News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Opération "Libérez les trottoirs" au Gabon: des milliers de constructions détruites

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Jeudi 10 Novembre 2011 à 12:26 | Lu 1624 fois



Opération "Libérez les trottoirs" au Gabon: des milliers de constructions détruites
LIBREVILLE — "Ce soir on dormira à l'air libre", explique Guy Roger Mounguengui, 33 ans, au milieu des décombres de sa maison qui a fait les frais de l'opération "Libérez les trottoirs" visant à détruire toutes les constructions jugées "anarchiques" de Libreville.

Comme Guy-Roger, des centaines de familles ou de commerçants ont vu leur habitations démolies au tractopelle par l'armée ces dernières semaines, donnant à la capitale gabonaise des allures de pays en guerre.

Le gouvernement, qui a annoncé la construction de milliers de logements sociaux dans les années à venir, espère pouvoir ainsi reconstruire la ville "proprement".

L'opération "Libérez les trottoirs" s'inscrit dans un ensemble plus vaste de "grands chantiers" voulus par le président Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009 à la suite de son père Omar Bongo, qui comprend ceux relatifs à l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations qui se déroulera au Gabon en janvier 2012, mais aussi de nombreux autres projets liés aux infrastructures dans le pays.

Le Gabon compte environ un million d'habitants, dont la moitié est concentrée à Libreville. Selon une étude du Programme de Nations unies pour le développement (PNUD) en 2008, 60 % d'entre elle vit avec moins de 2 dollars par jour.

Fin septembre, le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme Blaise Louembé avait déclaré à la presse nationale lors du lancement de l'opération "Libérez les trottoirs" que celle-ci visait à "détruire les constructions illicites non habitées et donner un préavis aux maisons déjà habitées", qualifiées d'"occupations anarchiques".

"Tous ceux qui y érigent leurs logements (sur le domaine public et les terrains viabilisés par l'état) en toute illégalité vont être purement et simplement déguerpis (...) sans dédommagement", avait annoncé le ministre.

Selon lui, ces mesures devaient permettre de "commencer véritablement le programme de construction" des logements sociaux promis par l'Etat.

C'est particulièrement dans les banlieues de Libreville que ceux qui avaient construits leurs logements et commerces, parfois avant que la ville ne s'étende jusqu'à eux, se sont retrouvés "hors la loi" du jour au lendemain.

"Ce ne sont pas des terrains qu'on a trouvés viabilisés", explique Guy Roger Mounguengui, au milieu de restes de sa maison et dans le bruit assourdissant des engins, précisant qu'à l'époque de son père, où il a construit sa maison, "c'était des forêts, des terrains où l'on plantait".

Paradoxalement, l'opération semble se dérouler dans une relative indifférence des populations.

Seules quelques femmes du quartier de Glass au centre ville manifestent jour et nuit depuis deux semaines, assises en rond autour d'un feu en chantant des chansons traditionnelles. Ils s'agit de femmes de la communauté Mpongwé, la population historique de Libreville.

"Ici c'est notre village! (...) qu'ils nous laissent dans notre village!" répète Bernadette Oranga, une femme Mpongwé d'âge mûr qui ne décolère pas et affirme se sentir dépossédée de ses terres ancestrales.

"Nous avons des titres fonciers en bonne et due forme signés par eux même (les autorités). Ils ne veulent pas nous donner raison", affirme Bernadette qui se définit avant tout comme une "autochtone de Libreville".

Qu'il s'agisse de Bernadette, Guy-Roger ou d'Amadou Matala, un boulanger de la périphérie, tous affirment avoir été surpris par l'opération.

"Ils sont venus la première fois pour me dire +tu as deux heures de temps+ je leur ai dit +attention moi j'ai une boulangerie où il y a beaucoup de matériel, je peux pas déplacer tout en deux heures de temps+. J'ai déplacé ce que j'ai pu" explique ainsi Amadou.

