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Présidentielles en COTE D’IVOIRE Réaction du Constitutionnaliste Opérationnel Samuel NTOUTOUME NDZENG

Le site de la Liberté - LVDPG le Dimanche 26 Décembre 2010 à 19:00 | Lu 2590 fois

« Ce qui se passe en Côte d’Ivoire au 2ème tour des Présidentielles de 2010, ne peut laisser indifférent»



Présidentielles  en COTE D’IVOIRE Réaction du Constitutionnaliste  Opérationnel Samuel NTOUTOUME NDZENG

SEUL CONTRE TOUS OU DEUX CAMPS IDEOLOGIQUES S’AFFRONTENT ?

Nous voudrions éclairer les lecteurs sur les principales mutations qui résulteront du cas ivoirien.
Au départ du conflit « Légitimité contre Légalité » nous avons conclu que depuis les années 1990, les équipes au pouvoir d’Etat ont rarement perdu à aucune élection en Afrique francophone, notamment.

Le Président en exercice en Côte d’Ivoire comme ailleurs lorsqu’il est candidat à sa propre succession, vient de démontrer, grâce aux prérogatives que lui confère la Constitution, qu’il est réellement la clé de voûte des institutions de la République tel qu’inspiré de la loi fondamentale française de 1958 légué par le Général DEGAULE que les législateurs de nos jeunes Etats ont copié textuellement.

En parcourant ces Constitutions, celle de la Côte d’Ivoire comprise, il est surprenant de constater que les articles qui confèrent au Président de la République en exercice les pouvoirs exceptionnels en temps de crise sont les mêmes que ceux que le Général DEGAULE leur a légués, même si suivant les cas, certains chefs d’Etat n’étaient pas des militaires mais plutôt des Civils parvenus au pouvoir par la voix des urnes.

La présente analyse permet de comprendre pourquoi les candidats déclarés perdants à une élection présidentielle en Afrique, le cas d’espèce de la Cote d’Ivoire, se réfèrent rarement aux dispositions constitutionnelles qui sont en réalité à l’origine du verrouillage de l’alternance démocratique dans nos pays mais préfèrent se réfugier dans les mécanismes de « fraudes multiples » expérimentés par les mêmes équipes au pouvoir ou l’oppositions avec la complicité des innovations des nouvelles technologies.

Aussi, il nous semble impératif pour sortir de toutes ces crises que l’élite africaine nouvelle qui a l’obligation et le devoir de transcender les errements politico-économiques du passé de cette culture caduque importée et mal arrimée aux aspirations de nos populations, oriente la vision des réformes dans une approche de partage équitable de pouvoir au sein des institutions constitutionnelles et non par consensus à la suite de la victoire d’un candidat ou d’un camp.

On éviterait ainsi la confusion créée par la communauté Internationale en s’attribuant tous les rôles de censeur « d’un coup d’Etat électoral du Président en exercice qui résulte selon notre analyse de la victoire de la légalité sur la légitimité en s’appuyant sur les prérogatives que lui confère la Constitution de la Côte d’Ivoire qui est toujours en vigueur mais que le perdant et cette communauté feignent d’ignorer les fondamentaux à l’instar du Conseil constitutionnel juridiction qui juge et valide en dernier ressort les élections dans nos pays contrairement à ce qui se passe en Europe où il n’existe pas de commission nationale électorale ni des observateurs internationaux lors des votes ; où le vocable de Rebel ou d’opposant est prohibé ?

La communauté internationale recommande même de faire chasser le Président légalement élu par un nouveau style de coup d’Etat militaires consistant à remplacer l’élu légal par l’élu légitime proclamé par la commission électorale alors que nous étions habitués à la prise de pouvoir par les militaires pour mettre fin à une dictature ou à la réhabilitation de l’ordre constitutionnel.

La solution de sortie de crise en Côte d’Ivoire va servir de jurisprudence à tous les Etats membres de l’Union Africaine (UA), celle-ci ayant négligé depuis près d’une vingtaine d’années, la mise en œuvre d’une Constitution commune ou d’un traité à l’instar de celui de l’Union Européenne où diverses situations d’accaparement du pouvoir par des voies non-conformes au traité de référence qu’elle aurait imposé à ses membres dont la violation justifierait l’intervention de ses forces de défense et de sécurité aux fins de réhabiliter l’ordre constitutionnel connu d’avance par tous !

Samuel NTOUTOUME NDZENG
*Universitaire chercheur en droit constitutionnel adapté aux aspirations africaines Diplômé à Paris 8 en 1972 - Economie Politique
Fondateur du Nouveau Mouvement de Libération de l’Afrique et de la Coordination Nationale des Mouvements Associatifs de la société Civile du Gabon

Dimanche 26 Décembre 2010
LVDPG
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28.Posté par BOUTELESI le 29/12/2010 12:12 | Alerter
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Comment Gbagbo a appris sa défaite !

Un numéro collector ! Dans sa livraison n° 2605 du dimanche 12 novembre, le célèbre hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, explique comment Laurent Gbagbo a appris sa défaite et a décidé de ne pas l’accepter. Un récit poignant qui conte, avec force détails, la « rébellion » du chef des frontistes contre le président élu démocratiquement, Alassane Ouattara. Des tracasseries administratives ayant empêché la distribution nationale de ce journal, nous en publions quelques extraits poignants
Dimanche 28 novembre, 23 heures.
Dans son QG de campagne du quartier d’Attoban, à Abidjan, Laurent Gbagbo a le sourire. Selon les informations en sa possession, la clé du scrutin – le report des voix de l’électorat d’Henri Konan Bédié – tourne dans le bon sens. Les chiffres, tout au moins ceux qui lui parviennent, le donnent en tête avec 52 % des voix, contre 48 % à Alassane Ouattara. « Vous voyez bien, lâche le président. Je savais que la greffe n’allait pas prendre. » Ce qu’il ignore, bien sûr, c’est qu’au même moment son rival a en mains des estimations radicalement inverses en provenance de la CEI (57 % en sa faveur). Et que, dans sa suite du Golf Hôtel, le Premier ministre Guillaume Soro est en train de basculer. Soro, qui a pourtant cru en Laurent Gbagbo avant le premier tour du 31 octobre et peut-être voté pour lui, puis senti la montée en puissance de Ouattara, est très remonté contre celui qui le qualifiait pourtant, il y a à peine deux mois, de « meilleur de mes Premiers ministres ». Motif : le brusque durcissement de la campagne électorale du président sortant entre les deux tours. Simone Gbagbo, qui a pris les rênes, a cru bon de fustiger à longueur de discours les « fauteurs de guerre » des Forces nouvelles, qui ont voulu « éliminer » son mari pour le compte de Ouattara. Or, les FN, c’est la base et la matrice de Guillaume Soro, lequel n’a en outre pas apprécié la proclamation unilatérale du couvre-feu. « Rien qu’en annonçant cela à la télévision, Gbagbo s’est tiré une balle dans le pied : il a perdu quatre points en cinq secondes ! » fulmine-t-il.

