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Martin Edzodzomo-Ela : Parole et sources

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Lundi 25 Avril 2016 à 06:14 | Lu 601 fois




POUR LA CAUSE DU GABON JE NE RESTERAI PAS INACTIF.
POUR LA CAUSE DE MON PEUPLE. JE NE ME TIENDRAI PAS TRANQUILLE
(Jusqu’à ce que ressorte, comme clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle) »


Dans un commentaire dans IK ? Michel Ndong déclare : « entre nous quel est le candidat le plus crédible au niveau financier, diplomatique, et relationnelle localement et internationalement comme mr jean ping ?»
Voila le hic ! – Les critères du candidat le plus crédible ;

1. Au niveau financier
2. Diplomatique relationnelle localement et internationalement.
a. Au niveau financier : L’intégrité politique fait défaut à tous nos leaders politiques : ceux qui sont au pouvoir, comme ceux qui prétendent être des opposants. On se demande parfois s’ils savent réellement les uns et les autres ce que signifie intégrité politique, car ils n’ont pas cessé de mentir au peuple. Dans l'asphère politique gabonaise, l'argent est devenu la valeur principale contre toute éthique. C'est ainsi que s'est développé l'idée selon laquelle ceux qui comptent sont ceux qui ont des moyens financiers. Or ceux-là sont malheureusement tous des enrichis des deniers publics au détriment du peuple rendu clochard.

b. Quant à la prétendue crédibilité diplomatique : - De la légitimité étrangère : Selon CRABBE. (EZOMBOLO N°59 du mardi 10 juin 2014) : «Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat lui sont presque tous acquis. Les mânes d'Omar Bongo Ondimba que Jean Ping convoque à toute occasion ne manqueront pas non plus de rassurer le fils spirituel et le beau fils qui rêve d'un Gabon dont " Dieu ne nous a pas dit d'en faire ce que nous faisons-là». - "LA FRANCE ET LA CHINE SONT L'AVENIR DU GABON"
Et Jean Ping lui-même de renchérir : - J'ai des atouts pour gagner cette élection présidentielle.

Et ils sont de deux ordres. Ils sont d'abord d'ordre interne : le rapport que j'ai tissé avec les Gabonais depuis bientôt deux ans a permis à ces derniers de mieux me connaître et surtout de mieux juger de ma sincérité pour les accompagner dans cette noble aventure de délivrance du pays. J'ai été dans ce régime, j'y ai passé une bonne partie de ma carrière politique, je le connais bien, je me sens donc à la fois comptable de ce qui a été mal ou pas du tout fait et à la fois capable et en mesure d'apporter des solutions et de mobiliser toutes les énergies au service de notre pays et de notre peuple.

L'expérience que j'ai accumulée au niveau national, comme directeur de cabinet du président Omar Bongo pendant six ans, puis dix ans ministre des Affaires étrangères et enfin vice-Premier ministre, constitue une base solide pour prétendre briguer la magistrature suprême du pays.

Mes atouts sont aussi internationaux. Pour la gouverne de vos lecteurs, j'ai dirigé l'Opep, présidé la 59e Assemblée générale des Nations unies avant la commission de l'Union africaine. Mes relations personnelles avec plusieurs chefs d'État d'Afrique et d'autres continents, sans oublier celles que j'entretiens avec les principaux responsables de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de l'Union européenne, seront utiles dans la résolution de nombreux problèmes que nous laissera ce pouvoir dont la boulimie financière a frôlé les records.

Jean PING est incontestablement l'une des plus grands personnages imminents du système d'Omar Bongo Ondimba, système noyau centrale de la Françafrique. C'est sans doute l'un des plus grands "généraux" du Bongoland. Jean PING incarne à mon avis le prototype de l'élite compradore embarqué. Qui plus est, lié étroitement à la famille du potentat, il n'a aucun ressort, aucune capacité de gérer le tournant actuel de l'évolution du pays.

