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Message du MORENA à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon le 17 août 2010.

Le site de la Liberté - Luc BENGONO NSI le Dimanche 15 Août 2010 à 05:03 | Lu 492 fois

Message du MORENA à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon le 17 août 2010.
Gabonaises, Gabonais,
Gabonais d’origine et Gabonais d’adoption,
Amis du Gabon à travers le Monde.



Le 17 août 2010 marque le cinquantième anniversaire de la déclaration d’indépendance du Gabon par le Président Léon MBA, le 17 août 1960, date historique et symbolique.

En cette circonstance, le Mouvement de Redressement National (MORENA), soucieux de l’indépendance, du développement du Gabon et recherchant par tous les moyens le bonheur de tous les gabonais, s’adresse à vous en cette occasion particulière pour évoquer, même si cela a déjà été fait en d’autres moments, les différents problèmes qui entravent l’exercice de la souveraineté du peuple gabonais.

De la souveraineté du Gabon : indépendance de “drapeau“ ou indépendance réelle ?

Chers compatriotes et amis du Gabon,

Au moment où plusieurs Etats africains francophones célèbrent leur cinquantenaire d’indépendance, on constate avec un certain étonnement que l’initiative de la célébration de cet évènement, avec une solennité exceptionnelle, vient contre toute attente, de l’ancienne Métropole. En effet, c’est la commission TOUBON qui parait piloter depuis Paris la plupart des manifestations, tant les défilés des troupes africaines le 14 juillet 2010 sur les Champs Élysées, que le financement des agapes sur le continent africain.

Dans notre pays, le gouvernement en place, non content de son illégitimité, en rajoute à ce folklore en décrétant une journée nationale du drapeau, comme si la commémoration du drapeau suffisait à elle seule à garantir la souveraineté du pays.

Dès lors, le décor est planté, mais au regard de l’histoire et du potentiel de richesse dont regorge notre pays, doit-on se contenter de célébrer une indépendance de façade ?

Tout part naturellement des conditions biaisées dans lesquelles cette indépendance nous est offerte.

L’hebdomadaire Jeune Afrique N°2586 du 1er au 7 août 2010 en page 34, lève un coin du voile sur les conditions d’accession de notre pays à la souveraineté internationale : « le 15 juillet 1960, un mois avant que le Gabon n’accède à l’indépendance, le Premier Ministre français Michel DEBRE, écrivait à son homologue Léon MBA « on vous donne l’indépendance à condition que l’Etat, une fois indépendant, s’engage à respecter les accords de coopération. L’un ne va pas sans l’autre ». Le ton était donné, comme pour sceller durablement leurs relations futures. Pour le meilleur et pour le pire ».

Parlant justement des accords de coopération, François Xavier Verschave (paix à son âme) précise dans son ouvrage la Françafrique en page 130 : « les accords de coopération signés dès 1961 reprenaient de fait l’essentiel des dispositions financières et militaires prévues par la communauté (franco-africaine) ».

En dépit de la déclaration d’indépendance, la France omniprésente et omnipotente.

La présence d’une base militaire française au Gabon nous rappelle tous les jours les limites de notre souveraineté. Depuis 1960, un contingent français d’au moins 1000 personnes entrainées et lourdement armées, quadrille le pays et dissuade toute velléité souverainiste sous le prétexte fallacieux des accords de coopération militaire. Par-dessus le marché, la France n’hésite pas à avoir recours à la légion étrangère pour mâter une contestation, comme ce fut le cas en 1964, pour réprimer un coup d’Etat militaire “sans effusion de sang“ et rétablir Léon MBA démissionnaire au pouvoir, et en 1990 à Port-Gentil pour garantir les intérêts pétroliers français.
Pendant ce temps, l’armée gabonaise, en dehors de la Garde Présidentielle, qui n’a de Républicaine que le nom, est maintenue dans un état de sous-équipement rédhibitoire voulu et entretenu.
Entre autres, après une période de dictature du parti unique PDG, la démocratisation est trafiquée. Xavier Verschave affirme : « le PDG-Bongo de l’entreprise France-Gabon est toujours en place. Fortune faite. Sous un parapluie militaro-policier français. » . Il complète son constat dans ces termes : « bien sûr, la fraude électorale “orientait“ les scrutins de telle sorte que l’homme au pouvoir soit d’abord l’élu de Paris : depuis l’indépendance c’était Léon MBA ».

