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Martin Edzodzomo-Ela « Jean Ping : « Les Français ont torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection »

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 13 Novembre 2016 à 07:01 | Lu 3427 fois




« Jean Ping : « Les Français ont torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection »
(Propos recueillis par Christophe Châtelot - LE MONDE, 09.11.2016)

Le candidat malheureux à la présidentielle du 27 août accuse Paris d’avoir finalement validé des résultats dénoncés par les observateurs de l’UE. Candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août face au président sortant Ali Bongo Ondimba à l’issue d’un scrutin qu’il juge frauduleux, Jean Ping a entrepris une tournée en Europe et aux Etats-Unis pour tenter de sensibiliser les autorités occidentales. L’ancien président de la Commission de l’Union africaine se dit convaincu que le résultat de l’élection peut encore être inversé et critique vertement l’attitude de la France. Jean Ping a entrepris une tournée en Europe et aux Etats-Unis pour tenter de sensibiliser les autorités occidentales. Jean Ping Président élu du Gabon se dit convaincu que le résultat de l’élection peut encore être inversé et critique vertement l’attitude de la France.

Analyse.

Des propos recueillis par le journaliste, je retiens les points suivant pour les besoins de la cause ; à savoir :

1. Quel message êtes-vous venu délivrer ?

Jean Ping. Avant l’élection, je suis venu régulièrement pour dire aux pays occidentaux que je serai un interlocuteur meilleur que l’autre [le président Ali Bongo Ondimba]. Depuis le scrutin, le monde entier sait que j’ai gagné ces élections, Ali Bongo aussi le sait. Pour la première fois au Gabon, il a été pris la main dans le sac en train de tricher. Les observateurs de l’Union européenne l’ont constaté. En 2009, on sait qu’il avait déjà triché, qu’il avait inversé les résultats pour sortir gagnant mais il n’y avait pas d’observateurs. Cette année, dès le 31 août [jour de l’annonce des résultats], le pays était en ébullition. Les partenaires étrangers nous ont alors posé un certain nombre d’exigences : stopper la rue et faire marcher les institutions.

On leur a dit qu’on sait que, depuis 50 ans, les institutions gabonaises sont biaisées. Mais ils nous ont promis de faire pression sur elles. On a donc accepté en pensant que la communauté internationale allait jouer son rôle et faire en sorte que la Cour constitutionnelle gabonaise dise le droit. Je crois que nos partenaires ont fait pression, mais ça n’a pas marché. A partir de ce moment-là, ces mêmes partenaires auraient dû le dénoncer et prendre des sanctions. Nous avons arrêté la rue qui manifestait son rejet d’Ali Bongo même si ce n’est pas moi qui avait instrumentalisé les violences.

2. Des promesses n’ont pas été tenues ?

Nous avons l’impression d’avoir été roulés dans la farine par certains qui, aujourd’hui, s’en lavent les mains. Ça veut dire quoi ce lâchage ? Comment dire un certain nombre de choses puis son contraire ? Je ne veux citer personne parce que je suis en France et que je ne veux vraiment pas critiquer les personnalités françaises…

3. Mais on ne peut que constater les ajustements de langage des autorités françaises…

Absolument. C’est pourquoi nous avons l’impression d’avoir été roulés dans la farine. Pas par l’Union européenne, je ne crois pas. Les Américains, je vais prochainement aux Etats-Unis, je ne sais pas encore.

4. Êtes-vous déçus par l’attitude de la France ?

Les Gabonais sont très, très, très déçus par la France. Moi, pour ce qui me concerne, je ne m’attendais pas à voir ce gouvernement-là faire des choses extraordinaires. Nous comptions davantage sur l’Union européenne et nous pensions que la France allait se cacher derrière elle. C’est beaucoup plus sage lorsque vous ne voulez pas prendre de décision ouvertement. Mais là, les Français ont torpillé la position de l’Union européenne Le résultat va être inversé. Je vous le dis. De gré ou de force.