En concertation avec les réseaux françafricains, soutient du système, il aurait été décidé, afin de prévenir ce mauvais présage, de remplacer Ali Bongo Ondimba par un autre membre. Trois membres potentiellement en mesure de faire l'affaire sont retenus: André Mba Obame, Paul Toungui, et Jean Ping. André Mba Obame est immédiatement écarté pour deux raisons: d’abord, les membres du conseil se déclarent craindre une colonisation de l'ethnie fang dont André Mba Obame est issu. De plus la posture par trop nationaliste de ce groupe fait craindre l'idéologie sous-tendant "Gabon d'abord". La deuxième raison étant que son état de santé le disqualifie d'office. - Paul Toungui, le fait qu'il est du Haut-Ogooué et sa filiation matrimoniale par son épouse Pascaline Mferri Bongo ont estimé que le patronyme Bongo était devenu un problème pour le peuple gabonais, et même à l'extérieur.

Et risquait de confirmer une fois de plus le caractère monarchique du système. Jean Ping, par ses origines (de l'Ogooué Maritime), son expérience du pouvoir et par conséquent, sa connaissance de la classe politique du pays (ne se réclame-t-il pas héritier spirituel de son beau père?), sans oublier son carnet d'adresses dû à ses relations à l'extérieur du Gabon, sans négliger son alliance de sang avec les Bongo, toutes choses qui, pour les membres font de lui, le choix du clan, ainsi que les amis fidèles des réseaux françafricains. Des consultations auraient été menées auprès de ceux qui, le cas échéant seraient les futurs collègues africains de Ping. Consultations jugées toutes très positives.

Ainsi, le choix du clan se porta sur Jean Ping, pour se substituer à son beau frère Ali Bongo Ondimba, afin de sauvé le règne de l'Emirat Bongoland-PDG. Robert Bourgi, l'autre fils de l'Emir défunt fut chargé d'annoncer officiellement le divorce et le futur limogeage avec Ali9. Ainsi, il le confirmera cette décision de sa façon "subliminale" ne pas reconnaître feu Omar Bongo Ondimba dans celui qui gouverne le Gabon depuis 2009. Il s'engagea d'aider le nouvel oint du clan. Dans le cadre de la stratégie, il fut décidé le sabordage du PDG, par ses principaux hiérarques, par la création d'une nouvelle structure, qui permettrait en réalité, la restructuration du PDG sous une nouvelle forme. Le nouveau parti, constitué à sa création par tous ceux qui sont sortis du PDG, ainsi que des pourfendeurs de l'ancienne forme. La nouvelle formulation se présentant comme un parti radical de l'opposition, porteurs tous les espoirs du peuple. Dans un premier temps, les membres influents du clan soutiendront le nouveau parti dans l'ombre, pour le rallier officiellement par la suite.

Ainsi, vidé de la plupart de ses grands barons, le PDG mourra pour survivre sous une nouvelle formule avec Ping. Vrai ou faux, ceci justifierait la mécanique qui fait que ceux qui s'agitent aujourd'hui autour de Jean PING ne parlent pas d'alternance au système PDG -Bongo, mais systématiquement du renversement d'Ali, le frère qui a trahit la famille, en mettant en danger, par sa gestion calamiteuse, l'héritage sacré du père. Et la lutte politique de s'intensifier dans les hautes sphères, l'élection présidentielle de 2016 se profile déjà. Ainsi nous nous trouvons au Gabon dans la dialectique d’un conflit de succession monarchique. Toute la confrontation relative au contrôle du pouvoir est concentrée autour des membres de la famille.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en plus des autres membres directs de la famille à l’instar de Ngoulakia et des autres hautes personnalités du Haut Ogooué parmi les nouveaux dissidents PDG : Marcel Abéké, Simplice Guedet Manzela, Jean-René Pendi Bouyiki, Alexis Boutamba, Jean Kakou Mayaza, Simon Boulamatari, Egide Boundono Simangoye ; avec, Emmanuel Laté, Pascal-Désiré Missongo, Frédéric Massavala Maboumba, Florent Mba Sima Nze et Thomas Nze Debouillon ; l’hypothèse d’une nouvelle formule avec Ping semble se dessiner, et se confirmer, avec cette adduction de la dissidence maçonnique. –« L’opposant » Jean Ping sur cette base d’imposture orchestré avec des alliés importants famille et quelques membres du réseau françafricain avec Robert Bourgi, est, favorable plutôt à un « soulèvement populaire en cas de hold-up électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire ». Une imposture compte tenu de la réalité des dispositions en la matière électorale, mises en place depuis 1991 et rondement rôdées depuis pour perpétuer le coup d’Etat électoral en faveur du candidat du régime. Et parler dans ce cadre de soulèvement populaire est une preuve d’aveuglement criminelle.

«Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat lui sont presque tous acquis. Les mânes d'Omar Bongo Ondimba que Jean Ping convoque à toute occasion ne manqueront pas non plus de rassurer le fils spirituel et le beau fils qui rêve d'un Gabon dont " Dieu ne nous a pas dit d'en faire ce que nous faisons-là». - "LA FRANCE ET LA CHINE SONT L'AVENIR DU GABON"

Ainsi, la posture de Jean Ping, n’est qu’une manifestation classique de membre des clans petits bourgeois compradores qui sont en compétition pour le pouvoir au sein de la classe dirigeante. Classes compradores, elles lient leur sort à celui de l’Etat néocolonial qui lui sert de moyen d’exercice de son pouvoir. Le dirigeant de l’Etat néocolonial comme l’Etat gabonais du système PDG. Bongo cherche donc avant tout l’adoubement de l’étranger.

Dans le cas effectif de notre pays, l’accession à la tête de l’Etat d’Ali Bongo Ondimba. Selon l’avocat franco-sénégalais, dernier pilier de la françafrique, qui a évoqué l’élection d’Ali Bongo en 2009 ; le choix d’Ali Bongo pour succéder au défunt Président Omar Bongo a été décidé à la suite des réunions tenus avec les responsables de la Présidence de la République française . Robert Bourgi précise : « Pour qu’on comprenne bien. Ce qui a été fait à travers ces réunions, c’est un adoubement par l’Elysée d’Ali Bongo… » Le président Omar Bongo décède en juin 2009, et je l’ai d’ailleurs appris par Ali Bongo par un coup de fil dans la nuit. Là, si je puis le dire, la machine s’est remise en marche, allant vers l’adoubement d’Ali.

Pourquoi vous dites «adoubement» ? Il n’y a-t-il pas eu élection ? Deux hommes de l’entourage du président Omar Bongo, qui avaient pris fait et cause pour Ali se sont activés pour accélérer le mouvement intramuros et extramuros en faveur d’Ali. Je les nomme : Jean Pierre Lemboumba, proche d’entre les proches d’Omar Bongo, et Guy Nzouba Ndama, président de l’Assemblée nationale, qui vient de démissionner avec éclat de la présidence. Jean Pierre Lemboumba et moi-même avons été reçus par Claude Guéant le 13 juillet (2009) au soir. Tout était mis en place pour que l’élection d’Ali se précise, et Guy Nzouba Ndama lui aussi, avec moi, a été reçu par Claude Guéant.

Voilà pourquoi, pour ces barons et autres hiérarques du système PDG. Bongo, le peuple gabonais n’est qu’un ensemble composite d’individus qui ont été suffisamment crétinisés, aliénés et réduit à la condition de « Makaya » ; les feuilles mortes, des individus sans valeur et qui en réalité n’ont aucune importance. Ils peuvent juste servir qu’en tant qu’instrument à la mascarade de la « démocratie-souillure » gabonaise, pour le fonctionnement du « Coup d’Etat » électoral, mis en place pour accéder à la tête de l’Etat.

Et l’on peut se demander alors, sur quel légitimité démocratique, s'appui tout ces politiciens du système Bongo? Sauf si, comme tous bons compradores, tous héritiers du démurge Omar Bongo Ondimba, ne peuvent attendre leur salut que de l’étranger.

Ainsi comme on peut le comprendre, comme Omar Bongo le père, ne tenait pas son pouvoir du peuple gabonais, son fils Ali Bongo Ondimba l'héritier, ses frères, camarades et associés dans la maison du père, n’ont ne sont pas tenus à la volonté du peuple gabonais. Ils sont avant tout, candidats de la communauté internationale, et c’est avec l’appui de cette communauté qu’ils entendent perpétuer la domination étrangère et préserver les fortunes acquises sur le dos des pauvres Gabonais. Avec ses appuis extérieurs, comme leur père, ils pensent poursuivre l’exploitation des richesses naturelles du pays. Le dossier Belinga n’est peut-être pas clos :