Ainsi au Gabon, avant l’indépendance la volonté de la France va “piper“ les dés de souveraineté de notre pays. Lors des élections territoriales de 1957, c’est Léon MBA MINKO du Bloc Démocratique Gabonais ( BDG) qui va accéder au pouvoir, contre toute logique démocratique, après avoir obtenu seulement huit (8) députés sur quarante (40) que comptait le parlement de l’époque, alors que l’Union Démocratique et Sociale du Gabon (UDSG) en comptait déjà vingt (20). Par la corruption et l’intimidation, les forestiers français vont réussir à rallier au BDG de Léon MBA, jugé plus docile, douze (12) députés indépendants, mais surtout un (1) député de l’UDSG. C’était le début de la mise en scène d’un système néocolonial jamais démenti jusque là.

La succession de Léon MBA, après le coup d’Etat de 1964, qui a vu l’arrestation par l’armée française de tous les leaders et des militaires impliqués dans le coup d’Etat, sera organisée par les réseaux français qui portent leur choix sur Albert Bernard BONGO, à l’époque inconnu du peuple gabonais. Après avoir retiré du Gabon le Président Léon MBA dont l’état de santé était désormais préoccupant, la France va confier le pouvoir à Albert Bernard BONGO, par une modification constitutionnelle créant le poste de Vice-Président de la République, pouvant succéder au Président de la République en cas de décès. L’organisation d’une élection présidentielle avec un candidat hospitalisé à l’hôpital Claude Bernard de Paris et la tenue d’une campagne par le futur Vice-Président est orchestrée par la France. Le 19 mars 1967, le peuple gabonais était humilié, car forcé de voter un président malade. Le Président Léon MBA ne regagnera plus jamais le Gabon, malgré le simulacre de prestation de serment qui est organisé à l’Ambassade du Gabon à Paris. Après la déclaration de sa mort, BONGO est confirmé au pouvoir.

Pour couronner le tout, 42 ans plus tard, à la mort du Président Omar BONGO ONDIMBA le 8 juin 2009, la France, par un battage médiatique inopportun, va adouber la candidature de M. Ali BONGO et sera le premier pays occidental à reconnaitre la victoire à la Pyrrhus, pourtant très contestée de ce dernier lors de l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009. Les multiples recours et les différentes manifestations réprimées dans le sang seront assimilés à des cris d’orfraies. Le mouvement massif pour l’alternance ne sera pas une fois de plus pris en compte.

Dès l’installation du nouveau régime, et alors que les accords de coopérations signés en 1960 arrivaient à terme le 17 août 2010, la France va pousser à la signature de nouveaux accords sans l’approbation du parlement gabonais, à la faveur de la dernière visite du Président Nicolas Sarkozy au Gabon le 24 février 2010. Paradoxalement, ces accords signés par le Gabon restent toujours inconnus du peuple souverain. Doit-on dans ces conditions considérer que nous sommes effectivement indépendants ?

Peuple gabonais, voilà donc notre Gabon, déclaré indépendant, prisonnier des accords de coopération qui annihilent tous les attributs de souveraineté.

Pouvait-on attendre de la France, patrie des droits de l’Homme, membre permanent du Conseil de Sécurité, la violation flagrante des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources ?

Sur le plan économique, la France et la Françafrique, principaux bénéficiaires de la déclaration d’indépendance du Gabon.

Dans son ouvrage Françafrique, Xavier Verschave souligne : « je ne m’étendrai pas sur la dilapidation des exceptionnelles richesses du Gabon, œuvre conjointe d’Omar Bongo et de ses nombreux amis français… »

Mais, pouvait-il en être autrement ? La France, en déclarant concéder l’indépendance au Gabon, n’a jamais envisagé l’émancipation de son ancien protectorat.
Ainsi que le rapporte Alain PEYREFITTE dans son ouvrage DE GAULLE, Georges POMPIDOU, alors Premier Ministre français, s’adressant au Général DE GAULLE, déclarait : « le Gabon n’a pas d’existence économique propre ! Ce qui existe c’est le bois qui est français, le pétrole qui est français, le fer qui est français ». Ici, il apparait clairement, que la France a inscrit dans les accords de coopération, des dispositions lui garantissant l’exclusivité d’exploitation du sol, du sous-sol, de la forêt et de toutes autres richesses découvertes et à découvrir au Gabon.

