News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

REVUE DE LA PRESSE : ''Ali Bongo en colère : l le ministre de l’Intéieur dos au mur

Le site de la Liberté - Gabonews & LVDPG notre version le Dimanche 18 Avril 2010 à 16:18 | Lu 2368 fois



REVUE DE LA PRESSE : ''Ali Bongo  en colère : l le ministre de l’Intéieur dos au mur
L’irritation d'Ali Bongo à la faveur du dernier Conseil des ministres, consécutivement à la presque inertie du gouvernement Paul Biyoghé Mba, la récente sortie du ministre de l’Intérieur qui n’a guère rassuré leaders et fanatiques de l’Union Nationale, quant à la reconnaissance de ce nouveau-né des formations politiques gabonaises avant, bien entendu, les très prochaines élections partielles de députés et de sénateurs, l’interpellation de la corporation des gendarmes à l’adresse du ministre de la Défense, en vue de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie, et la visite surprise effectuée, vendredi après-midi, par Ali Bongo Ondimba, aux habitants du quartier populaire Kinguélé de Libreville, sont entre autres, les sujets étincelants ayant constitué la trame des publications de la presse écrite locale au courant de la semaine qui tire à sa fin.

Morceaux rempilés

Nous ne saurions faire dérogation du principe concédant à tout Seigneur l’honneur dû à son rang. Autant dire que nous entamons notre balade médiatique de ce week-end par l’acte hautement patriotique posé, vendredi, par Ali Bongo Ondimba, accompagné de , Sylvia Bongo Ondimba, qui a fait l’ultime honneur aux habitants du quartier Kinguélé – autrefois fief de l’opposition – de leur rendre une visite surprise de courtoisie dont le leitmotiv était non seulement d’honorer une promesse électorale, mais aussi et surtout de s’enquérir des difficultés quotidiennement vécues par ses concitoyens.

VISITE DU PRÉSIDENT A KINGUELE

« Ali Bongo Ondimba au cœur de Kinguélé », est la titraille choisie par le quotidien ‘’L’Union’’ pour relayer l’évènement, avec à l’appui, des illustrations concomitamment captivantes et émouvantes, décrivant le bain de foule inédit qu’a pris Ali Bongo, embrassant, au passage, des jeunes et adultes et portant à l’épaule des bébés issus de familles indigentes.

Pour le plus vieux quotidien du Gabon, le principal objectif visé à travers cette visite inopinée, est de « renouer le contact avec les populations des quartiers sous-intégrés et toucher du doigt les dures réalités de la vie dans les circonscriptions administratives, en vue d’envisager de manière pragmatique leur amélioration ».

Ali Bongo Ondimba voulait aussi, poursuit le canard, vérifier si les dons qu’il avait faits suite aux sollicitations de certains habitants du cru étaient arrivés à bon port. « Malheureusement, ce n’était pas le cas », déplore notre confrère.

Abondant dans le même sens, le quotidien étatique, ‘’Gabon Matin’’, placarde en sa manchette, images en renfort: « Ali Bongo Ondimba descend à Kinguélé », précisant qu’ « il s’agissait pour lui de toucher du doigt les réalités vécues au quotidien par les populations de cette partie de la capitale confrontée à d’énormes difficultés ».

En scandant que les habitants de Kinguélé ont accueilli Ali Bongo Ondimba dans une ambiance électrique, le doyen Alexis Koumba, qui était sur les pas du visiteur peu ordinaire, ‘’insolite’’, prêtez-moi l’expression, estime que cette puissante mobilisation spontanée des hôtes d’ABO

Après Kinguélé, souhait formulé ou information relayée par ‘’Gabon Matin’’, je n’en sais rien, « on peut s’attendre à ce que des visites du même genre soient effectuées dans d’autres quartiers de Libreville et même à l’intérieur du pays ».

LA COLÈRE D’ALI BONGO ONDIMBA

Manifestement, Ali Bongo Ondimba, qui ambitionne tant un « Gabon Emergent », ne conjuguerait plus le même verbe que son gouvernement quant à la mise en œuvre concrète du projet de société . C’est du moins ce qu’estime ‘’Le Mbandja’’, l’hebdomadaire d’informations générales qui, dans son édition du 15 avril, alerte : « Ali Bongo en colère : l’ultimatum d’avant remaniement », avant de s’interroger si « Le Premier ministre a-t-il bien capté le signal donné par Ali Bongo ? ».

