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Scandale au Gabon : Les 7 millions d’euros maltais d’Omar et Ali Bongo

Le site de la Liberté - Source : BDP Gabon le Mercredi 5 Mai 2010 à 09:47 | Lu 1659 fois



Scandale au Gabon : Les 7 millions d’euros maltais d’Omar et Ali Bongo
Quelques mois seulement après que le Congrès américain avait épinglé Ali Bongo et son défunt père Omar Bongo pour une affaire de détournement et de blanchiment d’argent volé, voilà que l’affaire rebondit, cette fois du côté de Malte, où le gouvernement maltais vient de dénicher 7 millions d’Euros dissimulés sur un compte dans ce pays par Bongo père et fils.

Outre, donc, les 70 comptes de la famille Bongo dénichés en France par la justice française en 2009, c’est à un véritable réseau de comptes emplis d’argent gabonais détourné par les Bongo que l’on a désormais affaire. De New York à Paris, de Paris à Monaco (où deux comptes à la Banque populaire de la Côte d’azur et à la banque Pasche contenant 2,4 millions d’Euros –soit 1,7 milliards de CFA—et appartenant à Edith Lucie Bongo, feu l’épouse de feu le dictateur Omar Bongo, ont été découverts), en passant par Malte et Beijing, la galaxie financière des Bongo est immense et tentaculaire.

La chronologie de cette affaire montre une implication directe du Président gabonais actuel, Ali Bongo Ondimba. En voici le sommaire :

Jeudi 5 février 2010: Outre les détournements liés aux affaires familiales des Bongo aux Etats-Unis qu’il étale au grand public, avec notamment la confirmation de l’affaire des 25 millions de dollars donnés en cadeau par Ali Bongo à son ancienne épouse Inge Lynn Collins Bongo en 2006 pour s’acheter une villa dans le quartier sélect de Malibu aux abords de Los Angeles, ou même les 130 millions de dollars (66 milliards de FCFA) épinglés sur un compte d’Omar Bongo à la CITIBANK de New York par le Sénat américain en 1999, un nouveau rapport du même Sénat en 2010 fait une analyse accablante des “opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis en 2006 par l’ancien président gabonais Omar Bongo, aujourd’hui décédé, et par des membres de sa famille, dont son fils Ali, qui lui a succédé” (AFP).

Selon toujours l’AFP, « le document de 330 pages publié ce jeudi 05 février 2010 indique que l’ancien président et son fils, alors ministre de la Défense, ont déboursé 18 millions de dollars pour s’offrir les services d’un lobbyiste américain Jeffrey Birrell. Leur but: acquérir six véhicules blindés et six avions militaires C-130. » 18 millions de dollars, c’est près de 9 milliards de FCFA. L’affaire remontait à 2006.

Dimanche 2 mai 2010: L’affaire rebondit. On apprend d’un journal maltais, Malta Today, que le Ministre des finances maltais aurait lancé une enquête sur les avoirs d’Omar Bongo dans un compte que le gouvernement maltais vient de découvrir à la Fimbank. Et comme pour bien montrer à quel point Omar Bongo se confondait à l’Etat gabonais, le compte supposé appartenir à l’Etat gabonais avait, bizarrement, comme bénéficiaire et ayant droit, S.E. Omar Bongo Ondimba qui, à son tour, devait passer par son contact parisien, en la personne de François Meyer, avocat.

Cette affaire éclabousse de nouveau Ali Bongo parce que les 7 millions d’Euros en cause sont le “reliquat” des 18 millions de dollars (14 millions d’Euros) qu’Omar Bongo et Ali Bongo avaient fait transférer dans les comptes américains de Jeffrey Birrell pour s’acheter ses services de lobbying dans le cadre de leur tentative d’acquérir six véhicules blindés et six avions militaires C-130 pour le compte, soi-disant, de l’armée gabonaise. Mais, l’affaire n’ayant apparemment pas abouti, les 14 millions d’Euros se sont bizarrement évaporés, ne laissant qu’une trace d’un million de dollars payés à Birrell en 2006 pour ses “bons et loyaux services” et, maintenant, les 7 millions d’Euros que l’on vient de découvrir à Malte, dissimulés, de toute évidence, par Ali Bongo et son papa.

Le rôle de Birrell, comme l’avait bien expliqué le Sénat américain, était de recevoir, en les comptes de sa compagnie aux Etats-Unis, les 18 millions de dollars et autres versements devant servir dans le cadre des procédures accompagnant l’achat du matériel militaire. Il lui appartenait par la suite, une fois l’argent reçu, de le distiller sur des comptes additionnels aux Etats-Unis et dans le monde selon les directives d’Ali Bongo et de son père.