Lundi 29 novembre, 20 heures.
Devant ses proches, Gbagbo paraît un peu moins sûr de lui. Tout le monde, à l’extérieur, commente la victoire annoncée de son adversaire, mais nul n’ose lui en parler. « On devrait gagner, confie-t-il. Mais il y a des fraudes, plus graves que ce que j’avais prévu. » Un peu plus tard, il téléphone à son voisin et facilitateur de la crise, le président burkinabè Blaise Compaoré, puis raconte sa conversation. « Je lui ai dit :“Blaise, on me signale des mouvements de tes troupes à nos frontières.” Il me répond : “Ah bon ? Quelles troupes ?” Je rétorque : “Tu n’es pas au courant ?” Il réfléchit un peu, puis me dit : “Oui, je vois ce que c’est, ce sont des petites manœuvres avant les célébrations de notre cinquantenaire le 11 décembre à Bobo- Dioulasso.” Je réponds :“Tu ne pourrais pas les faire ailleurs ? Ça m’arrangerait. On a rigolé”. » Vers 22 heures, un visiteur informel, go-between entre les deux camps, glisse à l’oreille du président que Guillaume Soro a décidé de le quitter et de rallier Alassane. « C’est impossible, il ne peut pas ! Ce serait trahir ! » s’exclame Gbagbo, « dites-lui de venir me voir immédiatement.» Trente minutes plus tard, le Premier ministre arrive et s’engouffre dans le bureau présidentiel. Rien ne filtre, mais tout laisse à penser qu’aucun des deux hommes n’a véritablement crevé l’abcès.

Mardi 30 novembre, 19 heures.
Nady Bamba, la seconde épouse du chef, n’en démord pas. Elle a rencontré secrètement un collaborateur très proche de Soro et en a tiré l’impression que « Guillaume ne va pas [les] lâcher. » En pleurs, elle ajoute : « Ils vont arranger les choses, Allah est avec nous ! » Arranger ? Entre nuit et brouillard, l’heure est aux intermédiaires de l’ombre. Un riche homme d’affaires de la région installé à l’hôtel Pullman, qui a ses entrées à la Primature comme à la présidence, fait ainsi d’étranges propositions de compromis entre les deux hommes. « Tout est négociable », répète- t-il, et le plus étonnant est qu’il est apparemment mandaté pour le faire.
Informé, Gbagbo refuse : « C’est un piège ! » Gbagbo qui, désormais, hésite et semble douter. « Nous sommes à 50-50, confie-t-il, mais je m’accrocherai.» Sans doute pense-t-il désormais à mettre en œuvre son plan de sauvetage : tout faire pour empêcher la CEI de proclamer les résultats « biaisés » et passer la main au Conseil constitutionnel. Au Golf Hôtel, Soro, lui, ne doute plus. Avec ses proches, il choisit le nom de son futur parti : ce sera le FND, Forces nouvelles démocratiques.
Personnalité de style paranoïaque, Gbagbo ne s’avoue jamais vaincu.

Mercredi 1er décembre, 19 heures.
Dans la cour de la présidence, à Cocody, l’entourage de Laurent Gbagbo arbore des mines renfrognées, limite agressives. Ici, l’étranger au carré des fidèles n’est pas le bienvenu. « L’Angola a connu vingt-sept ans de guerre civile, nous n’en sommes qu’à la huitième, nous tiendrons encore dix-neuf ans », lâche un officier. Il est 20 heures quand un visiteur livre enfin au chef ce que nul depuis deux jours n’a eu la volonté de lui dire : les chiffres que la CEI s’apprête à rendre publics le donnent battu : « Tu as 46 %. » Gbagbo accuse le coup, puis se reprend : « Cela ne m’étonne pas. La CEI a toujours été contre moi. Choi et l’Onuci vont passer l’éponge sur les fraudes parce que la fraude est du bon côté, celui de Ouattara. Mais la CEI n’est qu’un outil technique. L’outil juridique, c’est le Conseil constitutionnel. La loi prime, et la loi ce sont les Blancs qui l’ont faite. Je ne céderai pas. » Puis il décroche son téléphone : « appelez-moi le Premier ministre ». Gbagbo à Soro : «Viens, je t’attends.» Soro : « Mais je sui s avec Choï . » Gbagbo : « Laisse-le et viens me voir. » Soro est en route. Prévenue, la garde à l’extérieur fait savoir qu’elle ne le laissera pas approcher : « Pas question qu’il voit le chef ! » Laurent Gbagbo doit réitérer ses ordres. L’entretien qui suit entre les deux hommes est tendu. Ils parlent des fraudes et le président fait savoir qu’il est hors de question à ses yeux que la CEI proclame les résultats avant minuit : « Je ne les reconnaîtrai pas. »
Derrière la porte entrebâillée, des proches de Gbagbo ne perdent pas une miette de la conversation et, comme s’ils doutaient de la détermination de leur chef, font non de la tête dès que Soro prend la parole. Plus tard dans la nuit, de retour à l’hôtel, Guillaume Soro expliquera que Laurent Gbagbo lui est apparu « fatigué, désorienté », et que, dans ces conditions, il n’a pas eu le courage de lui confirmer qu’il avait bel et bien perdu la partie. Les ponts sont coupés. Ils ne se reverront plus.

