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Présidentielle 2016 : Oyé Mba veut faire barrage à la candidature d’Ali Bongo (Discours)

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 7 Juin 2016 à 06:22 | Lu 2164 fois

Le candidat de l’Union nationale entend lancer, dans les tout prochains jours, un ensemble d’initiatives visant à empêcher une nouvelle candidature du président de la République.



Dans sa déclaration de candidature à la candidature, le 5 juin dernier, Casimir Oyé Mba s’est engagé à appeler l’ensemble des candidats déclarés à la prochaine présidentielle à la mobilisation. A ses yeux, il faut mener un ensemble d’actions visant à garantir le respect de la Constitution, plus précisément son article 10. Au-delà, il a dit devoir œuvrer pour garantir la transparence électorale.

Pour le vice-président de l’Union nationale (UN), le Gabon ne se trouve pas dans une situation normale. Il en veut pour preuve la volonté déclarée du président de la République de se succéder à lui-même, en dépit de la querelle sur sa situation administrative et du débat sur l’authenticité de ses documents d’état-civil. «Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas concevable. Ça ne doit pas se faire. Nous ne pouvons pas l’admettre. Nous ne devons pas le permettre. Nous devons l’empêcher. Oui tous ensemble, nous devons l’empêcher», a martelé Casimir Oyé Mba.

Concrètement, le candidat de l’Union nationale compte, dans le prolongement des initiatives de l’Union sacré pour la patrie (USP), proposer aux autres candidats déclarés à la présidentielle de demander des audiences auprès des principaux chefs d’État amis du Gabon «pour leur restituer la vérité et leur indiquer que la libération du (pays) passe par le respect de toute (sa) Constitution». Il entend aussi les inviter à aller rencontrer la Cour constitutionnelle et la Cénap pour leur rappeler «leur responsabilité historique».

Enfin, il leur proposera d’organiser un meeting commun pour dire aux populations leur «détermination à libérer le Gabon de ce pouvoir qu’il n’est désormais plus utile de qualifier». «Nous approcherons des avocats et des juristes pour préparer ce contentieux pré-électoral qui s’annonce et qui devra aboutir au rejet de la candidature d’Ali Bongo sur le fondement de l’absence de clarification de sa situation administrative et de l’article 10 de la Constitution. Personnellement, je réunirai les jeunesses de notre pays, j’irai à la rencontre des forces vives de la nation, afin qu’ensemble, sans exclusive, nous nous levions pour mettre un terme à la forfaiture», a précisé Casimir Oyé Mba.

A en croire ses dires, depuis le 16 octobre 2009, date de l’investiture d’Ali Bongo, le Gabon vit en marge de sa Constitution. Pis, une «entreprise de prédation» sape tous les fondements de la société, de l’Etat, de la République et de la nation. «L’école est en faillite, le chômage est endémique, l’État est désarticulé», a-t-il lancé, poursuivant : «Nos enfants ne rêvent plus de devenir, ils se contentent d’être. Même ceux qui sont méritants ne font plus confiance en leurs seules capacités». Et de trancher : «Cette situation est pour moi inacceptable et c’est elle qui justifie en premier mon engagement pour notre pays, le Gabon, au sein de l’Union nationale, notre parti».

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Son Discours

Pourquoi suis-je candidat ?

Je suis né à Nzamaligue en 1942, un village isolé et perdu dans la forêt équatoriale, sur des feuilles de bananier, comme la très grande majorité des Gabonais à l’époque. Mes parents étaient de pauvres broussards, comme la plupart des Gabonais de l’époque. Alors que j’avais 4 ans, mon père décide de venir installer notre famille à Libreville, afin que je puisse être scolarisé dans les meilleures conditions possibles. Nous venons à Libreville en pirogue, seule possibilité de l’époque, car la route était encore une chose inimaginable dans notre contrée. J’ai ainsi pu bénéficier d’une scolarité gratuite et dans de bonnes conditions à l’école Mont-Fort, puis au collège Bessieux, avant d’aller poursuivre grâce à une bourse de l’Etat mes études supérieures en France, car il n’y avait pas encore d’université au Gabon.

Avant d’aller en France, je m’éclairais à la lampe- tempête, j’allais à l’école à pied et pieds nus. Mais comme presque tous mes petits camarades vivaient comme moi, je n’éprouvais aucun sentiment de misérabilisme, je ne nourrissais aucun complexe, aucune jalousie. Au total, j’ai vécu une enfance pauvre, mais heureuse à Libreville. Une enfance sans insécurité aussi, car notre capitale était alors une simple bourgade, paisible.

À la fin de mes études, je suis rentré immédiatement au Gabon pour me mettre au service de mon pays, en travaillant à la Banque centrale, que j’ai choisie librement, entre deux ou trois autres possibilités, du reste contre l’avis de certains ainés.

Grace à l’État, grâce à mon pays, j’ai pu voir ma condition sociale personnelle se transformer positivement. C’est ce que l’on appelle l’ascenseur social, l’égalité des chances.


Croyez-vous que cela est encore vraiment possible aujourd’hui ?


Aujourd’hui dans notre pays, l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants est sombre et n’offre pas d’espérance à tous. Aujourd’hui, il faut connaître des gens, avoir « un parrain », parfois sur des bases douteuses. L’école est en faillite, le chômage est endémique, l’État est désarticulé. Nos enfants ne rêvent plus de devenir, ils se contentent d’être. Même ceux qui sont méritants ne font plus confiance en leurs seules capacités.

