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Martin Edzodzomo-Ela : Sur la croissance

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Jeudi 14 Juillet 2016 à 00:00 | Lu 273 fois



« Devant le parlement qu’il a réuni pour lui présenter son bilan après 7 années à piller le Gabon, Ali Bongo a déclaré : Nous sommes ainsi remontés à la 18ème place et nous nous sommes imposés comme le 4ème pays d’Afrique ayant connu la plus forte accélération de croissance. »
Une vraie ineptie. En effet, selon le journal de référence – The Economiste, - Worlld’s ten fastest-growing economies annual average GPD GROWTH. %

2001-2010 2011-2015


Angola 11.1 China 9.5
China 10.5 India 8.2
Myanmar 10.3 Ethiopie 8.1
Nigeria 8.9 Mozambique 7.7
Ethiopie 8.4 Tanzanie 7.2
Kazakhstan 8.2 Vietnam 7.2
Tchad 7.9 Congo 7.0
Mozambique 7.9 Ghana 7.0
Cambodge 7.7 Zambie 6.9
Rwanda 7.6 Nigeria 6.8
(Sources The Economist:IMP)

Dans le tableau ci-dessus, les pays africains qui apparaissent comme ayan connu la plus forte accélération de croissance de 2011à2015 sont : Ethiopie 3ieme rang ; Mozambique 4ième rang : Tanzanie 5ième rang ; Congo 7ième rang ; Ghana 8ième rang Zambie 9ième rang ; et Nigeria 10ième rang.
Voilà que l’ « Emergent en Chef» proclame, devant son Parlement de godillots : « Nous nous sommes imposés comme le 4ème pays d’Afrique ayant connu la plus forte accélération de croissance. »

Définition.

En macroéconomie (La macroéconomie est l'approche théorique qui étudie l'économie à travers les relations existantes entre les grands agrégats économiques, le revenu, l'investissement, la consommation, le taux de chômage, l'inflation, ) la notion de croissance économique désigne une augmentation continue de la quantité et de la qualité des biens et des services produits chaque année dans un pays ou zone géographique, liée à l'augmentation de la productivité du travail et du capital. L'indicateur le plus utilisé pour mesurer le taux de croissance et la somme des valeurs ajoutées est le PIB (Produit intérieur brut).

En précisent la définition nous dirons que : «La croissance économique se caractérise par une augmentation durable de la production et des principales grandeurs économiques – comme le Produit Intérieur Brut (PIB). »
En général la croissance économique est définie en termes de grandeur synthétique mesurant le résultat de l'activité économique, un état final mettant en rapport des périodes données, mesurées statistiquement par des taux de variation en termes de volume.

L'approche néo-classique utilise les notions de facteurs de production et de progrès technique pour expliquer la croissance. Il existe donc une croissance extensive lorsque l'économie voit surtout se développer les facteurs de production (capital et travail). Il y a, par contre, croissance intensive, quand celle-ci est due aux gains de productivité.
Les économistes de l'école autrichienne n'insistent pas sur la valeur et l'évolution de l'agrégat PIB, c'est-à-dire sur une mesure de la variation quantitative d'une valeur globale.

Mais ils analysent les explications logiques et individuelles de cette croissance. En effet, on remarque que les pays qui disposent de droits de propriété variés et perdurants, où les individus peuvent entreprendre en laissant épanouir leur libre initiative avec des politiques de libre-échange, sont des régions qui connaissent une forte croissance. Par contre, les pays où l'État intervient de façon permanente ou fréquente par des politiques industrielles, économiques, fiscales, protectionnistes et règlementaires sont des régions, en règle générale, de faible croissance.

Aussi, en l’enrichissant : - «Le mot croissance n'est donc pas seulement synonyme d'accumulation croissante. Il est ainsi, d'abord et avant tout, l'expression d'un mouvement dynamique dont la caractéristique est de contraindre les producteurs à offrir aux consommateurs les moyens d'accéder à des "technologies" d'usage de leur temps de plus en plus efficientes. »

Il est ainsi évident que la notion de croissance ne repose pas uniquement sur la fonction de production. Il faut introduire, comme le présente Gary Becker, dans sa théorie du capital humain, les capacités individuelles dans l'acquisition et accumulation des connaissances, ce qui constitue le capital immatériel des individus. Certains économistes de l'école autrichienne insistent pour 'retrouver' l'entrepreneur, en ne confondant pas producteur et entrepreneur.

Le marché est une procédure de découverte et l'entrepreneur est un réducteur d'ignorance. La valeur individuelle du temps pousse les intervenants sur le marché à rechercher des moyens d'économiser cette ressource rare. La croissance est corollaire aux gains de pouvoir d'achat, non seulement en valeur, mais aussi en nombres croissants de consommateurs disposés à acheter des produits de plus en plus finement adaptés à leurs exigences. D'où une diversification des produits sur le marché et une segmentation de ce dernier.

