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Pour la souveraineté des ex-colonies françaises: La révolte des peuples noirs a sonné!

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Mardi 29 Novembre 2016 à 00:00 | Lu 855 fois



Pour la souveraineté des ex-colonies françaises: La révolte des peuples noirs a sonné!

(Par Michel Galy) Géo-politologue, spécialiste des conflits en Afrique occidentale, le Professeur Michel Galy a débuté comme anthropologue. Après des terrains d’investigation en Amérique latine (Mexique) et en Afrique du Nord (Maroc), il a effectué un séjour de sept ans en Côte d’Ivoire. Il suit les conflits africains depuis le début des années 1990, année de la mort programmée des partis uniques, principalement dans les ex-colonies françaises. Après avoir enseigné à l’Université de Toulouse et à l’EhESS, il a donné des cours de Relations Internationales à Sant-Cyr et à l’IEP de Paris. Michel Galy est professeur de géopolitique à l’école internationale et des Relations internationales (ILERI) et chercheur au Centre d’Etudes sur les Conflits (Paris)Il est membre du Comité de Rédaction de la revue Cultures et Conflits.

Dans le texte qui suit, il donne une clé de lecture des événements politiques en cours dans les ex-colonies françaises d’Afrique centrale et occidentale.

«On a raison de se révolter !», affirmait Sartre dans un livre célèbre. Contre la sujétion. Contre la dictature et ses violences. Et, oui, contre les élections truquées !
Une certaine confusion s’installe dans les esprits au Sud du Sahara, y compris dans le camp progressiste et la mouvance panafricaine.

Bien des citoyens en peine, il y a peu, de situer le Gabon sur la carte, prennent feu ou flamme pour un des deux prétendants. En raison du passé, de l’origine semi-chinoise de l’un (avec d’ignobles relents racistes qui en font un «presque Blanc» contre un Bongo «authentique» africain!), de la rupture supposée de l’autre. Les noms d’oiseaux volent, les procès d’intention font florès, en fonction d’enjeux nationaux à mille lieues du pauvre Gabon. Les intoxications et la contre-information foisonnent, à l’instar du travail mercenaire de deux informaticiens ivoiriens visiblement dépassés par les enjeux politiques de leur mission-invités de fait par le régime.
Haro sur la Françafrique.

Alors, tout en étant à la fois contre toute continuité françafricaine et surtout contre toute intervention militaire de l’ancienne (et actuelle?) puissance coloniale, peut on y voir plus clair ? Peut on dépasser les enjeux nationaux, et comment? Il faut bien-sûr se départ des projections, qui paraissent d’ailleurs bien incongrues aux observateurs gabonais et d’ailleurs (je reviens du Togo où l’opposition à la dictature Eyadema est étonnée, comme ailleurs, par certaines positions ivoiriennes).

Ayons le courage de le dire, au risque d’être impopulaire pour les amateurs de simplification outrancière : non, Jean Ping, n’est pas Ouattara, ni Ali Bongo un double exotique de Laurent Gbagbo…ni l’inverse ! Pour comprendre la situation «de l’intérieur», un bref rappel historique s’impose. Et un éclairage politique sur les enjeux gabonais, ainsi que sur les conséquences en termes d’enjeux internationaux. Car la politique, c’est aussi tenter des scénarios, prévoir plusieurs coups en avance, nuancer l’analyse pour mieux jouer à coup sûr.

Ali Bongo n’est que le produit d’une dynastie, d’une famille qui s’est établie en fief de la Françafrique par la violence et dans le sang. L’histoire du Gabon n’est que celle des élections truquées, de la prédation sans limite de la gabegie et de la corruption – et des révoltes réprimées dans le sang – avec l’aide des forces françaises. Par ailleurs, tout le monde sait que Jean Ping fait partie lui aussi de la «Famille» et représente en quelque sorte un clan rival. Mais la différence est qu’il a l’opposition orpheline d’André Mba Obame, vrai vainqueur des élections de 2009, derrière lui, et au-delà des appareils de parti, la majorité du peuple. En tout cas, si l’on considère les quelque 60% des voix qui se sont portées sur lui, une large majorité des Gabonais était décidée à en finir avec la dynastie Bongo.

Une fois corrigées les fraudes dans le haut Ogooué, c’est en effet 60.000 voix d’avance qu’a Ping sur Bongo, une fois effectués les recoupements entre les chiffres des observateurs extérieurs et ceux des procès verbaux publiés par l’opposition.

