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Mise au point : Personne ne parlera au Gabon ni au nom de toute la diaspora ni au nom du BDP-Modwoam

Le site de la Liberté - BDP-Modwoam le Mardi 28 Août 2012 à 06:47 | Lu 1781 fois



Mise au point : Personne ne parlera au Gabon ni au nom de toute la diaspora ni au nom du BDP-Modwoam
Ayant pris connaissance de la présence d’une certaine frange de la diaspora au Gabon dans le cadre des débats actuels sur l’impératif d’une Conférence Nationale Souveraine dans notre pays, diaspora se présentant tantôt comme la “Diaspora Gabonaise” tout court (ce qui est fallacieux), tantôt comme la “Convention des Diasporas Gabonaises” (ce qui organise une certaine confusion dans les esprits), le mouvement « Bongo Doit Partir – Modwoam » (BDP-Modwoam) tient, instamment, à se placer en porte à faux pour dire qu’aucun groupe ne parlera au Gabon ni au nom du BDP-Modwoam ni au nom de toute la diaspora gabonaise, qui est avant tout une diaspora plurielle et diversifiée dans ses vues et dans ses opinions. En ce sens, aucune diaspora collectivisée n’a mandaté qui que ce soit de parler au Gabon au nom de toute la diaspora. Ceux aux Gabon ne peuvent donc parler qu’en leur nom propre.

Le BDP-Modwoam tient à rappeler ici qu’il n’y a, au sein de la diaspora plurielle gabonaise, aucun président de la diaspora, aucun parti unique de la diaspora, aucune association unique de la diaspora, donc aucune pensée unique au sein de la diaspora qui accordât, dans l’absolu, toute la diaspora sur quelque méthodologie du changement au Gabon que ce soit. Dès lors, toute prétention pour qui que ce soit d’aller au Gabon parler au nom de toute la diaspora, tous frais payés par des sources non-identifiées, doit être vue comme porteuse de faux, de manipulations et de visées politiques qui, en réalité, servent paradoxalement mal l’idée, utopique d’ailleurs, d’une diaspora unie.

Utopique parce que parler de diaspora unie comporte, au fond, le même non sens que celui qui consisterait à supposer qu’au Gabon, on peut unir 100% des Gabonais autour d’un seul et même projet politique ou autour d’un seul et même homme. Une telle poursuite serait non seulement futile, mais aussi stalinienne car elle porte les germes d’une pensée unique extrêmement dangereuse pour la démocratie au Gabon. Plutôt, donc, que de parler de rechercher une unité absolue, donc irréaliste et utopique, sauf si l’on vise à l’absolutisme, il est important, plutôt, de garder à l’esprit le simple fait que l’unité absolue étant impossible au vu de la pluralité naturelle qui caractérise toutes les sociétés humaines, les seules formes d’ « unité » susceptibles d’exister, que ce soit au Gabon ou dans la diaspora, sont forcément des convergences parcellaires et segmentées autour d’idéologies particulières, donc obligatoirement diverses et plurielles.

On ne peut donc pas, sur cette base, espérer unir des pédégistes et des bédépistes au vu de la distance idéologique trop vaste qui les sépare, et ceci serait vrai tout aussi bien dans la diaspora qu’au Gabon. On ne peut pas non plus, dans le contexte de l’opposition, forcer une unité entre membres de l’opposition s’ils ne partagent pas les mêmes objectifs et méthodes du combat, mais cela ne nie en rien le fait pour tous ces groupes de se définir comme des groupes d’opposition. Sinon l’UMP et le Front National en France n’auraient plus qu’à fusionner puisque ce sont des partis de droite, donc de même sensibilité.

Du coup, ce ne sera pas parce que le BDP-Modwoam et, par exemple, l’Union Nationale se diront « mouvements de l’opposition » qu’ils seront obligatoirement appelés à travailler ensemble. Le « travailler ensemble » ne peut reposer sur des notions vagues comme « vouloir le changement » ou « être de l’opposition ». Encore faut-il avoir, au préalable, accordé les vues sur quel type d’opposition on représente et quel type de combat on veut mener ensemble.

Le simple fait d’amalgamer un parti radical et un parti convivial dans une coalition ne veut pas dire efficacité du combat ! Bien au contraire, une telle coalition souffrira tôt ou tard de cette contradiction car là où il faudra avancer, l’une ou l’autre des composantes va bloquer. Ce qu’il faut, plutôt, ce n’est pas se lancer dans l’utopie d’unir toute la diaspora ou tout le Gabon, de parler au nom de toute la diaspora ou de tout le Gabon, mais plutôt identifier, pour le seul objectif du combat à mener, les individus ou les groupes qui, partageant déjà la même idéologie du combat, pourraient s’allier en vue d’établir, ensemble, la méthodologie du combat qui correspond à leur idéologie.

Certes, il n’est jamais mauvais de voir s’établir un dialogue inter-gabonais dès lors qu’il s’agit de poser les bases d’une entente nationale. Mais il y aussi une gouffre de différence entre établir un dialogue national dans un pays démocratique et mener ce même type de dialogue quand il s’agit d’organiser les Gabonais pour un combat frontal contre une dictature cherchant à s’imposer ad vitam aeternam. Le contexte d’un combat frontal ne s’accommode point de tergiversations.

Dans ce contexte, l’argument selon lequel la diaspora ou l’opposition serait divisée, et c’est ce qui retarderait le combat, est faux et puéril. A moins de supposer une société stalinienne, il est impossible d’accorder 100% d’un peuple sur quoi que ce soit. C’est dans la nature humaine que de permettre plusieurs perspectives sur un même problème, et dès lors, les citoyens s’organisent en fonction de ces perspectives pour constituer des pôles et des courants d’idées qui deviennent, par ce processus de pluralisation, la matrice sur laquelle se greffe la pratique démocratique qui, dès lors, entérine ou défait ces courants en fonction des contextes.

Par exemple, depuis 1998, le BDP recommande l’insurrection au Gabon, mais ce n’est qu’aujourd’hui que les Gabonais commencent à se résoudre à cette idée, sans encore totalement l’embrasser au vu des tergiversations actuelles de l’opposition. Demander au BDP, dans ce cas, de laisser tomber son cheval de bataille consistant en propositions insurrectionnelles aurait constitué un véritable génocide de la démocratie.

La démocratie, dans ce sens, suppose toujours la pluralité et la diversité des opinions, et les différences dans les approches et les idées. Il est alors extrêmement dangereux pour la démocratie de voir un groupe se lever un jour pour dire : « allez, on va faire que tout le monde fasse exactement la même chose ou pense exactement la même chose et si quelqu’un pense différemment, c’est un traître ». Ce serait là du stalinisme. Quelqu’un voulant la démocratie dans son pays ne peut s’engager dans un processus visant à la monolithisation de la pensée. Le démocrate permettra toujours l’expression plurielle et, plutôt que d’appeler cette expression plurielle une « division », il doit se satisfaire de voir cette pluralité s’établir comme norme.

C’est pourtant dans le processus de suppression de cette pluralité au sein de la diaspora qu’une certaine frange de la diaspora, entièrement financée par André Mba Obame, se trouve engagée aujourd’hui. On veut, dans la diaspora, financer une diaspora acquise à Mba Obame et pour cela, on organise la pensée unique par des méthodes dignes des pires années du bongoïsme, et ce dans le même temps où l’on prétend « unir » cette diaspora.

On cultive actuellement une telle intolérance et un tel fanatisme autour de Mba Obame que tout autre chemin que celui de l’Union Nationale et de Mba Obame devient sujet à invective, insulte. On installe une terreur mentale par laquelle les gens commencent, au sein de la diaspora, à avoir peur de critiquer Mba Obame, de peur de se faire traiter de complice d’Ali Bongo. Et vouloir poursuivre ou recommander une autre voie politique que celle énoncée depuis Paris du 30 juin au 1er juillet devient, au Gabon comme dans la diaspora, un sacrilège pire que la profanation d’une tombe juive.

Qui a dit que parce qu’une idée serait émise quelque part, on ne pouvait plus l’améliorer par des contre-propositions ou des propositions complémentaires ? Si, déjà, ce type de fanatisme autour de Mba Obame se met à créer cette impression stalinienne au sein de la diaspora, et par la suite, au Gabon, pourra-t-on jamais critiquer André Mba Obame quand il sera au pouvoir ? Le BDP-Modwoam éprouve de grosses craintes à ce niveau.

Voilà pourquoi nous ne partageons pas l’euphorie générale qui veut que l’on n’ait aucun droit au doute ni aux questionnements tout simplement parce que ce serait Mba Obame qui aurait le vent en poupe. Sauf si on prend le peuple gabonais pour des moutons, nous estimons que chasser Ali Bongo du pouvoir n’est pas incompatible avec la clarification du combat d’André Mba Obame si, justement, André Mba Obame se veut leader ou président des Gabonais.