Jeudi 2 décembre, 14 heures.
Le délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats étant théoriquement forclos depuis la veille, une course de vitesse s’est engagée entre les deux camps. Alassane Ouattara téléphone au chef de l’Onuci, Choi Young-jin, pour lui demander d’abriter dans ses locaux la conférence de presse de Youssouf Bakayoko, le président de la CEI, qui doit proclamer les résultats provisoires. Refus de Choi : « Non, pas chez moi, ce ne serait pas opportun. » Ce sera donc au Golf Hôtel – pas le meilleur endroit, symboliquement et politiquement, mais tout de même en «territoire ivoirien ». En début de soirée, on apprend que le Conseil constitutionnel va proclamer ses propres résultats le lendemain. Ouattara à un émissaire : « Dis à Gbagbo que s’il revient à la raison, il ne lui arrivera rien ; je le protégerai jusqu’au bout. » Autre pensionnaire prestigieux du Golf, Henri Konan Bédié est, lui, beaucoup plus tranchant : « Gbagbo est devenu fou ; il ne tiendra pas. Dans quelques jours, l’armée et l’Onuci l’auront balayé. »
L’armée… Tard dans la soirée, Laurent Gbagbo confie à un visiteur : « Je sais que Soro et ses rebelles préparent une offensive pour prendre Yamoussoukro et descendre sur San Pedro. Ils comptent sur des divisions au sein des Forces de défense et de sécurité. Mais je n’ai aucune crainte. L’armée et moi, nous avons scellé un pacte. Pour le reste, qu’ils prennent le Nord, on peut vivre sans ! »


Vendredi 3 décembre, au cœur de la nuit.
Au palais de Cocody, l’atmosphère est à la mobilisation et au recueillement. Des exhortations s’échappent de petits groupes de prière réunis çà et là :« Dieu protège la Côte d’Ivoire ! » La Bible et le fusil. Laurent Gbagbo, dont l’entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy s’est très mal passé, reçoit l’ambassadeur de France Jean- Marc Simon. « Sarkozy, c’est Chirac II ! », tonne-t-il, « Vous devez savoir que dans le droit ivoirien, c’est le Conseil constitutionnel qui prime ! Le droit, c’est vous qui l’avez inventé n’est-ce pas ? » Même s’il se dira plus tard « impressionné » par l’extrême résolution de son interlocuteur, Simon se montre ferme. « Pas de violences, pas de sang versé, aucun Français ne doit être touché », répète-t-il. Depuis le milieu de l’après-midi, le président ivoirien a brûlé ses vaisseaux. Le Conseil constitutionnel l’a déclaré élu sans même tenir compte de l’article 64 du Code électoral ivoirien, révisé en 2008 et qui prévoit qu’au cas où le Conseil « constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble », il doit prononcer « l’annulation de l’élection présidentielle » (et non pas l’identité du vainqueur), un nouveau scrutin devant être organisé « au plus tard quarante-cinq jours » à compter de la date de cette décision.
Non au Prix Nobel de la soumission
Cette nuit-là, « Seplou » est seul dans son bureau. Un maître d’hôtel lui a apporté un verre d’eau et un sandwich jambon-beurre. Sa large chemise Paté ‘O flotte un peu. Il est fatigué, amaigri, mais ses yeux s’animent d’une étrange lumière quand il se lance, devant un proche qu’on vient d’introduire, dans un long monologue. « Eh bien quoi ? Pourquoi céder ? Pourquoi partir ? Pour qu’on me décerne le prix Nobel de la soumission ? Pour qu’on me cite en exemple devant les écoliers de France et que l’on dise : voilà la preuve que la démocratie à la française ça marche jusqu’au fin fond de l’Afrique ? Eh bien non. Cette élection démontre que la démocratie ici, ça ne marche pas encore. Où est le vote moderne, quand l’imam donne des consignes à la mosquée et que tous ses fidèles le suivent comme un seul homme ? Où est la démocratie, quand tout le monde triche ? La Côte d’Ivoire est en phase d’apprentissage démocratique et c’est à moi, Laurent Gbagbo, de la guider jusqu’à ce que la leçon soit apprise. Alors, bien sûr, on va me condamner. Les Américains, les Français vont me condamner. Je ne suis pas Israël, je ne suis pas Moubarak,je ne suis pas Karzaï. Je ne suis qu’un Africain. Mais je résisterai. J’ai le cuir épais. Bédié s’est couché. Moi, je ne laisserai jamais Alassane Ouattara diriger la Côte d’Ivoire. S’il veut mon fauteuil, il faudra d’abord qu’il me passe sur le corps ! » Dehors, les crapauds-buffles qui hantent les rives glauques de la lagune Ébrié coassent à l’unisson. La messe est dite.

Quand les derniers amis vous quittent...
Ils ne sont plus guère nombreux à défendre le cas Gbagbo. La détermination des présidents Obama, Sarkozy, Compaoré et Jonathan... a fait plier ceux qui hésitaient encore. Samedi 4 décembre. « Investiture» de Laurent Gbagbo au palais. Tous les ambassadeurs en poste à Abidjan – sauf deux, ceux de l’Angola et du Liban –boycottent la cérémonie. Aussitôt, le pensionnaire du palais comprend qu’il doit desserrer l’étau. Dès le lendemain, il envoie discrètement son conseiller militaire, Bertin Kadet, chez son allié le plus fidèle, le président angolais José Eduardo dos Santos. Malgré l’embargo, les forces loyalistes doivent s’équiper au plus vite. Le même jour, Laurent Gbagbo dépêche Zacharie Séry Bailly en Afrique de l’Ouest. Professeur d’anglais à Cocody, Séry Bailly n’a pas du tout la même feuille de route que Bertin Kadet. Au Nigeria, au Bénin, au Togoet au Ghana, il est chargé d’amadouer quelques pays clés de la sous-région avant le sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), prévu le 7 décembre à Abuja. Au Nigeria, il n’est reçu que par des sous-fifres… Mauvais signe. Surtout, quelques jours plus tôt, le 2 décembre, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Henry Odein Ajumogobia, a vu longuement Blaise Compaoré à Ouagadougou. Pour Laurent Gbagbo, le risque d’un axe Burkina-Nigeria contre son coup de force électoral se profile.