Parlant des échos du Conseil des ministres en sa séance du 1er avril, Arthur Ebinda, auteur de l’article, ignore à quoi assimiler la communication faite à cette occasion par Ali Bongo, tant et si bien que le ton était monté d’un cran. « Le gouvernement est sonné. Pour une surprise, il été vraiment surpris par Ali Bongo.

Et, on se cherche toujours pour trouver la qualification adéquate à la terrible communication du 1er avril : mise en demeure ou ultimatum ? Le débat reste intense et d’aucuns se préparent déjà à un remaniement de plus en plus imminent », puisque, précise notre confrère, Ali Bongo Ondimba ne « se contente pas du baratin des slogans, il a soif des actes ».

Il n’y a jamais un, sans deux, dit-on. Et, c’est bien dans cette trajectoire que le journal ‘’Missamu’’, renchérit : « Remaniement imminent du gouvernement : Paul Biyoghé Mba, ça craint ! », juste pour marquer l’irritation d'Ali Bongo face à « l’immobilisme » du gouvernement.

« L’après-congrès du Parti Démocratique Gabonais (Ndlr : PDG, au pouvoir par un coup d'Etat électoral) se doit, logiquement, d’être sanctionné par la formation d’un nouveau cabinet. Le fait majeur de cette quasi certitude est la reconduction ou non de l’actuel Premier ministre autour duquel bruissent toutes sortes de rumeurs. En poste depuis la démission fracassante de son prédécesseur à la veille de la campagne pour la présidentielle anticipée du 30 août 2009, Paul Biyoghé Mba est donné partant, l’homme étant accusé d’avoir pris tout son temps à placer les siens », se désole le journal.

LÉGALISATION DE L’UN : LE MINISTRE DE L’INTERIEUR DOS AU MUR

A l’évidence, il n’est guère habile de se moquer de celui qui se noie lorsqu’on n’a pas encore gagné l’autre rive, encore moins de parler de corde dans le cagibi d’un pendu. Ce sont ces anecdotes qui conviennent bien évidemment pour traduire l’imbroglio politico-administrative opposant les leaders de l’Union Nationale et le ministre de l’Intérieur par rapport à la délivrance ou non du récépissé de reconnaissance de ce parti avant les législatives et sénatoriales partielles prévues en juin prochain.

Là-dessus, le bimensuel d’information ‘’Le Temps’’, sans autre forme de détour et/ou de contour, donne le ministre de l’Intérieur « dos au mur », alors que ce dernier, à la faveur de sa récente sortie médiatique, s’arrogeait « un pouvoir discrétionnaire », lui conférant la plénitude de refuser la reconnaissance d’un parti dont l’action menacerait la quiétude sociale et l’intégrité du territoire national. Allusion faite, bien entendu, à l’annonce d’un coup d’Etat à la nigérienne par André Mba Obame avant l’acquisition du récépissé de la formation politique dont il est le Secrétaire Général.

Dans un échange de correspondances entre le Président de l’Union nationale, Zacharie Myboto, et le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, relayé par ‘’Le Temps’’, tout porte à croire que les parties en présence se livrent (à dessein ?) à un véritable dialogue de sourds.

Alors que le ministre tient à mener des investigations autour des propos d’AMO avant toute prise de décision allant dans le sens de la légalisation de l’Union Nationale, le Président de ce parti, lui, use des dispositions de la loi pour faire remarquer qu’« une formation politique issue de la fusion d’autres qui sont reconnus, bénéficie d’une reconnaissance de plein droit matérialisée par la délivrance d’un récépissé ».

De là, notre confrère ‘’Le Temps’’ déduit que le « ministre en a l’obligation après constatation de la fusion. Une constatation qui doit se matérialiser par la délivrance de ce document administratif ». Le journal de clore le sujet via une affirmation plus que sentencieuse (ou tendancieuse ?): « Et voilà Jean François Ndongou a le dos au mur ». Attendons de voir, rira qui rira le dernier.