Les Gabonais ont besoin de savoir quel type de président il serait s’il prenait le pouvoir. Or, dès lors qu’il laisserait s’établir au sein de l’opposition une terreur de pensée unique similaire à celle à laquelle le pouvoir bongoïste soumet le peuple gabonais, une intolérance politique qui priverait le reste de la société d’expression politique s’installerait qui viendrait vicier le combat de l’opposition plurielle. On aura alors une bipolarisation politique basée sur la terreur totale : les Bongo terroriseront les Gabonais par le pouvoir de l’armée et l’opposition Mba Obame/UN terroriseront les autres opposants en installant l’hégémonie de la pensée unique. Et tant que Mba Obame ne rassurera pas les Gabonais qui, dans la diaspora comme au Gabon, se sentiraient victimes du fanatisme de ses partisans, certains auront des doutes quant à la viabilité d’un soutien à André Mba Obame.

Certes, un leader politique de poids attirera toujours suffisamment de soutien populaire pour faire ce que Mba Obame fait en ce moment, mais mettre 2000 ou 3000 militants dans les rues ne veut pas dire faire l’unanimité au sein de toute la population gabonaise. Si on se base sur le taux de participation de l’élection présidentielle de 2009, on se rend compte que tous les candidats en lice, qu’il s’agisse d’Ali Bongo, André Mba Obame ou Pierre Mamboundou, n’ont même pas pu attirer, ensemble 50% de l’électorat.

Les chiffres de participation déjà gonflés de 2009 s’établissant à 44%, c’est bel et bien près de 60% des Gabonais qui ne sont pas allés voter, n’ayant trouvé leur compte ni dans Mba Obame, ni dans Pierre Mamboundou, ni dans Ali Bongo. C’est dire que les 12% qui, en moyenne, auront voté pour chacun de ces trois candidats, sont loin de constituer le socle de légitimité politique qui justifierait qu’aujourd’hui, tous les Gabonais adhèrent au combat de Mba Obame tout simplement parce que Mba Obame aurait le vent en poupe. Un citoyen responsable ne vote pas pour un candidat ni ne soutient un candidat simplement parce que le candidat aurait le vent en poupe. Cela constituerait un comportement de mouton. Un citoyen responsable vote pour un candidat parce que ce candidat symbolise une idée du combat qu’il partage.

La diaspora gabonaise, de l’avis du BDP-Modwoam, n’est pas donc divisée dans le sens que l’on suppose ici et qui demanderait qu’on l’organise en diaspora de pensée unique. Elle est simplement diverse et plurielle, à l’image du Gabon et de toute société supposée saine. Le problème du Gabon n’a jamais été un problème de division de l’opposition ni de la diaspora, mais un problème de volonté de l’opposition. Sauf, encore une fois, croyance stalinienne, le BDP-Modwoam pense qu’il y a eu, au Gabon, en 1990 comme en 2009 ou aujourd’hui même, suffisamment d’unité au sein de l’opposition pour permettre à cette opposition de chasser les Bongo du pouvoir à tout moment.

En 1990, chacune des coalitions existantes (FUAPO, COD, etc.) était à elle seule capable de changer le Gabon s’il y avait eu volonté. De 2009 à 2012, il y a aussi eu des coalitions suffisamment solides (ACR, CPPA) pour changer chacune le Gabon en deux semaines s’il y avait eu volonté. Il suffisait pour cela d’organiser l’insurrection et chacun des camps aurait pu, par sa propre initiative, mettre Pierre Mamboundou ou André Mba Obame au pouvoir. Ces coalitions ont tout pour chasser Ali Bongo du pouvoir : la sociologie et l’argent tiré des alliances passées avec les Bongo.

Parler, donc, de division de l’opposition est une échappatoire qui cache mal le manque de volonté des uns et des autres de s’engager dans un combat frontal. Et construire une équation politique qui dirait que ce sont ceux qui, comme Daniel Mengara ou d’autres réticents, ne soutiendraient pas Mba Obame qui sont responsables de l’incapacité de Mba Obame à prendre le pouvoir au Gabon depuis 2009 est une incongruité politique qui n’a de sens que dans des esprits dérangés. En quoi un petit Daniel Mengara ou tout autre membre de la diaspora, installé derrière son ordinateur aux Etats-Unis, serait-il capable, alors que personne ne le connaît ni dans la diaspora ni au Gabon, d’empêcher Mba Obame de prendre le pouvoir si Mba Obame voulait vraiment prendre ce pouvoir ? C’est ce type d’échappatoires qui, encore une fois, dénote de l’incohérence des arguments de cette frange de la diaspora fanatisée inféodée à André Mba Obame.

Autant il est du droit de qui veut de s’associer à Mba Obame dans le cadre du combat de Mba Obame de le faire librement, autant il serait hautement inadéquat de vouloir faire de tout le monde des partisans de Mba Obame. Mais, qu’une certaine diaspora fasse, donc, campagne pour soi-disant résoudre un soi-disant problème d’unité de l’opposition ou au sein de la diaspora est un faux problème. La preuve : Mba Obame, tout seul avec le groupe Union Nationale, est capable de changer le Gabon demain matin s’il le veut. En fait, avec tous les « monstres politiques » non seulement de l’Union Nationale et de la CPPA, ils ont toujours joui de cette capacité depuis 2009.

Les 2000 à 3000 personnes qui assistent aux meetings de Mba Obame peuvent, si le mot d’ordre leur en est donné directement par Mba Obame dans le cadre d’un combat frontal, mettre à mal les 300 policiers que les Bongo leur envoient à chaque fois et causer une ingouvernabilité telle que le pouvoir des Bongo, en deux semaines, sera chancelant. Or, on tourne en rond depuis 2009 et aujourd’hui on présente la Conférence Nationale comme une panacée alors même que les Gabonais n’en auraient pas besoin s’ils se décidaient à mener un combat frontal, tout simplement.

Le prétexte de la Conférence Nationale est le prétexte des oppositions incapables. En Tunisie, en Libye, en Egypte ou en Syrie, les opposants n’ont pas préfacé la révolution avec l’exigence d’une conférence nationale. Ils ont exigé directement le départ des dictateurs. Au Gabon, au lieu de demander le départ d’Ali Bongo, on demande des Conférences Nationales qui, paradoxalement, continuent à impliquer les Bongo dans le débat national, jusqu’à faire d’eux des arbitres d’un processus dont ils devraient pourtant être exclus ! C’est insensé ! Et après, on tourne en rond pour finalement finir dans l’impasse des compromissions au moment où les Gabonais attendent la rupture.

Ainsi, au lieu de se poser la question de savoir pourquoi, jouissant de la capacité de changer le Gabon en deux semaines, l’opposition gabonaise semble faire du sur-place, on se lance dans le faux combat qui suppose une division de l’opposition ou de la diaspora, alors même que c’est dans la nature même de la démocratie que les opinions puissent diverger. Non, l’opposition gabonaise n’est pas divisée. C’est un faux problème. Ce sont nos idées et nos idéologies qui sont foireuses, mensongères. Le vrai problème de notre opposition est plutôt que l’on semble soigneusement éviter la confrontation au Gabon alors même que la confrontation est la seule manière de chasser les Bongo du pouvoir.

Au lieu, donc, de continuer à brasser le vent en soulevant les faux problèmes, il faut avoir le courage, même, de remettre en cause les combats perdus d’avance car ces combats font tourner le peuple en rond. La solution au Gabon sera dans la confrontation. Rien d’autre. Mais une confrontation intelligente, préparée, planifiée, avec le plan A, le plan B et le plan C. Une confrontation qui, une fois commencée, ne s’arrêterait que deux semaines plus tard avec le départ des Bongo du pouvoir. Il faut en finir avec les actions improvisées, bâclées ; il faut en finir avec les actes sans lendemain qui finissent par décourager, démobiliser le peuple.

Autant, donc, nous reconnaissons le droit à toutes les sections de la diaspora de s’organiser en fonction d’aspirations, de finalités ou d’idéologies qui leur sont propres, donc, et de mener ensemble ou séparément le combat de la libération nationale, chacun à sa manière, autant nous nous opposerons à toute tentative de créer, dans la diaspora, la pensée unique de la diaspora et, au Gabon, le parti unique de l’opposition.

La présupposition selon laquelle il faille, pour mener le combat actuel, supprimer la diversité d’opinion pour forcer tout le monde à devenir un partisan de Mba Obame est une présupposition stalinienne. Elle présage de l’appauvrissement de la démocratie au Gabon et, donc, du débat national que pourtant l’on demande sous la forme de la Conférence Nationale. Est-on en train de nous dire que si cette conférence nationale s’organise, personne n’aura le droit de demander des comptes aux anciens pédégistes ? Pourtant, tout remettre à plat veut aussi dire cela, non ?