Dans la même optique Maurice ROBERT, ancien Ambassadeur de France au Gabon rappelle dans ses mémoires : « les cent grands groupes français en Afrique contrôlent à plus de 50% les marchés au Gabon, en Côte-d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun. »


Quid de la souveraineté monétaire de notre pays


Le Gabon, comme ses pairs d’Afrique francophone a été maintenu bon gré mal gré sous la tutelle de la France à travers le maintien de la zone Franc, système monétaire colonial, qui a survécu à la colonisation. En effet, la zone Franc est créée en 1939 pour faciliter les échanges entre l’Empire et ses colonies. En 1945, le Franc des Colonies Françaises d’Afrique est créé afin que la dévaluation du Franc français à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale n’affecte les économies des possessions françaises. Au lendemain des indépendances, la quasi-totalité des pays africains francophones au Sud du Sahara est invitée à signer les Accords de Coopération, c’est-à-dire faire partie de la zone Franc des Communautés Françaises d’Afrique (CFA).Dans ce carcan, aucune initiative n’est laissée aux Etats africains qui doivent concéder au moins 50% de leurs réserves de change à un compte d’opération au Trésor français. Aujourd’hui, comme le souligne l’Association Survie c’est plus de 8000 milliards de Franc CFA (12 milliards d’Euro) qui échappent totalement au budget des Etats et dont profite exclusivement la France. Bien entendu, l’argument massue de la légendaire incompétence des dirigeants africains à gérer leur monnaie est systématiquement mis en avant. L’heure ne viendra-t-elle jamais, pour les africains en général, et les gabonais en particulier de battre leur propre monnaie ? Pourtant, leurs homologues anglophones disposent de plus d’autonomie dans ce domaine. C’est ainsi que le Ghana, le Nigeria, le Kenya disposent de leurs propres monnaies sans être ruinés. Au contraire, plusieurs de ces pays sont mieux gérés que le nôtre, à l’instar du Ghana qui est de plus en plus respecté sur la scène internationale pour sa bonne gouvernance.

Chers compatriotes,

Comme nous l’avons déjà dit, la France s’est ingéniée à maintenir le système colonial à travers l’installation au pouvoir de ses hommes liges, de telle sorte qu’en Afrique francophone, les Etats peuvent êtres qualifiés de Républiques-royaumes où on accède au pouvoir par des élections truquées pour devenir un Président-roi qui ne quitte le pouvoir que par la mort. Les fausses élections n’ont pour but que de légitimer le maintien au pouvoir du Président-roi. Au Gabon, ce furent donc successivement Léon MBA, puis Omar BONGO qui furent choisis pour veiller à la protection des intérêts français. Depuis le 30 août 2009, c’est désormais Ali BONGO qui régente et veille sur ce protectorat appelé le Gabon sous l’œil et la protection de la France. Qu’importe qu’il ne soit pas élu, pourvu qu’il donne le change.

A ce stade, nous voulons dire que le principal échec de cette période de pseudo indépendance est le refus par la France et de son bras séculier le PDG, d’instaurer une démocratie véritable en vue d’une alternance pacifique au pouvoir, gage de l’exercice de la souveraineté du peuple gabonais. En effet, les dirigeants ou les élites au pouvoir ne sont pas choisis de manière démocratique ou au mérite, ils n’ont de compte à ne rendre à personne, si ce n’est à la puissance coloniale ou à quelques groupes de pressions obnubilés par le maintien des avantages acquis. Ici, la notion d’intérêt général n’existe que dans les intentions de discours.

Le constat sur les 50 dernières années nous montre que le PDG, malgré les résultats économiques désastreux de ses différents gouvernements, se maintient au pouvoir par tous les moyens. De la corruption à la manipulation du fichier électoral, en passant par le tripatouillage de la Constitution, à l’achat de conscience, à la répression militaire. Telles sont les méthodes qu’utilise le PDG pour parvenir à ses fins, alors que la majeure partie de la population (plus de 80%) croupit dans la misère et la pauvreté, sans espoir de lendemain qui chante.

Aujourd’hui au Gabon, l’inflation est forte, le chômage endémique, la santé et l’éducation sont de plus en plus précaires, les infrastructures insuffisantes et à l’abandon, le taux de mortalité particulièrement élevé et l’espérance de vie ne dépasse pas 60 ans.

Comment comprendre que 50 ans après les indépendances, notre pays ne dispose que de 1200 km de route bitumée, que toutes les sociétés para publiques soient bradées ou liquidées, même dans les secteurs de souveraineté comme l’eau et l’énergie, le transport, les hydrocarbures.