Il existe différentes approches et théories de la croissance, mais il est communément admis que la demande des consommateurs met en mouvement la croissance économique, d'où aussi l'idée qu'en cas de chute des dépenses de consommation, en cas de crise par exemple, une bonne partie des économistes et en spécial les dirigeants politiques pensent que pour « relancer l'économie » il suffit aussi de relancer les dépenses de consommation. Ainsi les dirigeants politiques croient que la clé de la croissance économique dépend de « l'injection de liquidités » pour créer la demande de biens et services. La « croissance économique » ne se réalise pas parce que les gens consomment et dépensent plus, au contraire, les consommateurs dépensent et achetent plus parce que c'est un des effets notables de la croissance économique.

Les différentes étapes caractéristiques de la croissance.

1. Société traditionnelle : Société agricole, stationnaire, où la terre constitue l'unique source de richesses. Les perspectives de changement sont inexistantes. La structure sociale est très hiérarchisée.
2. 2. Phase des conditions préalables au décollage. Les notions de changement et de progrès se diffusent largement. L'épargne et l'investissement augmentent
3. Phase des conditions préalables au décollage. Les notions de changement et de progrès se diffusent largement. L'épargne et l'investissement augmentent.
4. Décollage ou « take off ». Phase de courte durée au cours de laquelle les branches motrices émergent. La croissance devient régulière et crée un processus cumulatif, auto-entretenu.
5. Passage à la maturité. Diffusion du décollage à l'économie dans son ensemble.
De nouvelles industries se substituent aux anciennes; les productions se diversifient.
Ère de la consommation de masse. Les besoins essentiels sont satisfaits.
Politique sociale de bien-être ou de puissance économique.

Taux de croissance.

En macroéconomie la notion de croissance économique désigne une augmentation continue de la quantité et de la qualité des biens et des services produits chaque année dans un pays ou zone géographique, liée à l'augmentation de la productivité du travail et du capital
Le taux de croissance, rythme auquel le produit intérieur brut (PIB) augmente (croissance positive) ou décroît (croissance négative), calculé en pourcentage du PIB de l'année précédente.

Lorsque le PIB croît à un taux supérieur à la croissance démographique, on dit que le niveau de vie s'élève. Lorsque, au contraire, la croissance démographique est supérieure au taux de croissance du PIB, on dit que le niveau de vie baisse. La croissance peut être mesurée en valeur nominale ou en valeur réelle. Dans ce dernier cas, on tient compte des effets de l'inflation. Ainsi, si le PIB nominal a augmenté de 5 p. 100 et si l'inflation s'est accrue de 4 p. 100 pendant la même période, la croissance réelle pour cette période est seulement de 1 p. 100.

Pour juger des performances d'une économie, on compare son taux de croissance à la moyenne de ceux des pays qui lui sont économiquement et géographiquement les plus proches. Par exemple, la croissance des États-Unis peut être comparée à la croissance moyenne des vingt-cinq pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), alors qu'on comparerait plutôt la croissance de la France à celle du cercle plus restreint des quinze pays de l'Union européenne.

Sur la croissance.

La croissance économique ne peut être séparée du bien-être des masses, autrement, le progrès économique se change en exploitation. On peut à la limite estimer que l’économie n’est plus, et d’ailleurs n’a jamais été une valeur essentielle pour l’Africain.

L’importance de l’argent, le rôle du travail ont constitué les préoccupations principales de la société occidentale : le modernisme du XIXe siècle. Face au désenchantement actuel des gens dans ces sociétés occidentales elles-mêmes, il faut porter sur ses doctrines économiques un regard sans complaisance. Autant le marxisme avait été un révélateur excellent de la modernité, autant il ne paraît plus pertinent pour comprendre la situation dans ces pays occidentaux aujourd’hui. Les contradictions en terme marxiste au sein de ces sociétés ne se manifestent plus de la même façon selon l’analyse marxiste. La dimension économique et le travail ne sont plus les grandes valeurs de base. Kant affirmait que le travail était un impératif catégorique, c’est-à-dire un principe qui ne se discute pas.

Marx n’était pas loin de penser la même chose. Aujourd’hui, même en cet Occident de la « modernité », l’idée que l’on ne peut se réaliser, que par le travail semble désormais caduque. Le productivisme n’est plus un impératif, mais une option parmi d’autres activités humaines. On met de plus en plus l’accent sur la qualité de la vie. Par exemple, la société occidentale contemporaine intègre l’art à la vie quotidienne des gens alors que, par tradition, la civilisation bourgeoise classique distinguait le monde du travail et le monde de l’art. Les mouvements altermondialistes et les organisations écologistes, très présents dans ces sociétés, démontrent à quel point l’économie a perdu sa place prépondérante, en affirmant d’autres valeurs que la seule production de richesse par le travail ou les échanges économiques.