Le BDP-Modwoam s’opposera donc toujours à toute approche qui partira de ce point de vue stalinien car il nous semble important de faire la part des choses entre ce qui est essentiel et ce qui est non essentiel. On ne peut pas demander une Conférence Nationale pour ensuite aller, dans ce cadre, empêcher l’expression libre des Gabonais qui pourraient aussi vouloir, par exemple, demander des comptes à Mba Obame sur ses 25 ans de bongoïsme aux côtés d’Omar Bongo. Et on doit comprendre qu’on peut combattre Ali Bongo sans forcément être un partisan de Mba Obame. On doit aussi, par ailleurs, comprendre qu’on peut collaborer avec Mba Obame et l’Union Nationale dans le contexte de la lutte commune sans pour autant devenir partisan de l’Union Nationale. La tendance à vouloir faire de tout le monde des partisans de Mba Obame et de l’Union nationale alors même que l’idée de la lutte se trouve ailleurs est une tendance fanatique et malsaine que le BDP-Modwoam condamnera toujours.

Le BDP-Modwoam pense que personne ne peut nier, au jour d’aujourd’hui, la prééminence politique d’André Mba Obame comme le leader ayant le plus de vent en poupe au Gabon. Mais avoir le vent en poupe ne veut rien dire si ce vent tourne en rond et si de nombreux compatriotes, comme les 60% d’abstentionnistes qui n’ont pas voté en 2009, ne se retrouvent ni dans le combat ni dans le méthodologie de lutte proposée par André Mba Obame ou tout autre leader qui, à un moment, aurait le fameux vent en poupe. Et avoir le vent en poupe n’est pas non plus un fait probant si on ne sait pas comment utiliser ce vent en vue d’un changement rapide et efficace au Gabon.

On a déjà vu des vents circuler au Gabon tels ceux de Mba Abessole et de feu Pierre Mamboundou. Pourtant, 22 ans plus tard, nous en sommes encore là, soumis au diktat des Bongo. Devant ce qui peut paraître à certains comme le passif d’André Mba Obame, qui fut opposant dans les années 1980 avant de devenir compère d’Omar Bongo pendant 25 ans et ensuite de redevenir opposant, demander aux populations d’oublier ce passif par un simple coup de baguette magique simplement parce que Mba Obame aurait le vent en poupe est un non sens politique.

Au lieu, donc, pour les groupes fanatiques financés par Mba Obame, de passer du temps à vouloir rallier tout le monde à Mba Obame uniquement sur la base du fait qu’il a le vent en poupe, il nous semble, au BDP-Modwoam, qu’une approche plus efficace et, donc, plus rationnelle, serait, plutôt, de demander à Mba Obame de clarifier pour les Gabonais le combat qu’il mène ou compte mener, pour les convaincre de se joindre à lui ou de le soutenir. Or, sur ce point, personne ne sait au jour d’aujourd’hui ce que Mba Obame veut accomplir. C’est trop flou, trop brouillon comme combat, pour le moment. Et c’est trop flou et trop brouillon depuis 2009. On ne peut mener un combat comme celui-ci sans mots d’ordre clairs au peuple. Et surtout sans nationaliser le débat du changement. Quand on veut changer un pays, on ne tergiverse pas, surtout quand il faut battre le fer quand il est chaud.

Et, dès lors que l’on définirait le combat de Mba Obame comme un combat pour Mba Obame, il appartient certainement aussi à Mba Obame d’avoir l’humilité, dans ce cas, de rallier les Gabonais à sa cause en allant à eux, en les sollicitant directement lui-même, donc, en agissant comme un rassembleur avec une idée du combat qui soit claire et non improvisée. Mba Obame ne convaincra les Gabonais que quand il se montrera non pas comme un leader fait par les circonstances (attendre la mort de Bongo pour s’opposer), mais comme un leader de conviction qui énoncera clairement au peuple son combat (rejet total de l’héritage de papa Bongo et confrontation directe avec le système). Il ne peut, dans ce contexte, mener ce combat dans un flou qui, dès lors, deviendrait sujet à toutes les formes d’interprétations.

Or, on ne peut pas rassembler les Gabonais qui veulent le vrai changement quand on dit de Bongo qu’il était un « grand homme », un « grand monsieur », one ne peut pas rassembler les Gabonais qui veulent la rupture quand on dit que le Gabon était une démocratie jusqu’à la mort d’Omar Bongo et que, une fois au pouvoir, on élèvera des monuments à la mémoire du « grand homme » qu’on appelle Omar Bongo. Dans le Gabon d’aujourd’hui, de tels discours, qui font croire à un Gabon paradisiaque sous Omar Bongo, sont des repoussoirs pour les Gabonais qui ont subi sans discontinuer le bongoïsme pendant 45 ans. Les malheurs des Gabonais ne commencent pas avec 2009.

Le Gabon subit la meurtrissure depuis 1967, et ceci inclut autant le régime de Bongo père que celui de Bongo fils. On ne peut tout de même pas, par exemple, imaginer Daniel Mengara assis aux côtés d’un opposant promettant d’élever des monuments à la mémoire d’Omar Bongo alors que Daniel Mengara préconiserait, plutôt, d’aller pisser dessus ! C’est cela que nous appelons, au BDP-Modwoam, clarification du discours. Sans cette clarification, le combat de Mba Obame risque bien de tourner en rond car il comporte encore trop d’incongruités de ce type .

Dans ce contexte encore flou, donc, le BDP-Modwoam ne permettra aucune prise en otage ou confiscation du discours politique ni au Gabon ni au sein de la diaspora gabonaise, surtout pas quand l’on prétend construire l’unité de la diaspora alors même que, par des actes qui rappellent le bongoïsme, on s’active à la diviser et à la corrompre à coups de billets d’avion, de chambres d’hôtels et de mangeries financées par des sources obscures.

Au final, la frange de la diaspora s’activant actuellement à rallier les Gabonais de la diaspora à Mba Obame à coup de billet d’avion, de chambres d’hôtel et de bombance se trompe fondamentalement de démarche et de combat. Non seulement elle s’attaque systématiquement aux autres structures de la diaspora qui refusent de servir de caution ou de s’inféoder à Mba Obame, elle part aussi de la présupposition assez erronée que tous les leaders de l’opposition sont nécessairement pour une insurrection au Gabon et, donc, qu’il faut convaincre les gens et les rallier aux leaders de l’Union Nationale et à Mba Obame parce que Mba Obame serait pour une insurrection. Cette approche est non seulement mal pensée, mais contre-productive car ces jeunes politiciens de la diaspora ne se rendent même pas compte du fait que l’on n’a pas besoin de convaincre le peuple gabonais sur l’impératif d’une insurrection. Ce peuple a toujours été prêt à l’action insurrectionnelle. Ceux qui doivent être convaincus, et donc ralliés au peuple, ce sont plutôt les leaders. C’est à eux qu’il faut poser les questions suivantes :

1) Sont-ils prêts oui ou non à organiser, comme le souhaite le peuple depuis 1990, l’insurrection puisque c’est la seule voie du changement au Gabon ? Ou veulent-ils continuer à tourner autour du pot ad vitam aeternam ?

2) Si oui, sont-ils prêts à endosser publiquement la responsabilité et les conséquences d’un tel engagement et, donc, de donner des mots d’ordres publics, clairs et sans ambiguïté qui organiseraient le peuple pour l’insurrection et l’appelleraient à s’engager dans un tel combat, mais cette fois sans improvisations ?

3) Sont-ils prêts à abandonner la lutte des stratégies mystères par lesquelles on ne dit rien au peuple sur la nature du combat à mener, sous prétexte qu’on ne veut pas divulguer les stratégies, alors même que le peuple a besoin de savoir ce dans quoi on lui demande de s’engager pour pouvoir s’y engager efficacement. La tendance au « restez tranquille, nous savons ce que nous faisons » est préjudiciable à une lutte pourtant simple puisqu’elle démobilise systématiquement le peuple.

Le jour où André Mba Obame et les autres leaders politiques avec le « vent en poupe » répondront clairement à ces questions, et donneront, dès lors des mots d’ordre clairs au peuple, ils n’auront plus besoin de dépenser inutilement des dizaines de milliers d’Euros à financer des billets d’avion et des chambres d’hôtel pour se concocter des diasporas sur invitation. Pourvu, encore une fois, que le combat énoncé soit, évidemment, clair et non flou, systématique et non par soubresauts, frontal et non convivial. Le jour où cela se fera, ils n’auront même pas besoin que toute l’opposition soit là ou pas. Avec 3000 personnes dans les rues du Gabon, 3000 personnes organisées de manière volontariste pour la chute immédiate d’Ali Bongo, le combat peut-être gagné en deux semaines.

Mais il n’y aura jamais clarté dans le débat, et encore moins dans la lutte actuellement menée par l’opposition, s’il continue d’exister la confusion actuelle entre la finalité d’André Mba Obame découlant du contentieux électoral de 2009 et la finalité de la Conférence Nationale qui, elle vise, non pas au plébiscite d’André Mba Obame comme « Président élu de la République », mais plutôt l’établissement des règles démocratiques qui permettront, demain, d’élire, légitimement et légalement, le vrai président de la République sur la base d’une élection légitime reposant sur le vote libre du peuple.