5. La répression des manifestations post-électorales ne les a-t-elle pas découragées ? C’est sans doute ce que se disent Manuel Valls et autres. Ils se disent que c’est calme, que rien ne bouge, qu’il n’y a pas de manifestation. Il pense : « Ali [Bongo Ondimba] a verrouillé le système, il a volé mais ça marche. Quel autre choix que de le reconnaître ? Il a réussi son coup. » Mais si on creuse un peu, on s’aperçoit que ça ne marche pas. Le Gabon est ingouvernable, rien ne s’y passe : les écoles sont fermées, les grèves sont là, dans le pétrole, l’enseignement…

Contrairement à 1993 et 2009 [élections marquées par des violences], nous avons incité les gens à ne pas s’attaquer aux outils de production, ni aux investisseurs étrangers, même à ceux de Vincent Bolloré qui soutient Ali Bongo Ondimba. Ce sont les engagements que les Etats-Unis, notamment, nous ont demandé de tenir vis-à-vis de leurs investissements. Les grèves sont donc une sorte de “gentleman agreement” pour ne pas s’attaquer aux outils de production. Ça va continuer. La conséquence est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat pour payer les fonctionnaires.

Jean Ping :Le nouveau “opposant” à Ali Bongo, venu de la dissidence du système en perdition
“ Un dirigeant compradore de la légitimité de l’étranger.”

1. Selon le journal EZOMBOLO N°59, du mardi 10 juin 2014:

Selon Jean Ping : «Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat lui sont presque tous acquis. Les mânes d'Omar Bongo Ondimba que Jean Ping convoque à toute occasion ne manqueront pas non plus de rassurer le fils spirituel et le beau fils qui rêve d'un Gabon dont " Dieu ne nous a pas dit d'en faire ce que nous faisons-là». - "La France et la Chine sont l’avenir du Gabon »

2. Quant à la Lettre du Continent :

Après les soubresauts de 2009 qui avaient vu André Mba Obame ébranler les certitudes des apôtres de la succession héréditaire, ces derniers s’étaient résolus à nettoyer de fond en comble le paysage politique Gabonais qui devait désormais renvoyer désormais l’image d’un Ali Bongo candidat naturel au Gabon. Pour ce faire, certaines personnes devaient disparaitre et c’est ce qui comme par hasard arriva, avec l’envoi rapide de Pierre Mamboundou ad patres, et l’affliction de André Mba d’une terrible maladie qui semble l’avoir mis hors d’état de participer activement à la compétition politique au Gabon.[… ] Ce nettoyage fait, Ali Bongo et son inner-circle pouvait se frotter les mains en anticipant un autre régime Bongo au moins trentenaire. Mais l’irruption de Jean Ping vint fracasser ce beau tableau électoral idyllique, du moins pour 2016 ; provoquant une panique dans les rangs du royalisme bongoïste.


Le scrutin présidentiel du 27 août 2016.

1. Dans un article publié le 8 avril 2015 par la rédaction d’INFO 24

l’auteur rapporte dans son article -Une tribune libre intitulée "Pas d’élection en 2016 sans réforme du cadre institutionnel" publiée sur sa page Face book, Martin Edzodzomo Ela pointe les préalables à l’élection présidentielle de 2016. Pour l’ancien candidat à la présidentielle gabonaise, les figures actuelles de l’opposition devraient s’atteler à réclamer une refonte du cadre institutionnel comme préalable à cette élection "libre". Au risque d’être finalement ce qu’il nomme des "oposantpdgistes". Il invite notamment Jean Ping à "prendre des mesures concrètes allant dans le sens de la réussite d’une alternance véritable". Car le cadre institutionnel actuel est allègrement fomenté pour "donner une caution morale à un pouvoir illégitime" en 2016. Une analyse soyeuse que la rédaction d’Info241 vous livre dans son intégralité.

