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« On nous tue, on nous dépèce, on nous égorge, on nous mange… au secours le gouvernement ! » Réponse du gouvernement : « tais-toi, sale gibier ! »

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Lundi 10 Juin 2013 à 06:25 | Lu 868 fois

Je suis choqué, j’ai été choqué, je suis scandalisé par ce qui arrive, se passe, au vert-jaune-bleu, les 3 couleurs, le Gabon. Il ne se passe plus un jour sans que l’on ne découvre l’effroyable. Gisant par-ci, gisant par-là, des corps, en veux-tu, en voila. Comme dans les films d’horreur. Ventres ouverts, organes soutirés. Chose curieuse, cela devient une habitude. Une vilaine habitude. Licence to kill. Lecture en mode résumé…



« On nous tue, on nous dépèce, on nous égorge, on nous mange… au secours le gouvernement ! » Réponse du gouvernement : « tais-toi, sale gibier ! »
Il y a peu, on recommença à parler des crimes rituels. Comme toujours, l’affaire commença par être balancée chez nos ancêtres les Gaulois, les Français, via sa télé codée Canal +, à travers une émission « L’Effet Papillon » qui fit sensation avec le document « Les organes du pouvoir ».

Petit résumé en français facile de ce que racontaient les mecs de Canal. Tout simplement qu’au Gabon, certains qui sont n’importe qui, pour sortir de l’anonymat et devenir de grands types, au pays on appelle ça les Mamadou, le Gabonais d’en haut, n’hésitaient pas à zigouiller d’innocentes victimes, pauvre Makaya, le Gabonais moyen quoi, en prélevant sur lui, ses organes afin d’en faire de puissants gri-gris. Pas n’importe quoi. Authentique !

Au passage, le documentaire sur la chaîne câblée, les organes du pouvoir fit sensation, surtout qu’il affirmait que cette pratique de zigouillage organisé se faisait avec l’aval de certains Mamadou du pouvoir en place. Shocking, scandale ! Le Gouvernement montra ses limites en interdisant tout simplement à Canal de diffuser encore et encore l’émission. Bizness is it bizness ? Le groupe Canal Horizon est très présent au Gabon où il se fait du beurre et du fromage au niveau pognon. Et hop!

Ne voulant certainement pas perdre des parts de marchés et être prié d’aller voir dans des horizons nouveaux, le documentaire fût, incroyable mais vrai, retiré. Impossible de se connecter sur le site de Canal+ Horizon pour le voir. Hélas, trop tard, tout le monde avait vu, enregistré partagé sur la blogosphère !

Le temps passa. La mode de découvertes macabres continuait, de plus belle. Gisant par-ci, gisant par-là, des corps, en veux-tu, en voila. Comme dans les films d’horreur, on en retrouvait dépiécés des choses de leur ventre, en mode viande de brousse. Des affaires de meurtres accablaient certains Mamadou alias les grosses légumes, les gens d’en haut en haut. Preuves à l’appui, les chasseurs des victimes, attrapés, et en balançaient des tonnes sur leurs commanditaires. La Justice, pas corrompue du tout, commença à faire son boulot, en n’arrêtant personne, mieux : certainement pour pas un rond, des bourreaux pourtant pris la main dans le pot de miel étaient tout bonnement libérés ! Fin des haricots. Pour le moment.

L’association contre les crimes rituels (ACRI).
Elle voulait faire une marche pacifique pour crier son dégoût, le dégoût des Gabonais qui devenaient des proies face aux nombreux Hannibal Lecter du Silence des agneaux, le film, lâchés en pleine nature, avec un permis de tuer. Licence to kill. Une fois de plus, le gouvernement gabonais comprit tout. D’un revers de la main, l’incroyable ministre de l’Intérieur, l’inoxydable Jean-François Ndongou, balaya ces impolis qui voulaient manifester. Et puis quoi encore ? Allez, ouste, dégagez ! Marche interdite. Vous voulez dire quelque chose sur le fait que l’on tue vos enfants, amis, parents et connaissances? Pas de soucis : faites un mémorandum au Président Ali Bongo Ondimba, il décidera ensuite. Tout simplement !

Le refus imposé par le pouvoir à l’ACRI de protester, fit l’effet d’une bombe. Pour les pauvres Makaya d’en bas que nous sommes, cela ne faisait plus l’ombre d’un doute : refus de marcher contre les crimes rituels = le pouvoir protège les tueurs. La blogosphère remit cela via les réseaux sociaux. Des marches vert-jaune et bleu, furent organisées un peu partout, dans le monde. Le Gabon était devenu l’Eldorado du crime. Dénonciation.

Pour montrer sa bonne foi face au monde que tout ce qui se disait sur le Gabon n’était qu’un ramassis d’âneries, le pouvoir trouva une fois de plus la soluce, en envoyant ses supers génies de la Com, l’ouvrir un peu. Bide.

