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Refonder l'Etat . Inaugurer un autre monde que celui qui est sous nos yeux .

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Jeudi 17 Novembre 2016 à 00:00 | Lu 870 fois



Une « Parole politique » à distinguer de la politique politicienne à laquelle nous sommes trop habitués dans notre pays ; caractéristique des gesticulations médiatiques que nous offrent en cette période, le microcosme politique nationale, constitué par les clans compradores, petit-bourgeois, hiérarques du système PDG BONGO, en conflit pour le pouvoir. Nos politiciens, formatés pendant des décennies par le démurge Omar Bongo Ondimba, ont discrédité la véritable politique qui consiste à construire une communauté, dans la paix et la liberté, soucieuse du bien commun tout en ayant la préoccupation des êtres les plus fragiles et des plus vulnérables.

Rappelons une fois de plus que la politique que, la politique est une œuvre collective, permanente, une grande aventure humaine. Elle a des dimensions sans cesse nouvelles et élargies. Elle concerne à la fois la vie quotidienne et le destin de l’humanité à tous les niveaux. L’image qu’elle a dans notre société (la société gabonaise) a besoin d’être revalorisée. Elle est une activité noble et difficile. Les hommes et les femmes qui s’y engagent, ainsi que tous ceux et celles qui veulent contribuer au « vivre ensemble », méritent notre encouragement. Ainsi la politique a une finalité. La politique est essentielle. Une société qui la mésestime se met en péril. Il est urgent de la réhabiliter et de repenser en tous domaines (éducation, famille, économie, écologie, culture, santé, protection sociale, justice...) un rapport actif et valorisant entre la politique et la vie quotidienne des citoyens dans notre pays.

• Réaliser le vivre ensemble.

La politique a en effet comme ambition de réaliser le « vivre ensemble » de personnes et de groupes qui, sans elle, resteraient étrangers les uns des autres. « Ceux qui soupçonnent la politique d’infamie s’en font une idée courte... L’action politique a un fantastique enjeu : tendre vers une société dans laquelle chaque être humain reconnaîtrait en n’importe quel autre être humain son frère et le traiterait comme tel. »

• Poursuivre le bien commun.

L’organisation politique existe par et pour le bien commun, lequel est plus que la somme des intérêts particuliers, individuels ou collectifs, souvent contradictoires entre eux. Elle « comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement ». Aussi doit-elle être l’objet d’une recherche inlassable de ce qui sert au plus grand nombre, de ce qui permet d’améliorer la condition des plus démunis et des plus faibles. Elle se doit de prendre en compte non seulement l’intérêt des générations actuelles, mais également, dans la perspective d’un développement durable, celui des générations futures.

• Maîtriser la violence .

La violence est au cœur de la condition humaine. L’un des buts de la politique est de la maîtriser partout où elle est présente : délinquance, criminalité, injustice flagrante, conflit d’intérêt, guerre renaissante, menace pour la paix intérieure ou extérieure. Afin de sortir de l’animalité de la violence brute, la politique réserve à l’Etat le monopole de la contrainte physique légitime et contrôlée. Elle cherche à substituer à cette violence individuelle le droit et la parole. Elle met en place des institutions et des procédures de médiation qui préservent l’homme lui-même de ses propres dérives, en particulier en cherchant un juste équilibre entre pouvoir judiciaire et pouvoir politique, pour assurer la liberté de chaque citoyen.

Concevoir une politique pour inaugurer un autre monde que celui qui est sous nos yeux.

Ce texte loin de se positionner en surplomb, voudrait avant tout un appel à restaurer un véritable dialogue entre les différentes composantes de notre société. À ce titre, on peut relever quelques points névralgiques à examiner, à dépasser ou à combattre avec lucidité et espérance.

J’évoquerai avec un peu de fermeté mais sans rigidité, nos blocages, nos impasses, et nos raisons d’espérer.
1. Notre société vit en ce moment, sous tension, tension entre une soif de communion, et en même temps, elle est vite rattrapée par l’affrontement, alimenté par les invectives et la surenchère de nos dirigeants politiques, trop complaisamment relayées par les médias à la solde des parrains dont ils servent d’instrument de communication.
2. Notre peuple et notre société ont sombré dans une crise sans cesse plus profonde, une crise à bien des égards très dangereuse et qui n'a pas de précédent dans l'histoire de notre pays. Cette crise se nourrit de la peur, de la corruption, de l'apathie et de l'indifférence chez les populations. Elle se manifeste, en outre, par la suppression de la vie publique et un repli sur la vie privée, l'étouffement de la culture authentique nationale et la mémoire interdite. La crise de notre société s'accentue dans la paix des cimetières et risque de déboucher sur une tragédie nationale.