Le spirituel est partout de retour. Max Weber, dans son livre L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, démontrait que la modernité se construisait contre la spiritualité et parlait du désenchantement du monde. On peut constater aujourd’hui que la société est en train de se ré enchanter ! Pour le meilleur, mais aussi pour le pire, dirons-nous. L’intérêt des contemporains pour la spiritualité mêlée de fantastique, de magie, de sorcellerie, se manifeste partout y compris en Occident. Partout, des conceptions enchanteresses du monde connaissent un grand succès, même quand elles n’appartiennent pas à la tradition : c’est ainsi que le chamanisme, le bouddhisme côtoie désormais dans les pays européens les pratiques judéo-chrétiennes, lesquelles bénéficient aussi d’une ferveur populaire.

Aujourd’hui, la morale revient en force dans le débat politique. Dans les grandes démocraties que sont supposées être les Etats-Unis et la France, les partis politiques et les idéologues de droite mobilisent leurs partisans autour d’un certain nombre de « valeurs morales ». C’est ainsi que la droite française se réclame d’un certain nombre de valeurs traditionnelles ou conservatrices (le travail, l’effort, l’autorité, le goût de réussir, l’enracinement patriotique et religieux…). En parlant de « valeurs conservatrices », il ne faut pas y voir une notion condamnable. Car, « tout être tend à préserver dans son être », disait Spinoza. Cela vaut également pour les peuples ou les civilisations.

L’opposition entre les progressistes et les conservateurs aussi pertinente qu’elle demeure en politique, ne conviendrait pas en la matière. Car, dans toute société, il y a des choses qui doivent être transformées, d’autres qui méritent d’être conservées et transmises. Faut-il pour être progressiste, vouloir abolir la famille, ou renoncer par exemple aux valeurs des Evangiles, sous prétexte qu’ils nous ont été légués par le passé, la famille par le passé traditionnel, et les valeurs des Evangiles par le passé colonial ? Est-ce être conservateur que de vouloir maintenir la politesse et le respect ? Nous savons qu’une société ne peut durer qu’à la condition de transmettre d’abord à chaque génération ce que les anciennes ont elles-mêmes reçu ou produit de meilleur.

C’est parce que l’école a une fonction « avant tout conservatrice », disait Hannah Arendt qu’elle permet aux individus et aux peuples de faire surgir du neuf. Toute civilisation vient du passé. C’est ce qui lui permet de se projeter dans l’avenir, d’inventer, de créer. Toute morale est reçue (le surmoi selon Freud, représente le passé de la société) avant d’être parfois critiqué ou modifié. Il n’y aurait pas d’humanité autrement. En réalité, pour l’humanité en terme de progrès, il s’agit moins d’abolir que d’accomplir, moins de renier que de transmettre, moins de supprimer que de transformer. C’est ce qu’on peut appeler la fidélité, et le contraire devenant la barbarie : du passé, ne faisons pas table rase sous le faux prétexte de se considérer de progressiste !

CROISSANCE-PIB ou IDH

En matière de doctrine économique, nous pensons fermement que l'Afrique Noire a suffisamment de réserves d'intelligence et d'imaginations créatrices pour concevoir des mécanismes adaptés , afin de stimuler la compétition et la concurrence dans le domaine économique, mais aussi de définir des règles qui doivent encadrer, réguler, appuyer et guider , dans le cadre de la démocratie restaurée, le domaine économique, assujetti au service de tous, afin que l'économie devienne le lieu par excellence de la justice sociale, et le moteur de la solidarité.

L'opulence de la nation retrouverait ainsi la place qu'elle n'aurait pas dû quitter, celle d'être au service de tous les membres du groupe.

En matière de développement économique, notre objectif ne doit pas être de nous engager dans une hypothétique course d'obstacle en vue de rattraper qui que ce soit. Il est évident que nous risquerons tout simplement de ne pas avoir assez de souffle et de nous faire battre au poteau en permanence. Nous devons nous définir un parcours tout autre: celui d'assurer un développement humain global à nos peuples. Se développer pour répondre aux besoins de nos sociétés: se donner comme objectif essentiel les demandes endogènes, et nous intégrer aux autres mondes dans le but de préserver et de garantir à nos peuple une évolution plus grande vers plus de civilisation.