La légitimité (politique), attribut symbolique dont la possession est nécessaire pour justifier l'action de toute personne ou de tout groupe intervenant politiquement dans l'espace public.
La légitimité doit être distinguée de la légalité qui n'en constitue qu'un des éléments. Cette distinction est d'autant plus importante que légitimité et légalité peuvent parfois entrer en conflit. Tel est le cas pour ce qui concerne les modes d'action politique extra-légaux qui se proclament néanmoins légitimes : tyrannicide, révolution, terrorisme ou coup d'État. La recherche de la légitimité et la volonté de délégitimer l'adversaire sont des enjeux caractéristiques de la vie politique. Ainsi, les éléments constitutifs de la légitimité font l'objet d'une redéfinition permanente par les acteurs en conflit. Il est cependant possible de nommer certains d'entre eux parmi les plus fréquents :

Pour les personnes : âge, sexe, compétence, expérience, tradition, ascendance, richesse, origine ou culture sont autant d'éléments dont la combinaison, variable selon les situations et les époques, détermine l'accès à la scène politique indépendamment des conditions légales requises.
Pour les factions et institutions : recherche du bien public, respect de la légalité ou de la tradition, obéissance à la parole divine, désir de justice, conformité de l'action aux vérités scientifiques ont été autant d'arguments utilisés pour légitimer leurs prétentions à exercer le pouvoir.

Les démocrates ne sauraient rester indifférents aux conséquences du déficit de légitimité du régime actuel. Déficit résultant de l’étroitesse d’appui populaire du Président élu en octobre 2009 dans des conditions discutables avec seulement à peine 20% du corps électoral, et qui vient d’être aggravé avec le scrutin du 17 décembre qui, sur un mot des adversaires du système, moins de 15% des électeurs donnent au régime une chambre monolithique. On pourra encore épiloguer sur la crédibilité de ces deux scrutins : celui du 29 octobre 2009 qui a établit Ali Bongo Président, et celui du 17 décembre 2011 lui donnant une chambre à 100% acquise, mais il n’est ni honnête, ni sérieux de ne pas admettre que ces scrutins crédibles montrent que le régime ne s’appuie à peine que sur moins de 20% des citoyens qui ont la souveraineté en démocratique, et délèguent cette souveraineté pour légitimer le pouvoir de ceux qui son en charge de l’État démocratique. Le problème important est celui de la légitimité de ceux qui entendent gouverner en démocratie avec à peine 20% de soutient contre 80% du peuple souverain !

Mais combien de temps le peuple qui se réveille de son coma de la "paix des cimetières" vécue sous Omar Bongo, acceptera-t-il encore cet état de chose? Pour moi, avec la révolution qui est en marche, plus pour longtemps.
Alors, une alternance politique : Sommes-nous devenus crétins à ce point pour croire à une telle ineptie ? À moins que l’on nous prenne de crétins qu’on a fait de nous sous le système ? Mais, non et non : -« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seul la lumière - [qui est son contraire]- le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut » (Martin Luther King).

Quel changement peut-on réellement attendre de cet apparatchik pur et dur du système PDG ? Le peuple a le droit de savoir entre autres choses déterminantes pour son devenir après Bongo.
1. Pourquoi : Comme tous les observateurs avertis ont pu constater avec le Juge Eva JOLY, qui, a écrit : « Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est ce que je vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole par an et affiche un PIB par habitant largement au dessus de la moyenne africaine (6.397$) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? »

2.- qu’est-ce que l’exploitation du manganèse, de l’uranium, de la richesse forestière a apporté au peuple gabonais pendant ces 42 années de pouvoir d’Omar Bongo auquel ils ont appartenu ? Selon le journal JA, un des postulant actuel à la succession d’Omar Bongo Ondimba, ex-ministre des Mines et de du Pétrole aurait des atouts en ses mains, dont l’un d’eux serait une arme avec laquelle il menacerait de « balancer » sur le dossier pétrolier. Au lieu de jouer aux chantages réciproques : « tu me tiens, je te tiens, sur les faits et méfaits de la gestion prédatrice du système, ces hiérarques qui sollicitent le peuple ont l’obligation morale de dire la vérité au peuple, s’ils veulent avoir quelque crédibilité quant à leurs promesses de répondre à la demande de changement et aux attentes des populations.
3.- pourquoi, on parle aujourd’hui de replanter le cacao et le café dans la province de l’Ogooué-Lolo ? Alors que les plantations des provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué Ivindo ont été détruit en par le régime ?

