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Quelques remarques sur l'article : Gabon Présidentielle 2016 Quête d’unité candidature unique et alternance ; Source : gabonreview publié le Mercredi 24 Février 2016 dans Gabonlibre

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Jeudi 25 Février 2016 à 06:00 | Lu 838 fois



QUELQUES REMARQUES SUR L'ARTICLE :

Gabon Présidentielle 2016 Quête d’unité candidature unique et alternance ; Source : gabonreview publié le Mercredi 24 Février 2016 dans Gabonlibre

Personnellement je trouve cet article que, cet article aborde le véritable problème de fond du débat politique actuel que tout patriote se doit de trouver la solution. Je fais à cet titre, point par point une remarque complémentaire, pour appuyer ou commenter l’avis de l’auteur.

 Elle est plurielle et dit se battre pour la défense du pluralisme tout en recherchant une unité à tout prix. Un autre son de cloche peut-il encore être entendu ?

 Il s’agit sans doute de l’opposition. Ce qui est vrai, mais mérite d’être clarifié en toute honnêteté intellectuelle et morale. Pour moi, au regard de la composition des groupements qui se réclament de l’opposition dans notre microcosme politique gabonais, et au spectacle que ce beau monde nous offre par leur gesticulation, il faut reconnaître qu’il s’agit ni plus ni moins que de « l’opposition » issue du système, formatée par le démurge Omar Bongo Ondimba lui-même, sur laquelle, le frère rival d’Ali BONGO à fait un OPA réussi, dont on voit aujourd’hui les résultats forcément néfastes, comme dans tous les cas d’une telle opération.

C’est pourquoi on grouille pour l’alternance et on occulte le vrai problème qui est le changement ! Elle (cette opposition) dans le cadres des manigances pour maintenir la « politique du ventre» que leur père et mentor Omar BONGO leur a laissé en héritage, et dont se déclarent tous héritiers, face à celui que les plus excités et activistes du jour ont soutenu en 2009. La vraie opposition est dans le peuple.

« Comme dans l'opéra russe, le chœur, le peuple monte au fil des actes, à l'avant-scène et ravit le premier rôle aux ténors ». Ainsi le grand peuple gabonais, le peuple de Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, longtemps réduit au rôle de chœur des tenants du pouvoir dans le Bongoland, monte jour après jour à l’avant-scène et ravit le premier rôle dans la révolution en cours, aux ténors politiciens. Et comme dans une telle circonstance de l’histoire des nations, la victoire appartient toujours au peuple, il en ira de même pour ce brave et grand peuple gabonais.

 Unité, devoir d’unité, obligation d’unité… Aux yeux d’une partie non négligeable de l’opinion, les partis, personnalités politiques, leaders d’opinion, militants et sympathisants de l’opposition sont condamnés à s’unir. Pour cette nouvelle forme de bien-pensance, ils doivent parler d’une seule et unique voix. Issu du prêt-à-penser ambiant, ce raccourci intellectuel est repris à longueur de journée et de colonnes. En tout lieu et en toute circonstance, on l’entend. Sous toutes les formes, il se décline.

 Sur ce point, j’avais dans e temps demandé au Président actuel du Front le Professeur Kombila qu’il était d’abord nécessaire de définir les bases de l’unité face à ce que je considère comme une imposture de Jean Ping dans sa gesticulation insolente et démagogique pour l’unité derrière lui. Après avoir cru bon de m’interpeller sur le sujet, il n’a pas répondu a ma demande. Bien entendu que vaut l’avis du « makaya » dans la cour des « Mamadou » du système ? Surtout quand ce pauvre « makaya » est considéré le système « d’anarchiste », empêcheur de « tourner en rond ».

 Généralement, les tenants de cette thèse commencent par désigner leur champion, avant de demander aux uns et aux autres de faire allégeance. La nécessité de garantir le pluralisme d’opinion, le souci de se prémunir d’éventuelles déconvenues ou les leçons du passé leur importent peu. Leur objectif est connu : imposer leurs vues et leur champion, tout en faisant passer tout esprit rétif pour un suppôt de la majorité au pouvoir.

