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OMAR BONGO ONDIMBA

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Samedi 1 Août 2009 à 22:08 | Lu 2584 fois



OMAR BONGO ONDIMBA
El Hadj Omar Bongo Ondimba, plus connu sous le nom d'Omar Bongo, né Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 à Lewaï et mort le 8 juin 2009 à Barcelone, est le deuxième président de la République gabonaise, du 2 décembre 1967 à sa mort.

Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo dans la province du Haut-Ogooué à Lewaï (depuis rebaptisée Bongoville), il est le benjamin d'une famille d'agriculteurs de douze enfants, issue des ethnies Batéké et Obamba. À sept ans, il perd son père. Il effectue ses études primaires et secondaires au Congo, puis après son service militaire, il rejoint d'abord les services secrets français, puis l'entourage de Léon Mba, futur président du Gabon tout en travaillant comme commis des postes. Il parvint par la suite à opposer à la stratégie commune une approche plus transversale mais non moins subversive (telle que déclamée dans une lettre ouverte aux représentants de l'ordre établi, datée du 15 mai 1970).

Après l'indépendance en 1960, il est vice-président et bras-droit de Léon Mba, avant de lui succéder après sa mort, en 1967. L'année suivante, il fonde le Parti démocratique gabonais, socle du monopartisme jusqu'en 1990. Franc-maçon depuis 1965[2], il se fait baptiser catholique pour obtenir une audience avec Paul VI[3], se convertit en 1973 à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. Pour certains, cette conversion n'est qu'un moyen de se faire bien voir des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, en majorité musulmans, le Gabon étant producteur de pétrole.

En 1990, Bongo est poussé à organiser une conférence nationale à l'issue de laquelle il accepte la restauration du multipartisme.

En 2004, il ajoute le nom de son père au sien et devient Omar Bongo Ondimba.

Il a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, a dénoncé des fraudes massives constatées lors du scrutin.

Omar Bongo Ondimba, durant toute sa présidence (42 ans), a dirigé le pays de façon très directe, monopartisme ou multipartisme important peu.

Le 6 mai 2009, Omar Bongo Ondimba avait suspendu ses activités, officiellement, pour se reposer et faire le deuil de son épouse Édith Sassou Nguesso décédée le 14 mars 2009, alors que des rumeurs circulaient sur son état de santé[4].

Depuis le 11 mai 2009, le président gabonais était hospitalisé dans un état grave mais stationnaire en Espagne, et non en France, sans doute du fait de l'affaire dite des biens mal acquis[5]. Omar Bongo faisait simplement un bilan de santé, selon la présidence gabonaise, mais il était atteint d'un cancer de la prostate selon un diplomate africain[1]. Le Conseil national de la Communication gabonais s'était alors indigné du traitement de l'information par les médias français « en diffusant des informations non officielles et alarmistes[6] », des démentis repris par le Premier ministre français François Fillon.

Le 7 juin 2009, le site Internet du magazine Le Point a annoncé son décès[7], mais le gouvernement gabonais avait alors démenti l'information[8], et convoqué l'ambassadeur de France Jean-Didier Roisin.

Le 8 juin 2009, sa mort est officiellement confirmée à 14 h 30 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong dans une déclaration écrite[9].

nstallé par Jacques Foccart, secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974 il s'est lié d'amitié avec de nombreux dirigeants français, de tous bords, et a été reçu à l'Élysée par Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac[10], Nicolas Sarkozy

Lors de la présidence de Giscard d'Estaing, ce dernier s'est offusqué auprès d'Omar Bongo du fait qu'il avait apporté un soutien financier occulte à Jacques Chirac, son concurrent de l'époque à l'élection présidentielle française de 1981[11].

Nicolas Sarkozy l'a rencontré à l'occasion de la campagne présidentielle, selon Omar Bongo afin de recueillir les bons conseils d'un homme d'expérience. Omar Bongo a aussi rencontré François Bayrou ainsi que Jean-Marie Le Pen.

À peine élu, le 7 mai 2007, Nicolas Sarkozy l'a appelé pour le remercier de « ses bons conseils », puis l'a recu à l'Elysée[12] et a ordonné à tout son gouvernement de passer saluer le doyen[13] des « amis de la France ». Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo[14] se confirme, puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides, puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord jamais vu[15] du Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.

Le Gabon est militairement lié à la France par des accords de défense aux clauses secrètes ; cette dernière y stationne par ailleurs en permanence plusieurs centaines de soldats d'élite.

Pour Omar Bongo « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant[10]. »

Omar Bongo était durant ses plus de quarante ans de pouvoir l'un des représentants le plus énigmatique de la politique dite de la « Françafrique » définie par François-Xavier Verschave.

Au cours des années 1998-1999, le Sénat américain a enquêté sur les avoirs placés aux Etats-Unis par le président gabonais. Son rapport révèle que le montant des avoirs d'Omar Bongo, placés sur ses différents comptes bancaires à la Citibank, à New York, de 1985 à 1997, serait d'environ 130 millions de dollars. L'argent de ces comptes qui provenaient de revenus pétroliers aurait permis de financer la campagne électorale de 1993 du président Bongo, alors candidat à sa propre succession à la tête de l'État gabonais[16].

