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Martin Edzodzomo-Ela : Le rôle et la responsabilité des Églises Chrétiennes Dans le processus de démocratisation des pays africains.

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Mercredi 27 Avril 2016 à 06:31 | Lu 565 fois



Le rôle et la responsabilité des Églises Chrétiennes
Dans le processus de démocratisation des pays africains.

« Chrétien, tu rendras compte du monde entier » (Saint-Jean Chrysostome)

Les attitudes religieuses sont souvent rangées en trois grandes catégories : celles qui enseignent la soumission, celles qui préconisent l’évasion et celles qui appellent à une transformation.

L’exhortation de Saint-Jean Chrysostome fait incontestablement référence à la troisième catégorie : l’attitude religieuse qui appelle une transformation, qui développe une vision dynamique. Celle qui affirme que Dieu travaille à changer les choses, qu’Il œuvre en nous et autour de nous afin de faire surgir de nouvelles créatures et une nouvelle création. La foi ne se soumet pas au monde tel qu’il est ; elle ne s’évade pas dans un au-delà. Elle discerne l’action de Dieu, elle y participe, elle s’engage à son service pour une amélioration de ce qui est.

En effet, le monde ne reflète pas fidèlement la volonté de Dieu. Le mal sous toutes ses formes y est présent et puissant. Le croyant chrétien par conséquent n’a pas à accepter et à approuver tout ce qui s’y passe. Toutefois, le monde n’est pas intrinsèquement et irrémédiablement mauvais. Il ne saurait être question de le condamner et de s’en désintéresser. Il a besoin d’être transformé, et Dieu s’y emploie, en associant les croyants à son œuvre. C’est ainsi que la foi est une espérance active.

Cette attitude religieuse inspire la plupart des mouvements de piété qui visent la transformation de l’individu, par des entreprises humanitaires pour rendre la société moins dure et par des engagements politiques. Ici, la foi ne se veut ni passive, ni coupée du monde, mais militante.

Nous pensons que la vocation professionnelle de chacun ici-bas, doit être considérée comme participant directement à la construction d’un monde à la gloire de Dieu. Ce n’est pas dans le retrait des monastères que se réalise le monde en réponse à l’annonce chrétienne, mais dans l’activité de transformation et de création. Ceci ne touche pas quelques-uns, mis à l’écart pour se rapprocher de Dieu par l’entremise de l’Église, mais tous sont appelés à cette tâche édifiante. Une telle exhortation adressée à chacun procède de l’affirmation du sacerdoce universel mis à l’honneur par Luther. Cette recommandation concerne tout être humain. Aucune hiérarchie de naissance ou de distinction (cléricale) n’est ici invoquée. Il y a le refus d’une instance tutélaire venant déterminer l’attribution des tâches. Tous sont appelés, sans distinction, à œuvrer au bien de tous.

La place de l’éthique chrétienne dans une société sécurisée.
Une société est dite « sécularisée » quand elle ne légitime plus son existence et ses pratiques par référence à des données religieuses. Sous la forme moderne où nous la connaissons, la société sécularisée a pour caractéristique d’être pluraliste et laïque.

Le pluralisme est la conséquence immédiate de la sécularisation. La légitimation de la vie sociale ne procède plus d’une institution religieuse, elle est décidée au travers d’un débat où doivent être représentés tous les acteurs sociaux. Or ceux-ci sont divers. Si l’on ne veut pas restaurer un nouvel absolutisme, il faut respecter cette diversité. Mais il est aussi évident que le pluralisme peut entraîner une relativisation des croyances et des convictions, renvoyées au seul domaine des choix privés sans portée sociale. Cette relativisation des convictions est-elle inéluctablement liée au pluralisme ? C’est un des enjeux dont une société démocratique a à répondre ...