LETTRE OUVERTE DES GENDARMES AU MINISTRE DE LA DÉFENSE

« Gérer les militaires n’est pas du tout facile », cette phrase est le fil conducteur de la longue lettre ouverte adressée au ministre de la Défense Nationale, Angélique Ngoma, par un groupe de gendarmes ‘’mécontents et frustrés’’ du camp Gros Bouquet de Libreville à travers les colonnes du journal ‘’La Nation’’ dans sa parution du 13 avril 2010.

Tout en s’excusant de s’adresser à leur hiérarchie par voie de presse, au motif qu’ils n’ont pas accès à celle-ci du fait du verrouillage de ses portes par son entourage, les gendarmes interpellent Madame Angélique Ngoma à jeter un coup d’œil sur leur corporation où le désordre, l’injustice, la corruption et les règlements de comptes seraient érigés en mode de gestion par les responsables de cette unité.

« Du côté de Gros bouquet, les décisions sont prises pêle-mêle et personne ne lève le doigt pour dénoncer cette anarchie. Rien n’est plus suivi, le favoritisme bat son plein, les officiers et sous-officiers sont mutés selon la tête du client et en cours d’année sans tenir compte de leurs enfants scolarisés (…), la direction générale des études et du personnel n’a plus son sens. Il existe aujourd’hui deux gendarmeries : celle des parents gradés et riches et la nôtre, celle des pauvres que le Commandant en chef ne peut pas recevoir. Si les gendarmes de Port-Gentil ou d’Oyem n’envoient pas à la hiérarchie des glacières de poissons et de viande, ils sont arbitrairement mutés ailleurs….. », tels sont, entre autres, les griefs formulés par les infortunés de gendarmes du camp Gros Bouquet.

Pauvres de nos braves gendarmes ! Mais, savent-ils également ce qui se passe partout ailleurs ? Allez savoir. Loin de moi la prétention de me mêler des affaires militaro-militaires (des bidasses). Espérons, toutefois, que le cri de cœur des ‘’victimes’’ parvienne à Madame le ministre qui, à son tour, n’hésiterait pas à corriger la situation, au cas où les accusations étaient vérifiées. Rien n’est moins sûr lorsqu’on connait le talent et le charisme d’Angélique Ngoma.

ET L'ÉMERGENCE S’ESSOUFFLA !

Sonnette d’alarme ou réalité ? Le journal ‘’Le Temps’’ est mieux placé que quiconque pour justifier sa titraille : « Et l’émergence s’essouffla », s’écrie-t-il, argumentant son annonce par le juste courroux exprimé par Ali Bongo quant à l’immobilisme reproché au gouvernement de l’Emergence.

« Confondant vitesse et précipitation, course de vitesse et course de fond, l’émergence, à peine a-t-elle mis la tête hors de l’eau, est en train de s’essouffler. Le constat a été fait par en chef », lance le bimensuel, avant de préciser : « Et pourtant, il y a quelques semaines, tous les flagorneurs et autres thuriféraires de la République s’étaient emparés de micros et autres plumes pour magnifier l’œuvre accomplie en cent jours. Seules quelques ‘’brebis galeuses immergentes’’, ‘’oiseaux de mauvais augure et certains jaloux’’ avaient émis des réserves, pensant qu’il était trop tôt, disons prématuré, de faire le bilan d’un régime qui venait à peine de s’installer ».

Conséquence: « Aujourd’hui, l’ivresse du pouvoir et la cécité politique ont eu raison des premiers », couronne le canard.

LE SERMENT DES COMMISSAIRES POUR LES ÉLECTIONS PARTIELLES

L’information est relayée par « Gabon Matin » dans son édition du 16 avril, évoquant que « les élections partielles dans sept sièges des députés et sénateurs restés vacants, sont prévues pour se dérouler au Gabon le 6 juin prochain. Le processus de ces élections a été enclenché, jeudi, avec la prestation de serment des membres des bureaux des Commissions électorales locales.

