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Martin Edzodzomo-Ela : La politique une réligion.!

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 19 Juin 2016 à 00:00 | Lu 563 fois



Il est écrit dans le livre de Genèse : Chapitre 1.v 26 à 31

26. Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
27. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
28. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.
29. Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture.
30. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
31. Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.

Le diable emmène Jésus sur une haute montagne et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes car elle m’a été remise et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, elle sera pour toi. » Dire que le pouvoir est diabolique, c’est dire qu’il est une « puissance spirituelle » qui nous influence plus que ce que nous voulons avouer. La Bible nous donne un éventail de six puissances mauvaises –
Mammon, le prince de ce monde, le prince du mensonge, le Satan, le diabolo et la mort. On peut faire une remarque à leur sujet. Quand on les compare, elles sont toutes caractérisées par leur fonction : l’argent, le pouvoir, le mensonge, l’accusation, la division, la destruction.

Nous parlons des puissances qui sont à l’œuvre concrètement dans le monde, et qui n’ont pas d’autre réalité, ni d’autre mystère que cela. Elles Ces puissances n’ont aucune existence que dans leur relation avec l’homme. Ces puissances s’attaquent, par préférence, à ce que Dieu a fait, puisqu’elles sont des expressions de ce chaos, de ce néant que Dieu a mis en œuvre pour sa création. Elles n’ont pas plus d’existence que ce chaos. Mais elles en sont la puissance désordonnatrice. Tout le chaos n’aurait pas été absorbé dans la Création, et celle-ci est toujours menacée. La relation entre l’aboutissement de cette Création, l’homme, et son Créateur, est toujours perturbée. Il ya des forces antidivines, qui ne s’exercent sur la Terre, et ne visent rien d’autre que l’homme.

Le jeu essentiel des puissances mauvaises, ce n’est pas de conduire les hommes dans l’Enfer, sur ce plan, leur défaite est déjà acquise, elle est totale, parce qu’en Christ tous les hommes sont sauvés, et rien ne peut empêcher qu’il en soit ainsi. Ce que ces puissances vaincues peuvent toujours faire, c’est dramatiser, détruire la foi, la confiance réciproque des hommes, les faire souffrir, tuer l’amour, empêcher l’espérance de naître. Autrement dit, ce qui me paraît bibliquement certain, c’est que les puissances mauvaises font de la terre, qui dite être le Jardin des délices, un Enfer. Derrière toutes ces perversions humaines de l’ordre de Dieu, il y a la « main du diable ». Rien de moins. – [Le Gabon est un pays béni de Dieu, mais dans les mains du diable]

Le Mammon, l’argent qui impose, comme loi des relations, l’échange, rien pour rien, tout se paie, tout s’achète. L’argent ! L’argent, la cause de tous les maux. Pour en avoir, les hommes meurent, tuent, volent. Le poète britannique Walter SCOTT nota que : « L’argent a plus tué d’âmes que le fer n’a tué de corps. » Les chrétiens reconnaîtront ici une « exousia » que Jésus personnifie en l’appelant Mammon, et très précisément le Mammon de l’iniquité.

Le prince de ce monde. Eh oui, il faut s’y faire, ce monde est à ce prince-là ! Le monde n’est au Seigneur que dans le discernement de la foi et dans l’éloignement. Une distinction juridique peut éclairer cette double appartenance, la distinction entre la propriété et la possession. Le propriétaire d’un bien en a le titre juridique, il en est le vrai maître. Il a tous les droits. Mais dans son absence ou son éloignement, le possesseur est celui qui occupe la place, le « squatter », si on veut, qui apparaît comme le maître, en tout cas comme l’utilisateur. Il n’a aucun droit. Songez à ce sujet au grand nombre de paraboles où intervient cette image : le roi qui part en voyage, le fiancé qui est loin, le maître qui est absent, le maître qui confie sa vigne aux vignerons ; etc. Partout : Dieu est loin et ne dit rien. Jésus s »est séparé de nous et est remonté au Ciel. En attendant, qui sont les possesseurs du monde ? L’homme, et le prince de ce monde, qui, dispose de tous les royaumes de la terre.