Birrell, selon Malta Today, avait en effet pu obtenir l’autorisation du gouvernement américain pour l’achat des fameux véhicules et avions militaires, mais après que le deal avait échoué, il ne restait plus des 18 millions de dollars que 9,2 million (7 millions d’Euros) que Birrel transféra, non pas sur un compte au Gabon, mais sur un compte … maltais.

Les transactions d’Omar Bongo et de sa famille, semble-t-il, obéissaient toujours aux mêmes procédures douteuses. C’est d’ailleurs ce qui a poussé le Sénat américain à conclure que “ces transactions doivent êtres vues comme suspectes car elles ont permis au président Omar Bongo de détourner des sommes considérables du Gabon et de les faire passer par les circuits internationaux de transfert d’argent [avec pour effet de les blanchir] vers des comptes pas directement associés à lui, rendant ainsi difficile toute traçabilité des mouvements de ces fonds, notamment de ceux transitant par les Etats-Unis avant d’atteindre leur destination finale.”

Vu qu’Ali Bongo, en tant que Ministre de la défense, était directement impliqué avec son père dans l’achat des fameux véhicules et avions militaires, il était forcément au courant de la destination finale des 7 millions d’Euros de reliquat (sans oublier la destination des autres 7 millions évaporés). Bongo père et Bongo fils se retrouvent ainsi non seulement complices dans une affaire de détournement d’argent public, mais également au centre d’une filière de blanchiment d’argent volé du trésor public gabonais.

A y lire de près, le type de transactions incriminées ici était commun dans la galaxie des Bongo. On faisait semblant de sortir de l’argent du trésor public pour financer des projets internationaux aux apparences légitimes, mais on faisait par la suite sciemment échouer ces affaires pour créer la confusion et ainsi justifier l’évaporation de l’argent qui était alors tout simplement redirigé vers des comptes personnels ou familiaux, au travers justement d’intermédiaires comme les lobbyistes américains Jeffrey Birrell ou Jack Abramoff, ou alors des juristes ou avocats français tels François Meyer.

La culture de la corruption et des détournements est si généralisée au Gabon qu’elle engouffre près de la moitié du budget de l’Etat. La famille Bongo en est le plus grand bénéficiaire. Par ailleurs, Omar Bongo exerçait une véritable politique d’extorsion à l’encontre des compagnies pétrolières ou autres souhaitant s’investir au Gabon. D’où les 50 millions d’Euros (33 milliards de FCFA) que la compagnie Elf était obligée de lui verser à titre personnel chaque année en échange du droit d’exploiter du pétrole en terre gabonaise.

Au vu de l’implication d’Ali Bongo auprès de son père au cours de la dernière décennie, surtout dans un contexte de plus en plus marqué par l’anticipation de l’après-Bongo, il y a fort à parier que celui qui se dit aujourd’hui le promoteur d’un « Gabon émergent » devra, au préalable clarifier son implication dans les activités scabreuses qui le situent aujourd’hui au sein d’un scandale qui, dans un pays de moralité et de droit, aurait dû mener soit à sa démission immédiate, soit à sa destitution par le Parlement. Mais au pays des Bongo, la loi c’est le président, et dans l’idée d’émergence que promeut le dictateur, il n’y a aucune place pour la moralité, encore moins les principes d’état de droit.

Ali Bongo Ondimba est arrivé au pouvoir suite à des fraudes massives qui l’ont vu succéder à son père dans un Gabon où l’exercice du pouvoir présidentiel semble être devenu une affaire de familiale et la prérogative des Bongo seuls, ce qui fait désormais de ce pays une quasi monarchie. Omar Bongo avait régné sur le Gabon pendant près de 42 ans. Il est officiellement décédé le 8 juin 2009 dans un hôpital espagnol, mais des doutes subsistent qui font état d’une machination par laquelle le régime aurait caché la date du vrai décès du dictateur qui serait survenu, selon des sources anonymes, le 6 mai 2009, soit un mois plus tôt.

Par Daniel Mengara


Mercredi 5 Mai 2010
Source : BDP Gabon
Vu (s) 1659 fois




1.Posté par MBOUMBA le 05/05/2010 12:55 | Alerter
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Que dire? Rien d'autre si ce n'est, avec l'émergence, juste les mots ont changé mais les maux restent les-mêmes. Le Peuple est au Sol.
"Aidez-nous à maintenir le pays à genou" ne serait-ce pas le slogan voilé de l'émergence?

