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Pour une lutte systématique contre la Mafiafrique

Le site de la Liberté - Jacques Janvier Rop's Okoué Edou le Mardi 23 Octobre 2012 à 07:06 | Lu 413 fois



Pour une lutte systématique contre la Mafiafrique

Partie 1 - Les acteurs de la Mafiafrique

Ces acteurs de la mafia organisée internationale qu'est la Franç-à-fric partent de la firme multinationale Elf (aujourd’hui Elf-Total-Fina) à la SEM 92 de C. Pasqua en passant par l’ex. FIBA.

a/ Elf aujourd'hui Elf-Total-Fina

Selon une proposition de résolution enregistrée, le 21 novembre 1997, à la Présidence de l'Assemblée Nationale française sous le n°455, une commission d'enquête relative au bilan de l'action de l'entreprise Elf-Aquitaine et de ses filiales dans les Etats africains avait été demandée par N. Mamère, M.H. Aubert, A. Aschieri, Y. Cochet, G. Hascoët et J.M. Marchand.

Pour ces derniers, le groupe Total-Fina-Elf qui est devenu, depuis la fusion en mars 2000, la première entreprise privée française et le quatrième pétrolier mondial (50 milliards francs de profits, 761 milliards francs de chiffre d'affaires soit, la moitié du budget de la France, 250.000 employés) joue un rôle essentiel dans les rapports entre la France et l'Afrique.

Présente dans de nombreux pays africains (Gabon, Congo, Angola, Tchad, Cameroun, Nigeria...), elle assure une présence multiforme de la Françafrique dans les domaines économiques et financiers.

Elle entretient des rapports au plus haut niveau, y compris à caractère personnel, avec des dirigeants de ces pays.

Ainsi, elle détient le pouvoir effectif de gestion sur un établissement financier, la FIBA, la Banque française intercontinentale, qui appartient à un actionnariat détenu à 50,91% par la famille du président O. Bongo.

Cet état de fait a pour conséquence des imbrications entre les niveaux politiques, économiques et financiers comme l'ont montré plusieurs affaires mettant à jour des connivences entre des responsables d'Elf-Gabon, de Elf-Aquitaine et des dirigeants de tel ou tel pays africain.

Les affaires judiciaires de ce groupe voyou et mafieux ont ainsi révélé une partie de l'ampleur de la corruption pour la course à l'or noir : trafic d'armes, constitution des caisses noires pour impliquer certains hauts fonctionnaires (à travers la Banque française intercontinentale et ses 1,5 milliards francs par an), faux-monnayage, contribution aux partis politiques (800 millions francs par an), utilisation de prostituées de luxe (C. Deviers Joncour)...

La genèse et l'historique de l'évolution du groupe jusqu'à l'éclatement des affaires judiciaires qui l'ont éclaboussé sont faciles à comprendre.

Pour L. Le Floch Prigent : « En 1962, P. Guillaumat convainquit le général de Gaulle de mettre en place une structure parallèle autour de vrais techniciens du pétrole. En créant Elf à côté de Total, les gaullistes voulaient un véritable bras séculier d'Etat, en particulier en Afrique, (...) une sorte de ministère du pétrole inamovible, (...) une sorte d'officine de renseignement dans les pays pétroliers ». Depuis lors, Elf a fourni une couverture et un financement des activités politiques et militaires de l'Elysée dans son domaine réservé.

Lorsque G. Pompidou et plus encore V.G. d'Estaing succédèrent à Ch. de Gaulle, Elf s'autonomisa par rapport à l'Elysée. Les hommes de la compagnie considéraient les barons gaullistes comme les seules autorités légitimes et attendaient leur retour au pouvoir. Ils commencèrent, dès lors, à constituer clandestinement un trésor de guerre et n'hésitèrent pas à monter des machinations contre le président de la République, comme l'affaire des avions renifleurs.

A. de Marenches, directeur du SDECE (actuel DGSE) tenta vainement de défoccartiser la compagnie et mit en garde le président G. d'Estaing contre les initiatives privées d'Elf qui contreviennent, selon lui, aux intérêts du pays.