Le prince du mensonge. Le troisième, celui qui transforme la vérité en chose, en idée, en opinion, en dogme.
Satan. L’adversaire.
Le nom de Satan vient de l’hébreu ha-satan, qui signifie « l’adversaire ». Il est à l’origine, dans l’Ancien Testament, utilisé comme un nom commun désignant un espion errant au service de Dieu : « Le jour où les fils de Dieu venait se présenter devant Yahvé, le satan aussi s’avançait parmi eux. Yahvé dit alors au satan : 'D’où viens-tu ?' - 'De parcourir la Terre, répondit-il, et de m’y promener.' » (Job, I, 6-7).

Lors de ses voyages terrestres, il rassemble des renseignements sur les humains, pour accuser les hommes devant Dieu (« [Yahvé] me fit voir Josué, le grand prêtre, qui se tenait devant l’ange de Yahvé, tandis que le satan était debout à sa droite pour l’accuser. » — Zacharie, III, 1) et, au besoin, mettre à l’épreuve la foi des croyants. « Et Yahvé reprit : 'As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a point son pareil sur la Terre : un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se détourne du mal !' Et le satan de répliquer : '[…] étends la main et touche à tout ce qu’il possède ; je gage qu’il te maudira en face !' – 'Soit ! dit Yahvé au satan, tout ce qu’il possède est en ton pouvoir. Évite seulement de porter la main sur lui.' » (Job, I, 8-12). Le satan n’apparaît donc pas encore comme l’être suprême du mal, mais comme un esprit soumis à Dieu, à l’instar des anges, et qui ne peut prendre aucune décision propre.

Au fil du temps, le nom commun devient nom propre ; il apparaît tout d’abord sous cette forme dans le 1er Livre des Chroniques — « Satan se dressa contre Israël et il incita David à dénombrer les Israélites. » (1er Livre des Chroniques, XXI, 1). Dans la tradition juive tardive, puis dans la tradition chrétienne primitive, on commence à considérer Satan comme un adversaire non seulement des hommes, mais aussi et surtout de Dieu. Il devient l’incarnation du Mal, le prince des démons ; il se confond avec les autres figures maléfiques, tel le Serpent de la Genèse ou le Dragon de l’apocalypse : il devient l’un des noms du diable (« [un Ange descendu du ciel] maîtrisa le Dragon, l’antique Serpent — c’est le Diable, Satan », Apocalypse

Dans la littérature apocryphe produite entre l’Ancien et le Nouveau Testament, ainsi que dans le Talmud et la littérature rabbinique postérieure, apparaît à de nombreuses reprises l’ange Samaël (pour lequel deux étymologies différentes ont été proposées : « Dieu aveugle » ou « venin de Dieu »), assimilé à l’Ange de la Mort. Dans la littérature rabbinique, c’est lui qui prend la forme du serpent tentateur qui entraîne la chute d’Adam et Ève ; il est aussi le prince des démons ; de façon générale, il présente toutes les caractéristiques et attributions de Satan. À cet égard, Samaël peut être assimilé à ce dernier et considéré comme un nom propre du satan accusateur de l’Ancien Testament.

Satan est le malfaiteur par excellence. C’est pourquoi on l’appelle le Malin, ou le Méchant, comme dans la prière du Notre Père.
La vision de Jésus, en Luc 10, qui voit Satan tomber du ciel est une vision prophétique. « Je voyais satan tomber du ciel comme un éclair » nous dit Jésus. Ceci est essentiel. Rappelons que satan n’est pas un personnage (il ne doit pas s’écrire avec une grande lettre, c’est un prénom commun). Il n’est pas Satan. Il est l’accusateur, ou plutôt même l’accusation. Nous devons donc dire que chaque fois, et quelle qu’en soit la forme ou la motivation, qu’il y a une accusation prononcée, il y a satan. Nous savons à quel point satan, l’accusation, prolifère dans le monde.