Quelle que soit la position de Ping et de Bongo en 2016, s’il faut absolument une comparaison avec la Côte d’Ivoire, c’est avec 2000 qu’on pourrait le faire, comme me le faisait justement observer Bernard Houdin. Une élection volée quand le vrai vainqueur, Laurent Gbagbo, avait mis le peuple dans la rue au risque d’un massacre par les sbires du général Guéi. Et c’est aussi ce qui s’est passé récemment à Libreville, Port Gentil et autres lieux au Gabon. Entre 50 et 100 victimes tuées en une nuit par les mercenaires et les «corps habillés» du régime, notamment au QG de Jean Ping. Albert Bourgi, le grand ami de Laurent Gbagbo (et non son frère qui a joué un jeu trouble et contradictoire un peu partout, notamment au Gabon), a, quant à lui, bien analysé, dans une émission récente de TV5 («Et si vous me disiez toute la vérité»), le «pouvoir personnel», pour ne pas dire la dictature de la dynastie Bongo.

Il faut donc se garder, en Relations internationales, de toute prise de position hâtive qui rangerait le président Gbagbo du côté des despotes africains, faute de communication majeure, à mon sens…
Vers une révolte démocratique Attardons-nous sur ce côté en quelque sorte «transversal» des dynasties despotiques. Ailleurs qu’en Côte d’Ivoire, c’est bien ainsi qu’est perçu le régime gabonais, à l’aune de la famille Eyadema ou Kabila. Car pour le dire crûment, si Bongo tombait, ces deux dictatures n’en auraient pas pour longtemps ! Depuis l’Antiquité grecque, on sait que dynasties et monarchies sont le contraire de la démocratie. Et justement, en Afrique centrale, le sort de Kabila et de son régime sont en ce moment en jeu.

Comme au Gabon, comme au Burkina, la dictature a noyé dans le sang une révolte démocratique. Le régime est sous sanctions, notamment des USA, et décembre est la date clef de la péremption du mandat de Kabila, et le peuple congolais a bien en tête le schéma ouagalais : respect de la Constitution, élections libres et transparentes, pas de prolongement ni de mandat supplémentaire. Le général président dictateur du Congo, Sassou Nguesso, est aussi concerné par la «contagion démocratique» : il a eu beau truquer et réprimer lui aussi avec force victimes la révolte, son pouvoir est faible et ne survit que par la violence. Il ne faut donc pas se tromper d’adversaire, et s’il n’est pas forcement utile de toujours prendre position, il faut dans ce cas identifier les forces panafricaines et néocoloniales en question.

Pour être clair sur ce point, ce n’est pas parce que, pour une fois, la diplomatie hollandaise dit le droit des peuples et assimile le Gabon à l’exemple burkinabé (cf. le discours de Dakar) qu’elle a forcement tort. Le complexe néocolonial n’a pas une cohérence absolue et l’échéance présidentielle française ne pousse pas François Hollande à une intervention militaire : il doit prendre en compte l’opinion internationale et, du point de vue électoral, le poids des diasporas africaines en France.

Contraint et forcé, il doit admettre qu’une opportunité historique, un «créneau des libertés» est possible. C’est le cas au Gabon, dans les deux Congo et en Côte d’Ivoire où le problème de la Constitution, non respectée par le régime quant à l’éligibilité du chef de l’Etat actuel, et qui veut en changer de force, va devenir de plus en plus aigu. Ne contrarions pas un possible printemps des peuples africains. La contagion de la révolte démocratique peut amener une nouvelle figure du politique, qui hante depuis longtemps l’Afrique subsaharienne. Une révolution africaine fut-elle dans un premier temps celle de l’état de droit, enfin !

Le Gabon pour les nuls-
(Publié le 12 septembre 2016 dans Jeune Afrique-par Marwane Ben Yahmed)

- Internationale.

Qui dit crise en Afrique dit implication de celle-ci. A fortiori dans un pays comme le Gabon, où les intérêts stratégiques et économiques ne sont pas minces. Plus la situation sur le terrain sera tendue, voire chaotique, plus les grandes puissances et institutions internationales (ONU, UE, UA) seront tentées d’intervenir. L’UA reste l’UA : pas grand-chose à en attendre. En Afrique, chacun compte ses amis. Dans la sous-région, « Ali » n’en a pas. Ses voisins, notamment la Guinée équatoriale et le Congo, ne verraient ainsi pas d’un mauvais œil sa chute. En revanche, il peut compter sur Mohammed VI, Faure Gnassingbé ou Alassane Ouattara et sur les anglophones, comme Paul Kagame, particulièrement sourcilleux dès qu’une ancienne puissance coloniale est impliquée.