Bernadette renchérit: "Ils nous ont surpris ils ont même cassé des maisons ou les gens dormaient. Nous n'étions pas informés nous n'avons pas eu de préavis, nous n'avons pas eu de sommation, on a rien eu".

Copyright © 2011 AFP

Jeudi 10 Novembre 2011
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 1624 fois



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

12.Posté par Dunzi le 14/11/2011 23:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je suis pour cette opération il faut en finir avec le DESORDRE....

11.Posté par Okoukout le 13/11/2011 18:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
C'est par manque de considération de l'autre que nous arrivons à de telles situations; c'est aussi par les différentes corruptions que nos concitoyens ont été plongés dans cette situation.
Dans une société de droits humains, on ne peut déguerpir les personnes de fçon barabre et honteuse. Si on respectait les autres gabonais, riches ou pauvres( tous voués au même destin de la mort), il était toujours possible de trouver une solution humaine à ces personne. Il est difficile d'estimer le nombre de personnes détenant les titres fonciers sur les terrains qu'elles ont construit riches ou pauvres. C'est parcequ'il n'existe pas une organisation politique dans notre pays, tout se fait par la corruption, le désordre et la débrouillardise. Un état qui se respecte et qui gouverne fait des projets à court, moyen, long et très long terme. Une ville s'agrandit avec la population, il faut penser à l'urbaniser en viabilisant les terrains, en créant des nouveaux quartiers avec les structures indispendables:eau,électricité, routes, écoles, dispensaires, commerces,logements descents, etc.
Si c'était à moi de gérer ce problème, j'aurais demandé à tous les habitants de vivants dans les quartiers concernés par le projet, de venir régulariser leur situation auprès des services du cadastre afin qu'on leur donne les titres fonciers indispensables à leur indemnisation. Une campagne d'information, de sensibilisation pendant au moins 2 ans, puis leur proposer des nouveux sites viabilisés sur lesquels ils vont construire leurs nouveaux logements (dans le respect du plan cadastral) avec l'argent des indemnisations. A la fin de la troisième année, les familles seront sommées de quitter les lieux dans un délais de 6 mois, un rappel au troisième mois, puis les opérations de destruction pourraient commencer. En 3 ans, on peut espérer que ces familles auraient fini de construire, d'aménager leurs nouveaux logements. C'est de cette faàon qu'un état se respecte et traite ses concitoyens, s'il les considère tels!!!

10.Posté par Gaguie le 11/11/2011 13:31 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
moi gaguie je suis un gorille du biafra je me fous de vous autre les gabonais. je sais que vous êtes comme des enfants. il suffit pour moi de vous dire que telle ethnie n' aime telle autre, vous allez croire. Il sufit de vous foueter pour que vous comprenniez.
Vive gaguie .

9.Posté par obalango le 11/11/2011 13:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
ha laissez ça!

Les première communautés à avoir témoignée de leur soutien à ALI 9 c'est qui? c'est pas les pongwé qui lui avaient donnée en direct à la télé leur bénédiction rituelle à la cité de la démocratie?


Faut pas emmerder le monde...
Nous savons tous que dans tous les cas nous allons vivre tpot ou tard les mêmes brimades mais là pour le coup que ça serve de leçon à nous tous!

La communauté PONGWE n'a qu'à prendre ses responsabilités en défaisant ce qu'elle à fait au préalable en bénissant ALI 9!!!

8.Posté par IBOUDINDZA le 11/11/2011 12:37 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Pendant que les familles gabonaises et leurs enfants sont dans la rue, ali, le nigerian biafrai adopte les marocains qui sont bien lotis, dorment dans de belles maisons, sous les climatiseurs, sont transportés aisément, le peuple gabonais est insulté et en même temps, ndongou, aboghe ella, nborantsouo, nzouba et les autres sorciers appellent ces mêmes gabonais à aller les voter.........................

QUEL PARADOXE...................................................................?

ali laisse le peuple gabonais tranquille...............................................