 Ce faisant, ils donnent la preuve évidente leur marque : les purs staliniens pédégistes du centralisme démocratique qu’ils avaient institué à la grande époque du PDG PARTI ETAT. Ainsi il n’y a que les crétins que nous sommes devenus, pour les considérer d’opposants. Pour moi, ils ne sont que des rivaux de l’actuel occupant du trône laissé par leur mentor


 Depuis bientôt deux ans, cette rengaine est reprise, ce terrorisme de la pensée pratiqué et cet extrémisme intellectuel mis en œuvre. A six mois de la présidentielle, certains espèrent toujours imposer cette lecture des choses, cette pratique pas toujours en phase avec les normes démocratiques. Si le désir d’alternance peut servir de prétexte, certains en profitent pour masquer leur refus du débat, diaboliser les autres pour mieux esquiver un examen lucide et minutieux de leurs propres turpitudes.

Tohu-bohu

D’une manière générale, en politique comme en stratégie, l’unité des forces est une étape nécessaire au combat. En son temps, André Mba Obame définissait l’addition comme «la seule opération praticable en politique». «La réalisation de (l’impératif) de changement passe nécessairement par la conjugaison des efforts et intelligences de tous ceux qui placent le Gabon au-dessus de leur position personnelle de pouvoir. Leur rassemblement s’impose maintenant», proclamait-il le 10 février 2010 lors de la célébration de la naissance de l’Union nationale (UN). Sans en déterminer les préalables, sans mesurer les devoirs sous-jacents, chacun se sent aujourd’hui en droit de reprendre ces recommandations, les transformant en dogme. Naturellement, certains s’en servent pour ériger leur lecture de la situation en axiome. Si une partie de l’opinion n’est pas dupe, une autre est conquise.

Et pourtant, à l’orée d’une présidentielle de tous les dangers, l’opposition a le choix entre focaliser sa stratégie sur les hommes ou se concentrer sur la construction d’un mécanisme commun et unique de sécurisation du scrutin. De cela, les uns et les autres n’ont cure. Certains tiennent la désignation du porte-flambeau pour une exigence cardinale. D’autres militent pour des réformes juridiques et institutionnelles.

En découle, une incompréhension générale, un tohu-bohu assourdissant, contraignant les deux tendances à un duel à mort. Plus personne ne sait tout cela mène. Mais entre le choc des égos et la confrontation des opinions, entre la querelle de personnes et le combat d’idées, le citoyen lambda comprendra toujours plus facilement les premiers. Mba Obame avait-il mis en récit sa propre histoire, raconter sa souffrance physique, au point de se donner une image mythique, iconique ? D’autres s’efforcent de transposer ce schéma, faisant de la pugnacité voire de la témérité le nec plus ultra des qualités, quitte à verser dans une simplification caricaturale.

Peut-on appartenir à l’opposition sans adhérer à l’idée de candidature unique, sans se faire le relais d’une unité à tout prix ? De nombreux militants ou sympathisants de l’opposition se sont déjà prononcés sur la question (lire par ailleurs «Candidature unique de l’opposition : Utopie ou mauvais calcul ?»). Sans les contredire sur le fond, certains ont malgré tout tenté de les ramener à la querelle de personnes voire de les frapper d’apostasie.

Subtils calculs personnels

N’empêche, de nombreux leaders d’opinion proches de l’opposition refusent de faire de la candidature unique la condition sine qua non de l’alternance. Albert Ondo Ossa avait déjà dénoncé les «faux combats», invitant les acteurs politiques à «opter pour un discours crédible et responsable, vis-à-vis de la population d’une part et vis-à-vis de la communauté internationale d’autre part ; se refuser à utiliser les mêmes armes que le pouvoir et se concentrer sur l’essentiel».

Marc Ona Essangui avait choisi d’inviter au combat contre une certaine mainmise sur toutes les institutions. Georges Mpaga avait déjà mis à l’index la volonté de conserver des «intérêts occultes». Systématiquement, certains ont tenté de les ramener à la question de l’unité, paravent commode de la querelle de leadership, faux nez du culte de la personnalité. Aux oubliettes, la sécurisation du scrutin ! Aux calendes grecques, la construction d’un mécanisme commun de contrôle. Seules comptent l’unité et la candidature unique.

Les tenants de l’unité à tout prix ne sont pourtant pas à une contradiction près : proclamant partout avoir vu des leaders de l’opposition sortir vainqueurs dans les urnes de scrutins présidentiels, ils font néanmoins de la candidature unique une condition nécessaire pour l’alternance. Jamais, ils ne regrettent l’absence d’unité de l’opposition en 93, 98 et 2009. A aucun moment, on ne les entend établir une relation de cause à effet entre la multiplicité de candidatures issues de l’opposition et les destins contrariés de Paul Mba Abessole, Pierre Mamboundou et André Mba Obame.
Leur posture actuelle ne masque-t-elle pas de subtils calculs personnels ?