Le diable. Enfin le dernier de cette terrible « main », le diable. Le mot grec pour traduire Satan est diabolos, le diable, le dénonciateur, le calomniateur, le diviseur. Diabolos, le diviseur. Nous faisons à son sujet la même remarque que pour satan ; non pas personne ou individualisation, mais réalité d’un fait, la division. Partout où, il y a division, conflit, rupture, concurrence, combat, désaccord, désharmonie, divorce, exclusion, désadaptation « et il faut prendre chacun de ces mots dans toute son ampleur, et complètement au sérieux), il y a le diable.

MAGIE ET POLITIQUE !

Dans sa parution n°2842 du 28 juin au 4 juillet de Jeune Afrique, en couverture : Magie et politique – Le vrai pouvoir du vaudou ; l’auteur Georges Dougueli ’écrit : « -Au cœur de la puissance vaudou. « … les hautes sphères du pouvoir ne résistent pas à son envoûtement. […] Plusieurs mois avant la présidentielle française, Jean-Marc Ayrault, alors député-maire de Nantes, se serait soumis au rituel (vaudou dans la forêt du roi Kpassè, toucher l’iroko sacré. Cet arbre multi-centenaire aurait le pouvoir de réaliser les vœux). Sa demande ? Que François Hollande soit élu président de la République et le nomme Premier ministre … Vœux exaucé. »

Parlant du Gabon, la Lettre du Continent relève :: « Après les soubresauts de 2009 qui avaient vu André Mba Obame ébranler les certitudes des apôtres de la succession héréditaire, ces derniers s’étaient résolus à nettoyer de fond en comble le paysage politique Gabonais qui devait désormais renvoyer désormais l’image d’un Ali Bongo candidat naturel au Gabon. Pour ce faire, certaines personnes devaient disparaitre et c’est ce qui comme par hasard arriva, avec l’envoi rapide de Pierre Mamboundou ad patres, et l’affliction de André Mba d’une terrible maladie qui semble l’avoir mis hors d’état de participer activement à la compétition politique au Gabon. La Lettre du Continent ouvre en déclarant que ce nettoyage fait, Ali Bongo et son inner-circle pouvait se frotter les mains en anticipant un autre régime Bongo au moins trentenaire. »

Courant 2010, le journal LA GRIFFE a publié un article : Les confessions mystico-fétichistes – « Il s’agit de la « confession » écrite d’El Hadj Mba Mvé Minko, (toujours en détention préventive) après le meurtre perpétré, avec la dernière cruauté, sur la personne de Claudine Medza Mvé. Cette confession vous mettra au cœur de la mafia des célèbres crimes rituels à travers le Gabon. (…). Défilé lugubre des noms des personnalités disparues : Moïse Abessolo Edou, Paul Ndong Ondo, Simon Oyono Aba’a, Léon Ossiali Ongaye, Pierre Louis Agondjo Okawé, Joseph Rendjambé Issani,, Thomas Eya’a Obiang, Jules Mba Bekalé, Jean-Baptiste Obiang Etoughe,, André Nzong…Lisez cette nécrologie programmée aux moyens des techniques du vaudou venu du Bénin et du Nigéria. Ingrédients déballés au passage : les aéroports et les villes d’Oyem, Bitam et Minvoul sont « neutralisés » avec une potion mélangée à des peaux humaines.