Or, c’est justement cette confusion permanente entre le projet d’André Mba Obame portant sur le contentieux électoral de 2009 et le projet de la Conférence Nationale que le peuple défend qui risque de continuer à embrouiller les Gabonais, dont certains voudraient bien contribuer au combat, mais pas nécessairement pour André Mba Obame, et encore moins pour un combat qui ne distinguerait pas les intérêts de Mba Obame et de l’Union Nationale et ceux du Gabon. Et tant que le combat actuel sera perçu comme le combat de Mba Obame et de l’Union Nationale, il sera illusoire d’espérer quelqu’évolution que ce soit à ce niveau.

Mais cela n’empêchera pas Mba Obame de chasser Ali Bongo du pouvoir au terme d’une insurrection fomentée par lui-même et qui le porterait au pouvoir si telle est sa volonté ! Rien ne lui manque pour accomplir cet objectif à titre personnel. Mais si le but est d’unir les Gabonais autour du projet de Conférence Nationale, alors il faut passer à une autre manière d’aborder le combat pour en nationaliser la teneur.

Mais surtout, qu’on ne nous parle plus des supposées « divisions » de la diaspora comme résultant des questions d’égos car cet argument se fait vieux. Soutenir une opinion divergente ou refuser de se joindre à quelque chose de flou n’est une question d’égo que pour ceux qui se montrent intolérants vis-à-vis des opinions pourtant démocratiques des autres. Pire, c’est de l’intolérance quand on refuse aux autres le droit de penser différemment et qu’on réduit à des questions d’égos le simple fait démocratique pour chacun d’avoir droit à ses opinions.

Mais l’égo n’est pas toujours là où on le pense dans la mesure où on pourrait bien dire à la frange de la diaspora financée par André Mba Obame (et accusant les autres d’égo pour avoir refusé de servir de caution à Mba Obame) si ce n’est pas une question d’égo quand une diaspora supposée vouloir favoriser le travailler ensemble organise elle-même la division en insultant et rabaissant systématiquement dans ses déclarations les autres membres de la diaspora parce que, bizarrement, ceux-ci auraient refusé de cautionner Mba Obame ou de participer à des réunions conçues dans le flou et le mensonge.

Et que dire du fait que, ayant trouvé qu’il existait déjà des diasporas organisées sous des groupes comme la Plateforme Citoyenne, la Coalition du Refus et de Salut National, la Diaspora Gabonaise Unie (Diagau), le Collectif des Gabonais de l’Etranger, etc., un groupe qui prétendrait aujourd’hui pouvoir parler au nom de toutes ces diasporas ait choisi de se constituer en un énième groupe diasporique avec la même vocation de rassemblement que les groupes préexistants susmentionnés ? (Le BDP-Modwoam s’exclut naturellement de cette liste car n’étant pas conçu et n’ayant jamais été conçu comme un groupe à vocation diasporique dans le sens poursuivi par les collectifs existants). Or, sur un plan purement moral, que vaut, en fin de compte, pour le pays, une frange de la diaspora qui, pour se constituer, a dû financer la participation des Gabonais tous frais payés avec de l’argent à l’origine sale ? Ne créé-t-on pas là, déjà, les conditions de la corruption mentale que nous déplorons pourtant tous vis-à-vis du régime des Bongo ?

Et peut–être alors cessera-t-on aussi de voir une certaine diaspora s’approprier l’idée de la conférence nationale alors que c’est une idée qui avait longtemps été ridiculisée à l’époque où le BDP la proposait et la défendait seul au même titre que l’insurrection. Que tout le monde se soit rallié aujourd’hui à cette idée de Conférence Nationale défendue par le BDP est salutaire, mais ce ralliement est encore incomplet car personne ne semble comprendre le contexte—insurrectionnel—dans lequel le BDP proposait la tenue d’une nouvelle Conférence Nationale au Gabon.

Autrement dit, pour le BDP, conférence nationale et insurrection vont de pair car le BDP comprend que pour obtenir une conférence nationale au Gabon, il faut au préalable, passer par une insurrection et que si, en fait, on doit passer par une insurrection pour obtenir une conférence nationale, on n’a plus, du coup, besoin de la Conférence Nationale puisque l’insurrection, dans ce cas, suppose le départ immédiat du dictateur et son exclusion du débat politique national dont il se sera lui-même exclu. Dans ce cas, ce ne sera plus une conférence nationale qui se tiendrait, mais bel et bien une Assemblée Constituante qui proclamerait une nouvelle république issue de l’insurrection. C’est cela la seule démarche viable si l’on veut bien faire les choses.

Voilà pourquoi le BDP-Modwoam, dans les toutes prochaines heures, proposera aux Gabonais et au reste de l’opposition qui veut la rupture totale et immédiate son « Plan de Prise de Pouvoir Immédiate par le Peuple Gabonais », un plan que nous pensons a plus le potentiel d’aboutir que les tergiversations actuelles autour d’un projet de « Conférence Nationale Souveraine » dont la finalité, elle-même, demeure aléatoire. Continuer à s’attacher, comme à un totem, au projet de Conférence Nationale sous sa forme actuelle est stratégiquement boiteux et risque de mener à un cul de sac politique. Il faut rapidement changer de vitesse, et c’est ce changement de vitesse qui sera proposé aux Gabonais dans les heures qui suivent dans le cadre du « Plan de Prise de Pouvoir Immédiate par le Peuple Gabonais » du BDP-Modwoam.

Ce « Plan de Prise de Pouvoir Immédiate par le Peuple Gabonais » sera la contribution du BDP-Modwoam, non pas au combat d’André Mba Obame, mais au combat de toute l’opposition et, partant, de tous les Gabonais, et ce dans le cadre d’une approche nationalisée de la lutte pour un Gabon nouveau que nous souhaitons débarrassé au plus vite des Bongo et de leur Etat/PDG.

Le BDP-Modwoam restera, néanmoins, prêt, dans le cadre d'un plan insurrectionnel tel que celui que nous proposerons dans quelques heures, à travailler avec le reste de l'opposition gabonaise, y compris avec André Mba Obame et l'Union Nationale, la CPPA, l'ACR, la société civile et autres groupes du Gabon et de la diaspora pour la mise en application rapide de ce plan pour, au plus vite, venir à bout du régime mafieux des Bongo au Gabon. Et ce dans la transparence la plus totale.

Fait le 28 août 2012

Le Conseil Révolutionnaire du BDP-Modwoam

Bongo Doit Partir – Modwoam
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Mardi 28 Août 2012
BDP-Modwoam
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43.Posté par Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou le 01/09/2012 15:11 | Alerter
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L’INTERNATIONALE DEMOCRATE
Union-Démocratie-Paix Sociale
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Communiqué de presse
Le fondateur de l’Internationale démocrate, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, a l’honneur d’informer le public qu’il a encore sollicité qu’il plaise à Monsieur André Mba Obame, leader politique gabonais, de bien vouloir signer la charte de l’Alliance politique Nord-Sud, le 15 septembre 2012, Journée internationale de la démocratie, et ce, en sa qualité (comme le souhaite l’initiateur de cette alliance) de coordinateur de la promotion de cette alliance politique, qui n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir.
Il a adressé un courrier électronique au Président André Mba Obame via les plus proches collaborateurs de ce leader politique qui incarne le changement.
Il rappelle que l’Alliance politique Nord-Sud est une initiative proposée au peuple gabonais, le 17 août 2011, dans le cadre de « la campagne permanente contre le mensonge et pour la vérité pour les nations ».
Le fondateur de l’Internationale démocrate croit profondément que « Dieu nous voit » et que l’heure de vérité a sonné.
Il tient à souligner, comme c’est écrit dans la charte (article 18 nouveau) que « Chaque peuple a son histoire. Le Nord et le Sud, au Gabon, sont une réalité géographique et politique (ce n’est pas le cas pour l’Ouest et l’Est) et le Nord comprend « le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est » ; le Sud comprend « le Sud, le Sud-Ouest et le Sud-Est », et le Centre, au Gabon, conforte « l’Alliance politique Nord-Sud » parce que « le Centre est un « carrefour » ou un lieu de rencontre du Nord et du Sud ».
L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir ».
Il tient également à souligner que l’Alliance politique Nord-Sud ne remplace pas l’Union Nationale ni l’Union du peuple gabonais ou tout autre parti politique. Et « Qui peut le plus peut le moins ».
Il dénonce et condamne :
- le tribalisme, la jalousie, les égoïsmes et le banditisme politique, syndical ou religieux ;
- le discours politique « Tout sauf les Fangs », « Les Punus ne sont bons qu’à la Vice-présidence de la République... », « Nzébis et Tékés (...), dans la « République du Haut-Ogooué Lolo », même combat » (…) ;
- l’organisation des prières, contre de l’argent, par de faux prophètes et faux marabouts, les ennemis du Gabon, contre le combat politique et pour la confiscation du pouvoir par un clan ;
- le silence de certains leaders d’opinion devant la détresse du peuple gabonais ;
- les connivences et les arrangements entre certains leaders politiques de l’opposition, membres ou non des sociétés secrètes, et le pouvoir en place, contre le peuple qui refuse que le Gabon demeure une vache à lait et un pays sans une véritable économie.
Comment croire qu'un pays (le Gabon), qui n'a pas la base de l'économie (l'agriculture), et qui est obligé, pour nourrir sa population, d'importer des produits vivriers principalement du Cameroun voisin, puisse être un « pays émergent » en 2025? Avant le Cameroun qui lui aussi voudrait être un « pays émergent », mais en 2035 !
Les Gabonais ont besoin des partis politiques, mais ils ont aussi besoin d’un élan patriotique pour construire une nation forte.
Toute campagne contre l’Alliance politique Nord-Sud est un crime, un de plus, contre :
- l’Afrique, continent meurtri par les conflits territoriaux, après sa balkanisation ; les ingérences étrangères dans ses affaires ; les divisions ethniques ou religieuses, les conflits fratricides ;
- et le monde, le village planétaire, et donc contre les peuples, la liberté et la justice, la paix sociale.
Par ailleurs, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou a annoncé qu’il rentrera au Gabon après la publication de ses 5 livres. Si Dieu le veut.
Le fondateur de l’Internationale démocrate, qui rend hommage au Président André Mba Obame, pour son courage politique, ne doute pas que ce leader politique transcendera les considérations de tous ordres et acceptera de signer la charte de l’Alliance politique Nord-Sud, devant Dieu et devant l’histoire.
Enfin, le temps de l’action est venu, après le temps des discours, pour le bien du peuple gabonais souverain.