« C’est à juste raison que le groupe " Jeunes Souverainistes " a raison de déclarer : - Pas d’élection en 2016 sans réforme du cadre institutionnel. Et écrit dans le réseau social Face book : « Chers compatriotes, Combattants de la liberté, Ceux qui dans l’opposition comme dans la société civile soutiennent le changement par les urnes sans poser les préalables d’une élection libre et transparente sont tout simplement des OPOSANTPDGISTES. Nous disons qu’il est inconcevable d’aller aux élections en 2016 si le cadre institutionnel n’est pas réformé en profondeur. Cette élection, si elle est organisée en l’état actuel des institutions gabonaises ne sera qu’une mascarade consistant à donner une caution morale à un pouvoir illégitime.

L’opposition à la tête de la quelle semble se trouver Monsieur Jean Ping ne peut se contenter de crier que le pays va mal sans prendre des mesures concrètes allant dans le sens de la réussite d’une alternance véritable. Ali Bongo compte sur l’armée et l’argent pour se maintenir au pouvoir. Tous nous le savons, mais tous nous faisons comme si cette réalité n’avait aucune sorte d’importance alors même que la clé du changement est à ce niveau. Monsieur Jean Ping et nos aines des Souverainistes doivent éclairer le peuple sur les garanties légales qu’ils ont pour appeler le peuple aux urnes en 2016. Le peuple Gabonais souffre, il ne faut plus jouer avec son avenir, la jeunesse gabonaise libre à laquelle nous nous réclamons ne le permettra plus. »

2. En concluant sa déclaration du 28 février 2015, pour justifier son départ du PDG, René Ndemezo’o Obiang, déclare : « Je suis convaincu en effet que les réformes les plus urgentes dont a besoin le Gabon, aujourd’hui, ce sont des réformes politiques, notamment toutes celles qui des préalables indispensables à toute élection crédibles et transparente dans notre pays. »

3. Quant à Anne Marie DWORACZEK-BENDOME, une compatriote activiste de la mouvance présidentielle, très proche des arcanes du microcosme politique du régime actuel écrit : dans - LE DIAGNOSTIC N° 38 – (Mercredi 25 juin 2014) :
« […] De surcroît, on apprend que depuis que Jean Ping se la joue rebelle et fait du petit retenez-moi, je vais faire un malheur, son ex-compagne, Pascaline Mferri Bongo Ondimba serait revenue dans les bonnes grâces de son frère de président. Finie la première classe d’Air France pour elle. Comme au bon vieux temps avec Omar Bongo Ondimba, Madame Mferri a à nouveau droit au Falcon présidentiel, comme quoi, il faut très peu de choses pour rabibocher un frère et une sœur ! Après ses propos qui ont enflammés la bio-gosphère, une question se pose : Jean Ping ferait-il simplement de l’esbroufe ?

Ce qui serait une insulte pour tous les Gabonais qui courbent l’échine depuis toujours. "[...] Ali Bongo Ondimba n’est meilleur que quand il joue à ce qu’il affectionne le plus, le rapport de force. Son rouleau compresseur risque de ne faire de chaque opposant qu’une bouchée comme en 2009. Vos histoires de biométrie n’empêcheront rien ! ... Il (Ali) a à sa disposition toute l’administration gabonaise, les postes clés, les plus emblématiques : - Marie-Madeleine Mborantsuo, sa belle-mère présidente de la Cour constitutionnelle. - Son neveu, Ernest Mpouho Epigat, au ministère de la Défense nationale ; - Guy- Bertrand Mapangou, ancien secrétaire général adjoint du ministère de la Défense nationale sous Ali Bongo a été nommé au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité ; - François Banga Eboumi, autre proche d’Ali Bongo, il assure le secrétariat général du Conseil National de Sécurité (CNS, coordination des services spéciaux) ; - Frédéric Bongo Ondimba, frère du président à la tête des services spéciaux de la Garde. - Le général Rock Onganga, un autre cousin germain du président, a été nommé numéro deux de l’Etat-major général des Forces armées gabonaises. (NDLR : Il serait depuis quelque temps devenu Chef d’Etat –major en remplacement du général Ella Ekogha, malade à Paris) - Jean François Ndougou , l’ancien ministre de l’Intérieur (…) a été nommé président du Conseil national de la communication (CNC) ; - René Aboghe Ella président de la Commission nationale électorale permanente (CENAP), en poste depuis 2006, a été reconduit… En y ajoutant les forces économiques qui mangent dans les mains du pouvoir et un parti politique qui malgré les défections reste cependant bien présent sur l’ensemble du territoire, on sent que tout ce beau monde ne joue pas dans la même division et avec les entêtements divers et variés, on s’achemine irrémédiablement vers ce qui a toujours été le point faible des opposants durant ces quatre décennies. […]Jean Ping n’a aucune chance de croiser le fer avec Ali Bongo Ondimba en 2016, dans ses "oui", dans la réalité "non".

