale

Ali BONGO ONDIMBA



Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de l'Immigration

André MBA OBAME



Ministre d'Etat, Ministre de la Formation professionnelle, de l'Enseignement technique, de la Réinsertion, chargé de l'Insertion professionnelle des jeunes

Pr Pierre André KOMBILA

Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et du Développement rural

Faustin BOUKOUBI



Ministres











Ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative et de la Modernisation de l'Etat

Jean- Boniface ASSELE



Ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques

Richard-Auguste ONOUVIET



Ministre de la Marine marchande et des Equipement portuaires

Honorine DOSSOU NAKI



Ministre de l'Economie forestière, des Eaux, de la Pêche et des Parcs nationaux

Emile DOUMBA



Ministre de la Communication, de la Poste, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'Information, Porte-parole du Gouvernement

René NDEMEZO' OBIANG










Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Martin MABALA



Ministre du Commerce et du Développement industriel, chargé du NEPAD

Paul BIYOGHE MBA



Ministre de la Famille, de la Protection de l'Enfance et de la Promotion de la femme

Angélique NGOMA



Ministre de l'Education nationale, de l'Instruction civique, chargé de l'Education populaire

Michel MENGA



Ministre de la Jeunesse, et des Sports

Egide BOUNDONO SIMANGOYE













Ministre de la Prévention , de la Gestion des Calamités naturelles, Chargé de la protection civile

Jean MASSIMA



Ministre du Contrôle d'Etat, des Inspections, de la Lutte contre la Corruption et contre l'Enrichissement illicite

Pierre AMOUGHE MBA



Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, des Petites et Moyennes Industries

Senturel NGOMA MADOUNGOU



Ministre de la Lutte contre le Sida et de la Protection de la veuve et de l'orphelin

Denise MEKAM'NE



Ministre l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation

Dieudonné PAMBO












Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Pr Albert ONDO OSSA



Ministre du Travail et de l'Emploi

Christiane BITOUGAT



Ministre de la Culture et des Arts

Blandine MARUNDU



Ministre de l'Economie sociale et de l'Artisanat

Marie MISSOULOUKAGNE




Ministres Délégués











Ministre délégué auprès du Vice- Premier Ministre, Ministre de l'Environnement et de la Protection de la Nature

André Christ NGUEMBI

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre de la Planification et de la Programmation du Développement

Célestin BAYOGHA

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et l'Intégration régionale

Jean- François NDONGOU

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et l'Intégration régionale

Laure Olga GONDJOUT

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation

Alexandre BARRO CHAMBRIER











Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation

Charles MBA

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre des Travaux publics, de l'Equipement et de la Construction

Germain NGOYO MOUSSAVOU

Ministre délégué auprès du Ministre d'ETat, Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de l'Immigration

Philippe NZENGUE MAYILA

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et du Développement rural

Me Paulette OYANE ONDO

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre des Transports de l'Aviation civile et du Tourisme

Alain- Claude BILIE bi NZE










Ministre délégué auprès du Ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques

Sylvain MOMOADJAMBO



Ministre délégué auprès du Ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative et de la Modernisation de l'Etat

Colonel-major Edwige NKEZE

Ministre délégué auprès du Ministre de la Communication, de la Poste, des Télécommunications et des nouvelles technologies de l'Information

Rigobert IKAMBOUAYAT NDEKA

Ministre délégué auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Habitat, du logement et de l'Urbanisme.

Gisèle Laure EYANG NTOUTOUME

14.Posté par St.Moichael le 11/09/2012 16:21 (depuis mobile) | Alerter
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Jouer la diversion est USELESS...
C'est trop tard, le message est deja passe de generations en generations: LE GABON LIBRE AUX GABONAIS. Meme mes futures enfants et petits enfants le savent deja.

Nous ne faisons pas notre volonte, mais la volonte de celui qui nous a crees libres et intelligents.

Amen.

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