News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Noel Chrétien et la fête païenne !

Le site de la Liberté - Les Affaires de nous mêmes nous mêmes. le Jeudi 19 Décembre 2013 à 18:47 | Lu 579 fois



La fête de Noël, très ancienne, trouve ses origines dans certaines fêtes païennes de l’Antiquité des pays occidentaux, en particulier les Saturnales qui accompagnent le solstice d’hiver. Puis, à partir du IVe siècle, le jour de la naissance de Jésus-Christ étant fixé au 25 décembre, cette date devient dès lors celle de l’une des fêtes chrétiennes les plus importantes de l’année. Au fil des siècles apparaissent de nombreux personnages ayant pour vocation d’apporter des cadeaux aux enfants. Certains d’entre eux sont d’origine païenne, tels Frau Holle en Allemagne et la Befana en Italie, mais d’autres, à l’exemple des rois Mages, de saint Martin, de sainte Catherine ou de sainte Barbe, appartiennent à la tradition chrétienne.

(Petrov, Icône de saint Nicolas : Parmi les divers personnages préfigurant celui du Père Noël que nous connaissons aujourd'hui se trouvent des personnages païens (telles la Befana en Italie ou Frau Holle en Allemagne), mais aussi divers personnages issus de la tradition religieuse catholique. Le plus important de ceux-là est saint Nicolas, un évêque d'Asie Mineure mort au IVe siècle, protecteur des jeunes enfants. Alexa Petrov, Icône de saint Nicolas, 1294. Bois, œuvre signée. Musée de Novgorod (Russie).)

Le plus important de tous est sans nul doute saint Nicolas, évêque d'Asie Mineure mort au IVe siècle, considéré comme le protecteur des petits enfants. Fêté le 6 décembre, il distribue des cadeaux et des friandises, accompagné de son âne et du Père Fouettard. Il connaît une grande popularité dès le Moyen Âge dans plusieurs régions d’Europe, et notamment dans le nord et l’est de la France. Noël, fête célébrée le 25 décembre en souvenir de la naissance de Jésus-Christ. Avec Pâques, c'est la fête la plus importante du calendrier chrétien.

Les Évangiles ne faisant mention d'aucune date, il n'existe pas de certitude quant au jour exact de la naissance du Christ ; celui-ci ne fut fixé officiellement que vers 336, les autorités religieuses choisissant d'incorporer, plutôt que de les ignorer, les anciens rites païens (en particulier les saturnales qui célébraient le solstice d'hiver). C'est pourquoi la fête de Noël n'est pas véritablement le jour anniversaire de la naissance du Christ, mais la célébration de la venue sur terre du Sauveur. L'Église d'Orient, qui célébrait Noël le 6 janvier (en même temps que l'Épiphanie), adopta elle aussi la date du 25 décembre à l'initiative de saint Grégoire de Nazianze. La célébration de Noël compte quatre messes : le 24 décembre au soir (la vigile de Noël), à minuit, au lever du jour et dans la matinée.

L'image familière du Père Noël, avec sa longue barbe blanche et sa houppelande rouge, son traîneau tiré par des rennes et son sac rempli de jouets, est une invention américaine apparue pour la première fois en 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Magazine ; ce personnage, sans doute importé d'Allemagne, est à rapprocher de saint Nicolas, dont la fête, le 6 décembre, est également dans certains pays une occasion d'offrir des cadeaux. Saturnales, dans la Rome antique, fêtes célébrées en l'honneur de Saturne, durant le solstice d'hiver.

Se déroulant par conséquent pendant la période de l'année où la nuit est la plus longue, éclairée à la seule lumière des bougies et des torches, cette célébration était l'occasion de multiples réjouissances. Les festivités commençaient par un sacrifice au temple de Saturne, au pied de la colline du Capitole, puis donnaient lieu à des festins publics auxquels tous étaient invités. Les Romains associaient Saturne au dieu grec Cronos, roi bienfaiteur de l'âge d'or. À l'occasion des Saturnales, les esclaves étaient libérés de leur servitude et, pendant la durée de la fête, changeaient de rôle avec leurs maîtres.

Solstice. Solstice, l'un des deux points de la trajectoire apparente du Soleil, lorsque celui-ci atteint sa plus forte déclinaison boréale ou australe par rapport à l'équateur céleste. Le Soleil passe en ces points le 21 ou le 22 juin (c'est le solstice d'été qui marque le début de l'été et le jour le plus long de l'année), et le 21 ou le 22 décembre (c'est le solstice d'hiver qui marque le début de l'hiver et le jour le plus court de l'année). Les saisons s'inversent donc entre l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. Le terme « solstice » vient du latin sol stare qui signifie « le soleil ne bouge pas ». En effet, à ces deux dates, le soleil change peu de déclinaison par rapport à l'équateur céleste d'un jour à l'autre, et semble demeurer immobile dans le ciel.