Courir dans le but de rattraper les pays industrialisé c'est fausser l'orientation de nos forces vers le vrai combat qui est les besoins de nos peuples, en les gaspillant dans un combat sans issu, dépenser nos moyens à des fins contraires à l'intérêt général de nos sociétés. Les modèles de développement socialistes ou néo-libéraux que nous avons justement essayé jusqu'ici avec l'objectif de la "modernisation", pour rattraper les pays industrialisés, ont lamentablement échoués. C'est le moment d'inventer des voies applicables et des modèles répondant aux objectifs démocratiques de nos sociétés.

L’histoire économique de l’Europe nous enseigne que les bienfaits de la richesse ne retombent pas automatiquement des plus riches vers les plus pauvres. Qu’il faut une volonté politique de redistribution. Le capitalisme sauvage pratiqué jusqu’ici dans nos jeunes États se résume à une concentration de la richesse en haut de l’échelle c’est-à-dire chez l’ancien colon et ses affidés les nomenclatures politiques appuyées par la France, et que ceux d’en bas n’en voient jamais la couleur.

Par exemple, il faut remettre en question certains dogmes des plus classiques de la pensée occidentale en ce qui concerne le processus du développement économique des pays africains et son relatif l'aide. C'est par exemple le cas de la conception de l'indice de croissance quantifiable, pour apprécier la performance vers le développement des économies des pays pauvres ; au profit du degré de restructuration sociale, culturelle et économique. Sur le plan national et international, cela exigera que l'on mette davantage l'accent sur les institutions que sur le marché.

Ce changement est rendu nécessaire à la fois pour remédier aux distorsions paralysantes causées par l'influence des anciennes puissances coloniales et leurs alliés de l'Occident, et pour contribuer à l'apparition de cadres socio-culturels authentiquement indigènes responsables et faisant meilleur accueil à des valeurs et des modes de vie qui ne seraient pas des produits d'importation indigestes. Mais les intérêts, les opinions et la routine ne céderont pas facilement la place, même devant des arguments concrets. Des modes de pensées bien que discréditées survivront pour tenter de se justifier eux-mêmes.

Des méthodes dépassées continueront encore à persister soit du fait de l'inertie des organisations soit de la mauvaise volonté des acteurs ou même l'obstination de quelques groupes qui y trouvent leur intérêt.
Dans les rapports avec les puissances impérialistes occidentales, l'hypocrisie qui consiste à essayer d'harmoniser le souci de développement et la préservation des intérêts établis ne risque pas de disparaître par un coup magique. Pourtant, le fossé entre la rhétorique de l' "establishment" du développement et les réalités des sujets concernés par ce développement qui n'a cessé de s'agrandir se fera encore chaque jour plus profond.

En ce qui a rapport à l'aide au développement, il est admis aujourd'hui que sous sa forme présente, non seulement elle n'est pas parvenue à atténuer mais a même accentué de grands maux sociaux et que, très souvent, elle a contribué à débiliter plutôt qu'à stimuler des énergies productives en puissance. Beaucoup de personnes dans les pays riches pourvoyeurs de l'aide ont ainsi perdu confiance dans un système qu'ils ont fini par considérer comme favorisant les privilégiés plutôt qu'aidant les pauvres, et aussi comme contribuant à renforcer des intérêts locaux et étrangers, profondément enkystés dans le monde sous-développé.

Très peu de responsables sérieux du développement ne doutent plus que l'idée simple selon laquelle le PNB (le Produit National Brut) est une mesure tronquée du bien être humain, qui cause des dommages considérables à ceux-là mêmes que l'on voulait aider. Les intérêts des oligarchies régnantes et l'effet catalyseur de l'aide font que les pays sous-développés sont de plus en plus enserrés dans le cadre de l'économie internationale de marché dont les règles jouent si lourdement contre leurs intérêts. Graduellement depuis deux décennies, tous ces pays, et plus particulièrement les pays d'Afrique noire sont devenus captifs du cercle vicieux des dettes insurmontables, des fausses valeurs sociales, des structures faussées et d'une inexorable aliénation des masses populaires, jusqu'à ce qu'il n'est plus possible de distinguer l'aide des subsides destinées à les maintenir à tout jamais à l'intérieur du système existant.

A condition que soient enrayées une bonne partie des pressions extérieures que nous avons évoquées dans les pages antérieures, et pourvu qu'existent des objectifs honnêtes, une volonté et des capacités réelles, des politiques favorisant effectivement le développement sans compter sur les faveurs de l'étranger sont possibles, sauf bien sûr dans certains cas extrêmes. Pour accélérer la croissance économique dans les Etats africains, l'accent doit donc être mis sur un changement de processus de développement lui-même plutôt que sur l'aide. La préoccupation aura moins de trait au niveau de vie moyen qu'au mode de vie. C'est la voie à laquelle nous convie l'appréciation du PNUD avec son indice du développement humain (IDH).



Jeudi 14 Juillet 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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Incroyable !
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