À la surprise générale, les élections de 1981 ne permirent pas le retour des gaullistes, mais l'accession des socialistes. Plus habile que son prédécesseur, F. Mitterrand reprit partiellement le contrôle d'Elf qui obéissait désormais à la fois à l'Elysée et au RPR. Certains dirigeants d'Elf se comportaient dès lors comme des entremetteurs et acquièrent des fortunes personnelles considérables.

La compagnie fit et défit les dirigeants au Gabon, au Congo, au Cameroun, en Angola. Elle étendit son influence tant en Afrique francophone qu'en Afrique anglophone comme au Nigeria.

Par l'intermédiaire d'O. Bongo, cette mafia du crime organisée, pour qui "une goutte de pétrole vaut une goutte de sang" comme aimait se le répéter G. Clémenceau, s'imposa au sein de l'Opep ou participa à des transferts illégaux de technologie nucléaire. Elle finança tous les grands partis politiques français et s'immisça bientôt sur la scène européenne en finançant les campagnes d' H. Kohl et de F. Gonzales.

En 1994, E. Balladur se place en rivalité face à J. Chirac. Pour financer son action, il tenta de prendre le contrôle d'Elf en plaçant P. Jaffré à sa tête et un conseil d'administration choisi parmi les "noyaux durs", en mobilisant les réseaux C. Pasqua pour écarter les chiraquiens, et en faisant ouvrir des poursuites judiciaires à l'encontre de L. Le Floch Prigent et de ses amis socialistes.

C'est donc ce conflit qui ouvrit la boite de Pandore et permit aux magistrats de mettre à jour de multiples réseaux de corruption et d'abus de biens sociaux firent mettre en prison A. Sirven, L. Le Floch Prigent, A. Tarallo, C. Deviers Joncour et bien d'autres encore.

b/ L'armée française

Selon Infosuds, l'implantation, en 2000, de l'armée française en Afrique était encore structurée par 8 "accords" de défense (Centrafrique, Cameroun, Comores, Côte-d'Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal, Togo), plus de 25 "accords" d'assistance militaire technique et des troupes dans 5 pays (570 hommes en Côte-d'Ivoire, 3.000 à Djibouti, 580 au Gabon, 1.060 au Sénégal et 980 au Tchad).

Si leur nombre a été ramené à 5.600 en 2002, c'est parce que cette armée françafricaine avait renforcé en même temps ses capacités de "projection" rapide et créé 10 écoles d'officiers à vocation régionale.

Elle parrainait également, depuis 1997, l'intervention des supplétifs africains (Angola, Burkina-Faso, Gabon, mali, Sénégal, Tchad, Togo) dans les conflits de Centrafrique, de l'ex. Zaïre, du Congo-Brazzaville...

Depuis sa spécialisation, elle a modernisé son image en encadrant les "ingérences humanitaires" en Afrique.

À contrario, elle fait alors sous-traiter les guerres locales par des détachements indigènes, sources de nouveaux contrats d'armement, d'entrainement et de sécurité.

Ce tour de passe-passe lui permet de réduire ses coûts tout en augmentant ses marges bénéficiaires : un simple adjudant français touchait, en 1997, une solde mensuelle nette de 41.439 francs, sans compter les primes et la montée en grade plus rapide en "outre-mer".

De même, cette armée française se donne toujours carte blanche sur le continent noir en essayant de s'octroyer l'impunité totale sur ses exactions.

Lors de la constitution en juillet 1998 de la Cour Pénale Internationale (destinée à sanctionner les crimes de guerre, de génocide ou contre l'humanité comme au Rwanda), l'état-major français a fait imposer l'article 124 permettant aux pays qui le souhaiteraient d'être exonérés durant sept ans de toute implication pour crime de guerre.

Dr Jacques Janvier Rop's Okoué Edou,
Secrétaire Exécutif Adjoint du BDP-Modwoam chargé des
Affaires Économiques, du Développement et de la Mondialisation,
Doctorant en Sciences politiques,
MAP – Évaluation des programmes publics,
DESS - Administration des Affaires,
Pr d’économie à l'UQAR et au Cégep de Limoilou
Consultant international (BTO Groupe Consultants).


Mardi 23 Octobre 2012
Jacques Janvier Rop's Okoué Edou
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