Certains le pensent. Vise-t-elle à imposer l’alternance ou à faire d’eux des éléments essentiels du jeu politique national ? D’autres l’affirment. Jean Eyéghé Ndong ne disait-il pas : « Il est souhaitable de désigner un candidat maintenant, pour que ce dernier ait le temps de faire le tour du Gabon, afin (qu’il) soit connu de tous les Gabonais » ? Selon lui, l’unité peut donc se faire autour d’un inconnu. A l’écouter, quelqu’un de méconnu ou mal connu peut très bien être ce candidat unique tant recherché. Surprenant !!! Au train où vont les choses, l’opinion pourrait très bien avoir perdu pied. Au rythme actuel, la demande d’unanimisme voire d’unicité pourrait très bien avoir remplacé la quête d’unité. Or, si tout cela nuit à la démocratie, ça sert les intérêts des hommes politiques…

Pour conclure, je vais faire référence à cet autre article de Caroline Matassa:

Tribune politique l’opposition gabonaise existe-t-elle vraiment ? (February 18, 2016) dont je rapporte quelques extraits :
Le Gabon n’est pas le seul pays à avoir une opposition, mais il est le seul pays au monde à avoir une opposition qui ne présente aucune offre politique. Cette situation est un héritage de notre quarantaine d’années passées sous un homme d’une hyper-puissance et dont la seule présence à la télévision rassurait plus d’un, dans sa capacité à protéger les citoyens que nous sommes.

Sauf qu’entre temps, la donne politique a énormément évolué vers la fin des années 2000. Nous sommes désormais, dans un monde interconnecté qui nous soumet chaque jour à des intelligences d’autres cieux et la comparaison est vite faite.Nous continuons à nous interroger sur la crédibilité de l’opposition gabonaise et même sa capacité à présenter une offre politique au peuple gabonais, si tant est qu’elle respecte ce peuple. En l’absence d’une telle cohérence, nous ne serions pas étonnés que les Gabonais renouvellent leur confiance au seul homme qui a un projet pour le Gabon: Ali Bongo Ondimba. Quelqu’un disait que si le projet d’Ali Bongo est discuté, c’est bien parce qu’il existe.

L’homme politique n’existant que par ses idées, l’absence d’idées veut dire que l’opposition, en réalité, n’existe pas.
J’annonce moi, que la vraie opposition est dans le peuple. Cette opposition du peuple se structure. « Comme dans l'opéra russe, le chœur, le peuple monte au fil des actes, à l'avant-scène et ravit le premier rôle aux ténors ». Ainsi le grand peuple gabonais, le peuple de Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, longtemps réduit au rôle de chœur des tenants du pouvoir dans le Bongoland, est monté à l’avant-scène et a ravit le premier rôle dans la révolution en cours, aux ténors politiciens.

Et comme dans une telle circonstance de l’histoire des nations, la victoire appartient toujours au peuple, il en va de même pour ce brave et grand peuple gabonais. Ce qui se passe dans le « microcosme politicien » de l’héritage du démurge Omar Bongo Ondimba est l’indication que les murs de Jéricho se fissurent. L’effondrement total de la citadelle est en vue. Le peuple avec ses « vrais prêtres » porteurs de l’arche qui est la vérité, entrera bientôt dans la citadelle pour bâtir le Gabon de ses espérances. Voilà ce que préfigurent toutes les sortes des évènements que nous vivons en cet instant.

Pour sortir notre pays de la catastrophe où peut conduire le spectacle affligeant du microcosme politique, formaté par le « démiurge » Omar Bongo Ondimba, que constitue le PDG. Bongo autour d’Ali Ben (de l’émergence) et le PDG. Bongo rival de ce dernier, la Révolution issue de la mobilisation du peuple est la seule voie. Notre pays a besoin d’un nouvel organisateur et, l’existence déterminant la conscience, on ne peut s’obstiner à douter que le peuple gabonais, au prix d’erreurs dues à la tromperie et à la trahison des élites bureaucrates, parviennent à se rendre compte de la situation, et, tôt ou tard, tire les conclusions pratiques qui s’imposent : le changement. Rompre avec le système. "Pour créer les conditions d'appropriation d'un organisme nouveau, il faut faire table rase des structures passées. Il faut, en fin de compte, tout abolir pour pouvoir commencer à tout reconstruire". Ce qui n’est possible que par la Révolution.

Jeudi 25 Février 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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