Les «grands» en action
Lundi 6 décembre. Laurent Gbagbo espère encore pouvoir compter sur deux alliés dans la sous-région : le Ghana et le Cap-Vert. Mais les « Grands » entrent en action. Barack Obama fait savoir à John Atta-Mills, son hôte de juillet 2009, que celui-ci ne peut pas le décevoir. Nicolas Sarkozy demande au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, de passer un petit coup de fil à Pedro Pires, son vieil ami lusophone, pour lui rappeler combien l’Europe a contribué au développement de son archipel…
Mardi 7 décembre. Le chef de l’État nigérian, Goodluck Jonathan– qui préside la Cedeao –, est pressé d’en finir. Pour gagner du temps, il organise le sommet au pavillon d’honneur de l’aéroport d’Abuja. Six de ses pairs d’Afrique de l’Ouest ont répondu à l’invitation : le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Malien Amadou Toumani Touré, la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, le Burkinabè Blaise Compaoré, le Ghanéen John Atta-Mills et le Togolais Faure Gnassingbé. Petite surprise : le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Youn-jin Choi, vient expliquer pourquoi il a certifié la victoire d’Alassane Ouattara. Les sept approuvent.
Huis clos, déjeuner. En quatre heures, la messe est dite : « Laurent Gbagbo doit rendre le pouvoir sans délai. » La Côte d’Ivoire est suspendue.
Réaction du journal Notre Voie, à Abidjan : « C’est le sommet des comploteurs». Merc redi 8 décembre. Après l’Afrique du Sud, la Russie lâche à son tour le camp Gbagbo. Est-ce l’effet d’un coup de téléphone de Nicolas Sarkozy à Dmitri Medvedev ? Plus sûrement, Moscou ne veut pas se fâcher avec le grand Nigeria. Le lendemain, l’Union africaine annonce la suspension de la Côte d’ Ivoire. À Abidjan, Alcide Djédjé, le nouveau ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo, peut fulminer contre « l’Onu à la dérive ». Mais, quand il sollicite une audience chez Blaise Compaoré, celui-ci fait répondre que son emploi du temps est trop chargé...
Correspondance particulière




27.Posté par BOUTELESI le 29/12/2010 12:04 | Alerter
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@ 26

Madame l´objet de nos échanges n´est pas de vous faire changer de camps mais d´établir la "vérité" issue des élections . L´aversion d´une bonne partie ds ivoiriens en l´encontre de Monsieur OUATTARA est ligitime en ce sens que son "ivoirité " est sujet à caution , c´est quelqu´un qui a fait ses études aux usa , qui a travaillé en qualité de gouverneur ou vice gouverneur de la banque des états de l´afrique de l´ouest en tant que bourkinabé de nationalité et qui du jour au lendemain est nommé premier ministre de la côte d´ivoire par Houphouet Boigny . Monsieur OUATTARA ne peut pas montrer ses amis d´enfance en côte d´ivoir encore moins ses camarades d´ecole primaire , notre ouattara au gabon c´est ALI BONGO .

J´ai jamais affirmé que Laurent GBABO était à l´origine de tous les maux aux quels les ivoiriens sont confrontés ce que je voulais dire c´est que ses dix ans de pouvoir ont beaucoup plus contribué à la regression sociale en termes simples abidjan était une ville propre , les batiments administratifs étaient bien entretenus , les haupitaux étaient relativement propres , vous pouviez vivre avec 50 000 fcfa /mois tous ces acquis sont aujourd´hui un lointin souvenir .

Je ne suis pas l´avocat de OUATTARA ,ce que je recuse c´est qu´on se fasse manipuler par des discours démagogiques d´une pseudo lutte contre l´impérialisme occidental , pour justifier un coup d´etat constitutionel . Ni OUATTARA ni GBABO ne sont les enfants de coeur .

Vous dites par ailleurs que si OUATTARA est installé par la force le camps de GBABO ne va pas rester les bras croisés , c´est possible mais permettez moi de faire un petit rappel de faits de manière succinte :
En 1999 les soldats déclenchent une mutinerie pour réclamer le versement de leur solde , les officiers superieurs en profitent pour mettre en exécution le coup d´etat qui vraissembleblement était en préparation . Le 24 decembre 1999 le président KONAN BEDIE est "déposé" , les géneraux Robert Guéi et Palinfo prennent ainsi les reines du pouvoir . Laurent GBABO qui se trouvait au GABON rentre aussitôt en côte d´ivoire à bord d´un avion que BONGO avait mis à sa disposition malgré la fermeture de l´espace aérien son avion est orienté à BOUAKE et il regagne Abidjan par voie terrestre sous bonne escorte militaire . Un gouvernement d´union national est formé dans le quel on retrouve presque toutes les sensibilités politiques de la scène politique ivoiriennes .
En octobre 2000 les élections présidentielles sont organisées mais la gente au pouvoir prend le soin d´ecarter les candidatures de KONAN BEDIE et de OUATTARA tous deux exilés en france , c´est dire que c´etait un boulevard pour GBABO car lui au moins avait une assise politique dans le pays ce qui n´etait pas le cas du géneral Robert Guei . GBABO prend le pouvoir dans des conditions calmiteuses et la chasse aux sorcieres est engagée , l´ex ministre de l´interieur BOGA DOUDOU est exécuté aux premieres heures , le domicile du géneral GUEI Robert est visité par les militaires pro-gbabo son épouse est assasinée et tous ceux qui se trouvaient au passage des escadrons de la mort , allerté par un bonne volonté de l´arrivée imminente des escadrons de la morts à son domicile le Géneral GUEI alla trouvé réfuge à l´eglise saint Jean de cocodi mais c´était ignorer la bestialité des hommes du nouveau chef d´etat , ils sont donc aller le dénicher de sa tanière et l´on exécuter quelques instants plus tard . Son corps a été retrouvé en bordure de route non loin de l´église d´autres meurtres ont été commis à abidjan dont le fameux charnier de Yopougon . Un certain nombre de militaires se sont ainsi refugiés dans les pays voisins dont au bourkina faso , de 2000 à 2002 les militaires déserteurs s´entrenaient avec la complicité des autorités boukinabé à venir renverser le régime de GBABO , ce dernier a d´ailleurs été informé plus d´une fois de ce qui se tramait de l´autre côte mais aucune disposition n´avait été prise par le pouvoir d´abidjan pour anihiler toute tentative de coup de force . Parallèlement Guillaume soro engaga une tournée dans certains pays européen pour sensibiliser certains de ses anciens amis membre de la fesci à se tenir pret d´aller foutre GBABO dehors car il convient de le souligner guillaume soro dirigeait la branche politique du MLPCI ( mouvement pour la libération totale de la côte d´ivoire) . Ainsi en septembre 2002 durant son séjour en Italie une opération est lancée sur abidjan pour déposer le régime de laurent GBABO , informé de la situation dans son pays GBABO va écourter sa vise et rentre sur abidjan l´armée ivoirienne sous équipée est mise en déroute par les insurgées , laurent GBABO demande à paris d´intervenir conformement aux accords de défense mais c´est une fin de non recevoir qu´il obtient de chirac sous prétexte que les insugés sont des ivoiriens , ce qui est curieux c´est que ces mêmes accords de défense avaient été appliqués au gabon en 1964 lorsque certains gabonais courageux avait ou étaient en voie déposer le régime de Léon mba !!
Pour éviter la destabilisation du pays paris intervient en repoussant les insugés vers le nord de la côte d´ivoire et depuis ce jour la côte d´ivoire est coupée en deux , au nord les rebelles font la pluie et le beau temps et au sud GBABO et son clan se la coule mais au milieu le peuple souffre . Certains estiment que OUATTARA a financé la rebellion pour destabiliser le régime de GBABO d´ou la radicalisation des pro gbabo .
Enfin pour les élections du 28 novembre j´ai la faiblesse de croire que ouattara en est sorti vainqueur , pour la simple raison que le repport des voix du candidats bedié a beaucoup péser dans la balance en faveur de ce dernier et aussi l´obstruction délibérée des partisans de GBABO de la proclamation PROVISOIRE des résultats dans les délais requis par la loi .