Fait à Yaoundé, le 27 août 2012

Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou
Juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King
Tél : (237) 70 14 37 55 / E-mail : internationale_democrate@yahoo.fr

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Charte de
L’Alliance politique Nord-Sud
PREAMBULE


Dans le cadre de la campagne permanente contre le mensonge et pour la vérité (« Non au mensonge et OUI à la vérité pour les nations », avec un accent particulier sur le Gabon), ouverte à Yaoundé, au Cameroun, le 30 janvier 2011, par l’initiateur de cette campagne, Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King ; et après la publication de la lettre ouverte aux députés français, en date du 07 février 2011, dans laquelle Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou soutient, entre autres, la promotion de « L’Alliance politique Nord-Sud » ou toute autre alliance politique, dans les nations fragilisées par les divisions ethniques ou religieuses ; et dans le souci d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale, par la création des conditions de l’alternance au pouvoir, entre le Nord et le Sud du Gabon, et la lutte (permanente) contre ces divisions, il est suscité un élan patriotique dénommé « Alliance politique Nord-Sud ».

CHAPITRE 1 : DU BUT

Article 1 : L’Alliance politique Nord-Sud a pour but de consolider l’unité nationale, par la création des conditions de l’alternance au pouvoir, entre le Nord et le Sud, et la lutte (permanente) contre les divisions ethniques ou religieuses.

Article 2 : Au-delà des entités et des stratégies politiques, le but qu’il importe d’atteindre est la consolidation de l’unité nationale. Et l’alternance au pouvoir est un gage d’unité nationale.

CHAPITRE 2 : DES MOYENS

Article 3 : Pour la consolidation de l’unité nationale, l’Alliance politique Nord-Sud, qui est un élan patriotique, s’appuie sur les Gabonaises et les Gabonais, désormais investis, individuellement, du pouvoir d’aider à :
- la réalisation de l’alternance au pouvoir, tous les 5 ans, entre le Nord et le Sud du Gabon ;
- l’anéantissement des divisions ethniques (ou religieuses) entretenues par le discours politique, « Tout sauf les Fangs », « Les Punus ne sont bons qu’à la Vice-présidence de la République... », « Nzébis et Tékés (...), dans la « République du Haut-Ogooué Lolo », même combat »…

Article 4 : Il est dans l’intérêt du peuple que les leaders de partis ou groupements politiques, dans l’opposition ou la majorité, donnent l’exemple, dans la lutte pacifique pour l’alternance au pouvoir, avec la possibilité, pour un candidat à une élection présidentielle, de prendre l’engagement (dans un écrit signé en public) de choisir le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, parmi les cadres issus de la partie du pays (le Nord ou le Sud) dont ce candidat n’est pas originaire.

Article 5 : Il peut être réalisé des vêtements, par un leader politique, à distribuer avec ou sans frais, et des affiches et banderoles (…), avant, pendant et après une campagne électorale, avec l’inscription « Alliance politique Nord-Sud », son effigie et les signes distinctifs de son parti politique.

CHAPITRE 3 : DE LA PARTICIPATION

Article 6 : La participation des Gabonaises et des Gabonais à l’action, pour l’Alliance politique Nord-Sud, est volontaire.
Il est question simplement de partager un idéal, d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale.


Article 7 : La vérité s’impose d’elle-même. Les individus qui sont contre la vérité s’excluent d’eux-mêmes.

Article 8 : Les Gabonaises et les Gabonais sont individuellement interpellés pour la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud ».

CHAPITRE 4 : DE LA COORDINATION

Article 9 : L’action entreprise, pour l’Alliance politique Nord-Sud, est coordonnée par un leader politique.

Article 10 : Le leader politique, désireux de coordonner l’action, pour l’Alliance politique Nord-Sud, ne convoque pas de réunion, mais informe simplement le public des orientations de nature à promouvoir cet élan patriotique.


CHAPITRE 5 : DE L’ENGAGEMENT DU CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE
DEVANT DIEU ET DEVANT L’HISTOIRE

Article 11 : Tout candidat (originaire du Nord ou du Sud) à l’élection présidentielle, qui le désire, appose sa signature, après les lieu et date de signature et avant ses prénom (s) et nom (s), sur un papier, à joindre à la présente charte, et ce, devant un public, avec la mention suivante (si la révision constitutionnelle souhaitée n’est pas encore opérée) : « A la tête du pays, je m’emploierai à faire modifier la Constitution dans le sens voulu par la charte de l’Alliance politique Nord-Sud et, dans tous les cas, au bout de mon mandat, de 5 ans, je quitterai le pouvoir ».

Article 12 : Après cette signature et cette mention, le candidat à l’élection présidentielle pose la main droite sur un Livre révélé (la Thora, l’Evangile ou le Coran), selon sa religion et, cette main levée, il dit : « Je souscris à la charte de l’Alliance politique Nord-Sud et je jure, devant Dieu et devant l’histoire, de respecter mes engagements ».


CHAPITRE 6 : DE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION, POUR LAQUELLE
L’ENGAGEMENT DU CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE EST PRIS

Article 13 : La modification de la Constitution, dans le sens voulu par la présente charte, est opérée dans les termes suivants : « Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Tous les 5 ans se tiennent des élections présidentielles, à deux tours, pour une alternance au pouvoir.

Le nouveau Président de la République n’est issu ni de la même partie du pays (le Nord ou le Sud) ni de la même communauté ethnique ou ethnolinguistique que son prédécesseur.

Il choisit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, parmi les cadres, qui ne sont pas originaires ou issus de la même partie du pays (le Nord ou le Sud) ou de la même communauté ethnique ou ethnolinguistique que lui.

Il est tenu de respecter ses engagements, y compris ceux relatifs au choix du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; au recrutement du même nombre de jeunes gabonais, par province, dans les Forces de défense et de sécurité, avec le souci de renforcer la sécurité collective ; au développement équilibré de toutes les provinces et au respect des droits humains et donc de la vie humaine.

En cas de décès ou d’empêchement définitif du Président de la République, le mandat de 5 ans, dont il est investi, court jusqu’à la fin, sous l’autorité (et avec les pouvoirs de Chef de l’Etat) d’un cadre, membre du Parlement, élu par ses pairs, à la majorité relative ; un cadre originaire de la même partie du pays que le Président décédé ou empêché, et issu de son parti politique.

La révision éventuelle des présentes dispositions ne peut intervenir avant la fin des divisions ethniques (ou religieuses) entretenues par le discours politique, et qui doivent être combattues jusqu’au bout ».

CHAPITRE 7 : DU NORD ET DU SUD

Article 14 : On parle du Nord et du Sud comme on parlerait de l’Est et de l’Ouest ou du Centre : c’est un fait de la géographie et de l’histoire.

Lorsqu’on parle du Nord et du Sud du Gabon, on parle des deux parties principales du territoire national, au-dessus et au-dessous de la partie centrale ou du centre du pays : l’alternance au pouvoir, tous les 5 ans, entre le Nord et le Sud, est de nature à anéantir les divisions ethniques et la capacité d’un pouvoir établi (dans une République) à conserver le pouvoir, par la force, à instituer une « succession monarchique » ou à constituer des groupes de personnes (des civils et des militaires) acquis à sa cause contre les autres citoyens qui ne seraient bons, pas pour choisir librement leurs dirigeants, mais pour applaudir et subir la volonté du pouvoir.

CHAPITRE 8 : DU MANDAT DE 5 ANS DE L’ELU DU PEUPLE, LE PRESIDENT DE LA
REPUBLIQUE

Article 15 : Comme les deux mains de l’être humain, chacune avec 5 doigts, le Nord et le Sud sont ensemble pour bâtir le Gabon : 5 ans pour le Nord et 5 ans pour le Sud.