4.- Pourquoi, après 42 ans de ce régime, le Gabon est devenu incapable de nourrir son petit million d’habitants, alors que, avant son règne, la terre de la Nyanga, du Woleu-Ntem entre autres produisait suffisamment pour que le pays soit auto suffisant en produits vivriers ?

5.- comment le nom Makaya« feuilles mortes, il traduit l’idée d’une chose qui n’a plus de valeur, un « sans importance. » a fini par désigner sous le régime de Bongo, la très grande majorité des indigènes, dominés par un régime prédateur et tyrannique qui s’est allié à toutes les catégories d’allogènes « les Mamadou », qui ont le monopole de l’économie. Le Makaya c’est l’indigène gabonais, qui s’est vu progressivement marginalisé dans la maîtrise de son pays. Celui qui, se retrouve vivant en marge de la sphère économique dans son pays, le Gabon au profit des « Mamadou », les allogènes de tout acabit : expatriés, occidentaux, syro-libanais, etc.

La pauvreté ainsi vécue renvoie à l’insignifiance, elle est certes économique, mais aussi culturelle, morale et relationnelle. Le Gabonais Makaya, est aujourd’hui le plus pauvre parmi les pauvres. Car, comme disait Mère Teresa : « La plus grande pauvreté, c’est de ne compter pour personne » ; autrement dit, être considéré de Makaya : les feuilles mortes. Pire, le Gabonais « Makaya » connaît la misère. Il est miséreux. Selon la distinction féconde de Thomas d’Aquin, le pauvre est celui qui manque du surplus. Le miséreux, lui, manque même du nécessaire.

La pauvreté se qualifie par les principes de simplicité et de frugalité. Ainsi, les peuples habitants les terres ingrates du Sahel sont pauvres. Alors que la misère désigne la chute dans un monde sans repère où toutes les forces du sujet sont orientées vers la survie, quel que soit le prix. Voilà ce à quoi a été réduit l’indigène gabonais par le régime prédateur qui sévit au Gabon depuis bientôt un demi-siècle. Pourtant, le Gabon est riche, scandaleusement riche en ressources économiques. Le Gabon comme disent les observateurs perspicaces c’est un pays bénit des « Dieux », mais qui est tombé dans les mains du « Diable » !

Dans le domaine économique, nous constatons que les structures et les règles d'exploitation coloniales prédominent toujours dans notre pays. Elles font obstacle à la constitution d'une économie nationale et a fortiori à la mobilité des nationaux dans ce domaine. « Tout comme les débouchés, le capital et le savoir-faire de l'économie gabonaise sont en majorité étrangers. (...) La sphère économique a été « confiée » aux étrangers, occidentaux mais également africains (...) .

6. Quid : du nombre actuel de la population gabonaise (résidents : c’est-à-dire au total autochtones et immigrants) ? Quatre (o4) millions ? Cinq (05) millions ? Donc avec à peine un million trois cents mille (1.300.000) d’autochtones envahis et dominés par des hordes d’immigrants qui contrôlent la totalité de l’activité économique gabonaise. Ces « Mamadou » de tous acabits qui ont squatté par l’informel généralisé, l’économie du pays.
7. Pourquoi aucun crime rituel n’a jamais été élucidé, alors que les responsables, de ces crimes, commanditaires et exécuteurs ont été parfois identifiés ?

8. Comment se fait-il que 2% seulement de citoyens se soient emparé de tous les revenus de l’Etat et sont aujourd’hui multimilliardaires, (« Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat. Elles sont nées de la corruption »), alors que les 80% de la population indigène vivent en dessous du seuil de la pauvreté ?
Cette liste n’est pas exhaustive des problèmes que le nouveau régime de l’après Bongo devra avoir à répondre face au peuple, afin de réconcilier des âmes meurtries de notre peuple durant les 42 ans de règne de El Hadj ’Omar Bongo Ondimba.

Non, ni le PDG pour ce qu’il en reste, ni ses anciens hiérarques et autres caciques , apparatchiks, affidés, collabos et autres initiés de la « convivialité » qui se déclarent « opposants », et qui, en réalité, sont des « rivaux » en héritage du système satanique qui a fait du Gabon le pays des abominations plus que les cités biblique de Sodome et Gomorrhe, se doivent d’abord de rendre compte, et présenter un bilan complet des 42 ans de gestion du régime auquel ils ont appartenus.