Père Noël : ORIGINES ET LE MARKETING DE NOËL

En 1809, l’écrivain Washington Irving imagine saint Nicolas se déplaçant dans les airs pour effectuer sa distribution de présents, mais c’est en 1822 que le personnage du Père Noël (Santa Claus aux États-Unis) voit le jour, sous la plume de l’Américain Clement Clarke Moore. L’auteur en fait le héros de A Visit from St Nicholas (Une visite de saint Nicolas), un poème rédigé pour ses enfants.

Ce texte, publié l’année suivante dans le journal The Sentinel, connaît immédiatement un très vif succès. Il met en scène un personnage composite amalgamant les légendes et les traditions des différents peuples ayant immigré aux États-Unis. Il s’inspire en particulier du saint Nicolas importé par les Hollandais (Sinter Klaas). Dans ces vers enlevés, le saint évêque se défait de son austérité et de ses attributs habituels (mitre et crosse) pour devenir un joyeux elfe dodu et barbu. Il se déplace dans un traîneau tiré par huit rennes et emprunte les conduits de cheminées pour déposer ses cadeaux dans les maisons des enfants sages.

1. 2.
1. Illustration du Père Noël : C'est l'illustrateur new-yorkais Thomas Nast qui, dans les années 1860, donne au Père Noël l'apparence que nous lui connaissons aujourd'hui. Thomas Nast, Merry Old Santa Claus. )

2. Befana : La fête de Noël a des origines très anciennes, que l'on peut faire remonter à l'Antiquité. Au cours des siècles sont ensuite apparus, dans différents pays, des personnages légendaires dont le rôle est d'apporter des cadeaux aux enfants. C'est le cas, par exemple, de la Befana italienne (dont le nom dérive d'Epifania, l'épiphanie). Ce personnage de la tradition populaire, dont les origines remontent probablement au plus ancien folklore européen, est représenté comme une sorte de sorcière bienveillante : une vieille femme se déplaçant en volant sur un balai, mais portant des cadeaux pour récompenser les enfants sages. Bridgeman Art Library, London/New York)

1. 2.
1. Sinter Klaas : Version hollandaise de saint Nicolas, Sinter Klaas est à l'origine du personnage du Père Noël (Santa Claus aux États-Unis). Selon la légende, Sinter Klaas distribue cadeaux et friandises le 5 décembre, veille de la Saint-Nicolas. Dans l'imagerie traditionnelle, il est représenté à cheval et sous les traits d'un évêque, avec mitre et manteau rouge. Il est accompagné de son fidèle serviteur, Zwarte Piet (« Pierre le Noir », l'équivalent du Père Fouettard).

2. Père Noël : Apparu au début du XIX e siècle, le personnage du Père Noël acquiert la physionomie que nous lui connaissons aujourd'hui, celle du vieillard bonhomme à barbe blanche et vêtu de rouge, dans les années 1860. Après avoir vu sa popularité s'accroître considérablement grâce aux publicités de la firme Coca-Cola dans les années 1930, il fait désormais partie intégrante de l'imagerie des fêtes... et de leur marketing, jusqu'à devenir omniprésent dans les rues et les supermarchés à l'approche du 25 décembre.)

En 1860, l’illustrateur new-yorkais Thomas Nast donne au Père Noël le visage et l’apparence que nous lui connaissons aujourd’hui : il en fait un vieil homme au costume rouge bordé de blanc et au gros ceinturon de cuir. Quelques années plus tard, la légende s’enrichit en fixant la demeure du Père Noël au pôle Nord.

Enfin, les dessins publicitaires réalisés par Haddon Sundblom pour la firme Coca-cola dans les années 1930 permettent de diffuser largement son image et d’en accroître encore la popularité. La fête de Noël revêt peu à peu un caractère de plus en plus commercial, en se centrant essentiellement sur le rituel de l’échange de cadeaux. Le personnage du Père Noël apparaît dans les grands magasins et les rues et son image fait à présent partie intégrante du marketing de Noël. Les enfants ne se lassent cependant pas d’aimer ce vieillard à la barbe blanche, et on entretient toujours chez les tout-petits l'illusion de son existence.

Noël, une fracture de l’histoire humaine !