Comment expliquer que la plupart des infrastructures collectives soient vétustes et à l’abandon, cas du Transgabonais, de la CNSS… On se gargarise devant les édifices publics, dons de la coopération bilatérale ou multilatérale (Assemblée Nationale, le SENAT), pour dénoncer sous cape leur caractère non durable alors que l’expertise locale est reléguée au rang de faire valoir. Et pourtant, comme disait Jean Bodin : « il n’est de richesse que d’hommes ».

Dans ce tableau sombre, peut-on réellement parler de l’indépendance dans un pays disposant d’immenses potentialités naturelles.

Devant cette situation bloquée, chers compatriotes, seule une alternance démocratique au pouvoir, qui dépend inévitablement de vous, pourrait permettre d’éviter une situation conflictuelle comme dans plusieurs Etats africains.


Gabonaises, Gabonais,

C’est pour éviter que notre cher pays ne se retrouve dans la situation décrite ci-dessus, que le Mouvement de Redressement National (MORENA) lutte pour l’instauration d’une démocratie véritable conduisant à une alternance pacifique au pouvoir. Il appartient désormais au peuple gabonais de savoir se déterminer aujourd’hui face à un avenir qui ne s’annonce pas nécessairement en rose, à cause du refus qu’affichent depuis de nombreuses années la France et les dirigeants de notre pays à apporter des solutions idoines aux nombreux problèmes auxquels il est confronté.

Le MORENA, malgré les différents obstacles érigés sur son chemin continuera son combat afin que le peuple Gabonais vive un jour une alternance réelle, amenant au pouvoir des femmes et des hommes animés de la pleine volonté de résoudre de nombreux problèmes qui empêchent sa libération, son développement et son bonheur.

Enfin, le MORENA, comme il le fait depuis 1981, souhaite en cette circonstance particulière attirer l’attention de la communauté nationale et internationale, sur la nécessité de la mise en place d’une société plus démocratique gage d’une paix véritable, et fondement d’un développement durable qui permettra à notre pays de rentrer la tête haute dans le concert des nations véritablement souveraines.

Chers compatriotes, que la célébration de la fête du 17 août ne se résume pas à une énième occasion de réjouissances folkloriques, mais plutôt le moment de prendre conscience du retard politique, économique et social, marqué par la grande pauvreté et le dénuement dans lesquels la majorité des gabonais se débat. Prêtons désormais attention à cette phrase de la Concorde : « Eveille-toi, Gabon… ».

Vive le MORENA, âme du peuple gabonais et nouveau souffle de libération de l’Afrique.

Vive le Gabon dans sa marche vers l’indépendance et une démocratie véritable.


Le Président

Luc BENGONO NSI
Membre Fondateur

Dimanche 15 Août 2010
Luc BENGONO NSI
Vu (s) 492 fois




1.Posté par Le Teké le 15/08/2010 20:10 | Alerter
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Voici le vrai cours d'histoire politique de notre pays par Luc Bengone Nsi.

2.Posté par ratzinger2010 le 15/08/2010 23:56 | Alerter
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Mr Luc BENGONO NSI
quand je lis votre article, je pleure profondement vraiment pour notre avenir et celui de nos enfants, la France est plus que cruelle alors qu'ils sont les premiers à traiter les Africains de pauvres alors qu'ils sont responsables en grande partie ce qui arrive en Afrique et en particulier au Gabon. votre article resume bien et claire la politique de la France face à ses colonies et des moyens mis en place pour pénériser celà aussi longtemps que nécessaire. comment esperer alors l'accession à une vraie indépendance donc à une vraie démocratie sans éffusion de sang et rien que par la voie des élections? je pense que les élections au Gabon ne servent à rien et non jamais servi à rien pour élire un président de la république en lisant votre article, il faut que tout le peuple soit informé et doit etre conscient de cette situation car mon peuple péri par faute de connaissances, il vous revient et à d'autres opposants d'informer les populations clairement et mème celles les plus reculées du pays, afin que l'on trouve au plus vite une solution à ce problème car la voix du vote ne vaut rien et on cherche autre chose ça assez durez jusqu'à quand ça va durer? EVEILLE TOI PEUPLE GABONAIS ET MARCHE VERS TA vraie LIBERTE CAR PERSONNE NE LE FERA A TA PLACE,SOYONS DONC TOUS UNIS C'EST INDISPENSABLE POUR NOTRE LIBERATION. QUEDIEU NOUS DONNE FORCES ET SAGESSE ET QU'IL SOIT NOTRE BOUCLIER PENDANT LE COMBAT AMEN.

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