Une main ne peut pas se considérer comme la première et l’autre la deuxième ou la dernière. L’une peut, de temps à autre, apporter plus de forces que l’autre (c’est cela aussi le partage du pouvoir), mais l’édifice commun à bâtir est le résultat du travail des deux mains : une main se joint toujours à l’autre pour construire.

CHAPITRE 9 : DISPOSITIONS FINALES

Article 16 : L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique. Elle n’est donc pas soumise, pour son existence, à une quelconque procédure de légalisation.

A cet égard, la participation à l’action démocratique, pour la consolidation de l’unité nationale, dans le cadre de l’Alliance politique Nord-Sud, est et reste l’expression d’un engagement individuel.

Article 17 : Le vote utile devrait faire réfléchir les acteurs politiques, originaires du Nord et du Sud. La démocratie permet la compétition pour prendre le pouvoir, mais n’oblige pas tous les acteurs politiques à participer à cette compétition : le vote utile permet au peuple de décider de son destin, par le choix d’un et un seul candidat à une élection présidentielle.

Le développement du pays est l’objectif à atteindre par tous. Et le pouvoir est institué pour la construction de la nation, par toutes ses filles et tous ses fils, dans le respect du droit à la différence. Nul ne peut donc prétendre, dans l’opposition ou dans la majorité, être né pour diriger la nation ; et donc être contre l’alternance au pouvoir et donc contre l’Alliance politique Nord-Sud, qui annonce « une aurore », pour « notre essor vers la félicité ».

Article 18 : Chaque peuple a son histoire. Le Nord et le Sud, au Gabon, sont une réalité géographique et politique (ce n’est pas le cas pour l’Ouest et l’Est) et le Nord comprend « le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est » ; le Sud comprend « le Sud, le Sud-Ouest et le Sud-Est », et le Centre, au Gabon, conforte « l’Alliance politique Nord-Sud » parce que « le Centre est un « carrefour » ou un lieu de rencontre du Nord et du Sud ».

L’Alliance politique Nord-Sud n’est pas une association, mais un élan patriotique pour l’unité nationale et l’alternance au pouvoir.

Article 19 : Toute campagne contre l’Alliance politique Nord-Sud est un crime, un de plus, contre :
- l’Afrique, continent meurtri par les conflits territoriaux, après sa balkanisation ; les ingérences étrangères dans ses affaires ; les divisions ethniques ou religieuses, les conflits fratricides ;
- et le monde, le village planétaire, et donc contre les peuples, la liberté et la justice, la paix sociale.

Article 20 : Les Gabonaises et les Gabonais, au service de l’Alliance politique Nord-Sud, dans le pays de nos ancêtres, le Gabon, ne parlent pas au nom des communautés ethniques ou religieuses, mais pour le peuple souverain.

Article 21 : La présente charte entre en vigueur le jour de sa signature, à Libreville, par le coordinateur de la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud ».


Signée à Libreville, le…….septembre 2012



André Mba Obame
Leader politique gabonais, coordinateur de la promotion de « l’Alliance politique Nord-Sud»

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La présente charte a été élaborée par Monsieur Ibrahim Bignoumbe-Bi-Moussavou, juge gabonais en exil, militant africain des droits humains, fondateur de l’Internationale démocrate, coordinateur général, initiateur de la Police de secours, père du Manifeste contre la guerre, disciple du prix Nobel de la paix 1964, pasteur Martin Luther King.

42.Posté par Barabas le 29/08/2012 23:31 | Alerter
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@La Révolte,

Il y a beaucoup d'incohérences dans votre argument. Vous comparez des choses qui ne sont pas comparables. Il y a une grande différence entre Mengara, homme qui s'est fait tout seul, et les gens dont vous parlez (Mba Obame et autres) qui se sont faits au biberon des Bongo. Vous comparez quelqu'un qui, par ses petits sacrifices de professeur d'université, a mené pendant dix ans un combat de conviction, et des gens qui ont volé les Gabonais en complicité avec les Bongo. Ces gens que vous mentionnez, vous pensez qu'ils ont fait la politique avec quoi? Pas l'argent de Bongo? Certes, vous critiquez l'incapacité de Mengara, d'accord. Mais l'argent de Mba Obame, il vient d'où? Ce n'est pas un signe de grand accomplissement que de se servir d'un argent volé pour faire de la politique.

Par ailleurs, vous vous fourvoyez totalement dans vos arguments quand vous dites que les Mba Abessole n'ont pas eu à corrompre. C'est vrai. Mais placez les choses dans leur contexte:

1) MBA ABESSOLE: Il s'exile en 1976. Il fait son opposition dans la diaspora pendant 13 ans de 1976 à 1989. Il fait ensuite la politique au Gabon comme opposant jusqu'en 2005. Donc entre 1990 et 2005, il fait 15 ans de politique de terrain.
BILAN: 13 ans de politique dans la diaspora, 15 ans d'opposition au Gabon = 28 ans d'opposition ou 36 ans de politique au total. RESULTAT: Zéro.

2) PIERRE MAMBOUNDOU: il commence la politique en 1989 comme opposant avec la création de l'UPG. 4 ans plus tard, il rentre au pays en 1993. Ensuite il fait de la politique au Gabon comme opposant pendant 18 ans entre 1993 et 2011, année où il meurt.
BILAN: 4 ans en exil politique et 18 ans d'opposition jusqu'à sa mort = 22 ans de politique. RESULTAT: ?????

3) MBA OBAME: Fait de l'opposition avec le MORENA pendant 4 ans entre 1981 et 1984. En 1984, il rejoint Bongo et travaille avec lui pendant 25 ans jusqu'à sa mort en 2009. En 2009, Mba Obame redevient opposant. Il est dans ce camp depuis 3 ans.
BILAN: 4 ans d'opposition, puis 25 ans de bongoïsme, puis 3 ans d'opposition, donc au total 32 ans de politique à passer de l'opposition au bongoïsme puis du bongoïsme à l'opposition. RESULTAT???

PREMIER CONSTAT: On ne peut pas comparer Mba Obame et Mengara. Mba Obame n'est pas un homme nouveau: à son actif 32 ans, dont 4 ans d'opposition du ventre à faire l'appel du pied à Bongo, ensuite 25 ans de collaboration, ensuite 3 ans d'opposition reconvertie. Comparer quelqu'un comme Mengara qui n'a pas mangé un seul centime de Bongo et Mba Obame qui est riche, mais une richesse construite sur le sang des Gabonais. Il me semble tout à fait logique que Mengara étant resté propre, il n'ait pas les moyens de sa politique et Mba Obame étant resté sale, il ait conservé les moyens qui lui permettent aujourd'hui de faire sa politique. Oui, Monsieur, sans l'argent tiré de Bongo, Mba Obame serait incapable. Il n'est capable que parce qu'il a l'argent, une manière de dire que pour comparer Mengara et Mba Obame, il aurait fallu nous démontrer comment Mba Obame, sans l'argent de Bongo, aurait pu être ce qu'il est aujourd'hui. N'ayant jamais travaillé un seul jour dans sa vie, il rentre au Gabon à 27 ans juste après ses études pour bouffer avec les Bongo. En suivant votre argument, OUI, on dira que Mba Obame a dû "corrompre" puisque c'est l'argent de Bongo qu'il utilise. Il n'est ce qu'il est que grâce à ce argent. Cela ne dénote en rien sa capacité intrinsèque. Donnez à Mengara ou à n'importe qui le même argent, et il vous produit le même résultat. La manière de juger les gens ne doit pas se baser sur des jugements inégaux. C'est l'argent de Bongo qui a fait Mba Obame. Rien d'autre.. C'est tout à l'honneur de Daniel Mengara d'avoir pu être connu par nous tous sur la base de ZERO, juste de ses idées. C'est déjà fort ça.

SECOND CONSTAT: Mengara est avant tout un activité, ensuite un professeur. Vous ne pouvez pas lui interdire d'émettre ses idées. Ce que vous interpréter comme vouloir forcer ses idées est incohérent. Emettre ses idées avec beaucoup de conviction ne veut pas dire les forcer sur les autres. C'est dire ce qu'il y a à dire. Or, le temps donne raison à Mengara aujourd'hui. Les autres ne l'écoutent pas? Et alors? Cela ne veut pas dire qu'il ait tort. Pourquoi ça ne voudrait pas dire que les autres sont des chiffes molles? Faire le bruit sur le terrain veut dire quoi si le bruit du terrain produit le même résultat nul que être dans la diaspora?

TROISIEME CONSTAT:
Mba Abessole: 36 ans de politique, résultat zéro.
Mba Obame: 32 ans de politique; résultat zéro (pour le moment).
Pierre Mamboundou: 22 ans de politique, résultat zéro.

En quoi Daniel Mengara doit-il pâlir devant un tel bilan?

Apparemment, être sur le terrain n'est pas du tout un avantage significatif en dehors de faire du bruit. A quoi cela sert-il de faire du bruit si rien ne change? Tous les sacrifices des Gabonais? Pour quoi si rien ne change? Donc, au lieu de saouler les gens avec venez sur le terrain, posez-vous la question, quel est le leader au Gabon qui n'a pas commencé en exil?