Jésus n’est pas né le 25 décembre. Triste, mais vrai. On ne connaît pas le jour, même pas l’année de sa naissance avec précision. C’est l’Eglise qui a proposé, comme nous l’avons vu, de célébrer Noël le 25 décembre afin d’évangéliser la fête païenne du solstice d’hiver qui correspond à la fin de la progression de la nuit et au commencement du rallongement des jours. Jacques Ellul, (1912-1994), penseur, théologien et moraliste français le remarquait déjà : « Pour achever son œuvre, Dieu ne nous envoie pas un livre de métaphysique, ni un livre sacré de révélations gnostiques, ni un système épistémologique complet, ni une sagesse achevée, il nous envoie un homme.

» Bien loin du bruit de la fureur des lumières de la ville et de ses boutiques enfiévrées en cette veille de Noël, à bonne distance des dissertations des savants et des clercs, et au-delà des frivolités qui nous barricadent pour ne pas accueillir ce qui pourrait nous déranger, la véritable lumière de Noël qui, selon l’Evangile de Jean, « illumine tout homme », vient d’un jeune couple accueillant son premier-né dans la précarité d’une vie difficile. Et Marie, le Verbe se fait chair. Trop souvent le Verbe se fait théorie, concept, institution. L’Evangile, l’Incarnation, c’est Dieu qui s’immerge dans le monde pour nous révéler « l’humilité de Dieu ». Humble rencontre à laquelle nous appelons les chrétiens de ce pays, avec ceux qui ne connaissent pas le sens de Noël.

Et le cherchent à tâtons. Mais aussi ceux qui, dans leur désespoir quotidien tentent d’en percevoir les lueurs d’espoir et de paix. Ou encore dans nos « matiti » où règne la misère et qui nous « content » à leur manière la joie d’une naissance, re-naissance. Et ceux qui vivent loin, très loin du vide et de la vacuité des désirs matérialistes que nous inocule la consommation obligée et effrénée du temps des fêtes. L’irruption de cette parole humble ouvre une brèche dérangeante dans l’histoire des hommes. Désormais, comme le chante Marie dans son Magnificat.

Les puissants sont renversés de leurs trônes et les humbles sont élevés. Les affamés sont comblés et les riches partent les mains vides. Aussi, le monde tente de colmater cette fracture dans l’histoire pour faire du surgissement du Verbe un gentil décor célébrant le Père Noël de la consommation, icône « religieuse » d’une société gérée par l’idole économiste. L’événement de Noël, celui où la Parole se fait chair, inocule un virus radical et définitif dans les logiciels qui prétendent enfermer l’existence humaine dans les jeux du pouvoir, du savoir et de l’avoir. Noël est la fête de l’enfance, c’est-à-dire celle de tous les commencements. Elle renverse les idoles symétriques du Père Noël de la consommation infinie et des « Pères Néant » de la morosité désenchantée, pour accueillir la fragilité et l’espérance d’une naissance.

A l’origine, Noël était une fête païenne à laquelle s’est substituée une fête chrétienne. Dans ces temps modernes, on assiste à un retour, une inversion de l’histoire : la fête païenne se substitue à la fête chrétienne. Le Dieu païen de notre époque s’appelle économie.

La consommation est son prophète, le taux de croissance est son emblème, les catalogues son livre saint, les grands magasins (géant) son temple et Noël sa fête la plus importante. Le signe de Noël chrétien n’est ni une fête une fête familiale, ni un catalogue de jolis cadeaux, ni une poussée de sentimentalisme aussi mièvre qu’affligeant, mais un nouveau-né couché dans une mangeoire. Il ne s’agit pas de mettre du misérabilisme là où il n’y en a pas – l’ange n’a pas parlé de misère mais de bonne nouvelle et de grande joie - mais de s’interroger sur ce que signifient ces deux mots nouveau-né et mangeoire, et la façon dont nous pouvons les célébrer.

Va donc pour les retrouvailles, les rites familiaux, les sapins et les cadeaux, mais à condition pour les chrétiens, de trouver assez de foi, de poésie et de créativité pour en faire des signes qui entrent en résonnance avec l’humilité de cette naissance et la portée cosmique de l’événement de Dieu venu parmi les hommes.

Ecrit par : Martin EDZODZOMO-ELA
m.edzodzomo@hotmail.fr

Source : https://www.facebook.com/francois.avane/posts/572437546178225?notif_t=wall


Jeudi 19 Décembre 2013
Les Affaires de nous mêmes nous mêmes.
Vu (s) 579 fois



Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...