2.Posté par Larévolte le 05/05/2010 13:44 | Alerter
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Pendant ce temps, le peuple gabonais passe son temps à attiser les haines ehniques. Pauvre peuple gabonais!!
J'en conclue que nous méritons ce qui nous arrive car le peuple gabonais se trompe souvent de cible et ignore là où les urgences et les priorités, nous sommes trop envahis par la haine vis à vis de nos frères gabonais qui ne sont pas de notre ethnie. Or la priorité est que nous devons d'abord chasser la famille Bongo du pouvoir et ensuite surveiller de très très près celui ou celle qui leur succèdera.
La famille Bongo est l'ennemie publique de l'état gabonais et des gabonais ça j'en suis sûre.
Quant aux hommes comme Boukoubi et autres, vous avez jeté en pâture votre peuple au profit des Bongo alors que vous n'avez même pas accès aux richesses du Gabon et vous ne serez jamais riches comme eux. Pendant que vous vous contentez des miettes qui tombent de la table des Bongo, le pain des Bongo se chiffre par milliards au point où je me demande si Bongo n'était pas plus riche que Bill Gates. vous savez très bien que vous n'avez pas la possibilité de voler plus qu'eux.
Mon Dieu qu'est-ce que je viens de lire là !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je comprends finalement pourquoi on avait exécuté le tsar en Russie avec toute sa familles


3.Posté par Larévolte le 05/05/2010 13:45 | Alerter
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Le peuple gabonais ignore là où sont les urgences et les priorités

4.Posté par St.Michael le 05/05/2010 15:23 | Alerter
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Ce que nous avons vécu autant de bongo père est ce que nous vivons autant de bongo fils (tel père tel fils).

Voici l’extrait de mon post (Posté par St.Michael le 04/05/2010 17:42) qui s’appliquait hier, qui s’applique aujourd’hui et qui s’appliquerait demain aussi longtemps que la racine du mal gabonais et africain (bongo/pdg-francafrique) ne sera pas déracinée par tous les moyens.

Si le biafrais voulait mettre la main sur ce trésor de guerre et de corruption pour payer tous les Mba Abessolo/JF Mouloungui/Dana/Okemvele/Manganga Moussavou/Movagha…..il le ferait avec un petit cheque.

Amen.

5.Posté par MBA ASSOUME le 05/05/2010 16:25 | Alerter
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Il es tant de sortir le kalachnikov, sinon c'est la disparition totale du Gabon. Que les vrais partisans du changement sortent maintenant l'arme fatale pour libérer le Gabon. Demain, ce sera trop tard!

6.Posté par MBA ASSOUME le 05/05/2010 16:42 | Alerter
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PS: Excusez, je suis très en colère! je voulais écrire: Il est temps de sortir le kalachnikov, sinon c'est la disparition totale du Gabon. Que les vrais partisans du changement sortent maintenant l'arme fatale pour libérer le Gabon. Demain, ce sera trop tard!

7.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 05/05/2010 23:22 | Alerter
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Je comprends pourquoi il sera quasiment impossible de se débarasser des Bongo. Que c'est triste ce que je lis dans cet article! Merci Mengara pour ces informations.

8.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 05/05/2010 23:54 | Alerter
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Je ne sais pas si les Bongo sont défendables, cela prouve simplement que ce sont des brigands qui ont imposé leur mafia au Gabon et sur le plan international. Les AMO et cie sont des enfants de coeur en comparaison! Parce que nul en dehors des Bongo n'auraient pu mettre en place un pillage d 'une telle ampleur.
C'est triste de voir qu'on les défende de cette manière, cela devient le paradigme gabonaisd'être solidaire des Bongo parce qu'ils ont sû s'imposer sur le plan international, même si c'est en utilisant des méthodes dignes des cartels colombiens.

9.Posté par LeGaboma le 06/05/2010 01:21 | Alerter
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la gabonaise,

Ce n'est pas seulement un paradigme gabonais. Tous les miserables gabonais qui defendent le PDG sans beneficier de rien ont simplement le syndrome de Stockholm!

C'est comme quand tu trouves un chien attrapE par un piege, qu'est qu'il fait quand tu veux le dettacher? Il cherche a te mordre...!

10.Posté par Diaz le 06/05/2010 02:19 | Alerter
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Je suis sans voix, totaly speechless. Cet article couple le souffle.
LeGaboma, vous avez dit le mot juste, tous ceux qui son au PDG et défendent ce régime ont vraiment le Syndrome de Stockholm.

Je commence à comprendre AMO. C’était l’ami et le frère. Il est assurément au courant de quelques magouilles. Et il a pensé que maintenant que le père mort, c’est le moment d’arrêter le massacre et la mascarade. Enfin, je ne sais que supposer. Il y a peut-être aussi d’autres raisons.

C’est grave, il faut que ça change, même avec une kalachnikov comme le dit Mba Assoume plus haut. Il faut que ça change. Il faut que ça change maintenant et vite !

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