26.Posté par Larévolte le 29/12/2010 01:09 | Alerter
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@ BOUTELESI,

Vous semblez connaître la Côte-d'Ivoire bien plus que moi pour la simple raison que vous y avez vécu et je vous crois. Cependant, je suis dans le regret de vous faire remarquer que tous les problèmes, tous les maux et les manquements que vous avez constatés lors de votre deuxième séjour en Côte-d'Ivoire sont presque identiques à ceux qu'on rencontre au Gabon, au Congo et un peu partout en Afrique. Et puis, je ne crois pas que Laurent Gbagbo soit le seul responsable de cette situation. Il y a beaucoup de versions à propos de la Côte-d'Ivoire. Ces versions diffèrent en fonction du camp qu'on prend partie. On ne sait plus qui croire et qui ne pas croire.
Quoiqu'il en soit, je vous assure qu'à Nantes où je vis, il y a une bonne communauté d'ivoiriens, la plupart de ceux avec qui je discute de cette crise ivoirienne ne veulent pas entendre parler de Ouattara.
C'est pour cela que je continue à penser que même si les puissances occidentales avec la complicité des chefs d'état africains reussissent à éjecter Gbagbo du pouvoir, Ouattara ne dirigera pas la Côte d'Ivoire dans le calme et la sérénité. A mon humble observation, je ne crois pas que Ouattara a gagné. Nous tous nous connaissons le comportement d'un peuple qui vient de se faire voler une victoire en sachant que les puissances occidentales ONU, UA sont du côté du candidat réellement voulu.

Au risque de vous decevoir, je ne crois pas que la situation de la Côte-d'Ivoire va s'améliorer avec Ouattara à la tête de l'état. Pourquoi les 54% d'ivoiriens qui lui ont accordé leur suffrage ne manifestent-ils pas? Pourquoi Ouattara lui-même est presque inexistant dans ce bal de vampires? Pourquoi ce sont les puissances occidentales s'affichent de façon ostentatoire dans cette crise post-électorale africaine? Et si c'était les puissances occidentales qui forçaient Ouattara à discuter le fauteuil présidentil? Sans compter les appels à la grève du camp de Ouattara qui sont suivis d'aucun réel effet. Drôle de succès je pense!!!
Je connais les africains quand on leur donne une occasion de manifester, et surtout quand ils pensent être dans leurs droits.

Non non, je ne suis pas convaincue que les résultats de la cei étaient fiables. Je ne suis pas idée fixe mais je ne crois pas aux mascarades.

Je suis désolée de ne pas pouvoir partager votre opinion.

C'est sans rancune.

25.Posté par nietszche le 28/12/2010 17:21 | Alerter
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le Conseil Constitutionel a recu le principe censeur pour faire un equilibre dans la repartion des roles . L issue legale aurait du etre un nouveau scrutin si remise en cause non abusive de la certification.

24.Posté par nietszche le 28/12/2010 17:09 | Alerter
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J aimerai évoquer un préalable à l opposition de 2 concepts : celui de leur existence.

Si la légitimité est remise en cause ne pouvant être qu’un absolu dicté par les moyens que l élection a défini comme règles (code électoral avec son principe certificateur ) , la légalité quand à elle n est pas du tout au rendez-vous car évoluant hors du cadre circonscrit ( code électoral ). Pour preuve Gbagbo demandait hier soir qu’ on lui prouve la légitimité d ADO, car de son propre aveu on ne peut débattre que de ce qui est .

Le président du Conseil Constitutionnel ayant émis une position en faux avec la disposition de la loi , peut -on parlé de l acquis du caractère légale concernant sa décision de modifier les décisions du scrutin en moins de 12h (plus de 20 000 PVs / moins de 2,16 secondes par PVs).

Le véritable problème que je constate ici est celui qu’ a évoqué Obama, celui des institutions faibles assujetties aux intérêts individuels permettant un exercice hors du cadre légal (fixé par la loi) , et en ce, le cas ivoirien met juste sur la sellette un phénomène qui se produit sous nos latitudes sous un autre angle de vue, mais devient criard parce que il fait face à une force de contestation bien plus puissante: l ONU ( ici victime parce que se refusant à une un faux "prévaloir de légalité") .

Gbagbo serait légale dans les marges de la loi. Or nous assistons à une légifération hors droit et à une prise en otage conséquente des institutions républicaines par une bande d amis (pactisant) ayant assujetti la grande muette et le quatrième pouvoir.

Le chemin vers la légalité du légitime est obstrué par l illégal bafouant le droit. Toute la prédominance de l exécutif sur le législatif et le judiciaire et leurs collusions malsaines trouvent ici leur expression. La communauté internationale a fait preuve de naïveté en ne fixant pas suffisant de verrous en aval du processus. Autant elle aura organisé des scrutins ailleurs, des referendums dont elle a contrôlé les opérations du début à la fin du processus autant elle a eu tort de croire à la bonne foi du politique africain sur ce gage de certification ratifié par Gbagbo (reconnue au premier tour, mais pas au second tour).

En effet pour bien des dirigeants africains le droit semble stratifié et la strate supérieure leur serait toujours acquise, quand ce n est eux-mêmes cette strate supérieure.

Demander alors à Gbagbo de comprendre l article 64 quand " la loi c est lui" au travers de Yao Ndre.