Selon un article du New York Times du 9 novembre 2005, il aurait versé 9 millions de dollars US en 2003 sur le compte d'une compagnie de Jack Abramoff, un lobbyiste américain, afin que celui-ci lui arrange un entretien avec le président des États-Unis George W. Bush. Il déclara quelques jours plus tard que cela était un « mensonge grossier » et qu'il allait porter plainte. Cette déclaration n'a eu aucune suite[17].

En janvier 2008, le journal Le Monde révèle la liste des biens mal acquis supposés en France du président gabonais et de sa famille ... plus de 33 appartements et hôtels particuliers équivalent à plus de 150 millions d'euros. Ces informations sont issues de l'enquête de la police française qui faisait suite à la plainte déposée en mars 2007 par trois associations françaises (Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora) pour recel de détournements de fonds publics[18],[19].

Le 13 février 2009, Omar Bongo Ondimba voit certains des comptes bancaires qu'il détient en France saisis par la justice française, conformément à une décision de la cour d'appel de Bordeaux. Cette décision intervient suite à une affaire d'escroquerie aux dépens d'un chef d'entreprise français. Ce dernier, en différent commercial avec le président gabonais, a été emprisonné au Gabon en 1996, et sa famille a dû verser une somme de plus de 450 000 euros à M. Bongo pour le faire libérer, versement « indu et soumis à restitution » selon la justice française[20],[21]. Suite à cette affaire le gouvernement gabonais a accusé la France de mener une « campagne pour déstabiliser » le pays[22]. Bongo s'est en effet senti trahi car il a bénéficié en France, durant des décennies, d'une forme d'immunité[23].

Le 30 mars 2009, ouverture d'une enquête sur des comptes qui appartiendraient à Édith Bongo, épouse d'Omar Bongo et fille de Denis Sassou Nguesso, décédée le 14 mars 2009, soupçonnée d'avoir servi de prête-nom à Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso auprès de plusieurs établissements bancaires, afin de dissimuler des capitaux provenant de détournements de fonds publics à Monaco, enquête qui fait suite au courrier de l'association Sherpa au prince Albert II et au procureur de Monaco demandant l'ouverture d'une information judiciaire et le gel des avoirs financiers à Monaco d'Édith Bongo[24].

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris, Françoise Desset, juge recevable la plainte déposée par Transparency International France et l'Association Sherpa visant Omar Bongo et deux autres chefs d'États africains Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné. Cette décision est prise contre l'avis du parquet qui disposait de cinq jours pour faire appel[25], ce qu'il a effectivement fait[26].

En octobre 1959, il épouse Patience Dabany, une jeune chanteuse de quinze ans qui lui donnera deux enfants Ali Ben Bongo et Albertine Amissa Bongo (1964–1993). L'aînée, née d'une autre mère, Pascaline Bongo (en), diplômée de l'École nationale d'administration française, est sa directrice de cabinet et épouse de Paul Toungui, ministre d’État chargé des Affaires étrangères. Ses fréquents déplacements à Paris et à New York lui valent d'être cataloguée, à tort ou à raison, "gestionnaire de la fortune paternelle"[27]. Son fils aîné, Ali Ben Bongo, est ministre de la Défense du Gabon depuis 1999. Il est pressenti comme étant le successeur naturel de son père, bien qu'il soit réputé impopulaire auprès de son peuple[28].

Le 4 août 1990, Omar Bongo a épousé Édith Sassou Nguesso, la fille aînée de l'ancien président congolais Denis Sassou Nguesso. De cette union naquirent deux enfants : Omar Denis Junior Bongo Ondimba et Yacine Bongo Ondimba[29].

Au fil de près de quarante années de pouvoir ininterrompu, Omar Bongo a placé sa famille au cœur de l'État, elle est de fait omniprésente dans le gouvernement gabonais comme dans l'administration, l'économie ou les médias[27].

Écrits

* Gouverner le Gabon, 1968
* Discours prononcé à l'occasion de la fête nationale du 17 août 1969, 1969
* Dialogue et participation, 1973
* Rénovation : pensées politiques, 1973?
* Pensée et action sociales, 1974
* Au service du Gabon, 1975
* Le Dialogue des nations : L'Afrique dans le nouvel ordre politique et économique mondial, 1980
* Le Réconciliateur : théâtre, 1977
* Le dialogue des nations, 1978
* Dix ans de pouvoir et de progrès, 1978
* Gouverner, c'est prévoir, 1979
* Réalités gabonaises : culture et développement, 1983
* Les années qui viennent, 1985
* El Hadj OMar Bongo par lui-même, 1986
* Le Nouvel élan, 1993
* Omar Bongo, les confidences d'un Africain (entretiens avec Christian Casteran), 1994
* Les chances du Gabon pour l'an 2000, le chemin du futur, 1998
* Blanc comme nègre (entretiens avec Airy Routier), 2001

Samedi 1 Août 2009
La Révolution LVDPG
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