News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

les vœux du Mouvement civique du Gabon pour l'année 2014

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mercredi 1 Janvier 2014 à 12:37 | Lu 752 fois



Cher-e-s compatriote-s, Gabonaises, Gabonais,

Nous entamons la cinquième année d’existence du régime illégitime qui a succédé à celui d’Omar Bongo, du même clan au pouvoir depuis mars 1967.

Les élections locales de décembre 2013 ont été à l’image des précédentes « consultations » électorales généralement insincères et marquées par les fraudes habituelles. Malgré leur caractère incertain et provisoire, les résultats tendraient à démontrer que, malgré la fraude, le parti-Etat ne parvient toujours pas à imposer sa « victoire ».

Conformément à nos craintes, la biométrie n’a pas été la « potion » magique qui allait installer de la fiabilité dans les élections. Nul n’ignore les liens de l’entreprise en charge de la biométrie avec les hommes de l’ancien président français. Le Mouvement civique du Gabon avait donc raison de proposer que tout devait être mis à plat au plan électoral (recensement. Code électoral, cour constitutionnelle, constitution, etc) sous l’égide de l’Union européenne et des Nations Unies, et surtout pas sous l’égide de l’Union africaine, qui n’a jamais rien réglé.

Vouloir aller aux élections comme si nous étions en démocratie, c’était prendre le risque de se heurter à un pouvoir brutal qui ne respecterait aucun principe élémentaire en matière électorale.

Si ce n’était tragique pour notre pays, fin 2013, le Gabon vient d’obtenir la présidence d’une commission chargée des Droits de l’Homme aux Nations Unies. Combien le Gabon a-t-il dû encore payer aux autres Etats africains pour occuper cette fonction, qui, dans l’absolu, est très honorable et aurait pu revenir à des pays démocratiques, tels que le Ghana, le Sénégal, le Libéria….
Ainsi, le régime qui a fait assassiner Germain Mba, Joseph Redjambe, Pierre Claver Zeng, sans doute Pierre Mamboundou, des journalistes comme ceux de Makongonio en 1987, et bien d’autres en 1990, serait reconnu comme un défenseur des Droits de l’Homme. De qui les chefs d’États africains se moquent-ils ? Du peuple gabonais ? Et pendant combien de temps encore ? Et d’ailleurs, la France, membre permanent du conseil de sécurité des Nations Unies, ne s’ y est pas opposé..

Sans doute, le régime va-t-il pouvoir ouvrir sur lui-même une enquête internationale sur les assassinats commis à Port-Gentil par ses milices armées en septembre 2009 ?

Il pourra ainsi auditionner les experts, dont le professeur André Kombila, qui a fait un rapport détaillé sur les atrocités commises par le régime. M. Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, et certaines autorités françaises ont eu ce rapport. Personne ne peut donc l’ignorer.

Il pourra également s’auto-saisir également afin d’établir toute la lumière sur les violences exercées cette année sur les lycéens et sur les étudiants qui manifestaient pacifiquement.

Enfin, il y a l’ horreur des crimes dits « rituels » qui n’ont de « rituels » que le nom et qui pourraient cacher des trafics d’organes associant des membres du pouvoir. Les enquêtes judiciaires piétinent lamentablement. La Justice semble atteinte d’une étrange cécité, peinant à enquêter et à arrêter les criminels.

A qui profitent donc ces crimes ? Les démocrates gabonais-e-s connaissent tous la réponse pendant que l’opinion internationale feint d’y voir une sorte d’odieuse singularité ethnico-mystique d’une société primitive exotique, dont elle raffole.
Évidemment, depuis les Nations Unies, la commission des droits de l’Homme présidée par le Gabon, ne s’intéressera certainement pas à ces situations.

Et la France dans tout cela ? Nos attentes étaient fortes envers François Hollande et envers la gauche au pouvoir.
La France s’est engagée en Afrique sur des terrains militaires sur lesquels il n’y a rien à redire. Toutefois, pour ce faire, elle a dû employer une stratégie diplomatique et mimer le dialogue avec des Etats dont la gouvernance est aux trois-quarts usurpée.
C’est le cas du Gabon, qui s’est retrouvé comme pays hôte des négociations centrafricaines avec le succès qu’on lui connaît, c’est à dire une entrée en guerre précipitée de la France sans avoir pu faire appel à ses partenaires européens. Où sont donc passés les accords de Libreville dans ce désastre annoncé ?

Pouvait-il en être autrement après la médiation « baroque » du Gabon et du Congo à Libreville ?

Ces deux kleptocrates étaient bien incapables de gérer la moindre réconciliation centrafricaine. Ces deux pays sont aux prises avec une crise politique et sociale majeure et avec un déficit démocratique global, dont l’illustration la plus régulière est l’affaire des biens mal acquis. Ces dernières sont-elles d’ailleurs enterrées ou elles seront traitées un jour?
Alors, nous nous interrogeons sur l’action de la France, ce malgré certaines excellentes initiatives du Gouvernement et du ministre Pascal Canfin en matière de développement.

