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Total et Chevron accusés d'enrichir la junte birmane

Le site de la Liberté - LVDPG Révolution le Jeudi 10 Septembre 2009 à 23:56 | Lu 361 fois

Selon un rapport de l'ONG Earth Rights International, l'argent de projets menés par ces entreprises est versé sur des comptes de l'élite militaire. Cette source de financement serait décisive pour permettre à la dictature birmane de rester solvable.



Total et Chevron accusés d'enrichir la junte birmane
Les groupes français Total et américain Chevron enrichissent la junte birmane avec un projet gazier et pétrolier, et dissimulent les exactions commises par les forces de sécurité sur les populations locales, affirme ce jeudi une organisation non gouvernementale.

Earth Rights International (ERI), établie aux Etats-Unis, affirme dans deux rapports distincts (disponibles ici et là) que "le projet de gaz de Yadana de Total et Chevron a généré 4,83 milliards de dollars pour le régime birman

La très grande majorité de cet argent, assure l'organisation en citant des sources "confidentielles et crédibles", échappe au budget national et repose dans des banques basées à Singapour, l'Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC) et le groupe DBS.

"L'élite militaire cache des milliards de dollars de revenus à Singapour alors que le pays souffre sans raison, avec des dépenses pour les services sociaux les plus faibles d'Asie", affirme Matthew Smith, coordinateur d'ERI pour la Birmanie.

Publier les versements et rétablir la vérité

Total est présent en Birmanie depuis 1992 sur le champ gazier de Yadana, dont il possède 31,24%. Chevron détient pour sa part 28% des parts de ce champ, qui représente 60% du volume des exportations de gaz de la Birmanie vers la Thaïlande.

Les deux groupes se retrouvent régulièrement cités dès lors que sont évoquées des sanctions renforcées contre la junte birmane.

"Le revenu de ce pipeline est ce qui permet au régime de survivre et constitue un point de levier essentiel que la communauté internationale devrait utiliser pour soutenir le peuple de Birmanie", estime Matthew Smith.

ERI ne demande pas aux deux sociétés de renoncer à la Birmanie, mais notamment de publier leurs versements au régime birman depuis 1992 et de rétablir la vérité sur les conditions de travail sur le site.Selon un rapport de l'ONG Earth Rights International, l'argent de projets menés par ces entreprises est versé sur des comptes de l'élite militaire. Cette source de financement serait décisive pour permettre à la dictature birmane de rester solvable.

Les groupes français Total et américain Chevron enrichissent la junte birmane avec un projet gazier et pétrolier, et dissimulent les exactions commises par les forces de sécurité sur les populations locales, affirme ce jeudi une organisation non gouvernementale.

Earth Rights International (ERI), établie aux Etats-Unis, affirme dans deux rapports distincts (disponibles ici et là) que "le projet de gaz de Yadana de Total et Chevron a généré 4,83 milliards de dollars pour le régime birman".


REUTERS/Fred Prouser

Chevron détient 28% du champ de gaz de Yadana.
La très grande majorité de cet argent, assure l'organisation en citant des sources "confidentielles et crédibles", échappe au budget national et repose dans des banques basées à Singapour, l'Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC) et le groupe DBS.

"L'élite militaire cache des milliards de dollars de revenus à Singapour alors que le pays souffre sans raison, avec des dépenses pour les services sociaux les plus faibles d'Asie", affirme Matthew Smith, coordinateur d'ERI pour la Birmanie.

Publier les versements et rétablir la vérité

Total est présent en Birmanie depuis 1992 sur le champ gazier de Yadana, dont il possède 31,24%. Chevron détient pour sa part 28% des parts de ce champ, qui représente 60% du volume des exportations de gaz de la Birmanie vers la Thaïlande.

Les deux groupes se retrouvent régulièrement cités dès lors que sont évoquées des sanctions renforcées contre la junte birmane.

"Le revenu de ce pipeline est ce qui permet au régime de survivre et constitue un point de levier essentiel que la communauté internationale devrait utiliser pour soutenir le peuple de Birmanie", estime Matthew Smith.

ERI ne demande pas aux deux sociétés de renoncer à la Birmanie, mais notamment de publier leurs versements au régime birman depuis 1992 et de rétablir la vérité sur les conditions de travail sur le site.


REUTERS/Khin Maung Win

Pour l'ONG, ce sont les revenus des entreprises françaises qui permettent au régime birman de survivre.
Comme d'autres avant elle, l'organisation accuse en effet les forces de sécurité birmanes de violations des droits de l'homme, meurtres et autres recours au travail forcé, estimant que les deux groupes pétroliers mentent sur cet aspect du projet.

En 1996 déjà, L'Express évoquait "l'encombrant chantier de Total en Birmanie", sur le projet Yadana ici mis en cause.

La France ne veut pas partir de la Birmanie

ERI affirme ainsi que les deux groupes ont fait appel aux services de l'organisation américaine CDA, spécialisée dans les études d'impact, et dont les conclusions sont "inexactes et trompeuses", consécutives à des entretiens avec des villageois "en présence de personnels de Total et des renseignements militaires" birmans.

Le débat sur l'implication de Total en Birmanie avait été relancé en août, après la nouvelle condamnation de l'opposante Aung San Suu Kyi à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, et l'annonce par les Occidentaux d'un renforcement des sanctions.

Mais les autorités françaises ont jusqu'à présent exclu d'exiger du groupe son retrait de Birmanie, arguant notamment du fait que la Chine prendrait aussitôt le relais et s'embarrasserait de moins de scrupules.

En juillet 2008, Chevron avait présenté un argumentaire similaire devant la Chambre des représentants à Washington, échappant finalement à un projet de loi qui aurait mis fin aux déductions fiscales dont jouit le groupe sur les bénéfices de son activité en Birmanie.

Source : L'EXPRESS



Jeudi 10 Septembre 2009
LVDPG Révolution
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