23.Posté par BOUTELESI le 28/12/2010 16:44 | Alerter
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Enfin comme plat de résistence je vous offre madame la révolte ce qui suit :

Comment la côte d´ivoire a été livrée aux multinationales en pièces détachés
( cet article est issu d´un journal africain , donc pas d´un organe de presse occidental )
de pouvoir, Laurent Gbagbo a concédé des marchés stratégiques à des multinationales de préférence françaises, espérant sans doute, par le jeu des intérêts, retrouver une certaine respectabilité à l’Elysée. Le choix de l’agence française Euro RSCG (marché de 2 millions d’euros, ?), filiale de Bolloré, pour conduire sa communication lors des dernières présidentielles, illustre bien ce paradoxe entre la posture politique affichée et la réalité sous jacente. Nul ne sait combien le groupe français TNS Sofres a été payé pour produire, avant le scrutin, une série de sondages tous favorables au président sortant.

Le président Gbagbo a curieusement été celui des successeurs de Houpheït Boigny qui aura le plus concédé de place aux multinationales. Alors que Bouygues obtenait le marché de la construction du troisième pont de la capitale économique ivoirienne au détriment d’un groupe chinois, Bolloré se voyait renouvelé le marché de gré à gré de la gestion du port à conteneurs d’Abidjan. Pendant ce temps, Vinci héritait d’un grand chantier à Yamoussoukro dont le palais présidentiel. Le partage est clair : la multinationale Bolloré contrôle les ports, Bouygues gère les ponts et Vinci les palais. Les chantiers Yamoussoukro sont ainsi aux mains de l’architecte français Pierre Fakhoury suivant des procédés qui avaient ému le FMI (voir Les très bonnes affaires de Pierre Fakhoury, www.lesafriques.com)

C’est dire que le patriotisme de Laurent Gbagbo n’a pas freiné l’avancée du Groupe Total, qui a fait son entrée au pays, en se portant acquéreur, en octobre 2010, d’une participation de 60% dans l’important permis d’exploitation CI-100 (champ offshore de 2 000 kilomètres carrés situé à 100km au sud-est d’Abidjan), avec la bénédiction du gouvernement ivoirien. L’investissement dépasserait 250 millions de dollars, un montant à minima puisque selon les experts, Total prend position sur un site qui lui garantit 20 ans de forages gratuits. A noter que ce champ dont les réserves sont estimées à 1,5 milliards de barils, a été négocié directement avec Yam’s Petroleum, qui appartient à l’architecte français Pierre Fakhoury dont une partie des prestations dans les grands chantiers de Yamoussokro est rémunéré en nature.

Autre secteur où le patriotisme de Gbagbo n’a pas joué, l’agriculture. En 2010, les exportations de cacao, la filière la plus importante du pays, sont contrôlées à 90% par Cargill, ADP, Saco, Cemoi et Oustpan. Le patriote Laurent Gbagbo a poursuivi l’application de la doctrine libérale de la Banque mondiale là où son devancier, Houpheït Boigny, était intraitable, gérant la filière à travers une caisse de stabilisation (la Caistab) qui garantissait un revenu minimal aux planteurs. Aujourd’hui, l’Etat ne contrôle plus le secteur ni en amont ni en aval. Les financements des principales opérations se font à travers la Société Générale, la Standard Chartered et la BNP Paribas, les banques locales servant pour le paiement de taxes et de redevances à l’exportations.

La volonté de rester au pouvoir a poussé le «révolutionnaire africain » a abdiquer devant la Banque mondiale, le FMI et les multinationales. L’atteinte du point de décision de l’initiative PPTE, synonyme de financements et de réduction de la dette a sans doute poussé le camarade Gbagbo a d’importances concessions. Celui qui promet la rupture a fait de son pays l’un des grands bastions du pré-carré français. Une entreprise où il a réussi puisque la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays de l’Afrique de l’Ouest riche en matières premières où la Chine n’a pas encore pris pied.


22.Posté par BOUTELESI le 28/12/2010 16:21 | Alerter
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@ 21

Mdame vous m´avez plusieur questions je vais tenter selon mes possibilités d´essayer d´apporter quelques élements de réponses

1/ Les ivoiriens auront-ils toutes ces choses seulement si c'est Ouattara qui est au pouvoir?

J´ai été en côte d´ivoire en 1998 et j´y suis retourné en 2007 croyez moi le constat qui se dégage est plus que triste :
- la deterioration des infrastructures qui relèvent du domaine de l´etat( routes , hopitaux , batiments ...)
- une augmentation du coût de la vie
- la dislocation du tissu social ......
- le sentiment grandissant de haine au sein des populations
L´arrivée au pouvoir des refondateurs a fait de la haine et des discours démagogiques leur leitmotiv pour assoir leur autorité , faisant fi des fondamentaux qui constituent la raison de vivre des citoyens à savoir pouvoir se soigner , pouvoir se loger et pourvoir s´éduquer . Il n´est un secret pour personne que pour être admis à l´ena ou à l´école de la police par exemple seuls ceux qui sont à même de debourser des espèces sonnantes y ont accès au détriment des méritants . La FESCI (fédération estudiantine et scolaire de côte d´ivoire) qui était senser défendre les intérêts des étudiants en vue de l´amélioration de leur conditions d´etudes et de vie est devenue un véritable bras armée du pouvoir de GBABO . On assiste depuis l´accès au pouvoir de GBABO à des scènes de Barbaries au sein des cités universitaires dignes de primates au XIX siècle, les promotions sont faites aux obligés du pouvoir tel BLE GOUDE qui , après avoir fraudé pour obtenir une Licence en anglais devient millionaire aujourd´hui sans avoir une fois dans sa vie attraper un bulletin de paie . Ce sentiment d´injustice est trèsmal percu au sein de la majorité des populations ivoiriennes car 3 ivoiriens sur 5 souhaitaient le départ des refondateurs du pouvoir .
Monsieur Ouattara de mon point de vue incarnait une autre vision de la gestion aussi bien des ressouces humaines que économiques et fianancière . Bien qu´etant un obligé des occidentaux Ouattara apparait moins béliqueux moins haineux que Koudou laurent gbabo , c´est plutôt un rassembleur .