Le journal de conclure que « présidée par le doyen des juges Constitutionnels, Jean Pierre Ndong, cette cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP), Réné Aboghé Ella ».

INAUGURATION ET INSTALLATION DU PARLEMENT DE LA CEMAC

D’une prestation de serment à l’installation officielle d’une institution parlementaire, il y a moins d’un pas à franchir. La dominante de l’actualité, la semaine écoulée, c’est aussi cet évènement historique qui consacre l’inauguration et l’installation du Parlement communautaire de la CEMAC, déroulées dans la capitale équato-guinéenne à Malabo, le 15 avril 2010, avec la présence remarquée par Ali bongo Ondimba, auprès de ses pairs de la sous-région.

Le quotidien étatique, « Gabon Matin », qui ne s’est pas fait compter cette cérémonie grandiose, s’appuie sur un gros plan des parlementaires en salle, une illustration dévorant la Une de sa publication du 16 avril, pour retracer les moments forts de l’acte officiel d’installation du Parlement communautaire de la CEMAC.

Le journal y voit un « important jalon vers l’intégration sous-régionale », d’autant que « le parlement mis en place répond effectivement au défi majeurs que les chefs d’Etats de la CEMAC s’étaient fixé de regrouper, outre leurs efforts, ressources et potentialités, les peuples, afin de hâter le processus d’intégration qui semblait piétiner ».

Décrivant la composition du Parlement, notre confrère de « Gabon Matin » rapporte qu’il comporte trente élus nationaux, dont cinq par Etat, désignés par leur Assemblée respective ». Les ambassadeurs du Gabon ont pour noms Jules Nkami (PDG), Faustin Billié Bi Essone (RPG), Vincent Mavoungou Bouyou (PDG), Jean Claude Mboumi (PDG) et Maurice Bouamba (UGDD).

Avec le nouveau parlement, estime « Gabon Matin », les peuples, « à travers leurs représentants, c'est-à-dire les parlementaires, se donnent la main pour vivre unis et solidaires dans leur espace communautaire où circulent librement les biens et les personnes ». Que d’espoir !

L'ÉMERGENCE BLOQUÉE PAR SON BUDGET

Abordons le volet économique de notre randonnée médiatique par cette phrase interrogative de « Le Nganga », hebdomadaire satirique, qui s’intitule : « Gouvernement : L’émergence bloquée par son budget ?».

Le journal argumente son interrogation : « Le ronflant budget de l’année 2010 a prévu pour l’investissement 900 milliards de FCFA. A l’annonce de ce pactole consacré à l’investissement, plusieurs compatriotes, parmi lesquels les entrepreneurs et les chômeurs, ont applaudi à se rompre les phalanges.

Pour eux, ‘’l’avenir en confiance vanté par l’Exécutif de dessinait (…). Mais plus de deux mois après le vote de ce budget, on a comme la nette impression que le retard dans le début de concrétisation des projets retenus commence par donner raison aux rhétoriciens d’Awendjé et autres, qui pensent que le gouvernement s’est seulement spécialisé dans les effets d’annonce. Comme à la bonne vieille époque pour endormir le peuple avec les belles promesses ».

Comme remède, le canard satirique s’emploie à conseiller d’ « éviter les erreurs du passé, qui consistaient à réinscrire chaque année le même budget d’investissement pour se donner une bonne conscience, alors que sur le terrain, on ne voit rien ».

« Le FMI annonce la fin de son assistance au Gabon », écrit le journal spécialiste des questions économiques, « Le Financier », en l’occurrence, qui annonce que « le prochain accord triennal 2011-2014 du Fonds Monétaire International avec le pays d’Ali Bongo Ondimba se limitera aux conseils et avis », précisant au passage que « la perspective de la mise en œuvre de cette nouvelle politique inquiète le gouvernement gabonais ».

A en croire le journal, cette annonce a été faite au Premier ministre, Paul Biyoghé Mba, à l’occasion de l’audience que celui-ci a accordée, le 8 mars dernier, au Chef de Division Afrique du FMI, John Wakeman-Linn dont certains propos sont cités par nos confrères : « Nous allons travailler pour équilibrer les besoins par exemple dans la croissance des investissements, mais aussi en assurant que le déficit budgétaire est de nouveau soutenable et qu’il n’y aurait pas d’inflation ».