Les récentes déclarations de Ping à propos des dirigeants sud-africains, qualifiés de « petits voyous » sur la chaîne Vox News, ne vont pas aider ce dernier… Le rôle de la France, évidemment, sera primordial. D’autant qu’elle influe sur l’UE et sur de nombreux présidents africains de l’ex-pré carré qui craignent l’Élysée. Depuis le début, elle penche sensiblement du côté de Jean Ping et s’en cache à peine. Motif : depuis l’arrivée d’ABO, qui regarde plus du côté de Londres ou de Washington, Paris et ses grandes entreprises ne sont plus au Gabon en terrain conquis. Pis, ses concurrents – Chine, États-Unis, Singapour,

Corée du Sud –, eux, ont le vent en poupe. Et puis Bongo, pour le grand public, cela fait furieusement Françafrique (quelle ironie). La géopolitique se résume souvent, ici comme ailleurs, à l’argent et au business. Mais l’Élysée sait qu’il marche sur des œufs, notamment parce que plus de dix mille Français sont installés au Gabon et qu’après les dossiers ivoirien et libyen, mais aussi les interventions au Mali ou en Centrafrique, toute ingérence créerait des remous. C’est en tout cas le monde à l’envers à presque tous les étages : Robert Bourgi, qui ne fait guère mystère en privé de ses réelles motivations (cherchez bien…), proche de Sarkozy – l’ami de Bongo –, soutient ardemment Ping. Comme le Parti socialiste de Hollande. Vous suivez ?

Election.

Véritable nœud vipérin, les résultats du scrutin du 27 août n’ont pas fini d’alimenter la polémique. Le camp Ping accuse Bongo d’avoir massivement triché dans le Haut-Ogooué. Celui du président répond que l’opposition en a fait de même, plus subtilement car de façon disséminée dans les huit autres provinces, notamment avec l’aide de hackers ivoiriens spécialistes en la matière. Il n’est pas anodin d’ailleurs que les adversaires d’ABO n’exigent un recomptage que dans le seul Haut-Ogooué. Bien malin qui peut dire connaître les vrais chiffres globaux. Une certitude : les élections en Afrique sont rarement irréprochables. Tous les derniers scrutins (Tchad, Niger, Congo, Djibouti…) sont sujets à caution.

Et en matière de fraude, aujourd’hui, quand l’opposition pèse et dispose de moyens, il est rare qu’un seul camp se distingue. L’issue n’est toutefois pas dans un quelconque recomptage, ce qui n’arrive presque jamais et sera de toute façon rejeté par le pouvoir en place. Seuls importeront le rapport des forces sur le terrain et le soutien des grandes puissances. Comme en Côte d’Ivoire lors du conflit de 2010-2011 entre Gbagbo et Ouattara. Petite précision : ici, on peut devenir président d’un État plutôt riche (à l’échelle du continent) avec moins de 200 000 voix…

Les crises électorales au Gabon de 1964 à 2016.

Partout en Afrique, l’élection du chef d’État donne toujours lieu à des débordements, des contestations se traduisant par de nombreuses actions : marches, sit-in, désobéissance civile, casses, puis arrestations, répression, massacres, tueries et autres assassinats. Au Gabon, noyau de ce qui est devenu la “Françafrique”, aucune élection pour la présidence de la République ne s’est effectuée dans les normes minimales de démocratie. A la limite, il conviendrait de reconnaître que dans le cadre de la pseudo-indépendance octroyée en 1960 au territoire du Gabon, on ne peut pas au sens démocratique du mot, parler d’élection.

Ø 1964 : Le coup d’Etat des militaires de 1964 est perçu comme le ras-le-bol et surtout comme une réaction contre la dictature qui était entrain de se mettre en place. Le 18 février 1964 à 5h45, des jeunes officiers et sous-officiers de l’Armée Gabonaise déposent le Président Léon M’Ba, en dénonçant la dérive dictatoriale empêchant désormais la libre expression de la volonté du peuple par des élections libres et démocratiques. Ils confient la direction du pays à un Gouvernement Provisoire dirigé par M. Jean-Hilaire Aubame, leader socialiste de l’opposition à Léon M’Ba, qui fit sur les antennes de la Radio la déclaration suivante : « Mes chers compatriotes, c’es en ma qualité de Premier Ministre Chef du Gouvernement Provisoire que je m’adresse à vous.

C’est sur vos appels angoissants et répétés et pour éviter à notre cher Gabon une révolte générale avec toutes les conséquences qu’elle devait nécessairement entraîner que nos Militaires et nos Gendarmes viennent de libérer le pays d’un régime qui le conduisait fatalement au désastre. Je rends hommage à leur sens élevé du Devoir… » Ce putsch qui réussi sans violence ni effusion de sang sera mâté sévèrement à partir du 20 février 1964 par les troupes de l’Armée française venues de Richemont (en Bretagne), de Brazzaville et Bangui, qui rétabliront Léon M’Ba dans ses fonctions. Bilan officiel vingt et un (21) Gabonais tués. .