Ceux qui le laissent faire son petit numéro sans rien dire sont tout aussi coupables que lui. » Et de renchérir par ailleurs : « Gabon 2016 Pour une élection à 2 tours et 2 mandats pas plus – Elle écrit : « Aux oubliettes les véritables sujets qui minent le Gabon et la vie quotidienne des gabonais, en se focalisant uniquement sur l’acte de naissance d’Ali bongo et sa filiation naturelle ou pas avec le défunt Omar Bongo Ondimba sur la base du livre du Français Pierre Péan intitulé « Les nouvelles affaires Africaines ». Les élites gabonaises spécialistes de prébendes et autres passe-droits tentent de faire passer au second rang les vrais soucis, ils prennent les gens simples pour des niais. »

Pour Jean Ping, c’est tout autre chose.

«L’essentiel pour lui : se débarrasser du régime en place»,
En effet : Invité, le 9 avril sur la chaîne panafricaine Vox Africa, l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Jean Ping, qui faisait la promotion de son livre, «Eclipse sur l’Afrique : fallait-il tuer Kadhafi ?» est notamment revenu, un peu plus véhément, sur son différend avec le président Ali Bongo Ondimba. Il déclare entre autre : - Il serait difficile de vous dire en deux mots les raisons profondes. Elles sont claires. C’est l’échec patent du régime actuel. C’est le risque que je peux percevoir d’une guerre civile. (…) C’est ce que je ressens : les risques d’une guerre civile. Je crois qu’ils le savent. Je ne le souhaite pas pour mon pays, que nous sombrions dans un tel chaos. On a la Centrafrique, toute voisine. On sait ce qui s’est passé là bas. Personne ne peut souhaiter à son pays d’arriver à un tel degré de déliquescence. Il le sait et il s’y prépare. Je croire qu’il faut tirer la sonnette d’alarme. Sur le plan politique, c’est dramatique. Vous voyez, on a le s’intiment d’avoir à faire à quelqu’un qui n’aime pas son pays. Qui humilie son peuple et qui tente de renier l’œuvre de son père en cassant tout, en cassant physiquement tout. Les bâtiments, tout ce que son père a fait. Et en le disant à la télévision.


Selon Jacques Jarele Sika. Gabonews. 1 oct. 2014 :

« Jean Ping dit qu'il a été « contacté par des militaires gabonais pour organiser un coup d'Etat au Gabon ». « Des gabonais de Paris s'efforçaient, samedi après midi, de trouver un terme correct pour décrire l'attitude de l'opposant Jean Ping qui après avoir traité le président gabonais, Ali Bongo Ondimba de « fou » a déclaré, lors de la rentrée annuelle de la Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG), qu'il a été « contacté par des militaires gabonais pour organiser un coup d'Etat au Gabon ».