Pour quelles raisons séparer le développement de la diplomatie de la France en Afrique centrale ? Le chantier des transitions démocratiques coûtera sans doute moins cher que les guerres à mener. Ce sera le moyen pour le Président français de revenir à son discours du Bourget sur la marginalisation des dictateurs qui devaient avoir peur de son arrivée au pouvoir. Qui veut-on ménager et pourquoi ?

Quand, par ailleurs, il nous est signalé qu’une conseillère diplomatique en poste à la Présidence de la République française, en charge des questions africaines, se serait autorisée, selon la Lettre du Continent, à faire savoir qu’elle trouvait « moderne » M. Bongo.

Dans quel monde sommes nous si ce genre de personnes conseille le Président de la République française issu de la gauche, sur la politique africaine de la France ? Il y a un vrai problème sur le Gabon et la France.
Nous attendrions du Président de la République française qu’il manifeste, comme son parti, un peu plus de considération à l’égard du peuple gabonais et des forces démocratiques en lutte dans notre pays. Pour le moment, son capital de sympathie auprès des bi-nationaux qui votent en France n’est pas encore entamé.

Mais, François Hollande a encore la possibilité d’ouvrir une nouvelle page au Gabon en cohésion avec l’histoire des idées auxquelles il se rattache (les Lumières, la Révolution française, les Droits des femmes, la redistribution sociale et ce qui est constitutif de la démocratie en France, etc), car les peuples d’Afrique centrale sont en attente depuis un demi siècle.
Pas seulement au Mali, qui a déjà connu l’alternance, en Centrafrique, mais aussi au Togo, au Congo, en RDC et au Gabon … Et partout où cela est nécessaire. Pourquoi balkaniser l’action diplomatique en Afrique entre les pays qui ont des droits à la démocratie et ceux dont on ne doit jamais parler ?

Bien sûr, l’essentiel des efforts pour libérer le Gabon reste à faire par les Gabonais-e-s eux-mêmes.
Un constat s’impose: il est inutile de penser que les seules élections feront partir le régime. Il faut a minima une conférence nationale qu’elle soit provoquée pacifiquement ou qu’elle soit arrachée.

C’est la seule condition du changement dans notre pays le Gabon. C’est aussi la condition pour que notre pays puisse recouvrer un minimum de souveraineté puisque aujourd’hui, le Gabon est gouverné par un Béninois, et le Français qui est secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Quelle honte ! C’est unique dans le monde.

Quels que soient les griefs qu’on peut avoir sur Omar Bongo, ce dernier n’aurait jamais accepté une telle situation d’écrasement des Gabonais et d’atteinte à la souveraineté nationale. Ces deux hommes décident de tous les contrats de l’Etat et payent rubis sur ongle les prestations inutiles et mégalomaniaques de M et de Mme Attias, dont personne n’a besoin, au détriment des entrepreneurs gabonais, qui doivent patienter à l’infini. Une telle détestation d’un pays et de ses forces vives n’a pas d’égal dans le monde…

Permettez-moi, en cette fin d’année, de laisser la parole à Nelson Mandela, qui ne fait pas que nous inspirer et dont les paroles appellent à l’action :

« j’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère accomplir. Mais si nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. » (extrait des paroles de Nelson Mandela, citées par le Président Obama lors de l’oraison funèbre en Afrique du Sud).

A vous, et à vos familles, aux combattant-e-s de la démocratie, aux résistant-e-s, au peuple gabonais, j’adresse au nom du Mouvement Civique du Gabon, tous nos vœux de réussite et de bonheur en cette année 2014.

Vive la République Gabonaise,
Vive un Gabon souverain et démocratique!

Mengue M’Eyaà
Présidente du conseil exécutif
Mouvement Civique du Gabon
http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr


Mercredi 1 Janvier 2014
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 752 fois




1.Posté par King le 03/01/2014 12:00 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
les Français savent que, tant que leurs intérêts sont assurés par un président illégitime pourquoi voulez-vous qu'ils s’intéressent à des questions de démocratie, de droit de l'homme, voire de pauvreté au Gabon.

les Gabonais ont la solution à leurs problèmes, la preuve la descente dans les rues des scolaires à entrainer l’arrêt des mesures injustes du ministre de l'éducation et contraint le gouvernement à payer les rappels de solde de 50000 fonctionnaires et agents de l'État donc nous pouvons venir à bout de ce système mafieux si nous le souhaitons sans élection ni biométrie.

http://www.rfi.fr/afrique/20140101-fonctionnaires-gabonais-recoivent-leurs-rappels-salaires

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...