Quand les gens du MOrena se faisaient attraper à Libreville dans les années 1980, Mba OBame était où? N'a-t-il pas simplement fait comme le fameux Moulingui? Pendant que les autres se faisaient arrêter à la gare routière, il en profita pour se laisser cueillir par Bongo en 1984. Et depuis, il a détruit toute l'opposition.

Non, Daniel Mengara n'a pas à rougir. Bien au contraire.

Daniel Mengara a créé son association activiste en 1998 et a décidé de la transformer en parti politique en 2012. Entre décembre 1998 et juin 2009, Daniel Mengara a pendant 11 ans fait de l'activisme politique. Dès 2009, il s'engage sur le terrain en allant tenter de devenir candidat aux présidentielles de 2009. On le lui refuse. En 2012, il décide lui aussi de créer son parti politique et d'aller sur le terrain. On va maintenant voir ce qu'il est capable de faire. Mais pour le moment, c'est le seul qui est propre au Gabon parmi les hommes politiques actuels. Le seul.

Quand vous demandez à Mengara d'aller sur le terrain, vous ne savez même pas de quoi vous voulez parler. On ne va pas sur le terrain sur la base du plan de quelqu'un d'autre. Quand Mba Abessole est rentré en 1989, il avait son plan et il est rentré sur la base de son plan. Mamboundou n'a pas dit qu'il va suivre Mba Abessole. Il a crée son parti et est rentré au Gabon avec son plan. Aujourd'hui, Mba Obame a son plan. Pourquoi Mengara doit être l'exception qui va aller au Gabon sur la base du plan (flou) de quelqu'un d'autre? Vous êtes comment, vous aussi? On ne rentre pas au gabon sur la base du plan de l'autre qu'on ne maîtrise pas. Mengara doit aller un jour appliquer son plan si celui de Mba Obame ne marche pas, exactement comme Mamboundou a continué à faire de l'opposition quand Mba Abessole a abandonné.

Mengara doit aller au gabon avec son propre plan. Ce plan, c'est son parti, son congrès de décembre 2012, où on pourra le voir à l'action et le juger. Vu que son activisme politique de 11 ans (1998-2009) et son engagement de terrain (2012---???) lui laiisent encore une marge suffisante, on le jugera quand il aura fait soit 36 ans de politique comme Mba Abessole, soit 32 ans de politique comme Mba Obame, soit 22 ans comme Mamboundou.

Or voilà un homme que vous connaissez rien que par ses idées et qui, sans avoir fait quoique ce soit vous dérange par son sens du franc parler, son sens de la conviction, tout ça sans un seul centime de Bongo, tout ça sans un seul franc électoral, tout ça sans avoir le sang des Gabonais sur ses mains.

Et vous en faites l'ennemi. Et vous voulez qu'il oublie son combat pour embrasser quoi?

Laissez tomber, vous ne savez pas de quoi vous voulez parler. JUgez ce qui est comparable. Il n'y a rien que tous les gens qui ont mangé avec Bongo ont de plus que Mengara.

Mengara n'a pas à rougir. Le simple fait que vous vous préoccupiez de lui et qu'il vous énerve tant est justement parce qu'il dit les vérités que vous ne voulez pas entendre. Vous voulez qu'il se taise? C'est à voir. Si Bongo n'a pas pu faire taire cet homme avec des propositions de poste et d'argent, je ne vois pas qui peut le faire taire.

Mengara doit continuer à faire ce qu'il fait, que ça vous plaise ou pas. Grâce à cela, il préservera la démocratie et le droit des Gabonais à s'exprimer tant face au pouvoir que face à l'opposition. L'opposition n'est pas un parti unique. Plus vite vous le comprendrez, mieux cela vaudra pour votre propre paix de l'âme. Sinon vous passerez vos vies à vous préoccuper d'un homme que vous dites ne vaut rien, mais qui semble pourtant vous fasciner. Si Mengara est votre drogue, saoulez-vous, mais attention à l'overdose!

Pour le moment:
Mba Abessole = 0
Pierre Mamboundou = 0
Mba Obame = 0
Mengara = 0

Les Bongo sont toujours là. On peut faite tout le bruit qu'on veut, être sur le terrain comme on veut. Si le résultat est le même, tout le monde est nul. Et si tout le monde est nul dans l'opposition, les Bongo gagnent. Mais au moins Mengara est le seul dans ce groupe à n'avoir jamais touché à l'argent sale des Bongo. C'est à son avantage.

41.Posté par guy rene le 29/08/2012 15:04 | Alerter
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La revolte fait une observation interessante les gabonais sont tellement desespere qu' ils s'accrocheraient sur n'importe quoi. Les membres de L'UN sont en majorite des anciens PDGistes, et si Yaya Omar etait toujours de ce monde leur discours ne seraient pas le meme aujourd'hui. Mais bon ,vu la situation ,une totale absence de leadership dans l'opposition, les gabonais sont pres a les suivre. Ils sont sur le terrain , ils travaillent au perils de leur vie donc si Dr.Mengara vient avec ses articles je les lis,je comprends tres bien sa position mais je ne vois pas comment cette article contribue a la resolution direct de l'actuel probleme qui est l'organisation d'une conference nationale.
Si un groupe de personne de la Diaspora ,peu importe leur nom,se rend au Gabon et prend la peine d'organiser un conference de presse et des meeting avec la population, pour aller a la conference Nationale ben il faut saluer le geste et ecouter ce qu'ils ont a dire.

40.Posté par Larévolte le 29/08/2012 14:06 | Alerter
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@ 29.Posté par Jean Ndong le 28/08/2012 22:59 ,

Relisez bien ce passage extrait de votre commentaire:

"Les gens qui disent que Mengara va dans tous les sens ne connaissent pas Mengara. Ceux qui suivent ses discours et ses écrits depuis toujours dans le BDP savent que son discours n'a jamais changé. Vous pouvez lire ses discours d'il y a 10 ans, c'est pareil. Il a toujours dit ce qu'il dit aujourd'hui qu'il s'agisse de l'opposition ou du pouvoir. Dire à l'opposition de mieux s'organiser pour abattre Ali le braffa ne veut pas dire s'opposer à l'opposition, ça veut dire demander le pragmatisme et dénoncer les fausses postures quand il y en a. S'en prendre à Mengara"

Ma question: pourquoi Mengara, homme politique gabonais s'évertue t-il depuis dix ans à suggérer des idées révolutionnaires (bonnes ou mauvaises, peu importe) aux autres hommes et femmes politiques gabonais qui semblent ne pas l'écouter et ne pas lui-même se donner les moyens de mettre en pratique ce qu'il recommande? Dix ans c'est quand même pas un an que je sache.

Les Mba Abessolo, Mamboundou n'ont pas eu besoin de corrompre les gabonais avec de l'argent et des cadeaux pour qu'ils les suivent. Tout réside dans la manière de communiquer (le verbe) avec ses compatriotes et l'assurance que tu leur inspires. La prestance, le charisme et l'aura jouent aussi un rôle important quand on est un homme politique qui veut attirer le peuple. C'est pour cela que certains gabonais demandent à M. Mengara d'aller se battre sur place au Gabon. C'est de cette manière là qu'il sera connu des gabonais. Au lieu de dicter aux autres hommes politiques ses desiderata et leur en vouloir parce qu'ils ne l'écoutent pas, M. Mengara ferait mieux de refléchir à la manière de passer de la théorie à la pratique. Un adage dit:" que la bouche qui dit d'appeler le chien le fasse" . Le salut du Gabon est l'affaire de tous les gabonais. Que celui qui se sent le plus capable de nous libérer le fasse sans condition.

En tout cas, les gabonais opprimés suivent et suivront toujours tout gabonais qu'ils croient pouvoir délivrer le Gabon des griffes assérées de cette famille qui règne depuis bientôt un demi siècle sans rien apporter au pays et au peuple: les Bongo. Et puis, sans mentir, les gabonais ne s'attendaient pas à être dirigés par Alain Bongo.


Par ailleurs, je ne décèle aucun fanatisme chez les gabonais qui soutiennent Mba Obame. Il faut comprendre une chose, le peuple gabonais souffre. Et un peuple qui souffre s'accroche à celui qui lui donne l'impression de pouvoir renverser les tendances.
Quand Mba Abessolo faisait croire au peuple qu'il tenait tête à Bongo père, les gabonais l'ont suivi. Quand Pierre Mamboundou tenait tête à Bongo, le peuple le suivait massivement aussi. C'est lorsque les gabonais ont remarqué que Mamboundou s'affichait un peu trop avec Bongo au palais du bord de mer que certains gabonais ont commencé à douter de Mamboundou.
Pour revenir au problème d'AMO, les gabonais qui souffrent croient vraiment que AMO et ses collaborateurs peuvent changer la situation calamiteuse du Gabon.
Quelqu'un a écrit sur ce site: "qu'un individu serait capable de s'accrocher à un serpent lorsqu'il est sur le point de se noyer"
Les gabonais ne savent plus à quel saint se vouer, ils s'accrochent à l'équipe de AMO qui tient tête et défie pour le moment la majorité gouvernementale et leur chef en émergent bébé Alain Bongo.