La laïcité précise le rapport d’une société sécularisée et pluraliste à la vérité. Elle se définit comme non-possessif : la vérité de l’homme comme de la société n’est pas donnée au départ, elle n’appartient donc à personne; elle est en avant de nous, comme une visée de la raison, que celle-ci ne peut jamais pleinement réaliser d’ailleurs. Toute prétention à un savoir absolu, y compris celui de la raison ou de la science, ne peut qu’être dénoncée par la laïcité. Celle-ci est donc fondamentalement anticléricale et anti-dogmatique. Mais cela signifie-t-il, comme nos pratiques sociales actuelles nous en donnent parfois l’impression, que la question de la vérité est devenue incongrue, voire inutile ?

Dans cette société pluraliste et laïque, l’homme se perçoit comme autonome et responsable. Mais il doit encore devenir en fait ce qu’il est en droit. A quoi coopèrent la connaissance scientifique, le droit, l’éducation, etc. Cette autonomie se manifeste tout particulièrement par le développement de l’esprit critique : toute proposition qui prétend à l’autorité doit en faire la preuve devant lui. La laïcité va de pair avec l’émancipation.

Une autre conséquence majeure de la sécularisation concerne le rôle de l’État. Le pluralisme favorise l’apparition d’une société civile diversifiée ; comme telle, celle-ci est menacée de risques d’affrontements pouvant mener à l’éclatement. Cette situation détermine la double mission de l’État démocratique : la première est de faire respecter le pluralisme, et la seconde d’assurer la régulation des intérêts divergents des groupes constituant la société civile. Son action est donc importante et technique. Il n’appartient pas à l’État de se manifester dans des domaines qui ne relèvent pas de cette tâche de régulation; il n’a pas à dicter ce qu’il convient d’aimer dans le domaine de l’esthétique ou de croire dans celui des convictions religieuses ou philosophiques, voire éthiques.

Et cela pour ne pas empiéter sur la liberté et l’autonomie des individus. D’une certaine manière, l’État moderne et démocratique remplit des fonctions inverses de celles acquises au pouvoir dans l’État médiéval ou antique en Occident, où la fonction symbolique l’emportait sur l’activité technique de régulation. Désormais l’État moderne et démocratique se doit d’être au service de l’individu, en lui garantissant le respect de ses droits. Toute la question pour cet État moderne et démocratique est donc de savoir comment organiser la protection de la liberté sans mettre celle-ci en péril.

Quelle peut alors être la place, au sein d’une société pluraliste, encadrée par un État moderne et démocratique, de diverses formes de morale fondée sur la conviction spirituelle ou religieuse ?

Théoriquement, cette place devrait être assurée par définition, puisque chacun doit sans problème s’y exprimer librement et défendre son échelle de valeurs. Dans les faits, cependant, les choses se passent autrement, car la société moderne a l’étrange capacité de marginaliser, et donc de rendre socialement inefficace toute proposition qui dérange, conteste ou refuse la gestion utilitaire des intérêts en jeu. La perte d’influence des Églises comme des idéologies politiques ou des philosophies en est l’indice, sinon la preuve.

On peut donc légitimement se demander s’il peut y avoir encore une place, autre que marginale, relevant de la sphère privée, pour une morale fondée sur une conviction religieuse (chrétienne) dans cette société. Répétons que la question est d’autant plus sérieuse pour les chrétiens parce que la révélation biblique (libération en Christ) impose une mise en relation par le biais de la Loi, les domaines de l’éthique et du politique. L’éthique chrétienne est l’instance critique du politique, comme de nombreux exemples bibliques le montrent. Les prophètes, au nom de la Loi, interviennent chaque fois que le pouvoir royal en Israël excède ses limites. Mieux, l’éthique chrétienne garantit positivement le droit de chacun d’être respecté comme une personne. Parce que la Loi s’adresse à tous et garantit à tous, le même traitement, le pouvoir politique ne peut user d’arbitraire, sans déchoir.