- « Partout où je passe, tout le monde ne veut pas de demi-Dieu. Il y a même des militaires qui sont venus me voir pour me dire, on va finir avec lui. J'ai dit non. Un coup d'Etat pour moi ce n'est pas la meilleure solution », a déclaré l'opposant Jean Ping moins bavard sur les noms, les grades et les corps de ces militaires. L'opposant du régime de Libreville, favorable plutôt à un « soulèvement populaire en cas de holdup électoral en 2016 pour faire partir Ali Bongo Ondimba du pouvoir héréditaire », a tenté d'apaiser l'assistance acquise à sa cause. « Pour avoir été président de la Commission de l'Union Africaine, j'ai empêché plusieurs coups d'Etat en Afrique et je sais aussi comment les faire aboutir », a lancé Jean Ping dans un style teinté d'humour. On rappelle que l'Afrique est le continent qui détient le record des coups d'Etat au monde.

Après les indépendances, les conflits sociopolitiques nés de la création des Etats postcoloniaux a engendré l'immixtion fréquente des armées nationales dans le jeu politique au prétexte que les militaires sont les seuls garants de l'unité et de la stabilité en période de crise. Il y a aussi la tentation du pouvoir et par conséquent des privilèges et des honneurs qui vont avec. Mais au Gabon, il y a ni vacance de pouvoir et ni crise. Il y a juste un président qui a été élu démocratiquement en 2009 et dont la victoire a été saluée par la Communauté nationale et internationale et même par l'ex président de la Commission de l'UA.

Opération Jean Ping : Une imposture de plus ! Après le « Père Paul Mba Abessole des années 1990.

Selon Le Petit Larousse : - Imposture. Action, procédé de quelqu’un qui cherche à tromper par de fausses apparences ou des affirmations mensongères, notamment en usurpant une qualité, un titre, une identité, ou en présentant une œuvre pour ce qu’elle n’est pas.-

Le mouvement souverainiste. Fer de lance.

Selon Michel Ongoundou Loundah, les Souverainistes ne sont ni un parti politique ni un append de l’Union Nationale. L’idée fondatrice de notre mouvement est simple : si l’on veut implanter la démocratie dans le pays, il faut commencer à la pratiquer dans nos partis politiques et associations. Pour nous, il n’y a pas de démocratie à géométrie variable. Partant de ce principe, nous avons voulu rappeler que dans les partis politiques, le pouvoir appartient aux militants. Ce sont ce sont eux qui font vivre les partis et non l’inverse. Quant aux dirigeants, nous le savons tous, leurs missions essentielles sont l’administration, la coordination et la représentation.

L’époque des présidents-fondateurs et autres leaders providentiels omniscients est révolue ! A l’échelle du pays, cette vision que nous nous attachons à mettre en avant est tout aussi incontournable car le pouvoir souverain appartient au citoyen, donc au peuple. Les dirigeants n’ont qu’un pouvoir délégué et limité à la fois dans le temps et dans son exercice. Si vous prenez l’exemple des Etats-Unis ou de la France, vous entendrez toujours dire, à propos de leurs présidents, que tel est « locataire de la Maison Blanche » ou « locataire de l’Elysée ». Pourquoi ? – parce que chacun sait, dans ces régimes, que l’on est que de passage.

Or, chez nous, la mentalité de présidence à vie a amené certains Gabonais à considérer le pouvoir et le palais présidentiel comme appartenant à la famille Bongo. Nous avons donc voulu briser ces chaines mentales, mais en partant de la base, c’est-à-dire des partis politiques où la citoyenneté doit véritablement s’exprimer. C’est ainsi qu’est né le courant « Souverainiste » au sein de notre propre parti, l’Union Nationale.

Dans un article-entretien : Présidentielle 2016 leader pas d’embauche chez les Souverainistes ; publié mercredi 05 février 2014,r Loïc NTOUTOUME dans À LA UNE, POLITIQUE :

- Francis Aubame, Ministre de la justice, Garde des Sceaux, au sein du gouvernement dit du PNUD d’André Mba Obame et membre de l’Union nationale, parti politique de l’opposition alors interdit, le diplomate de carrière, explique dans cet entretien pourquoi «Les Souverainistes» ne cherchent pas de leader pour 2016.