QUE DE MOUVEMENTS D’HUMEUR !

Incontestablement, la semaine qui tire sa révérence aura été l’une des plus caniculaires de l’histoire de la capitale gabonaise, d’autant plus que celle-ci fut le théâtre d’une kyrielle de mouvements d’humeur ayant paralysé les activités, entre autres, à la Mairie Centrale et dans le secteur pétrolier à travers l’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (ONEP).

Fort heureusement, les brasiers ont été éteints, consacrant la reprise effective du travail dans les administrations concernées, via des négociations menées çà et là, par l’édile de Libreville en personne, Jean François Ntoutoume Emane ( qui menace d’ailleurs de procéder ultérieurement à une compression du personnel de son institution) et le Secrétaire Général de la Présidence de la République, François Engongah Owono, pour ce qui est du cas spécifique de l’ONEP.

« Secteur pétrolier : Fin de la grève de l’ONEP », cette bonne et salutaire information est servie par nos confrères de « Gabon Matin », expliquant qu’ « au terme d’une réunion tenue hier (Ndlr : vendredi 16 avril) à la présidence de la République entre le Secrétaire Général, François Engongah Owono et les représentants de l’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (ONEP), en grève depuis quelques jours, ces derniers ont décidé de la suspension de leur mouvement ». Tant mieux pour tous et chacun ! Pourvu que l’accalmie soit de longue durée.

LA GIFLE DE NGOLEINE OSSOUKA AU PARQUET

« César, ceux qui vont mourir te saluent » est une vieille maxime qui sied avec l’humiliation cinglante infligée par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Libreville au Parquet Général de la même juridiction à travers un ‘’non-lieu’’ frappé de nullité de l’action intentée contre Jeanne Ngoleine Ossouka dans l’affaire que l’on est convenu d’appeler ‘’le scandale financier de FODEX’’ dont nous avions tant parlé dans nos précédentes éditions.

Dénominateur commun de la quasi-totalité des publications de la semaine, ce rocambolesque feuilleton qui aura duré près de cinq ans, vient de servir, ainsi, un véritable retournement de situation, d’autant plus que les chefs d’accusation formulés en son temps par le Parquet à l’encontre de l’ancien administrateur du FODEX se sont plutôt mués en une montagne qui accouche d’une souris, non sans fissures à l’image ‘’du balayeur balayé’’ ; c’est du moins l’analyse globalement faite de la situation par l’ensemble des médias qui s’en ont fait échos.

« La gifle de Ngoleine Ossouka au Parquet », c’est le refrain choisi par le « Nganaga » pour ensuite annoncer que « l’affaire FODEX vient de tourner en eau de boudin, au point de prendre les allures d’un cinglant, et ô combien humiliant, camouflet pour le Parquet de la République. Lequel, en plus d’en avoir fait son affaire, croyait tenir là un cheval de Troie pour infiltrer les milieux locaux de la criminalité financière ».

La sentence, poursuit le journal, est laminante : « Papatras ! La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel – et c’est encore tout frais - vient de rendre, un élémentaire (aux yeux des praticiens du droit) ‘’non-lieu’’ après avoir frappé de nullité l’action intentée par le Parquet, blanchissant Jeanne Ngoleine Ossouka de toute accusation au terme d’une laborieuse procédure de cinq longues années, viciée depuis l’instruction (avec des procès verbaux truffés d’allégations contradictoires), plombée par les manœuvres dilatoires et le trafic d’influence exercé par et sur les officiers de police judiciaire et certains magistrats ».

Traitant le même sujet, dans le même sens, mais avec des locutions différentes, notre confrère « Gabon d’Abord », titre en manchette de son édition du 16 avril : « Désaveu de Bosco Alaba Fall (Ndlr : le Procureur) dans l’affaire Ngoleine : la plus grosse manipulation judiciaire ».

Après avoir rappelé les péripéties de cette affaire scabreuse, le journal de conclure : « Aujourd’hui, ô comble du ridicule, c’est le mutisme total qui entoure le dénouement de cette affaire ». Ah ! Afrique mon Afrique et ses pratiques désolantes !