Le premier Ministre, le porte-parole du président, un conseiller du Palais, et un chef de bidasses. Morceaux choisis, en français toujours si facile : « Mais non, ne paniquez pas. Il n’est pas raisonnable de parler ainsi du Gabon avec ces histoires de crimes rituels. Cela risque de faire fuir les touristes. C’est une aberration. Mais pourquoi parler de ces histoires d’assassinats de compatriotes alors que de nombreux accidentés de la route crèvent tous les jours ? Attention, on ne dit pas crimes rituels, mais crimes de sang !» Authentique, en français facile. Merci Raymond Ndong Sima, Alain Claude Billie Bi Nzé, Michel Ogandanga et Léon Mistoul. Tollé général.

Sylvia entre aussi dans la danse.
En deux temps, trois mouvements, la marche refusée de l’ACRI laissa place à celle autorisée pour Sylvia, la first Lady. Le peuple, cria à la combine. On donne tout à Sylvia.
« La marche officielle autorisée » se préparait pour le 11 mai. Et la blogosphère remit ça, de plus belle : « Pas question de marcher avec nos bourreaux. Le loup marche t-il avec l’agneau ? »

Des moutons, décidèrent de ne pas danser avec les loups, comme dans le film. Ils allaient faire leur marche. De leur côté.
Le gouvernement comprit, une fois de plus, tout. Et hop. Alors que la marche officielle médiatisée avec la First lady était autorisée, celle de « ceux qui veulent troubler l’ordre public », sera réprimandée par les forces de l’ordre. Vive la lacrymogène !

Comme prévu, devant la présidence de la République, le mémorandum fût remis à Ali Bongo Ondimba. Le président de la République gabonaise, garant des Institutions, jura de faire arrêter le massacre et les tueurs en mode licence to kill. On allait voir ce que l’on va voir. Depuis, on voit, comme nos frères d’Afrique de l’Ouest là-bas, toujours rien.

Près d’un mois après les marches, la tuerie se poursuit. Licence to kill. Des corps sont encore et toujours découverts, sans les choses de leur ventre, enlevées, dépiécées, en mode viande de brousse que nous sommes. La dernière tuerie ? Un sac rempli à gogo d’organes humains authentifiés par un médecin légiste, retrouvé en plein cœur de Libreville. Comme si de rien n’était.

Mais que fait la Justice? Rien. Voleurs de mangues, faiseurs de petits larcins tu arrêteras d’abord. Licence to kill tu relaxeras les Mamadou d’en haut en haut. Protection rapprochée au niveau de la politique ? Les Gabonais ont peur, les élections approchent. Mais que fait la Justice? Rien !
Mais où en sont les affaires sur les ministres et députés entendus dans le cadre de certains assassinats? Oubliées, effacées, gommées sur le papier. Circulez, il n’y a rien à voir.

Comme disait Papa Bongo : « Au Gabon, on fait trop les wawawa ». Ngounda ngounda, la bouche pour à rien. Blabla et bla.

Mais que fait le gouvernement pour protéger son peuple? Rien !
Si ! Jean François a remis ça, en demandant tout simplement aux Gabonais de « ne pas paniquer » et Michel Ogandanga, super conseiller présidentiel ? : « Le sac d’Oloumi, c’est un complot, une supercherie, fomentée par les Salafistes », nom sympa donné aux opposants et certains membres de la société civile. Comique.

Attention ngongongo.

La situation s’aggrave. L’heure est grave. En mode chuchotements assourdissants, certains commencent à parler de vengeance, la loi de l’œil pour œil, dent pour dent n’est plus loin. Comme au village : « tue-le d’abord, on règlera ça au tribunal après ! ».
Phrase entendue : « C’est vrai, le Gabonais n’a peur que d’une chose. De ne pas percevoir son salaire le 25 du mois. Mais attention, ne le prenez pas pour un mouton ! ». Loi du Talion.

« On nous tue, on nous dépèce, on nous égorge, on nous mange… au secours le gouvernement ! »

Réponse du gouvernement : « tais-toi, sale gibier ! »




Publié le 10-06-2013 Source : PAHE

Lundi 10 Juin 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 868 fois




1.Posté par mmmm le 10/06/2013 20:44 | Alerter
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Magnifique poême cannibale. Que c'est horrible, ce récit! Gabonais et Gabonaises: un peuple qui ne se bat pas pour sa survie est un peuple condamné à disparaître.

2.Posté par SOLANGE ANTIMI NGARI le 10/06/2013 22:27 | Alerter
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HEEEEEEEEEEE OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII LES GABONAIS DE SOUCHE VONT TOUS DISPARAITRE A CETTE ALLURE ET C'EST LE BUT D'ODJUKU ET DE SON AMAND ACCROMBESSI .

3.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 11/06/2013 01:32 | Alerter
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Toi qui le vois, dis au PETIT-LA que sa présidence d'enfant-roi-faible vient essentiellement des grosses fesses qu'il donne à son gros pôpô. Et qu'il devrait enfin s'occuper de la misère sexuelle de Sylvia : elle s'agite un peu trop, c'est peut-être la preuve qu'elle n'a plus sa dose depuis l'assassinat de Bouddha Cardo, non ? Ou bien qu'il la prête de temps en temps à Opianga, lui au moins il sait faire les deux !

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