39.Posté par BIBI BEN MOUNBAMBA le 29/08/2012 13:05 | Alerter
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TOUS CE QUE NOUS SOUHAITONS C'EST QUE MENGARA SE JOIGNE AUX AUTRES GABONAIS AU GABON POUR COMBATTRE EN LIVE .FATIGUER DE LA THÉORIE , NOUS VOULONS DJA LA PRATIQUE .OJOUKOU NOUS RIT AU NEZ DE VOIR TJRS LES GABONAIS DISPERSES POUR LE CHASSER ALORS QUE SI ON S'UNISSAIT CE SRA PLUS FACILE DE FAIRE PARTIR OJOUKOU.
CHER MENGARA VIENS NOUS RETROUVER AU GABON POUR COMBATTRE LE CLAN SATANIQUE BONGO DEMON ONDIMBA .UNIS NOUS VAINCRONS ET NOUS VOULONS UNE CONFERANCE NATIONALE , C'EST LE MOMENT OU JAMAIS POUR VOUS DE DESCENDRE ET SE BATTRE AUX COTES DE TES FRÈRES GABONAIS .

38.Posté par Moudziengou BouKandou Juste le 29/08/2012 10:49 | Alerter
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Immigration incontrôlée en Afrique Centrale : Risques et conséquences
Moudziengou BouKandou Juste
Autodidacte, chercheur , Erudit psycho analyste
Contact :
moudz@gmail.fr

Chers compatriotes, gouvernement de la République,
Depuis quelque temps, j'observe une augmentation exponentielle du nombre d'étrangers dans la région d'Afrique centrale surtout au Gabon .Cette situation peut très bien être profitable pour nos différents pays, mais elle peut très bien apporter le pire également.
Dans le cas positif, une immigration quand elle est contrôlée, elle peut apporter ce qui suit :
-Une augmentation de la compétence nationale. En effet, ces immigrés qui entrent de manière légale, sont qualifiés et se conforment aux règles de la république qui les a accueilli. C'est en quelque sorte leur nouvelle patrie. Ils ne devraient pas dans ce cas , voir la terre d'accueil comme un lieu où ils viennent uniquement faire du profit .
-Une augmentation des échanges commerciaux .En effet, les immigrés peuvent créer de nouveaux canaux d'échanges privilégiés avec leurs pays d'origine et ainsi faciliter les exportations et les importations .Ceci permettra la création de nouvelles entreprises ou succursales. Ces dernières embaucheront des autochtones permettant ainsi de vaincre le chômage. L'état lui, pourra bien remplir ses caisses grâce aux différentes taxes imposées à ces structures.
-Une amélioration du système éducatif. En effet, si les dits immigrés ont des vrais diplômes et sont d'une compétence incontournable reconnus aussi bien dans leurs pays d'origine qu'ailleurs, il est clair que le système éducatif en sera nettement amélioré. Mais ceci passe par une sélection rigoureuse des candidats au poste d'enseignant.
-Une adaptation ou vote de nouvelles lois pour à la fois mettre l'étrangers à l'aise, mais aussi lui rappeler qu'il est étranger et ne peut pas forcément bénéficier de tout comme un autochtone natif. Le gouvernement aussi, doit pouvoir à la fois protéger l'étranger et en même temps ne pas frustrer l'autochtone en attribuant des avantages injustifiés aux immigrés.
-Une amélioration du système de santé. En effet, recruter des immigrés super bien qualifiés tels des (professeurs, docteurs, ingénieurs, chimistes, scientifiques,...) ne sera que rentable pour le pays d'accueil.
Tout ceci, s'appelle une immigration choisie et c'est ce genre d'immigration dont a besoin un peuple gouverné par des gouvernants qui veulent un développement véritable de leur pays.
Mais, quand une immigration devient incontrôlable par la complicité et le laxisme des dirigeants, cela a de graves et très graves conséquences dont nous allons énumérer certaines :
-L'obtention de manière frauduleuse de la nationalité du pays hôte. En effet, par la corruption et le laxisme, tout un réseau favorisant l'obtention de la nationalité se crée à coups de milliers d'euro, dollars ou CFA. Cela entraine en effet, un manque à gagner pour l'état, car le bénéficiaire de cette manne ne l'a obtenu sans aucun critère défini explicitement devant le peuple ou une chambre du parlement. Ces imposteurs, pourront de ce fait un jour revendiquer des droits qu'ils ne méritent en rien. Et ils auront toujours pour objectif de perpétuer ce système de scélérat à leur tour.
-Une augmentation de la criminalité et de banditisme en tout genre. En effet, quand des frontières sont poreuses du fait de la complicité des gouvernants à stopper définitivement une immigration terrifiante et continue, tout malfrat recherché peut très bien venir se cacher dans votre pays et même continuer en toute impunité ses méfaits.
-Une augmentation du commerce illicite. Tout individus prétextant un meilleur vivre viendra et se mettra dans l'illicite sans jamais un seul instant songer à se régulariser et se conformer aux lois et actes en vigueur dans le pays hôte. La vente à la sauvette, l'improvisation, la fausse monnaie, le charlatanisme vont se développer à une vitesse fulgurante comme on en voit en Afrique centrale et plus particulièrement au Gabon.
-Une augmentation du nombre de sans papiers, favorisant ainsi la frustration des autochtones qui vont du coup se sentir envahi et délaissé par la leur gouvernants, car complice de cette situation. Cela se révèle d'autant plus vrai quand il n'existe plus de contrôle d'identité ou de centre de rétention en vue d'expulsion de tout sans papier.
-Une accaparation du système commercial ou agricole, empêchant ainsi les autochtones de s'y mêler. Cela est encore vrai quand le gouvernement ne fait rien pour privilégier les autochtones natifs.
-Le risque de conflit. En fait, si le rapport entre le nombre d'étrangers en situation régulière et le nombre total d'habitants d'un pays est supérieur à 0.3,il y a un risque d'invasion. Surtout si les immigrés veulent toujours vivre entre eux et sans essayer de comprendre la culture locale. Cela fait que du fait de leur nombre, ils feront à long terme disparaitre la culture du pays hôte. C'est pourquoi, Nicolas Sarkozy dans son mandat, parlait d'INTEGRATION. Car, seule l'intégration facilite un brasage culturel au détriment d'un effacement.
Pour enfin parvenir à faire chuter une immigration qui ne peut plus être contrôlée, il est important de faire des restrictions dans ce qui attire les immigrés. Car un pays ne peut en aucun cas rester bras croisé sans procédé à des reconduite aux frontière de sans papiers .Sauf si ce pays à vraiment décider que la culture et habitude venu d'ailleurs est meilleure que la sienne. Ce qui est vraiment rare et suicidaire

Moudziengou BouKandou Juste



37.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 29/08/2012 01:50 | Alerter
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C'est toujours aussi rébarbatif et barbant ! C'est le même article, la copie-conforme, au mot près (en plusieurs endroits), qu'un autre publié le même jour. Quelque chose ne va pas au BDP-MODWOAM, parti politique ou costume taillé à la mesure d'un seul HOMME SEUL ? Hein ?

36.Posté par Saturnin le 29/08/2012 00:18 | Alerter
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On dirait que Mengara en fait souffrir plus d'un ici avec son franc parler habituel, hein. Je vois des cerveaux qui fument, des cheveux qui s'arrachent, des têtes qui cognent contre les murs, des sommeils qui se perdent, des raisons qui se perdent, des esprits qui s'enflamment... tout ça pour un homme que l'on s'accorde à qualifier de vaurien. Qu'on l'aime ou qu'on le haïsse, en voilà bien un homme que tout le monde qualifie de vaurien mais que tout le monde ne semble pouvoir ignorer, un homme que l'on grandit dans le même temps qu'on le veut voir diminué, bref nous avons bien là l'affaire de l'homme sain poursuivant le fou, homme sain qui devient lui-même confondu avec le fou parce que nu là où le fou s'est mis à porter ses habits, à moins que ce soit le fou qui soit sain ici et le sain fou? Je vois des esprits en souffrance ici, des esprits blessés, des esprits qui se perdent... face à quelqu'un qu'ils ne semblent pouvoir ignorer, malgré tout. Remarquables. Absolument remarquables les paradoxes de la psychologie humaine...

35.Posté par RayonDeSoleil le 28/08/2012 23:34 (depuis mobile) | Alerter
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Vous imaginez monsieur Mengara president!?Mon Dieu..Discours a la nation,nouvelle an,conseil de ministre..etc avec ttes ses theses la I'll n en finra jamais!!!kiakiakia!!L ecole c est bien hein mais au point de devenir une machine a ecrire!?Go eazy cm'on Doc!!!

34.Posté par La nation depuis kinguélé le 28/08/2012 23:33 (depuis mobile) | Alerter
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A barabas

Si tu pouvais savoir comment sa pique aux yeux et narrines. Mais toi sans doute tu fais parti de ces internautes vivant hors du pays pétillants des infos.

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