Les noms de toutes ces victimes avérées et virtuelles donnent le vertige, » relève le journal : - Confessions : -« […] – Au cours de la soirée du 4 au 5 décembre 1993, Monsieur Jean Kondza Epouta, m’a demandé de l’aider à verser les fétiches sur tous les carrefours de Libreville jusqu’au matin pour anéantir toutes les oppositions tant physiques que mystiques pour assurer la réélection du Président de la République, Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba. (…). Tout comme, il s’était rendu au Bénin pour neutraliser Messieurs : - Edzodzomo Ella Martin ; Ondo Bonjean François ; Ntoutoume Emane Jean François ; General Nzong André … - Tout comme, selon lui-même, il aurait toujours envoûté l’aéroport d’Oyem avec des peaux humaine, les neutralisations des villes d’Oyem, Bitam et Minvoul, ainsi que les hommes politiques et les cadres de la Province du Woleu-Ntem confondus. (…). »


Outil de pouvoir depuis l’Égypte antique, la sorcellerie n’est en Afrique ni tabou ni une vérité interdite : ce double occulte du monde visible fait partie de la vie quotidienne des puissants comme des manants, et les chefs d’État qui affectent d’en sourire devant leurs interlocuteurs occidentaux sont en général les premiers à s’en protéger ou à l’utiliser à leur profit

Dans un livre paru il y a un douzaine d’années, La Sorcellerie au cœur de la République (éditions Carnot), Sylvie Jumel, haute fonctionnaire passée par les cabinets de Matignon t de Bercy avant d’intégrer la Banque de France, raconte comment tout un bataillon de « spécialistes » venus de Dakar, de Bamako ou de Cotonou se sont activés pour le compte d’acteurs politiques connus, dans les coulisses de la folle élection de 2002 qui virent, contre tout attente, Lionel Jospin s’effondrer, Jean-Marie Le Pen figurer au second tour et Jacques Chirac l’emporter avec un score “mobutuesque”. Notoire, les rapports suivis par le « clan Chirac » avec la magie africaine depuis le début des années 1980 y sont décrits comme l’exact penchant de ceux qu’entretenait François Mitterrand avec les pouvoirs sorciers. […](Houphouët, Bongo, et Mobutu ont ainsi parrainé auprès d’hommes politiques français nombre de leurs propres thaumaturges). (…). Mais à l’instar de Jacques Chirac, qui, selon Sylvie Jumel, y avait parfois recours par pragmatisme utilitaire – au cas où, on ne sait jamais, ça peut toujours servir -, tous savent qu’il y a une part de magie dans la politique.

LA POLITIQUE UNE RELIGION.

Une religion se conçoit le plus souvent comme un système de pratiques et de croyances pour un groupe ou une communauté, mais il n'y a pas de définition qui soit reconnue comme valable pour tout ce que l'usage permet aujourd'hui d'appeler religion1. Le terme latin religio a été défini pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte »2. Dans les langues où le terme est issu du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tout les prescriptions de Dieu pour une communauté3. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du xxe siècle pour traduire celui de religion, est connoté de l'idée d'un enseignement pour une communauté4. Le bouddhisme est souvent considéré comme religion bien qu'il n'y soit question ni de Dieu, ni de nature divine5. Dans son Petit traité de la vraie religion, Guy Ménard propose de définir la religion comme la gestion du sacré6.

La religion peut être comprise comme les manières de rechercher et/ou trouver des réponses aux questions les plus profondes de l’humanité. En ce sens elle se rapporte à la philosophie7. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de plus contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société. La question de savoir ce qu'est la religion est aussi une question philosophique, la philosophie pouvant y apporter des éléments de réponse, mais aussi contester les évidences des définitions qui en sont proposées.
Dans les langues où le terme est issu du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu.

La religion peut être comprise comme les manières de rechercher et/ou trouver des réponses aux questions les plus profondes de l’humanité.

La religion est une croyance

Ainsi, une religion est la croyance, partagée par une communauté de fidèles, en des forces supérieures à l’homme. Cette croyance est intime, personnelle : c’est un sentiment intérieur que l’on appelle la foi. Lorsque les croyants sont embrigadés dans une croyance jusqu’à perdre tout ou partie de leur liberté, on parle de secte. Une religion est une pratique. La croyance en une religion demande l’observance (le respect) de pratiques codifiées, qui peuvent être individuelles ou collectives. Une religion crée une communauté. La communauté qui se forme autour d’une religion construit ses propres rites, codes, dogmes et coutumes. Une religion est plus ou moins organisée, plus ou moins hiérarchisée. Chaque fidèle d’une religion peut avoir un investissement différent dans sa croyance. On différencie les croyants qui entrent en religion pour donner leur vie à leur dieu (les clercs, qui constituent le clergé) de ceux qui restent dans la société « classique » tout en pratiquant leur religion (les laïcs). Les religions marquent enfin de leur empreinte les sociétés dans lesquelles elles naissent et se développent

L’acte fondateur de la politique.

