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Touristes en danger: La police et la gendarmerie arnaquent trois Gabonaises

Le site de la Liberté - LVDPG - Actualité en ligne 24h/24 le Mardi 5 Janvier 2010 à 13:19 | Lu 1121 fois



Touristes en danger: La police et la gendarmerie arnaquent trois Gabonaises
Il s’agit d’une affaire détestable, qui donne la nausée. Une affaire d’une grossière arnaque, opérée par des éléments de nos forces de sécurité (police et gendarmerie) à l’endroit de trois touristes gabonaises, qui sont reparties dans leur pays meurtries. « Ce que nous avons vécu n’est pas évocable. Jamais je n’aurais cru que je vivrais une telle chose au Cameroun, un pays où j’ai non seulement de la famille, mais des amis très chers » explique Nadège T.

Cette jeune gabonaise est venue il y a quelques semaines avec deux de ses sœurs (Marie Blanche et Anita) rendre visite à Yaoundé à Gérard, un de ses amis camerounais, haut cadre dans une administration publique camerounaise. En fait, Nadège T. qui vit à Libreville où elle travaille a l’habitude de séjourner au Cameroun. Originaire de la province gabonaise du Woleu Ntem, frontalière au Cameroun, elle traverse souvent cette frontière pour venir jusque dans la ville d’Ambam, chef lieu du département de la vallée du Ntem, région du Sud, pour rendre visite à des cousins et amis de sa tribu Fang-Ntoumou.

« Le 6 novembre dernier, je suis parti de Libreville avec d’autres amies pour venir vivre, sur invitation de mon ami Gérard, les 27 ans de pouvoir de Paul Biya. Nous n’avions eu aucun problème à la frontière. Nous avons même été bien accueillies au point où, lorsque Gérard m’a invité à Yaoundé, je n’ai pas hésité d’accepter et de convaincre mes sœurs pour qu’on puisse se mettre en route », explique-t-elle.

D’habitude lorsqu’elle voyage pour l’étranger, Nadège T. prend l’avion. Mais suite à un récent traumatisme subi en avion lors d’un voyage aux Etats Unies, traumatisme qui lui est resté encore frais dans la mémoire, elle a décidé avec ses sœurs Marie Blanche et Anita de prendre la route pour rallier Yaoundé. Et retrouver son ami Gérard. Tout commence par l’ambassade du Cameroun à Libreville, pour les formalités d’entrée au Cameroun.

L’accueil ce 6 décembre 2009 y est chaleureux. A moins d’une heure, toutes les trois obtiennent leurs visas à la régulière pour leur séjour au pays de Paul Biya. Le voyage de Libreville jusqu’à la ville frontalière de Kye-Ossi se déroule sans problèmes. A 21h, le 8 décembre 2009, elles embarquent dans un grand bus d’une célèbre compagnie de transport interurbain, appartenant à un homme politique élu du parti au Pouvoir au Cameroun, et bien connu dans la région du Sud. C’est là où leur calvaire commence. Au premier contrôle de police à la sortie de Kye-Ossi, elles sont toutes les trois débarquées du bus. On leur demande de décliner leur identité. Ce qu’elles font. Mais les policiers ne sont pas satisfaits. Ils veulent que les jeunes filles qui ont pourtant leurs visas d’entrée au Cameroun en règles, « parlent bien ». Un langage bien camerounais.

Le bus est bloqué pendant près de 30 minutes. Finalement, Nadège T. et ses sœurs consentent à payer 15 000Fcfa chacune aux policiers, qui s’empressent aussitôt de les empocher. Le voyage peut continuer. A peine le bus a-t-il traversé la ville d’Ambam qu’il tombe sur un autre contrôle de police. Même situation. Il est une fois de plus demandé aux trois gabonaises de descendre du bus et d’aller discuter avec les « chefs ». Elles doivent à nouveau « négocier » la suite de leur voyage, en payant « quelque chose ». Les policiers s’en tireront cette fois là avec 10 000Fcfa payé par chacune des gabonaises. Nadège T.

que Le Messager a approché affirme qu’elles ont subi cette arnaque dans presque tous les contrôles de police qui se trouvent sur l’itinéraire Kye-Ossi – Yaoundé qu’elles ont parcouru. «Le plus douloureux est que j’ai même eu la preuve que le chauffeur de notre bus était complice de cette situation. Puisque à chaque fois je l’ai entendu prévenir des gens au téléphone en langue fang qui est ma langue (en fait en langue Ntoumou Ndlr) qu’il avait «la viande» dans sa voiture. Ces gens étaient, je peux le dire, des policiers», explique écoeurée la jeune gabonaise. Le plus dramatique encore continue-t-elle « est que les différents arrêts et les négociations avec la police duraient souvent près d’une heure. Dans le bus, les autres passagers au lieu de nous soutenir et de dénoncer ce que nous vivions, se sont plutôt ligués contre nous. Nous reprochant bruyamment de leur faire perdre du temps. En fait, beaucoup de nos co-voyageurs nous demandaient de « vite payer » ce que les policiers nous réclamaient, au lieu de discuter avec eux ».