2/Pouvez-vous affirmer que Ouattara ne se cramponnera pas au pouvoir comme ceux que vous dénoncez?
La question n´est pas de savoir qui de Laurent GBABO ou de OUATTARA va s´accrocher le plus longtemps possible au pouvoir mais plutôt qui des deux est à même de porter des solutions aux ivoiriens c´est à dire la cohésion sociale , la resorbtion du chômage , la revolorisation du travail , le réunification du pays , l´ouverture des enquêtes sur les exactions survenues depuis 2000 , en particulier l´assasinat du géneral Rober Guei à l´eglise saint jean de cocodi etc.
La cei est-elle aussi fiable?
La CEI avait pour rôle de centrliser les résultats et de les proclamer elle ne pouvait donc fabriquer les pv . Les fraudes ont été occasionnés au niveau des bureaux de votes et non à la cie , aussi l´onu a procédé à la vérification de 20000 pv litigieux pendant 3 jours , il ressort de cette vérification que le score de Ouattara est passé de 58% à 54 % par conséquent ont peut accorder du credit à la cei .

Est-ce que les pays africains sont des pays démocratiques pour que les puissances occidentales et des gens comme vous brandissent cette raison pour piétiner les lois d'un état souverain?

Certaine pays africains sont démocratiques (Afrique du sud ,la Namibie, Benin , Mali , Ghana ) d´autres en revanche sont en voie d´y être . L´élection présidentielle en côte d´ivoire revêt un caratère particulier en cela que un protocole d´accords avaient été signés préalablement pour la validation et la certification des résultats des dites élections , tous les partis avaient ainsi donc parafés ce protocole d´accord en toute âme et conscience . Je trouve donc indescent que certains veuillent changer les règles du jeu en cour de match sous , pretexte qu´on s´estime avoir été floué par la partie adverse et si telle est le cas les lois de l´etat souverain ont prévu des voies de recours , en l´espèce le droit n´a pas été lu d´ou l´ingérence de ceux qui ont participé au financement de l´élection .
Aussi savez vous madame que les moyens de préssions avaient dejá été mises en application par les usa pour inciter Gbabo à organiser les élections ? L´un des faucons du régime et pas des moindre l´ancien premier ministre de GBABO , aujourd´hui président du FPI monsieur Pascal Affi ngessan avait été éconduit à rouassy charles de guaulle lorsque ce dernier préconisait prendre un vol pour Houston aux usa , c´est à quelques minutes de l´embarquement que le personnel de air france lui signifia que son visa américain avait été annulé les protestations des autorités ivoiriennes quelques jours plus tard n´ont rien changé . Nous voulons que les occidentaux nous respectent commencons à nous respectez nous même , évitons d´être à la risée de la terre entière avec des comportements du moyen âge , je voudrais faire allusion à ce monsieur qui vient arracher les documents à son compatriotes qui s´appretait à communiquer les résultats provisoirs devant les caméras du monde ou encore la prestation de serment de laurent GBABO quelques heures après le verdict de la conseil constitutionnel .
Le cas des élections en Côte-d'Ivoire serait-il un cas isolé en Afrique?
Je viens de le dire que les élections ivoiriennes avaient un caratère particulier , l´une des raison pour la quelle nous constatons diverses interventions

Etes-vous sûr et certain que toutes les élections en Afrique et dont les puissances occidentales ont envoyé les félicitations aux élus étaient claires et transparentes?

Non . En 2000 lorsque Laurent GBABO accède au pouvoir les élections s´étaient déroulés dans des conditions plus que douteuses mais les occidentaux avaient fermés les yeux c´est d´ailleurs eux qui avaient excercés une forte préssion su le géneral Robert guéi pour qu´il quitte le pouvoir et c´est sur les antennes de rfi que GBABO avait lancé l´appel dansdant à ses partisants de descendre dans la rue .
Par ailleurs dans d´autres pays comme le gabon , le bourkina faso , le togo , les deux congo , au zimbabwe , kenya etc... la transparence dans l´organisation et la proclamation des résultats peut faire un cas d´ecole pour acceder frauduleusement au pouvoir .
Dites-moi enfin une chose: vous reprochez Gbagbo de n'avoir pas gagné ou bien de n'avoir pas su tricher?
Je lui reproche de na pas avoir su triché mais surtout de faire usage de manière très habile le combat contre l´occident pour justifier sa forfeture .
N.B: je me suis surpassé pour essayer de répondre car j´ai horeur des texte kilométriques .
cordialement

21.Posté par Larévolte le 28/12/2010 01:51 | Alerter
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@ BOUTELESI,

Dans votre post 19, vous m'aviez posé ces questions, je cite:

1.Qu´est -ce à dire lutter contre l´imperialisme occidental ?
Avez vous des élements matriels qui attestent vos affirmations ou vous basez vous sur des discours à relent demagogique de Laurent GBABO ! A supposer que vous ayez raison cela sous entend que les entreprises occidentales n´ont plus pignon sur rue en côte d´ivoire ce qui à mon humbe avis est loin d´être le cas .
Le combat contre l´imparialisme ne crée pas d´emplois , ne contruit pas des hopitaux , n´augmente pas les salaires en somme ne contribue pas au bien être des ivoiriens or c´est sur ces critères que se déterminent un peuple pour octroyer la majorité des sufrages à un candidat à une élection présidentielle .
La Corée du Nord est la championne de la lutte contre l´imperialisme peut on pour autant dire que le niveau de vie de ses populations est enviable par rapport à celle de leur frères Sud Coréens?
Arrêtons de brandire le chiffon rouge de l´imperialisme occidental lorsque nous refusons d´assumer nos conneries s´il vous plait . Monsieur GBABO comme ses pères africains a pris goût du pouvoir le reste ne représente que de la diversion pour masquer ses véritables intentions . "