(Genèse chapitre 1)
29. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.
30. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
31. Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon

Jésus et la tentation

Le diable emmène Jésus sur une haute montagne et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes car elle m’a été remise et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, elle sera pour toi. » (Matthieu 4.v1à10).

D’où une certaine idée qui se répand de nos jours, à savoir que la politique serait diabolique.
Quand le Diable dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes car elle m’a été remise ».
La première question qui me vient à l’esprit et pour laquelle je demande aux chrétiens de penser est d’abord celle-ci : “ce pouvoir lui a été remise”, soit. Mais est ce que pour en faire à sa guise un instrument qui divise, qui désunit ; et sous la forme de Satan, qui signifie l’accusateur. La division et l’accusation sont aux antipodes de l’Evangile qui repose sur l’accueil inconditionnel et la bienveillance. - Et Dieu dit: Voici, je vous donne. - Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon.

La deuxième question est : Etant donné qu’il est admis que le Diable, incarne l’esprit du mensonge, son affirmation peut tout aussi bien n’être que le mensonge qu’incarne l’auteur. Nous connaissons la réaction de Jésus. 10. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

La démocratie est d’essence évangélique.

Pour Jacques Maritain, dans Christianisme et Démocratie : « La poussée démocratique a surgi dans l’histoire comme une manifestation temporelle de l’inspiration évangélique. » Avant d’ajouter : « Dans un important discours prononcé le 8 mai 1942, le Vice-président des États-Unis, M. Henry A. Wallace, déclarait de son côté : « L’idée de liberté dérive de la Bible et de son extraordinaire insistance sur la dignité de la personne. La démocratie est la seule expression politique véritable du christianisme. » Chateaubriand, à la fin de sa vie, avait exprimé la même pensée. Et dans son livre sur Les Deux Sources de la Morale et de la Religion, Henri Bergson affirmait de même que, parce que, dans la devise républicaine, « la fraternité est l’essentiel », on doit dire que « la démocratie est d’essence évangélique. […] Car le royaume de Dieu n’est pas avare, la communion qui est son privilège surnaturel n’est pas gardée jalousement par lui, il veut qu’elle se répande et se réfracte au-dehors de son enceinte, sous les formes imparfaites et dans l’univers de conflits, de malice et de labeur amer qu’est le domaine temporel. Là est le principe le plus profond de l’idéal démocratique, qui est le nom profane de l’idéal de chrétienté.

C’est pourquoi, écrit Bergson, « la démocratie est d’essence évangélique, et elle a pour moteur l’amour ». Et il ajoute : « Mais par là même aussi il apparaît que l’idéal démocratique va à contre-pente de la nature, dont l’amour évangélique n’est pas la loi. […] La démocratie est un paradoxe et un défi adressé à la nature, à cette nature humaine ingrate et blessée dont elle évoque en même temps les aspirations originelles et les réserves de grandeur. Dans l’idéal, et - dans l’état d’âme démocratique -, on doit voir, écrit Bergson, - un grand effort en sens inverse de la nature- : ce qui ne veut pas dire un effort contraire à la nature, mais un effort pour redresser la nature, un effort lié aux développements de la raison et de la justice et qui doit s’accomplir dans l’histoire sous l’influence du ferment chrétien ; un effort demandant que la nature et l’ordre temporel soient surélevés dans leur ordre propre, dans l’ordre du mouvement de la civilisation, par l’action de ce ferment ».