LE PARQUET, COMPLICE DES MALFAITEURS

Décidément rien ne va plus au niveau du Parquet de Libreville. « Un malheur ne vient jamais seul », dit l’adage. Tel est actuellement le cas du Parquet de Libreville qui n’en finit pas avec les casseroles qu’il traîne ici et là. Cette fois, c’est le journal « La Calotte », paru le 14 avril, qui prend le relais en s’interrogeant : « Le Parquet, complice des malfaiteurs ? ».

La réponse à ce questionnement, plus que édifiante, est époustouflante, et ‘’La Calotte’’ la restitue via un récit qui n’est nullement à l’honneur de ‘’L’Empereur des poursuites’’, le Parquet en l’occurrence.

Tenez, chers internautes ! « Alors que le Commissaire Apindangoye de Nzeng-Ayong et ses collaborateurs poursuivent une enquête pour escroquerie sur la base d’une plainte régulièrement déposée par un compatriote abusé il y a plusieurs mois, enquête dont l’exceptionnel professionnalisme qui contraste avec les moyens disponibles a déjà permis d’identifier plusieurs protagonistes et occasionné la saisie d’équipements compromettants, le Parquet a mandaté un de ses mercenaires pour tout arrêter ».

La résultante de cette « désinvolture » du Parquet n’est guère surprenante, en ce sens qu’il est inutile de se battre contre plus fort que soi. C’est justement dans cette logique que « le plaignant, devant l’activisme bizarroïde du Parquet, a préféré retirer sa plainte, sachant à l’avance les connexions de la Justice avec les malfaiteurs ».

A ce rythme, l’on est confortablement en droit de se demander où sont passés le serment, l’éthique et la déontologie de la profession du côté du Parquet de Libreville.

Faisons gaffe et tournons cette page pour le moins honteuse, pour aborder enfin le dernier virage de notre ‘’tour des rédactions’’ par le portail sportif qui - malheureusement, après les épisodes sulfureux de l’ultimatum de la CAF au Gabon pour la réalisation des infrastructures entrant dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012) et des injonctions du Président de la République à l’adresse du gouvernement pour le respect scrupuleux des délais - n’est pas si fourni en évènements pendant cette semaine.

Le quotidien « L’union » qui s’est appliqué à combler le vide, a plutôt focalisé ses projecteurs sur les rencontres comptant pour les 16ème et 17ème journées du championnat national d’élite de football, lesquelles journées ont consacré la victoire étriquée de l’USB de Bitam face à l’E.A Estuaire (2-1), la suprématie de SOGEA FC contre USM (3-1) et le nul (1-1) concédé à domicile par CMS à son homologue de l’AS Pélican.

Ainsi s’achève notre tour d’horizons de ce week-end, non sans implorer votre indulgence, vos remarques et suggestions, pour les imperfections et incongruités contenues dans la compilation que nous faisons, chaque semaine, des publications de nos confrères de la presse écrite. Bonne dégustation et à la semaine prochaine, si le propriétaire des jours le veut bien.


Dimanche 18 Avril 2010
Gabonews & LVDPG notre version
Vu (s) 2368 fois




1.Posté par ae le 18/04/2010 18:22 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
http://gabonenervant.blogspot.com/

2.Posté par LE TROGLODYTE le 18/04/2010 19:26 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


VIVE L' EMERGENCE CA NE FAIT QUE COMMENCER, BIEN LE CHAOS VA S' INSTALLER AU NIVEAU DE TOUTES LES SOIT DISANTES INSTITUTIONS QUI NE SONT QUE DE FUGURES!


AFRIQUE OU ALLONS NOUS?