Aveux des policiers

En tout cas l’apothéose dans cette opération d’arnaques des trois gabonaises s’est déroulée selon nos recoupements, au niveau du dernier contrôle de police à l’entrée de la ville de Yaoundé, précisément au quartier Odza. Le bus les transportant y arrive au environ de 3h du matin. Cette fois aussi, les trois gabonaises qui semblaient être attendues, sont invitées à descendre. Trois éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI) N°I sont au contrôle. Le chef de poste, un officier de police certainement fatigué à cette heure avancée de la nuit dort paisiblement dans le box de garde. Les trois policiers éveillés (deux gardiens de la paix et un inspecteur de police) entament les pourparlers et réussissent à extorquer, selon nos sources, 15 000Fcfa à chacune des gabonaises qui, épuisées et insultées par les autres passagers, se laissent finalement égruger.

Comme un crime n’est jamais parfait, une fois à destination, l’affaire va connaître un rebondissement dès le 10 décembre 2009, après que les trois gabonaises ont raconté leurs ennuis de voyages à leur ami Gérard. Ce dernier, fort de ses relations au niveau de la DGSN va ainsi saisir un haut fonctionnaire membre du cabinet du délégué général à la Sûreté nationale. Celui-ci fait convoquer un haut responsable du GMI N°I et lui expose les faits qui lui ont été rapportés. Immédiatement, la trace et les noms des éléments de police qui ont travaillé dans la nuit du 8 au 9 décembre 2009 au poste d’Odza sont retrouvés.

Les trois gabonaises sont conduites au GMI N°I et entendues sur procès verbal. Elles reconnaissent sans peine leurs arnaqueurs, qui commencent par nier leur forfait, avant de passer aux aveux complets. C’est alors que l’officier de police chef de l’équipe d’arnaqueurs se fend en excuses, avant de tout mettre en oeuvre pour étouffer l’affaire afin qu’elle n’atteigne pas la haute hiérarchie de la police. Bref, une solidarité dans le péché.

Samedi 12 décembre 2009 alors que Nadège T. décide de prolonger son séjour à Yaoundé, Marie Blanche et Anita sont à nouveau en route pour Libreville. Elles embarquent en matinée dans la même compagnie qui les a emmené à Yaoundé. Le bus est intercepté à un contrôle au niveau du quartier Odza. Cette fois, il s’agit d’un contrôle de la gendarmerie. Bizarrement, le même scénario vécu toute une nuit à l’aller se répète. Discussions, négociations.

Refus manifeste de donner le moindre centime de la part des deux jeunes filles. Finalement, les deux gabonaises sont débarqués du bus avec leurs bagages, et laisser les autres passagers continuer le voyage sans elles. Il a fallut que l’ami Gérard intervienne à nouveau pour que Marie-Blanche et Anita cesse d’être l’otage de ces gendarmes. Une source proche d’une compagnie de voyage habitué du tronçon Yaoundé – Kye-Ossi nous révèle que ce trafic est constant. « On impose la réciprocité de ce que les Camerounais vivent au Gabon.» Hélas !


Mardi 5 Janvier 2010
LVDPG - Actualité en ligne 24h/24
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1.Posté par Le Vigile le 05/01/2010 17:13 | Alerter
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Sauf que les camers ne viennent pas au Gabon en touristes pour de courts séjours, mais bien pour y rester éternellement et faire leurs affaires. Très souvent ils n'ont ni laissez-passer, ni visa et se mettent ainsi à la merci des ripoux qui écument les routes.

2.Posté par pahé le 06/01/2010 18:53 | Alerter
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La seule chose à faire, lorsque l'on est en règle est : de ne jamais payer. De toutes facons, cette histoire est applicable également aux gendarmes et policiers gabonais qui font la m^me chose à tous les voyageurs qui viennent au Gabon. Kif kif...

3.Posté par EYELE le 09/01/2010 23:06 | Alerter
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Moi j'ai osé faire un tour au cameroun, les dernières vaccances et je confirme les dire de ces dames, et comme l'a dit qlq1 plus haut s'ils subissent la meme chose sur les routes gabonaises c d'abord pcq ils ont le plus souvent aucun papier. j'ai pris mon visa à lbv et sur la route de douala Yaoundé, on me demande mes papiers,je présente le visa et là sans hésiter le monsieur bédaineux au physique ingrat me demande d'aller discuter avec son chef, je venais de comprendre que les ennuis allaient commencer.Le chef me demande de m'enrégistrer, je lui explique qu'avec le visa g l'autorisation de circuler au cameroun pdt 30 jours; et là clairement il m'a fait savoir qu'il s'en branlait de mon visa, tout cela s'accompagne évidemment de l'impatience des autres passagers qui vous en veulent terriblement de leur perdre du temps. je suis sorti de la, après m'etre allégé de 8000 francs, interieurement la pitié que j'avais souvent éprouvé face au camerounais qui étaient souvent lésés sur le tronçon Bitam - LBV m'a quitté. Et j'avoue que je pourrais en dénoncer aujourdhui aux flics si je suis dans la meme voiture qu'un camerounais

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