C’est alors qu’à son tour, le politique doit devenir le lieu de vérification des choix éthiques ; dans la perspective chrétienne, on ne peut se contenter d’intentions, il importe aussi qu’on se préoccupe des moyens pour réaliser plus de justice parmi les hommes. Il appartient à la responsabilité chrétienne, qui connaît la Loi de Dieu et en perçoit toute la profondeur à la lumière de l’Evangile, de travailler à cette médiation entre l’absolu de l’exigence de la sainteté et le relatif de l’organisation humaine, sans les confondre, bien entendu. Il faut qu’en ce monde-ci, sous l’inspiration de la loi, interprétée à partir de l’œuvre réconciliatrice de Jésus-Christ, quelque chose de la justice de Dieu soit réalisée, pour la plus grande gloire de Dieu et le service des hommes.

A la fin du Sermon sur la Montagne (Mt 7, 24-27) Jésus dit : celui qui entend ces paroles et les met en pratique est semblable à un homme qui construit sur le roc. Autrement dit, ce qui est le roc c’est l’Écoute et la Pratique ensemble. Mais la seconde partie est plus restrictive : celui qui écoute les paroles que je dis et ne les mets pas en pratique est semblable à un homme qui a bâti sur le sable. Là, sans doute, seule la mise en pratique est en question, et nous pouvons dire que la pratique est le critère décisif de la vie et de la vérité pour les chrétiens.

Le Christianisme ne doit pas être pour nous un territoire où l’on défendrait, contre les assauts de la vilaine raison critique, les vertus des mystères irrationnels et des morales autoritaires ; il doit être pour nous Africains, en ce début du 21ième siècle de la naissance du Christ, un état d’esprit, marqué par la conviction que la sagesse de Dieu révélée en Jésus-Christ illumine de l’intérieur la raison humaine et la garde des perversions qui la menacent. C’est une prise au sérieux radicale du « oui » de Dieu à l’homme prononcé en Jésus-Christ. C’est ce « oui » qui fonde, et lui seul, l’autonomie de l’homme, et lui donne sa véritable portée.

Enfin, nous pensons qu’il y a un rôle spécifique du christianisme africain pour corriger une dérive de l’État s’édifiant sur le continent et qui menace gravement la liberté de l’homme. Car, ce qui est premier pour le chrétien, ce n’est pas l’État mais la société des hommes, au service de laquelle l’État doit être placé ; et par conséquent, il est important que soient renforcées les capacités d’intervention et de décision des divers groupes sociaux qui forment l’essentiel du tissu social dans nos jeunes États africains : particulièrement celui que forment les chrétiens.

Sans entrer ici dans le débat très technique à propos du fonctionnement actuel de nos institutions politiques, qui laisse si peu de place justement à l’expression de la réalité de ces groupes sociaux, nous relevons avec insistance que l’Église chrétienne, en tant qu’elle est un de ces groupements, doit pouvoir faire entendre clairement sa voix sans craindre d’être accusée de cléricalisme. Mais pour qu’elle soit entendue, il faut d’abord qu’elle soit audible. Ce qui implique une réflexion nouvelle sur la place de l’Église chrétienne dans la société africaine post-coloniale d’aujourd’hui, et ses capacités de se faire entendre pour participer activement aux prises de décisions politiques, en particulier quand celles-ci comportent des enjeux éthiques : par exemple, face à l’argent et à la corruption.

En effet, concernant l’attitude du chrétien et des Églises chrétiennes vis-à-vis de l’argent..., « les hommes sont tous en quelque sorte des Caïn, prompts à accaparer ». C’est ainsi que pour l’apôtre Paul, le péché originel se tapit davantage dans l’amour de l’argent divinisé que dans les ébats sexuels diabolisés. Ecrivant à un disciple, il lâche ces mots : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux. » (1 Tm : 6,10). On ne peut être plus clair. Comme si cette insatiable convoitise des richesses dévoyait tout acte humain, y compris la jouissance sexuelle, vers des chemins de folie où le vertige des mots et des pensées fait perdre tout sang-froid. Paul nous rappelle que nous sommes tous des Caïn (« Celui qui acquiert », l’un des sens possibles du nom), plus prompts à accaparer le maximum de biens terrestres, croyant ainsi éluder la mort, que de mettre en œuvre l’amour de l’Evangile.