3.Posté par a le 18/04/2010 20:52 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ce Samedi, dans l'émission "Pluriel" diffusée en weekend sur la RTG1, les téléspectateurs on put assister en direct au déploiement du plan d'attaque politique du PDG. Dans un premier temps, les présentateurs ont encensé sans réserves Ali Bongo et de son epouse, pour être allés "rendre visite" aux mapanais de Kinguelé chez Mamboundou, aucun superlatif n'était trop exagéré ni trop griotique pour nos compères. Même la tenue "à l'Africaine" de dame Bongo leur a presque fait couler des larmes d'émotions. Il ne manquait à ces messieurs que des lyres, des lauriers et des toges pour en faire de parfaits bardes comme on en voit caricaturés dans les bandes dessinées, chantant les louanges du chef. La visite d'Ali Bongo a été bien sûr présentée comme spontanée; alors que les populations ont été décrites comme ayant accueilli Ali Bongo à bras ouvert avec embrassades de bébés à la clé; des images qui donnaient pour imminent le mariage entre les ultras de l'UPG et Ali Bongo. Même la dame qui a filmé la visite passait par hasard par là, camera en main. Bon on s'habitue à ces coïncidences, ils nous prennent vraiment pour des cons. Les choses vont donc très bien dans la formation du "Grand Sud". Après avoir monté Bongo au firmament de la compassion envers les sudistes de Kinguélé, il fallait bien descendre ceux qui gênent Ali Bongo; la politique au Gabon étant pratiquée suivant un axe de symétrie qui place les Bongo en ascendance et les autres en contrebas. Donc en antithèse du décor planté pour commenter la visite d'Ali Bongo à Kinguélé, les 3 compagnons de "Pluriel" décidèrent de faire du "radio Mille Collines" en disant "tout le bien" qu'ils pensent des Fang.

1. Le prétexte fut l'élection du leader de l'église évangélique du Gabon
S'appuyant sur un article publie dans le journal L'Union dont le titre était "Eglise évangélique ou église eFANGelique?", les copains de "Pluriel" se sont plaints que les Fang soient dominant dans cette église et que ce soient eux qui la dirigent. Dans cet exercice cru de haine ethnique, ils se sont livrés à des propos particulièrement vénéneux envers les Fang. Ce blog a répertorié les propos suivants prononcés lors de l'émission Pluriel de ce Samedi (et la liste n'est pas exhaustive):

a) Ces gens sont des extrémistes et des ayatollahs.



b) Est-ce que les Fang sont les seuls au Gabon? Pourquoi ils doivent toujours diriger cette église?

c) Les Fang sont une ethnie trop contestataire et "protestante".
d) Il faut mettre une autre ethnie à la tête de cette église pour que les choses changent.
e) Les Fang se battent tout le temps. Chaque fois qu'il ya des problèmes quelque part, c'est toujours à cause des "moidzang" etc., etc.…

2. Pluriel joue avec le feu
Avant les élections de 2009, dans un article publié dans son blog, Gregory Ngbwa–Mintsa nous parlait du phénomène de la haine ethnique au Gabon et particulièrement sur le fait que ce qu'on a appelé le TSF (tout sauf les Fang) prenait ses origines dans une stratégie bien enracinée et entretenue au Gabon. Vu la suite des événements, on peut dire que Gregory Ngbwa-Mintsa a été prophétique, car au soir même de l'élection, que des images certainement préenregistrées, de Francis Salah Ngouah Beaud, passaient en boucle sur RTG1 et Teleafrica. Que disait Sala Ngouah Beaud? Que l'armée "FANG" de Guinée-Equatoriale avait été pré-positionnée à Port-Gentil pour causer une insurrection au Gabon. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, personne à la RTG1 ou Teleafrica n'a pu s'expliquer sur les allégations de Sala Ngouah Beaud, qui a lui-même disparu, après avoir empoché son argent, récompense bongoïste de sa comédie. Avant les élections, c'est le président de l'Assemblée Nationale du Gabon, Guy Nzouba-Ndama, qui disait que le pouvoir "Bongo" n'avait que 2 pieds représentés par le Haut-Ogooué et l'Ogooué-Lolo. Jusqu'aujourd'hui, personne à la RTG1 n'a demandé à Nzouba de s'expliquer sur ces propos. Après les élections, c'est Rose Rogombé qui avait dit dans un discours mémorable à Port-Gentil, que Mba-Obame et Mamboundou avaient téléphoné chez "eux" pour demander aux gens de ne rien casser tout en laissant la casse se produire à Port-Gentil. Jusqu'aujourd'hui, personne sur la RTG1 n'a jamais demandé à Rogombé d'expliquer comment Mba-Obame et Mamboundou ont pu téléphoner à tous les Fang et tous les Punu respectivement! Maintenant, c'est "Pluriel" qui s'en donne a cœur joie en tenant des propos singulièrement tendancieux envers l'importante ethnie du Gabon qu'est le groupe Fang. On peut rêver du jour où les 3 associés de "Pluriel" se demanderont s'il n'y a pas d'autres ethnies au Gabon pour assurer la présidence, ou pour gérer les régies financières du pays. Cette question les partenaires de "pluriel" n'oseront jamais la poser, trop occupé qu'ils seront à tirer sur l'ethnie qui gêne, les Fang.