Dans son origine, qui est dans l’acte du Créateur du vivre ensemble : « .Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme »; la politique n’est pas diabolique, comme l’humanité entière, dont elle assume la fonction de gestion, la politique a subit la perversion par la mainmise du Satan. C’est contre cette mainmise que le Chrétien doit lutter. ,

Pour Jacques Maritain, dans Christianisme et Démocratie : « La poussée démocratique a surgi dans l’histoire comme une manifestation temporelle de l’inspiration évangélique. »
Je pense, comme l'écrivait Jacques Maritain : « ... qu'il faut bien que les énergies de l'Evangile passent dans la vie temporelle des hommes ; ce que la bonne nouvelle annonce pour ouvrir le ciel et la vie éternelle demande aussi à transformer la vie des sociétés terrestres au sein même de ses misères et de ses contradictions ; c'est qu'il y a dans le message évangélique des implications politiques et sociales qui doivent à tout prix se déployer dans l'histoire ».

Le système Bongo : Prince de ce monde et Mammon !

Pour ce qui nous concerne, depuis toujours, le système Bongo a fait du mensonge et de la corruption sous toutes les formes le moteur de son art de gouverner, et sa méthode la plus efficace pour neutraliser la volonté du peuple gabonais au changement. Cette stratégie à la limite satanique a conduit les Gabonais à perdre toute confiance dans les responsables politiques, et surtout en ceux qui dirigent le pays et bradent notre patrimoine national depuis bientôt 36 longues années. Ce qui a conduit les Gabonais à l’impuissance devant le mal, et à l’apathie.

De plus, cet argent que Bongo distribue provient de l’argent que procure le pétrole et détournée. Bongo prétend distribuer aux Gabonais la plus grande partie de l’argent que l’État gabonais lui confie, (autrement dit qu’il s’octroie) : « Au Gabon de Bongo, la frontière entre la cassette personnelle du président et le budget de l’État n’est pas très claire ». Et Bongo ne donne pas cet argent sans contrepartie : la mort de l’âme du bénéficiaire. On voit donc que tel que ce système fonctionne dont l'argent est "le nerf de la guerre", fonctionne, il a engendré en lui tous les vices qui le gangrènent, et qui ont pour noms: corruption, détournement, atteinte aux intérêts supérieurs de l'Etat, et toutes les autres abominations qui ont fait de notre pays, un empire du mal qui a dépassé les villes bibliques de Sodome et Gomorrhe.

Le devoir et la responsabilité du chrétien et des Eglises chrétiennes.

Etre chrétien ne doit pas être pour nous un état où l’on défendrait, contre les assauts de la vilaine raison critique, les vertus des mystères irrationnels et des morales autoritaires ; il doit être pour nous Africains, en ce début du 21ième siècle de la naissance du Christ, un état d’esprit, marqué par la conviction que la sagesse de Dieu révélée en Jésus-Christ illumine de l’intérieur la raison humaine et la garde des perversions qui la menacent. C’est une prise au sérieux radicale du « oui » de Dieu à l’homme prononcé en Jésus-Christ. C’est ce « oui » qui fonde, et lui seul, l’autonomie de l’homme, et lui donne sa véritable portée.

Enfin, nous pensons qu’il y a un rôle spécifique du christianisme africain pour corriger une dérive de l’État s’édifiant sur le continent et qui menace gravement la liberté de l’homme. Car, ce qui est premier pour le chrétien, ce n’est pas l’État mais la société des hommes, au service de laquelle l’État doit être placé ; et par conséquent, il est important que soient renforcées les capacités d’intervention et de décision des divers groupes sociaux qui forment l’essentiel du tissu social dans nos jeunes États africains : particulièrement celui que forment les chrétiens. Il y a une tâche politique de l’Église, qui n’est certes pas de chercher à participer au pouvoir, mais qui consiste dans la vigilance, dans la défense des valeurs éthiques fondatrices de l’ordre démocratique.