Pour le chrétien et les Églises chrétiennes, il ne s’agit pas à notre avis de se vautrer dans une culpabilité impuissante qui pourrait être la forme luxueuse du péché mais, peut-être, d’entrer dans le projet de rupture que le Christ propose : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Mt 6,24)
Quant à la corruption qui découle du culte de l’argent, elle est, un danger pour l’État et la démocratie. « Si la corruption est très dangereuse pour les systèmes démocratiques, c’est parce qu’elle affecte deux éléments fondamentaux de nos sociétés. Elle affecte d’abord l’État (…). Avec la corruption, c’est le retour en arrière qui se produit. La corruption devient le mélange du public et du privé.

C’est pourquoi la construction de l’État est si difficile dans des pays, en Afrique ou en Asie, où la distinction entre public et privé ne se fait pas spontanément. Les rois de France ont pendant longtemps confondu leur cassette personnelle et le budget du royaume. Mais au Gabon, aujourd’hui, la frontière entre la cassette personnelle du président et le budget de l’État n’est pas claire. La corruption est également un danger pour la démocratie. La démocratie renvoie d’abord au caractère public du débat, à l’égalité des citoyens, au pouvoir du peuple. Autant de valeurs et de principes qui sont fondamentalement violés par la corruption ».

Pour Mario Soares, ancien président du Portugal, (…) la corruption en Afrique n’a (…) pas d’équivalent ailleurs, même en Amérique latine ou en Asie.(...). « Nous recommandons dit-il, de façon étrange à ces pays de faire de la démocratie, sans qu’y existe une société civile. De ce fait, même quand des élections ont lieu, plus ou moins correctes, les partis de l’opposition, qui n’ont pas accès au gouvernement, n’ont pas d’argent. Comment font-ils alors pour faire de la politique sans argent ? Ils ne peuvent recourir à la société civile ; ils peuvent peut-être bénéficier d’aides étrangères. Mais quelles sont exactement ces aides ?

Il y a une tâche politique de l’Église, qui n’est certes pas de chercher à participer au pouvoir, mais qui consiste dans la vigilance, dans la défense des valeurs éthiques fondatrices de l’ordre démocratique. Que l’Église chrétienne ne soit pas la seule à le faire n’enlève rien à l’urgence de cette pratique critique, car celle-ci est à la fois fidèle à la mission prophétique de l’Église chrétienne, qui est chargée de rappeler qu’il n’y a de liberté que là où est respectée la Loi de Dieu, et au rôle de l’Église dans une société démocratique pluraliste, où, avec d’autres, elle doit se battre pour le respect des convictions, menacées de marginalisation par l’emprise bureaucratique d’un État mauvais gestionnaire au surplus sans projet ni horizon.

Lorsque la Réforme, qui eut lieu au sein de l’Église chrétienne catholique-romaine, a cherché à décléricaliser l’État, tout en luttant pour la liberté de l’Église elle même, elle a voulu précisément permettre qu’un espace soit introduit entre le pouvoir politique et l’autorité religieuse, et qu’un jeu de renvois puisse s’établir entre eux, par le biais de l’éthique. L’État n’a pas à gouverner au nom de l’Évangile, et l’Église n’a pas à être soumise aux volontés du pouvoir politique ; en revanche, l’Église rappelle à l’État l’importance vitale de la Loi de Dieu, et, en tant que membre de la société civile, s’y soumet elle-même. Dans sa prédiction interne, l’Église chrétienne ne cesse de montrer que c’est l’Évangile qui est le sens véritable de la Loi ; dans sa prédiction externe, c’est-à-dire son témoignage au monde, l’Église chrétienne rappelle que le respect des exigences de la Loi de Dieu assure la liberté et garantit la justice. C’est ainsi peut-être que l’Église chrétienne peut, dans nos pays africains, mettre en échec la dérive technocratique et bureaucratique de l’État, qui constitue la menace la plus grave sur la démocratie

