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Quand le général Morillon se mêle du scrutin afghan

Le site de la Liberté - LVDPG Révolution le Vendredi 18 Septembre 2009 à 22:56 | Lu 489 fois

Les Afghans ont besoin de croire à la sincérité de leur démocratie», estime le général français. Crédits photo : Le Figaro
Le général français à la tête de la mission européenne demande, comme les États-Unis, le respect de la Commission électorale qui recompte les votes de la présidentielle



Quand le général Morillon se mêle du scrutin afghan
Chef de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, le général Philippe Morillon reçoit dans son vaste bureau d'angle ayant vue sur tout Kaboul, au dernier étage de l'hôtel Intercontinental, monument kitsch de l'architecture hôtelière en béton des années 1960, jadis inauguré par le roi Zaher Shah en personne.

Connu pour son franc-parler - qu'on avait expérimenté dans la Bosnie en guerre des années 1992-1993 où il commandait les forces de l'ONU -, le général s'apprête à quitter provisoirement le pays, pour ren­dre compte de l'imbroglio postélectoral afghan à ses supérieurs à Bruxelles. «Mardi dernier, nous avons exprimé publiquement notre jugement de techniciens : il y a 1,5 million de bulletins de vote suspects, qui méritent enquête et recomptage. Il appartient maintenant aux dirigeants politiques de l'Union européenne d'exercer la pression qui convient sur Karzaï pour qu'on ait ici un résultat électoral sincère, pour que la population ayant eu le courage d'aller voter ne soit pas trahie par un résultat frauduleux.»

Lors du scrutin présidentiel du 20 août dernier, de nombreux bureaux de vote (par­­ticulièrement dans le Sud pachtoune) ont affiché des taux de participation de 100 %, alors qu'ils n'étaient restés ouverts que trois heures… Par ailleurs, des centaines d'urnes se prononçaient à plus de 95 % pour un seul candidat, alors qu'il y en avait 35 en lice…


Un second tour est possible

La mission d'observation européenne ventile ainsi les bulletins de vote douteux : 1,1 million en faveur du président Karzaï, 300 000 pour son principal challenger le Dr Abdullah Abdullah, 90 000 se portant sur M. Bashardost, candidat de la minorité ethnique hazara (chiite). «Ce sont des chiffres très lourds », poursuit l'ancien général français, qui effectua deux mandats de député européen, juste après avoir quitté le service actif avec le grade de général d'armée. «L'intérêt de ce pays est que le nouveau gouvernement qui sortira de ces élections ne soit perçu comme illégitime par personne. Les Afghans ont besoin de croire à la sincérité de leur démocratie. Les pays occidentaux, dont les opinions publiques sont fragiles, ne peuvent se permettre de cautionner un résultat frauduleux, alors que tous les jours leurs soldats se sacrifient pour l'Afghanistan. Je suis confiant qu'à Bruxelles les politiques ne me désavoueront pas. »

Le général fait toute confiance au processus de recomptage actuel, piloté par la Commission électorale des plaintes, organisme indépendant présidé par l'expert canadien Grant Kippen. Même son de cloche à Paris où, joint par téléphone, Bernard Kouchner confie au Figaro : «Laissons la commission faire son travail. C'est la loi afghane elle-même qui l'a créée. Si son travail de correction fait descendre le président Karzaï en dessous de la barre des 50 %, bien sûr qu'il faudra un second tour ! »

L'énorme ambassade américaine de Kaboul milite également pour la sincérité du scrutin. Le 13 juillet, les Américains avaient en vain alerté le président Karzaï sur l'insuffisance des préparatifs afghans en termes de sécurité. L'ambassade réfute l'argument d'un impossible second tour en raison de la proximité de l'hiver. Se référant aux huit années précédentes, elle ne s'attend pas à voir la neige tomber avant la mi-novembre, ce qui laisse encore beaucoup de temps…

Karzaï a-t-il personnellement ordonné la fraude ? Les diplomates ne le croient pas, penchant plutôt pour un excès de zèle des barons du pouvoir en province, désireux de conserver à tout prix leurs postes et leurs juteux trafics. Quoi qu'il en soit, s'abstenant de se déclarer victorieux, le président s'est engagé, hier, lors d'une conférence de presse tenue peu avant l'attentat, à respecter le verdict final de la Commission des plaintes.


Vendredi 18 Septembre 2009
LVDPG Révolution
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