Que l’Église chrétienne ne soit pas la seule à le faire n’enlève rien à l’urgence de cette pratique critique, car celle-ci est à la fois fidèle à la mission prophétique de l’Église chrétienne, qui est chargée de rappeler qu’il n’y a de liberté que là où est respectée la Loi de Dieu, et au rôle de l’Église dans une société démocratique pluraliste, où, avec d’autres, elle doit se battre pour le respect des convictions, menacées de marginalisation par l’emprise bureaucratique d’un État mauvais gestionnaire au surplus sans projet ni horizon.

Si l’État n’a pas à gouverner au nom de l’Évangile, l’Église n’a pas à être soumise aux volontés du pouvoir politique. Par contre, l’Église rappelle à l’État l’importance vitale de la Loi de Dieu, et, en tant que membre de la société civile, s’y soumet elle-même. Dans sa prédiction interne, l’Église chrétienne ne doit cesser de montrer que c’est l’Évangile qui est le sens véritable de la Loi ; dans sa prédiction externe, c’est-à-dire son témoignage au monde, l’Église chrétienne doit rappeler que le respect des exigences de la Loi de Dieu assure la liberté et garantit la justice. C’est ainsi peut-être que l’Église chrétienne peut, dans nos pays africains, mettre en échec la dérive technocratique et bureaucratique de l’État (le prince de ce monde), qui constitue la menace la plus grave sur la démocratie

Protester: En premier lieu, on estime que si les Églises n’ont ni compétence pour élaborer et proposer un programme politique, par contre elles doivent protester contre des outrances et des manquements. Elles remplissent leur mission en signalant ce qui ne va pas (dans toute société il y a toujours quantité de choses qui vont mal) et en demandant qu’on y apporte des remèdes, même si elles ignorent et s’il ne leur revient pas de dire ceux qui sont appropriés.

Les institutions religieuses n’ont pas à exercer ou à prétendre exercer le pouvoir politique, et pour cause, (le prince de ce monde) ; néanmoins, il entre dans leur mission, le cas échéant, quand des débordements se produisent, d’adresser aux dirigeants politiques des « remontrances », comme on disait en France sous l’Ancien Régime. La fidélité à l’Évangile s’exprime ici par ce qu’on refuse et non par ce qu’on préconise.

Défendre le Chrétien, défendre l’homme. Quand le Pape Jean-Paul II a pris position en diverses parties du monde sur un plan hautement politique, et il l’a fait parfois très vigoureusement, c’était animé de cette conviction qu’il assumait la défense de l’homme. Il faut penser que par l’action et l’engagement politique de ses chefs, Jean-Paul II, et ses prédécesseurs avant lui, l’Église catholique a pu se convaincre qu’en défendant les siens, et en défendant son propre bien, elle défendait l’homme.

C’est en proclamant l’Évangile « sans glose » que l’Église défend l’homme.
L'annonce de l'Évangile comporte, certes, des risques politiques pour les Églises chrétiennes. Mais la longue quête de la justice sociale dans la vérité de l'Évangile n'est pas une sinécure. Cette quête est aujourd'hui plus que jamais à l'ordre du jour dans nos sociétés africaines, et les Églises qui œuvrent dans ces sociétés avec les hommes et les femmes aux prises avec cette quête pour plus de justice, ne peut demeurer à l'écart de ce combat.

Le geste liturgique n’est pas un simple accomplissement d’un rite sacré, ésotérique ou magique dans une enceinte privée, celle d’une église. Il est un geste politique. Dans l’Évangile de Mathieu au chapitre 6, versets 9 et 10, Jésus Christ donne aux chrétiens l’indication
9. Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui est aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;
10. que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », voilà la demande permanente du Chrétien dans sa prière au Père. Il appelle à ce que des signes concrets du royaume de justice et de vérité trouvent leur espace de déploiement sur la terre, c’est-à-dire : « ici et maintenant ».