Protester

En premier lieu, on estime que si les Églises n’ont ni compétence pour élaborer et proposer un programme politique, par contre elles doivent protester contre des outrances et des manquements. Elles remplissent leur mission en signalant ce qui ne va pas (dans toute société il y a toujours quantité de choses qui vont mal) et en demandant qu’on y apporte des remèdes, même si elles ignorent et s’il ne leur revient pas de dire ceux qui sont appropriés.

Les institutions religieuses n’ont pas à exercer ou à prétendre exercer le pouvoir politique ; néanmoins, il entre dans leur mission, le cas échéant, quand des débordements se produisent, d’adresser aux dirigeants politiques des « remontrances », comme on disait en France sous l’Ancien Régime. La fidélité à l’Évangile s’exprime ici par ce qu’on refuse et non par ce qu’on préconise.

Par exemple, face à l’argent et à la corruption : Bâtir la société gabonaise sur les valeurs évangéliques.
Les chrétiens, au Gabon, sont majoritaires. Ils occupent des postes de responsabilité à tous les niveaux. Mais ils ne pèsent pas dans la vie politique, économique et sociale de leur pays ; ils ne parviennent pas à infléchir positivement le cours des évènements de leur société. On a même l’impression qu’ils en sont les spectateurs résignés. Parce qu’ils ont peur de se salir en mettant la main à la pâte et de perdre des avantages matériels, ils laissent à d’autres le soin de gérer le pays conformément à leurs idéologies. Parce qu’ils ont peur de s’engager politiquement comme croyants, d’autres bâtissent la société sur des valeurs antiévangéliques : le mensonge, les divisions ethniques, l’injustice sous toutes ses formes, les pratiques fétichistes.

Il est temps que les chrétiens gabonais prennent au sérieux le Christ Jésus qui leur dit : « Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre… ; vous êtes le levain dans la pâte ».

C’est sur ce fondement évangélique que je me suis levé pour proposer un projet de société laïc mais qui repose sur des valeurs évangéliques. Chrétiens, nous devons libérer notre conscience de tout ce qui la maintient esclave jusqu'à ce jour. Le texte ci-dessus est un message que j’adresse à « tous les représentants des forces spirituelles de la nation gabonaise, à tous les fidèles croyants en Dieu de vérité et de justice », et à tous les Gabonais au cœur droit.
Comment en effet comprendre qu'aucune conscience ne se soit élevée pour dénoncer dans notre pays, la corruption sous toutes ses formes, les crimes rituels et toutes les abominations qui sont devenues pratique courante dans le monde politique du Gabon ? Peut-on admettre que l'homme gabonais soit une espèce d'être spécial : le croyant chrétien le matin à la messe ou au culte, le politicien le soir s'adonnant aux pseudo-exigences des pouvoirs démoniaques ?

En effet, concernant l’attitude du chrétien et des Églises chrétiennes vis-à-vis de l’argent..., « les hommes sont tous en quelque sorte des Caïn, prompts à accaparer ». C’est ainsi que pour l’apôtre Paul, le péché originel se tapit davantage dans l’amour de l’argent divinisé que dans les ébats sexuels diabolisés. Écrivant à un disciple, il lâche ces mots : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux. » (1 Tm 6,10). On ne peut être plus clair. Comme si cette insatiable convoitise des richesses dévoyait tout acte humain, y compris la jouissance sexuelle, vers des chemins de folie où le vertige des mots et des pensées fait perdre tout sang-froid. Paul nous rappelle que nous sommes tous des Caïn (« Celui qui acquiert », l’un des sens possibles du nom), plus prompts à accaparer le maximum de biens terrestres, croyant ainsi éluder la mort, que de mettre en œuvre l’amour de l’Évangile.

Mercredi 27 Avril 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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