News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Soleil sous l'équateur : la révolution des Gabonais-e-s !

Le site de la Liberté - Mengue M'Eyaà le Dimanche 11 Septembre 2016 à 15:37 | Lu 2810 fois



A Paris, les Gabonais-e-s et leurs ami-e-s se sont mobilisés une fois de plus de la place du Trocadéro jusqu'à l'avenue Raphaël, siège de l'ambassade du Gabon.
Je souhaite rendre hommage aux coordonnateurs et coordinatrices du défilé qui ont fait un excellent travail.
Des prises de parole ont eu lieu soulignant le caractère particulier des évènements qui nous touchent: voici le texte de mon intervention complète, que j'ai été amenée à résumer, lors de ma prise de parole publique:

"Soleil sous l'équateur : la révolution des Gabonais-e-s.

Elle est arrivée comme une vague,
ourlée de revendications et d'un désir démocratique
que plus personne ne peut arrêter.

Elle a le visage de la jeunesse, des anciens,
de tout un ensemble de populations
qui exigent le bien vivre dans ce Koweit de l'Afrique qu'est le Gabon.

A son tour, le peuple gabonais connaît son « printemps »,
comme l'ont été les printemps arabes et la « révolution de jasmin ».

Voilà à peine une semaine que Jean Ping a été élu dans les urnes par le peuple gabonais.

Et pourtant, nous sommes ici à Paris en train de manifester. Nos compatriotes et ami-e-s manifestent en même temps dans le monde pour exiger que le résultat des urnes soit respecté. Partout, des sit-in devant les ambassades gabonaises, une organisation de la résistance au jour le jour, dans l'enthousiasme, que cette fois-ci, personne ne nous prendra notre vote.

Pourquoi le faisons nous ? Une fois de plus, le régime est en train de réaliser un coup d’État électoral, sauf que pour cette fois-ci, il est au vu et au su de toute la communauté internationale, qui proteste.

De grands pays ont pourtant élevé la voix, ce qu'on avait jamais vu auparavant : la France, les Etats Unis, et l'Union européenne et toute la « communauté internationale ».

Celle-ci d'abord, l'Union européenne a fait une analyse de fond et de forme de l'élection gabonaise : la mission conduite par Mme Mariya Gabriel, cheffe de la délégation, a rendu ses conclusions, et elles sont claires la transparence n'a pas été au rendez-vous.

Mme Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, Les États Unis, ont tour à tour appelé à un recomptage des votes du Haut Ogooué. Pourtant, le régime, très mal à l'aise, se réfugie derrière la constitution gabonaise pour le contester, tout en violant allègrement la charte des Droits de l'Homme et des peuples africains.

Des réactions ont été nombreuses au coup d'Etat électoral. Parmi elles, celle d'Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui a indiqué qu'elle réunirait cette commission sur le sujet Gabon. De même, un Conseil de défense a été réuni à l'Elysée sous la présidence de François Hollande, chef de l'Etat.

La collecte des résultats du Haut Ogooué n'est tout simplement pas crédible, ce que le monde entier admet aujourd'hui. Un article du journal le Monde d'hier explique clairement comment la corruption a permis au régime de publier les résultats de cette province.

Pour autant, Ali Bongo, entend entrer en guerre contre ces différents États, tout en envoyant des troupes de combat contre des populations gabonaises désarmées, tuant, blessant, enlevant, sans aucune gêne, des femmes, des enfants et des hommes sur tout le territoire national.

Des Gabonais-e-s, des bi-nationaux, ont disparu obligeant les différents États, la France ou les États Unis, à élever le ton face à un Ali Bongo, qui paradait, sans honte, début 2015, à la manifestation « je suis Charlie » contre la barbarie, et qui, depuis 2009, ne cesse de promouvoir un mode de gouvernement par la terreur.

J'ai appris hier que le Front national a décidé de s'emparer de la cause du peuple gabonais. Quelle ne fut pas notre surprise ?

Nous n'avons pas besoin du soutien du Front National qui a toujours été proche des dictateurs africains. Ce parti a toujours eu comme fond de commerce le dénigrement des populations africaines vivant en France.

Comme notre adversaire politique, il attaque souvent la bi nationalité et nos identités multiples, nos cultures et notre art de vivre .

Les représentations autour des Africains et des noir-e-s, sont souvent violentes et dégradantes.

Nous considérons que notre sensibilité s'est sculptée aux valeurs de la République française,qui sont des principes universels: LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ, du respect du suffrage universel, de l'indispensable sincérité du résultat des urnes , de l'alternance démocratique,du respect des droits humains.

Notre adversaire politique porte atteinte à la considération de la nationalité française. Il prétend que la nationalité française, est une "nationalité de repli ".

Il justifie donc ainsi la séquestration de personnes sans cadre juridique précis,et les actes de barbarie posés dans tout le pays. Il viole la Charte des peuples africains, qui oblige à respecter l'intégrité morale et physique,et les droits fondamentaux de la personne humaine

Jean Ping l'a dit hier. Il appelle la Cour constitutionnelle à être impartiale au risque sinon de voir les Gabonais-e-s prendre leurs responsabilités.
Ils ne se laisseront pas « voler » leurs votes.

NOUS DISONS A NOUVEAU CE JOUR
NOTRE DÉTERMINATION
A INSTAURER LA DÉMOCRATIE AU GABON,
ET PROCLAMER CETTE SECONDE PHASE DE NOTRE INDÉPENDANCE
QUI PASSE PAR
L'INSTALLATION DU PRÉSIDENT ÉLU, JEAN PING.

Elle est arrivée comme une vague,
ourlée de revendications et d'un désir démocratique
que plus personne ne peut arrêter.

Paris, le 10 septembre 2016.

Mengue M'Eyaa

Porte Parole de Jean Ping,
Président de la République gabonaise,
chargée des relations avec les autorités et institutions
internationales,de la communication du Président.
Conseillère Spéciale de Guy Nzouba Ndama
Présidente du conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon, crée en 2009.
Présidente du Mouvement civique des Femmes, association Loi 1901, crée en 1997.
Téléphone: 06 75 60 94 16

Dimanche 11 Septembre 2016
Mengue M'Eyaà
Vu (s) 2810 fois



Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...