Ø 1967 : « Voter photo ». Sous les auspices de Jacques Foccart, une élection fantôme est organisée, ayant comme candidat unique Léon Mba. Pour le peuple, ce dernier ne serait plus en vie. Son temple « bwetsi » avait déjà annoncé sa mort. Le peuple dans sa sagesse parlera de « voter photo ». Albert Bernard Bongo se retrouve vice-président, investi de tous les pouvoirs. Fin 1967, à la mort de Léon M’Ba, il devient président. Il instaure un parti unique, le PDG : 1967, marque l’établissement au Gabon de la dictature du parti unique avec ses méthodes staliniennes
De 1967 à 1973, pendant un quart de siècle de parti unique, on ne peut pas parler en toute honnêteté d’élection; tout au plus de cérémonies de plébiscite du potentat mis en place et soutenue par l’ancienne puissance coloniale. Pour Maurice Robert, qu’on ne présente plus au lecteur gabonais : « Il est évident qu’en préservant la stabilité de pays comme le Congo ou le Gabon, la France protégeait dans le même temps ses intérêts économiques.

Le Gabon disposait d’un potentiel pétrolier et minier, en uranium et en manganèse notamment, considérable. Ces richesses étaient convoitées par d’autres pays qui s’efforçaient de séduire le pouvoir en place ou qui, au contraire, soutenaient sous une forme ou une autre l’opposition, afin de « prendre un ticket » pour l’avenir. Les Etats-Unis n’étaient pas les derniers à manœuvrer pour accroître leur influence et leurs investissements au Gabon. Un signe parmi d’autres : un de leurs ambassadeurs (le premier) à Libreville était un ancien de chez Mobil, Charles Darlington » À question : – Pierre Péan écrit que votre mission consistait à veiller « d’abord à la sécurité de Bongo, du régime et des installations d’Elf au Gabon ». Il reconnait que : – Dans une certaine mesure, il n’a pas tort. Ce n’était pas expressément dans ma mission. Mais défendre les intérêts du groupe passait par la stabilité du régime. D’où mon extrême vigilance sur tout ce qui était de nature à le mettre en péril.

Ø 1993 : La« Mascarade électorale » est mise en place, structurée et normalisée depuis, par le régime. S’ensuivra la pratique régulière ce qui convient de désigner comme les coups d’Etat permanents, avec les querelles postélectorales, aux conséquences tragiques pour les populations. On dénombre à chaque élection présidentielle des centaines de morts d’innocents lors de la contestation des résultats. L’élection truquée de 1993, qui inaugure a pratique du coup d’Etat électoral a provoqué des tueries à Libreville et à Port-Gentil avec comme bilan plusieurs dizaines sinon centaines de morts, bien au-delà du bilan officiel.

Ø 1998. La pratique du coup d’Etat électorale fonctionne sans heurt, avec l’appui contractuel de la France dans le cadre de la Françafrique.
Ø 2005, La technique du coup d’Etat électorale instituée en 1993 est bien rodée, et ne souffre qu’aucune retouche.
Ø 2009, A la mort du patriarche Omar Bongo, la succession dynastique se fait légalement grâce à la technique bien rôdée du coup d’Etat électoral. L’héritier de fils, Ali Bongo qui s’y était préparé de longue date, s’impose avec les moyens à sa disposition : soutien indéfectible de la Françafrique, l’armée, et bien entendu la Cours Constitutionnel. Encore des morts de citoyens sont enregistrés.

Ø 2016. La division au sein de l’héritage éclate. Le microcosme politique donne le spectacle d’un drame politique du pays (en feuilleton Dallas, selon l’Ambassadeur des Etats Unis ou à la Borgia selon l’Hebdomadaire international Jeune Afrique Borgia ou du feuilleton Dallas, mai en pire. Encore une fois de plus, le coup d’Etat électoral s’accompagnera de dizaine de morts parmi la population, et des scènes de violences sans précédent.

En conclusion:

1. Depuis la pseudo-indépendance octroyée en 1960, l’histoire du Gabon n’est que celle des élections truquées
2. La guerre Ping-Bongo, c’est un peu le dernier épisode des Borgia : famille, pouvoir, argent, complots, alliances de circonstance.
- ( comme le souligne dans son article, Le Gabon pour les nuls- Marwane Ben Yahmed, Publié le 12 septembre 2016 dans Jeune Afrique )

Mardi 29 Novembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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Incroyable !
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