Le journaliste gabonais Jonas Moulenda, du quotidien d’Etat affirme avoir reçu des menaces de mort le dimanche 1er mars. Il a porté plainte dès lundi. Ces menaces font apparemment suite à un article publié sur l’assassinat à Libreville de René Ziza, Directeur du Conseil Gabonais des Chargeurs (poignardé le 25 novembre 2009) l’un des nouveaux hommes nommés par le président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre et entré en croisade contre la corruption.
Des menaces de mort par courrier déposé à son journal et sur son téléphone portable avec notamment les messages suivants : "Sache que tu es désormais un homme mort. Tu as osé t’attaquer à un puissant, attends-toi donc à le payer de ta vie", a notamment écrit un "corbeau" dans la lettre anonyme.
Dans cet article, le journaliste parlait d’indiscrétions mettant en exergue un audit commandité par le défunt et faisant état de malversations financières de l’ordre de 1,6 milliard de francs CFA (près de 2,44 millions d’euros). Le journaliste s’est également interrogé pour savoir si cet assassinat aurait donc été commandité par des gestionnaires gênés aux entournures ?
« Les faits sont clairs que l’article de notre collègue dérange, mais les menaces et intimidations de toutes sortes sont inacceptables » a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Toutes les dispositions doivent être prises pour assurer la sécurité de notre collègue ».
Fort heureusement, les locaux de l’Union sont équipés de caméras qui ont permis de répérer l’homme qui est venu déposer les tracts de menaces