Tous se disent héritiers et se réclament de l’expérience acquise aux cotés d’Omar Bongo Ondimba. Ils ne peuvent pas être quitte de cette gestion du pays à laquelle ils ont participé, et durant laquelle ils se sont pour la plupart insolemment enrichis en se servant de l’Etat au lieu de servir le peuple à qui ils osent s’adresser aujourd’hui pour lui demander de les placer comme successeur d’Omar Bongo Ondimba !

En réalité, comme le notait à juste titre, le journal (MISAMU N° 289 du 22 juillet 2009), « Les privilégiés du régime en ordre de bataille pour défendre leurs intérêts. Les querelles et autres chamailleries auxquelles le pays assiste, sont tout simplement le fait que, « l’idée d’un changement à la tête de l’Etat donne déjà des frissons à ceux qui ont largement profité du pouvoir en place et qui ne savent des intentions du futur locataire du bord de mer, quel qu’il soit ! Du coup, on tombe dans la politique gabonaise où tout le monde se plaint de ce que le pays est mal géré (par qui ? devrait-on demander), qu’il y a trop de pauvres et que le chômage fait des ravages parmi les jeunes.

Mais dès qu’on esquisse des réponses à ces maux, les 2% de la population (ces compradores) qui se partagent le gâteau du pays se braquent et crient au loup. Et tout cela, à cause de ceux là qui ont mis le pays en coupe réglée. Voilà pourquoi ils tueront père et mère pour que soit élu celui qui leur garantirait leurs privilèges et l’impunité en sus. En clair, la concussion aggravée par un clientélisme exacerbé. Le changement serait, pour ces tenants de l’ordre ancien, synonyme de leur arrêt de mort. Car si le pouvoir se montre à ce point réfractaire au changement, c’est qu’il y a intérêt. Un intérêt qui n’est pas forcément celui du peuple qui voit ses conditions de vie se dégrader jour après jour. »

Le système qui régente le territoire gabonais depuis bientôt un demi-siècle, et qui a conduit le pays dans une faillite: Faillite morale, Culturelle, Politique et économique qu’on voudrait perpétrer après la disparition d’Omar Bongo, est un système condamné.

Ses fils putatifs, spirituels et autres, tous ceux qui se réclament de lui n’ont pas de ressort pour réaliser la rupture qui conduirait au changement que veut le peuple!
« Vulpem pilum mutare, non mores - Un renard change de poil, non de caractère » ou encore : « La rivière a beau être à sec, il ne perd pas son nom »-
: -« L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seul la lumière - [qui est son contraire]- le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut » (Martin Luther King).

Non la seule direction possible n’est pas, à quelques précipices qu’elle mène, celle que fonde l’unicité proclamée de la pensée dominante. Que ceux qui ont été dupes des mensonges de «la politique du ventre » récusent cet état de choses et recherchent le chemin de la dignité et de l’honneur. Aujourd’hui, une petite provocation d’arrière garde, une petite étincelle servira de détonateur. De la même façon que la contre révolution nobiliaire permit en 1789 en France, une révolution du tiers-état. En effet, aujourd’hui, dans la tête du « Makaya » gabonais, gronde comme un désir de révolution. Il ne faut cependant pas s’y tromper : la poussée de radicalité du peuple face au grotesque et cynique théâtre offert au pays par le système, ces frondes basiques qui ébranlent le régime depuis 1990 ne sont que des épiphénomènes qui témoignent, avant tout de la crise globale que traverse notre société sous ce régime maudit.

Dans le même temps, les pseudos élites “petites bourgeoises” de nos lettrés “embarqués”, de l’opposition déclarée comme celles du système, se sont déracinés du terreau populaire, coupées de cette société des « en bas des en bas », des « Makaya » : ce peuple indigène exclu du domaine économique et réduit à la mendicité clientéliste par les tenants du système Bongo. En vérité – le paradoxe n’est qu’apparent-, l’humeur révolutionnaire qui s’annonce, au nez et à la barbe d’un régime à bout de souffle et insouciant, une explosion, a favorisé jusqu’ici ceux qui se déclaraient opposants au régime, dont la pseudo-identité ne repose plus que sur des clivages anachroniques, un discours vide de contenu mobilisateur et un positionnement totalement déconnecté du réel. D’où la décrépitude de touts ces partis se déclarant d’opposition. Qu’on se réfère à l’histoire des pays devenus démocratiques comme la France, les flambées révolutionnaires qui ont brisé les pouvoirs conservateurs ont toujours été précédées d’une crise des partis majeurs de l’opposition.