Pour un “Monde” nouveau

L’ouverture par l’Église chrétienne dans sa vocation universelle à des créations, à des imaginations renouvelées parce que « alimentées » par une transcendance, est une nécessité pour que l’avenir ne soit pas la répétition du passé. Dans notre pays, le Gabon, l’Église peut poser les signes d’un autre avenir que les « politiciens » de tous bords peinent à imaginer.

Le 21ième siècle est déclaré spirituel. Mais, si nous voulons au Gabon que le monde nouveau qui se lève soit libérateur et émancipé, si nous voulons qu’il ne tombe pas aux mains des religions et des religiosités de toute nature contraire au message du Christ, il est urgent que les chrétiens gabonais, ensemble avec tous ceux qui recherchent le vrai Dieu, de la juste loi et de la réelle fraternité, résistent aux idolâtries mensongères toujours à l’affût et œuvrent pour que ce que Jésus de Nazareth a inauguré, un Royaume de paix, trace son sillon au cœur de notre monde et de nos vies.
. La première motivation en politique n’est plus alors la victoire aux élections ni l’exercice du pouvoir, mais la recherche du bien commun.

La portée de l’éthique se situe dans la relation au prochain et dans la place que faisons et laissons à celui qui est différent, qui ne pense pas comme nous. Dans ce registre, on ne peut pas dire que nos politiciens (de tous bords) donnent l’exemple. Il est difficile de développer une pédagogie du respect des différences lorsque les politiques, les « politiciens » donnent l’exemple du mépris, de l’exclusion, de ceux qui ne sont pas de leurs opinions et de leur bord.
Dans le domaine de l’économie, les chercheurs ont montré qu’une des conditions du dynamisme économique était la confiance que les différents secteurs se portaient les uns aux autres.

Ce qu’on appelle l’affectio societatis, qui est la volonté des personnes de s’associer pour une cause commune, est un critère de performance d’une société. Il est difficile de cultiver cette l’affectio societatis lorsque les politiciens l’idée d’opposition s’enregistre dans systématique des invectives et des insultes ; des violences qui creusent par les haines qu’elles engendrent le faussé de la division, bref qui sont la preuve que dans notre pays, avec le système inique qui le régente depuis un demi-siècle, la politique est sous l’empire de satan et du diable.

La « Révolution » qui est la notre

Le but de notre combat ne doit pas être de vaincre ou d’humilier à notre tour qui que ce soit parmi ceux qui nous exploitent aujourd’hui. Notre but est de gagner la compréhension et le respect de notre dignité par quiconque. Il arrive parfois que les ennemis d’autrefois puissent faire les meilleurs amis. C’est pourquoi nous réclamerons constamment dialogue et réconciliation. Nous n’avons à détruire personne dans le combat pour la démocratie et la libération de notre peuple des aliénations actuelles. Nous voulons seulement que les gens cessent de briser la vie de notre peuple et qu’ils cessent de détruire notre pays bien aimé. C’est simple. Et en chrétiens, nous croyons fermement que la bonté et la compassion sont les meilleurs moyens de gagner la sympathie des autres. C’est une des raisons pour lesquelles nous devons engager ce que l’on peut appeler une révolution de l’esprit, une révolution existentielle. Nous avons à réaliser tous chacun de nous un changement, une révolution sur le plan spirituel, social et politique.

« Il faut que les énergies de l'Evangile passent dans la vie temporelle des hommes ; ce que la bonne nouvelle annonce pour ouvrir le ciel et la vie éternelle demande aussi à transformer la vie des sociétés terrestres au sein même de ses misères et de ses contradictions ; c'est qu'il y a dans le message évangélique des implications politiques et sociales qui doivent à tout prix se déployer dans l'histoire ».

Cette « Révolution » qui a pour objectif, la recherche à la réalisation de la demande que Jésus Christ nous a donnée pour adresser au Père : « Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » C’est à cette « Révolution » que j’adhère. C’est cette « Révolution » qui est la mienne, et pour laquelle je travaille.





Dimanche 19 Juin 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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