Cette situation est pour moi inacceptable et c’est elle qui justifie en premier mon engagement pour notre pays le Gabon, au sein de l’Union Nationale, notre Parti.

Avec vous et grâce à vous, avec votre implication à tous et à chacun, ma candidature vise à maintenir notre Parti au centre du jeu politique national. Je veux aider à en faire la locomotive de l’alternance, du changement et du mieux-être pour tous.


Chers Compagnons,


Dès cet après-midi, dans le prolongement des initiatives de l’USP, je lancerai un appel à tous les candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle afin que nous nous rencontrions rapidement. J’entends leur proposer d’abord de demander des audiences auprès des principaux Chefs d’États amis du Gabon. Ensemble nous demanderons à rencontrer divers Chefs d’États d’Afrique et même d’au-delà, mais aussi de Hauts responsables d’organisations internationales, pour leur restituer la vérité et leur indiquer que la libération du Gabon passe par le respect de notre Constitution, toute la Constitution.

Je leur proposerai également que nous allions rencontrer la Cour Constitutionnelle et le Bureau de la Cénap. Nous avons le devoir de rappeler à ces deux Institutions, leur responsabilité historique. Nous devons les mettre en garde contre la tentation de laisser prospérer l’imposture dans notre pays en validant une candidature à l’élection présidentielle en violation de l’article 10 de notre Constitution.

Je proposerai enfin à tous les candidats à la prochaine élection présidentielle que nous nous présentions ensemble devant nos compatriotes, au cours d’un grand meeting patriotique, pour leur dire notre détermination à libérer le Gabon, notre pays, de ce Pouvoir qu’il n’est désormais plus utile de qualifier.

Par ailleurs, et très rapidement, nous approcherons des avocats et des juristes pour préparer ce contentieux pré-électoral qui s’annonce et qui devra aboutir au rejet de la candidature d’Ali Bongo sur le fondement de l’absence de clarification de sa situation administrative et de l’article 10 de la Constitution.

Oui ! Chers Compagnons, si M. Ali Bongo s’entête à vouloir se présenter à la prochaine élection présidentielle, nous l’attendrons de pied ferme.

Personnellement, je réunirai les jeunesses de notre pays, j’irai à la rencontre des forces vives de la Nation, afin qu’ensemble, sans exclusive, nous nous levions pour mettre un terme à la forfaiture.


Mes Compagnons, très chers compatriotes,


Regardez autour de vous !

Il y a dans cette salle EVINA NTSAME qui vient de Minvoul, IDOUMANGOYE qui vient de Mékambo, MADIOKA qui vient de Lastourville, NDAMBA qui vient de Bakoumba, MIKOLO qui vient de Nzenzele, KOMBILA qui vient de Moabi, MEVIANE qui vient de Lambaréné, NKOROUNA qui vient de Port-Gentil et NDONG qui vient de Cocobeach.

Tous Gabonais, tous filles et fils de ce pays.
Nous allons affronter un ennemi redoutable.

Cet ennemi c’est la corruption, les détournements des deniers publics, la division des gabonais, le tribalisme, etc.

Cet ennemi est l’instrument d’un système, le système PDG. Un système dont la règle principale est le non respect de la Loi et la prédation des ressources du pays au profit d’un Clan, d’une bande de copains.

Cet ennemi a un candidat, Ali Bongo. Oui, Ali Bongo est le candidat de la corruption, le candidat du tribalisme, le candidat du système PDG, le candidat de l’inégalité des chances.

Comprenons bien la situation, nous partons nous battre contre un adversaire déterminé, qui voudra coûte que coûte se maintenir au Pouvoir, y compris au prix du sang des Gabonais, pour conserver les privilèges qu’il en tire.

Nous partons pour un combat difficile, mais c’est le plusnoble des combats : nous allons combattre pour la libération du Gabon, notre pays, notre seul pays.

Dans cette bataille, chacun de nous doit faire preuve de loyauté à l’endroit du Compagnon qui se trouvera à ses cotés pour mener ce combat, tout comme ce Compagnon doit lui aussiêtre loyal.

Dans cette bataille, chacun de nous doit faire confiance au Compagnon qui se trouvera à ses cotés pour mener ce combat, tout comme ce Compagnon doit lui faire confiance.
Dans cette bataille, nous ne nous demanderons pas de quelle provincevientnotre Compagnon et quelle est son ethnie.

Nous partons donc avec les nôtres, unis, faire ce à quoi nous nous sommes engagés.

Nous partons aussi avec Pierre Claver NZENG EBOME. Nous partons aussi avec André Mba Obame, ainsi que tous les autres compagnons qui nous ont quittés sur ce long chemin vers la libération de notre pays.

Je m’engage devant vous à conduire avec détermination cette bataille, pour mettre un terme à l’imposture et ouvrir à notre pays les portes de l’alternance politique.
Je fais le serment, devant vous, que dans cette bataille j’affronterai notre adversaire sans lui faire aucune concession, que je me joindrai à nos partenaires du FRONT et de l’USP pour mener les initiatives que nous engagerons ensemble, et que jamais je ne baisserai les bras. Jamais.

Le 16 octobre 2016, Ali Bongo ne doit plus être Président du Gabon, parce qu’il ne respecte pas notre constitution et parce qu’il mène le Gabon à la ruine.
Ici devant vous et avec vous, je m’engage dans ce combat.


Vive l’Union Nationale !


Que Dieu Bénisse le Gabon !

Mardi 7 Juin 2016
Gabonlibre.com : News 7J/7
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