Chers patriotes gabonais, pour finir, je vous en conjure : Comme Jéricho, la citadelle PDG. Bongo est entrain d’imploser.
Mais il nous faut entrer en conscience et nous assurer une perception des évènements en cours. Ce qui demande une réelle éducation politique. Ailleurs comme hier au Burkina Faso où, la chute de Blaise Compaoré, a été le résultat d'une conjonction de facteurs politiques et sociaux, (comme actuellement au Gabon). Mais l'insurrection populaire qui a balayé le pouvoir de Compaoré vendredi le 31 octobre 2014, n'aurait jamais été possible sans le niveau d'éducation politique du peuple burkinabé.

L’opposition est dans le peuple. C’est cette opposition qu’il faut mobiliser et encadrer, et avec quoi peut se réaliser le changement. Aujourd'hui, fort de l’expérience acquise depuis 1990, et face à la gravité de la situation présente, une remobilisation générale du peuple, menée par des patriotes véritables est une condition sine qanun pour réaliser le changement ou l’alternance. Dans ce sens, la seule union valable, c’est celle avec le peuple..Nous avons le devoir sacré d'organiser un regroupement tactique, pour relever la gageure du redressement de notre pays, apporter une alternative à la faillite retentissante du système en place, depuis presque un demi-siècle.

Il faut que les patriotes se lèvent pour engager notre peuple à l’action, le remobiliser pour le conduire à une prise en mains de son propre destin.Il nous faut de toute urgence mobiliser cette opposition du peuple qui a pris conscience de sa force et qui se structure. « Comme dans l'opéra russe, le chœur, le peuple monte au fil des actes, à l'avant-scène et ravit le premier rôle aux ténors ». Ainsi le grand peuple gabonais, le peuple de Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, longtemps réduit au rôle de chœur des tenants du pouvoir dans le Bongoland, est monté à l’avant-scène et a ravit le premier rôle dans la révolution en cours, aux ténors politiciens.

Et comme dans une telle circonstance de l’histoire des nations, la victoire appartient toujours au peuple, il en va de même pour ce brave et grand peuple gabonais. Ce qui se passe dans le « microcosme politicien » de l’héritage du démurge Omar Bongo Ondimba est l’indication que les murs de Jéricho se fissurent. L’effondrement total de la citadelle est en vue. Le peuple avec ses « vrais prêtres » porteurs de l’arche qui est la vérité, entrera bientôt dans la citadelle pour bâtir le Gabon de ses espérances.

Voilà ce que préfigurent toutes les sortes des évènements que nous vivons en cet instant.

Et moi, inspiré par la foi qui m’anime, et qui me soutient contre toute attente, s’agissant de notre combat pour la libération de ce cher pays qui est le nôtre, je dis à l’instar du Prophète Esaïe (Livre d’Esaïe 62,1-4)

« Pour la cause de mon peuple je ne me tairai point, Pour la du Gabon je ne prendrai point de repos, Jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s'allume. Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Et l'on t'appellera d'un nom nouveau, Que la bouche de l'Éternel déterminera. Tu seras une couronne éclatante dans la main de l'Éternel, Un turban royal dans la main de ton Dieu. On ne te nommera plus délaissée, On ne nommera plus ta terre désolation; Mais on t'appellera mon plaisir en elle, Et l'on appellera ta terre épouse; Car l'Éternel met son plaisir en toi, Et ta terre aura un époux »

Et toi, peuple de Dieu, Eternel qui nous a été révélé en Jésus-Christ, écoutes la Parole qui nous est transmise encore une fois par le Livre d’Esaïe 10, 24-26 :
« Cependant, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel des armées: O mon peuple, qui habites en Sion, ne crains pas l'Assyrien! Il te frappe de la verge, Et il lève son bâton sur toi, comme faisaient les Égyptiens. Mais, encore un peu de temps, Et le châtiment cessera, Puis ma colère se tournera contre lui pour l'anéantir. »


Lundi 25 Avril 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...