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Ondo Ossa : «Au Gabon, les Grands électeurs sont la France et la Communauté internationale»

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Lundi 21 Décembre 2015 à 07:53 | Lu 2761 fois

Invité, le 16 décembre dernier à Paris, par l’association Réagir – un des nombreux démembrements de la communauté gabonaise de France – à s’exprimer sur la situation politique, économique et sociale au Gabon, l’ancien ministre et professeur d’Economie, a affirmé que «six ans après, le Gabon va à la catastrophe» et que «l’état de délabrement du pays est à un niveau tel qu’il faut tout changer». Certains participants sont toutefois restés sur leur faim, car il n’a pas évoqué des sujets telle que l’agression dont il a été l’objet il y a bientôt deux ans…



On aurait pu penser qu’il s’étendrait sur cette agression, mais Albert Ondo Ossa a tout juste qualifié cette agression de «tentative d’assassinat», ajoutant «je suis passé à deux doigts de la mort» sans expliquer les raisons ayant pu conduire à cette tentative. On aurait pu penser qu’il parlerait de ses échecs au gouvernement. Il faut dire, en effet, que pendant les trois ans qu’il y a passé, il n’a pas laissé de trace indélébile. D’ailleurs, la sortie de l’équipe gouvernementale de ce professeur volubile n’était-elle pas une sanction ? Sinon, comment expliquer qu’il soit passé du grand ministère à rallonges – Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche scientifique – à celui – plus réduit – de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, entre janvier 2006 et janvier 2009 ? Lors des deux remaniements qui ont suivi son entrée dans l’équipe gouvernementale de Jean Eyeghé Ndong, Albert Ondo Ossa a en effet perdu, à chaque fois, des pans entiers de responsabilités. Tout juste souligne-t-il que «les 3 ans que j’ai passés au gouvernement m’ont permis de comprendre pourquoi le Gabon est sous-développé, j’en suis sorti écœuré»…

En revanche, sur la gouvernance Ali Bongo, il a été très disert. D’abord sur la gestion des hommes. «Il n’y a de richesse que d’hommes, dit-on, mais aujourd’hui, on assiste à une gestion calamiteuse de la ressource humaine au Gabon». Trop de cadres sont assis à la maison ou insuffisamment utilisés. «En tout cas, cette gestion fonctionne mal, et ça fait mal aux Gabonais», dit-il. Puis sur les aspects sociaux, «aucun secteur ne marche au Gabon, il n’y en a aucun, et la misère est présente partout». Insistant sur la gestion des ressources financières, Albert Ondo Ossa dénonce «un régime de prédation» et estime que «le pouvoir actuel pille tout, prend tout, corrompt tout». «Nous devons plus que jamais voir comment parvenir à l’alternance et à l’amélioration des conditions de vie des Gabonais ; cela me paraît plus important que de savoir qui sera le prochain président du Gabon».

«Beaucoup n’ont pas compris pourquoi j’ai été candidat à l’élection présidentielle de 2009 ; en fait, je connaissais les principaux candidats à cette élection, et je savais que rien n’en sortirait. J’ai donc été candidat pour dire aux Gabonais que notre pays va aller à la dérive ; aujourd’hui, tout le monde me donne raison : le Gabon est un état de délabrement tel qu’il faut tout changer, à un tel niveau que nous devons avoir quelqu’un de crédible à la tête du pays pour relever les défis. Car, il va falloir des mesures drastiques bien dosées ; le Gabon va à la catastrophe».

S’adressant aux membres de l’association Réagir dont il était l’invité, l’ancien ministre, avec un brin d’humour, déclare : «vous savez que lors de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, on parle de Grands électeurs, eh bien, au Gabon, les Grands électeurs ce sont la France et la Communauté internationale, et vous, votre rôle devrait consister à les sensibiliser sur la situation que nous vivons au Gabon au plan politique et économique ; dîtes à la France et à la communauté internationale que personne ne souhaite ne pas tenir compte de leurs intérêts, nous allons préserver et garantir leurs intérêts, mais tout en développant le Gabon». «Nous allons préserver leurs intérêts tout en développant le Gabon».

La rencontre avec ces membres de la communauté gabonaise de France a permis au Professeur Albert Ondo Ossa de présenter un jeune professeur agrégé d’Economie sorti de la Faculté des sciences économiques de l’Université Omar Bongo et de son laboratoire. Agé de 60 ans aujourd’hui, Albert Ondo Ossa continue de dispenser des cours à l’UOB et dans de nombreuses universités étrangères comme professeur associé. Ses étudiants parlent de lui comme d’un «très bon analyste des faits économiques contemporains».

Lundi 21 Décembre 2015
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par Mengué Mba le 21/12/2015 09:54 | Alerter
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Mr ONDO OSSA a raison , si la FRANCE est pour Jean Ping, cela implique que Ping passera. Par contre , si les Français choisissent Ali , ALORS c'est Ali qui passera. Pour dire v rai, la France a une influence énorme lors de la Présidentielle au GABON.

2.Posté par ortegus le 21/12/2015 14:27 (depuis mobile) | Alerter
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, ce n'est pas ping qui dira le contraire, à toi de user toute ta diplomatie pour nous sortir du gouffre dont nous sommes plongé s depuis bientôt 50ans.car tu ne nous dira rien, tu ne nous montreras rien, et tu ne mobiliseras pas plus que n'a fait amo .

3.Posté par Hatshepsout le 21/12/2015 17:14 | Alerter
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Les gabonais se cachent derriere la supposée toute puissance de la France pour ne pas agir et justifier leur lâcheté. Les années 2000 n'ont rien à voir avec ce que nous avons connu jusqu'en 1990. Que les gabonais descendent dans la rue pour évincer Ali et à ce moment ils pourront voir agir et, le cas échéant, dénoncer la France. Mais en restant à critiquer devant leur télé/ordi, ils s'étonnent que rien ne change et trouve des responsables partout. C'est la France qui oblige Ali à rester au pouvoir? A dilapider les richesses? A bâillônner toute tentative de révolte? Avec ces discours qui justifie notre lâcheté, on est par sorti de l'auberge... Essayons et voyons plutôt que nous complaire dans l'attentisme, l'immobilisme!

4.Posté par NDEMBI ASSEKO le 31/12/2015 23:13 | Alerter
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Chers compatriotes, vous commencez seulement à égrainer le chapelet de surprises. Quand un lion s'attaque aux bétails du voisin, tout le monde pense qu'il a été imprudent. Mais quand il s'attaque vous, vous réalisez finalement que c'est une bête diabolique. Les Lions sont dans la cour Gabon, si vous jouez avec ils finiront par nous dévorer tous. Heureusement nous avons deux grands chasseurs en ce moment.Faisons leur confiance. Le Président NDONG SIMA sera élu démocratiquement et personne, je dis bien aucun homme, majorité ou opposition ne pourra lui voler sa victoire. Ils savent tous qu'il n'a pas besoin d'armes pour régler les comptes à ses adversaires. C'est le seul président qui mettra ses compatriotes à l'abris de toutes menaces. Réfléchissez y pendant le réveillon, Ayons confiance. Meilleurs voeux à tous et bonne année 2016.

5.Posté par Obs le 03/01/2016 22:33 | Alerter
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Que le professeur Ondo Ossa lance le processus de communication politique avec la France, au lieu de de demander aux gens de la faire à sa place. Le peuple gabonais a grandement besoin de sa contribution en la matière vis-à-vis de la France. Il fut Ministre de la République gabonaise. Sa partition peut peser lourd à la haute négociation pour le changement des hommes d'Etat au Gabon.

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