Au Rwanda, nul doute que les journalistes de "Radio Mille Collines" aussi se sentaient protégés par leurs commanditaires quand ils incitaient leurs auditeurs à la haine. Ils ne pouvaient s'imaginer que le panorama de ce pays pouvait basculer et qu'ils auraient à répondre de leurs actes un jour. Au Gabon, si les choses basculaient un jour, et il n'y a pas de raisons qu'elles ne basculent pas, il serait bon d'entendre à la barre, les journalistes de "Pluriel" repondre de leurs actes d'incitations à la haine. S'ils veulent attaquer des gens en particulier, qu'ils le fassent nommément; mais quand ils s'attaquent à une ethnie sans discernement, en insinuant que les Fang soient des fauteurs de trouble, on entre sur un terrain très glissant dont les conséquences à long terme sont difficiles à prédire. Mais on sait déjà comment se défendront les 3 complices de "Pluriel"; ils diront n'être pas des incitateurs contre les Fang, vu qu'ils aient des "amis" Fang. Oui on sait, ils ont des amis Fang comme David Ella Mintsa... Si les larrons de "pluriel" ont décidé d'empoisonner les esprits, ils doivent s'attendre à des conséquences.




Posted by Charlie M

http://gabonenervant.blogspot.com/


4.Posté par Mong y'adzè le 18/04/2010 22:36 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@Charlie M,
Bonsoir mon frère, j'ai lu avec attention ta réaction, qui à mon avis ressemble plutôt à un article et je te propose d'en faire plutôt un post pour qu'elle soit lu comme tel.
Bon courage... la lutte est longue vers l'intelligence!

5.Posté par MBOUMBA le 19/04/2010 12:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Charlie, je suis Punu, et il y a un adage qui dit: "diviser pour mieux régner. Ali a été influencé par le griot du président malien (ATT), du coup il en veut un. Mais une personne à la présidence lui a dit que les journalistes de la RTPDG savaient très bien le faire il suffit d'allumer le poste téléviseur et allez sur RTG1 (chaine que lui-même Ali ne regarde pas) à 20h. Ce que les lardons de pluriel et les autres Simangoye et compagnies font, les rattraperont un jours, la vindicte populaire est plus dure que les tribunaux ordinaires.
Unis nous ne succomberons pas. ne vous faites pas distraire par des griots à qui on a donné un micro, une camera et un plateau télé...

6.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 19/04/2010 14:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Charlie,
ces piètres journalistes et leurs acolytes du pdg s'amusent à vouloir allumer un feu qu'ils auront du mal à éteindre. A force de titiller...Il me semble que les élections présidentielles sont pasées, chacun vaque à ses occupations, mais apparemment le pouvoir n'a pas encore digéré le rejet "pahoin",qui risque encore d'être plus vivace si l'UN n'est pas légalisé.
Ces pauvres "émergents" qui ne savent plus où donner la tête, et nous ne pouvons qu'assister à leur noyade. Tout a une fin: Bongo est bien mort après avoir affamé ses frères pendant 42 ans, son fils malgré ses gesticulations lui emboitera bien le pas un jour, un jour un digne fils de ce pays dirigera le Gabon et avec la bénédiction de Dieu et des gabonais il saura faire prospérer son peuple. Qui aurait cru il y a 20 ans que la GE serait ce qu'elle est actuellement?

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...