7.Posté par petit MAMBOUNDOU le 10/11/2011 18:32 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Chers compatriotes,

C'est une véritable douleur de voir tant des familles gabonaises sans abris. Moi, je ne pense pas que le gouverneur du Gabon veuille le bien pour notre pays. Il veut déranger le peuple, profitant de la moellesse du peuple,il est convaincu que les Gabonais soient des peureux...bref, mais, cela va le surprendre un jour ce bébé zeus..lui n'a pas connu la souffrance, il n'a pas connu les pannes, il n'a pas connu manger de la banane avec du sel ou un morceau de manioc avec un morceau de sardine fumée...Je vous invite à ,marcher, à mettre des barricades, Ali ne va pas tuer tout le peuple,s'il commet l'erreur, il aura la soi-disant communauté internationale et lea CPI, faites comme en 1990, quant il avait fait assassiner Radjambé Issany, marchez, marchez même nus, maudissez Ali, maudissez Boukoubi, maudissez Nzouba Ndama, maudissez MBA ABESSOLE, maudissez tous ceux qui rendent la vie difficile au peuple.
La liberté s'arrache, ne continuez pas à dormir, sortez de vos trous de rats, de Kinguelé, venez voir, akebé, Belle-vue, Glass, Plein Niger, Nkembo, Mont Mbouet...mettez vous dans la rue..sinon, vous n'aurez rien.
Laissez la philosophie de " on va encore faire comment" c'est du maboulisme ou encore "c'est comme ça", non, ce n'est pas comme ça, vivre c'est lutter, lutter c'est vivre.

Unis dans la concorde

petit MAMBOUNDOU , Alicante-Espagne

6.Posté par M''velegnoh le 10/11/2011 17:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
C'est apres 50 ans dont 44 des Bongo qu'on trouve la necessite et l'argent pour urbaniser la ville/La Cote d'Ivoire a cree Yamoussokro,le Nigeria Abuja ,pourquoi ne pa aller faire une nouvelle Capitale dans la Savane de Pte Denis?Qu'on cesse d'emerder le peuple.

5.Posté par GRAND RASSEMBLEMENT DE LA VAGUE ROUGE le 10/11/2011 16:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
UNION DU PEUPLE GABONAIS GRAND RASSEMBLEMENT DE LA VAGUE ROUGE Grand rassemblement d’hommage à PIERRE MAMBOUNDOU, le leader charismatique de l’opposition Gabonaise mort au combat pour la transparence électorale et la démocratie DATE : SAMEDI 12 NOVEMBE 2011 LIEU : SIEGE DE L’UPG SIS à AWENDJE HEURE : 14H00 THEME : CONSOLIDATION DE NOTRE HERITAGE Tous les militants, sympathisants, ainsi que tous les Gabonais qui se reconnaissent à travers le combat de PIERRE MAMBOUNDOU sont invités DEFENDONS ET PROTEGEONS SES IDEES POUR LE PRESENT ET LE FUTUR DES GENERATIONS VENEZ NOMBREUX !!!! TOUS EN ROUGE

4.Posté par Gaboma le 10/11/2011 16:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
BONNE INITIATIVE,Y'EN A MARRE DES CONSTRUCTIONS ANARCHIQUES !!! LIBREVILLE EST LA VITRINE DU PAYS, ELLE DOIT ETRE URBANISEE ET PROPRE.

3.Posté par OBAPMIKO le 10/11/2011 14:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Femmes de glass! il faut les maudire; en tête l'energumène qui pretend faire de libreville son Manathan, ensuite les autres ,ses couillons; cet ali qui a abandonné dans les hautes herbes son espèce de bunker; maudit soit il jusqu'au dernier de sa descendance; maudit, qu'il enfante des mongoliens; nous sommes des nègres pauvres mais justes, pas des voleurs du bien commun avec lequel, ils ont bâti leurs chateaux, qui pue l'huile de palme et le poisson seché du nègre qu'ils sont toujours; maudits, votre aventure est vouée à l'echec,vos corps serons livrés aux rapaces des champs, maudits!

1 2
Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...