Je ne sais pas si je saurai vous répondre ou bien si ma réponse saura vous satisfaire.
Lutter contre l'impérialisme occidental ne signifie pas arrêter tout échange commercial avec les pays occidentaux. Les pays sont plus ou moins inter-dépendants. Chaque pays possède quelque chose à vendre aux autres. Certains pays n'ont que des matières premières à vendre comme les pays africains par exemple, d'autres pays vendent des produits à haute valeur ajoutée comme les pays dits industrialisés. Cela ne veut pas dire que les pays qui n'ont que de la matière première à vendre ne valent rien sur le marché.
Ces grands groupes industriels fabriquent les produits qu'ils revendent à haute valeur ajoutée à partir de nos matières premières. L'un ne peut rien sans l'autre. Or (nous) ou encore moi je constate que les pays industrialisés capitalistes sont différents les uns des autres. Si je prends l'exemple de la France et l'Angleterre, nous constatons que ces deux pays pratiquent un capitalisme différent. Le capitalisme français encore appelé "colbertisme" est dangereux. Il consiste à produire pour se satisfaire soi-même en apauvrissant les autres. C'est un capitalisme qui cherche à vendre d'abord aux riches puis les miettes reviennent aux pauvres dont les africains. C'est un capitalisme qui consiste à exporter l'état ailleurs pour aller dicter ses us.
La nouvelle branche de ce colbertisme moderne est les grands groupes comme TOTAL ex Elf. TOTAL (EX ELF) est carrément un état dans un état. C'est lui qui vient s'installer chez vous, il pompe vos richesses, il vous dicte ses lois, il fait et défait les hommes politiques des pays où il s'installe au nez et à la barbe de l'élysée et Matignon (cf le cas du Congo Brazzaville. Sassou Nguesso contre Lissouba).
Or pour les pays comme la Grande-Bretagne, leur capitalisme est basé sur les échanges commerciaux, ils pratiquent plus ou moins le commerce équitable. Ils ne s'ingèrent pas de manière ostentatoire dans les affaires intérieures des pays comme la France. Tiens, c'est la Grande-Bretagne qui a colonisé les Etats-Unis, l'Inde pour ne citer que ces deux pays et pourtant elle ne fourre pas son nez dans leurs affaires. C'est pour ces raisons et il y en a des tas et des tas que nous refusons, de continuer à subir cet impérialisme occidental ( français en particulier). Faire du commerce avec l'autre ne signifie pas imposer à l'autre sa volonté.
Nous reconnaissons que la France maîtrise la technologie mais cette France a besoin de nos matières pour fabriquer des produits. Or cette France fait croire à nous les africains depuis la nuit des temps que c'est nous qui dépendons plus d'eux que eux ils ne dépendent de nous. Les français ont su inverser leur dépendance. Ils ont un savoir-faire certes mais que peuvent-ils faire avec sans nos matières primaires? C'est pourquoi les ressortissants africains (des anciennes colonies françaises) doivent une fière chandelle à Laurent Gbagbo, car c'est lui qui a introduit le système d'appel d'offre en Afrique. C'est pour cela que les français lui en veulent particulièrement.
J'ai déjà largement occupé le site, j'aimerais cependant vous poser aussi quelques questions.

Vous qui défendez l'impérialisme occidental, pouvez-vous affirmer que les ressortissants africains ont eu tout ce que vous énumérez dans votre analyse, hôpitaux, emplois etc...

Les ivoiriens auront-ils toutes ces choses seulement si c'est Ouattara qui est au pouvoir?

Pouvez-vous affirmer que Ouattara ne se cramponnera pas au pouvoir comme ceux que vous dénoncez?

La cei est-elle aussi fiable?

Est-ce que les pays africains sont des pays démocratiques pour que les puissances occidentales et des gens comme vous brandissent cette raison pour piétiner les lois d'un état souverain?

Le cas des élections en Côte-d'Ivoire serait-il un cas isolé en Afrique?
Etes-vous sûr et certain que toutes les élections en Afrique et dont les puissances occidentales ont envoyé les félicitations aux élus étaient claires et transparentes?

Dites-moi enfin une chose: vous reprochez Gbagbo de n'avoir pas gagné ou bien de n'avoir pas su tricher?

20.Posté par Ngone le 27/12/2010 21:12 | Alerter
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@ La révolte. Merci. 100% d'accord avec vous sur toute la ligne.

Quant à nous autres, quoiqu'il se passe en CI avec Gbagbo, quoiqu'il lui arrive demain ou après demain (parce que les vautours ne vont pas lâcher), Gbagbo aura ouvert une brèche. Il aurait ouvert les yeux des africains même les plus aveugles, avides et béni oui oui. En CI et partout en Afrique, rien ne sera plus jamais comme avant. Le masque COMMUNAUTE INTERNATIONNALE est tombée, et bien tombée.

Paix à la CI, et merci Gbagbo pour ton sacrifice. Rien que 5 africains comme toi aurait suffit à changer la donne. Mais le temps viendra. Nous nous y acheminons à tel point que mêmes ceux de nos dirigeants qui ont les mains et les couilles liées pour le moment, finiront par se réveiller. Chaque chose en son temps et personne ne peut empêcher la marche de l'histoire.

19.Posté par BOUTELESI le 27/12/2010 20:49 | Alerter
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@ 17 & 18
vous dites "Pourquoi certains pensent que: le fait de dire que le conseil constitutionnel est souverain, signifie qu'on est pour Gbagbo dans ce conflit? (personnellement, je soutiens Gbagbo dans ce conflit parce que j'estime qu'il lutte contre l'impérialisme occidental). Cependant, je crois qu'il vaut mieux que les deux antagonistes (Gbagbo et Ouattara) partent pour le bien du peuple ivoirien. Si les occidentaux réussissent à installer Alassane Ouattara sur le trône, il y aura un chaos indesciptible en Côte d'Ivoire"

1.Qu´est -ce à dire lutter contre l´imperialisme occidental ?
Avez vous des élements matriels qui attestent vos affirmations ou vous basez vous sur des discours à relent demagogique de Laurent GBABO ! A supposer que vous ayez raison cela sous entend que les entreprises occidentales n´ont plus pignon sur rue en côte d´ivoire ce qui à mon humbe avis est loin d´être le cas .
Le combat contre l´imparialisme ne crée pas d´emplois , ne contruit pas des hopitaux , n´augmente pas les salaires en somme ne contribue pas au bien être des ivoiriens or c´est sur ces critères que se déterminent un peuple pour octroyer la majorité des sufrages à un candidat à une élection présidentielle .
La Corée du Nord est la championne de la lutte contre l´imperialisme peut on pour autant dire que le niveau de vie de ses populations est enviable par rapport à celle de leur frères Sud Coréens?
Arrêtons de brandire le chiffon rouge de l´imperialisme occidental lorsque nous refusons d´assumer nos conneries s´il vous plait . Monsieur GBABO comme ses pères africains a pris goût du pouvoir le reste ne représente que de la diversion pour masquer ses véritables intentions .
Aussi comment expliquer que Monsieur GBABO qui combat l´impérialisme accepte que les impérialistes contribue au financement de la présidentielle à la quelle il participe ?

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