3. L’intolérance, la solitude et la violence montent au sein de notre jeunesse. Le désespoir a envahi les plus vieux. Chacun s’interroge : existe-t-il encore un avenir et une espérance pour beaucoup d’entre nous ?
4. Dans la défiance qui malheureusement s’est installé systématiquement au sein de notre société, on a assisté à une inflation de la production législative et réglementaire, violant la plupart des cas, la Constitution, la loi fondamentale établissant les règles d’application du contrat social fondateur de la nation gabonaise qui désormais se détruit.

C’est donc ce contrat social qu’il faut reconstruire. Et, pour ce faire, il faut tout d’abord restaurer le cadre institutionnel qui puisse permettre de lutter prioritairement et fermement contre les injustices et les inégalités criante et indécentes qui se déploient sous nos yeux.

Il faut souligner à ce propos que ces inégalités ont pour conséquence, l’exclusion et la stigmatisation, au-delà des incivilités, engendrent des violences qui seront de plus en plus difficiles à contenir.

Avec le système PDG. BONGO, s’est édifié dans notre pays, une logique patrimoniale, fondée sur la doctrine de la politique du ventre : [- Les principaux acteurs du microcosme politique gabonais définissent l’enjeu de la politique comme : « la possibilité d’acquérir la richesse et le prestige, d’être capable d’en distribuer les bénéfices sous la forme d’emplois, de contrats, de bourses, de dons d’argent, etc., à ses parents et à ses alliés politiques ».- : « Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat. Elles sont nées de la corruption, souligne le directeur d'une société française. » ] - Ce qui a permit de plus en plus d’ilotes sous la domination de moins en moins de patriciens ; à « concentrer », dans les mains d’un petit groupe de personnes de plus en plus réduit, de plus de richesses qu’encerclent de plus en plus de misères en marge, de plus en plus de pauvreté. Bien entendu, derrière cette distance qui, s’accroit , entre une minorité de plus en plus étroite qui bénéficie qui bénéficie de la captation des ressources et des biens de l’Etat, et la grande majorité des populations qui souffre d’un sentiment d’abandon.

Il est urgent de refonder les bases de l’Etat, sur des valeurs démocratiques et républicaines ; de sorte que notre nation devienne un espace commun où les citoyens reconnus, dans un dialogue constructif, élaborent ensemble un avenir où personne n’est laissé sur le bord du chemin ; un avenir qui doit rompre avec cet rêvé artificiel où la consommation engendre un individualisme stérile où chacun ne peut survivre qu’en dominant son prochain.

DES RAISONS D’ ESPÉRER.

Derrière le « je » prisonnier du miroir portatif de son écran personnel, il faut retrouver le « nous » sans lequel aucune société ne peut durer. Un « nous » qui, prenant ses distances avec l’immédiateté de la jouissance consumériste, la vitesse, l’accélération imposée par la toute puissance de la société de marché, prend le temps de se construire.

Il faut avoir le courage de la patience, de la contemplation, de la médiatisation pour construire un projet où le temps long se substitue au présentéisme des impératifs d’une société qui fonctionne sous le règne de l’argent divinisé.
Pour sortir de ces pièges funestes dans lesquels, la gestion politique calamiteuse du système PDG BONGO, noyau du de la Françafrique a mis le pays, il faut redonner sa place à la parole ; celle qui abolit les écrans, qui dénonce les images mystificatrices, qui se passe des grand-messes dans lesquelles se complaisent nos politiciens pour obtenir le sentiment de toute puissance devant des foules hystériques. Il faut recréer des lieux de paroles, d’échanges, de proximité, de rencontres où, dans un vis-à-vis fécond, se restaure un corps social et politique aujourd’hui décomposé. Alors il y aura des raisons d’espérer ; de-ci de-là, se manifesteront des lieux et des moments de reconnaissance.

Il ne s’agit pas de bâtir une « contre-culture » , il s’agit d’inaugurer un autre monde que celui qui est sous nos yeux ; un monde où il est démontré que, contrairement à la pratique à la « politique du ventre », dans la gestion du bien public, on peut et on doit faire autrement. Un autrement où peuvent se conjuguer les attentes de tous ceux qui espèrent plus de liberté, plus de paix et plus de justice ; et ceux qui croient que ce temps est « promis » à notre pays, et que cette promesse est à l’œuvre et qu’elle se réalisera.


Jeudi 17 Novembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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