Nous sommes un courant à l’intérieur de l’Union nationale et un mouvement au-delà de l’Union nationale, puisque nous avons en partage cette idée que le pouvoir vient d’en bas avec nos amis de l’Union des patriotes Gabonais loyaliste et beaucoup d’autres personnes de la société civile. Le mouvement des souverainistes est un mouvement transversal et il va vers une plateforme qui se cristallise autour d’un certain nombre d’idées. Notamment sur ce que doivent être nos institutions, ce que doivent être les élections transparentes, crédibles et fiables au Gabon. Voilà de manière grosso modo ce que sont les Souverainistes. Au-delà des personnes qui pourraient l’incarner, c’est d’abord les idées. Les hommes passent, mais les institutions de la Nation demeurent, donc il faut d’abord asseoir un certain nombre d’idées.

A la question:

«Les Souverainistes ne sont pas à la recherche d’un leader. Nous acceptons les Gabonais sans exclusive qui veulent apporter leur contribution dans notre marche vers l’alternance», avez-vous déclaré récemment. Plus simplement, que cela signifie-t-il ?

Francis Aubame répond: Je pense que la déclaration en elle-même est simple. Nous ne sommes pas à la recherche d’un leader, c’est un regroupement de différents mouvements qui ont créé l’événement du séminaire-atelier qui s’est déroulé le week-end dernier. L’idée ici n’est pas de chercher un leader mais, par contre de poser un certain nombre de principes autour desquels les Gabonais et les Gabonaises pourraient se retrouver. C’est d’abord ça, qui est le plus important. Cela a été dit pour clarifier les choses, car certains ont pensé que monsieur Jean Ping venait prendre le leadership des Souverainistes, leadership de ses différents mouvements, je dis non.

Monsieur Jean Ping est un Gabonais, qui était au PDG, un Gabonais qui a pris ses distances avec le PDG du fait de ses fonctions à l’Union africaine, et qui est venu au milieu des Souverainistes, faire sa première sortie au Gabon depuis qu’il a quitté la présidence de l’Union africaine. Nous l’avons invité pour l’expertise qu’il a sur les questions des droits de l’homme au niveau de l’Union africaine. Il a saisi cette occasion à la faveur d’une question pour nous donner sa position en ce qui concerne la situation de notre pays et son positionnement politique. Il a été très clair et nous nous en réjouissons et nous acceptons cela, comme nous avons accepté la rupture, avec le régime, d’autres avant lui. Il n’est pas dit que les gens ont signé un contrat à vie avec le PDG.

Monsieur Ping à son rythme a trouvé qu’aujourd’hui trop c’était trop. Il prend position par rapport au danger qui est en train de brûler le pays. Ce n’est pas une affaire de leadership. Et je crois que Ping a été clair, il met son expérience au service du changement. Ping veut travailler avec les gens qui sont pour le changement. Il a trouvé un terrain favorable pour l’exprimer. Je peux vous assurer qu’après le président Jean Ping, beaucoup d’autres, les vrais patriotes au-delà de l’engagement partisan, ceux qui pensent Gabon, ceux qui pensent au pays quitteront le PDG parce que le pays va mal. Et ils savent qu’à l’intérieur du PDG, le débat n’est pas possible et nous disons que beaucoup de personnes quitteront ce parti pour renforcer l’opposition au régime géré par Ali Bongo et ses amis. Je rappelle que nous appartenons à l’Union nationale. Le leader de l’UPG loyaliste qui est avec nous c’est David Mbadinga, le professeur Kombila qui est intervenu au milieu de nous, est le leader du Rassemblement national des bucherons, donc il n’y a pas de recherche d’un leader.

Doit-on tout de même penser, en arrière-plan et au-delà des actes fédérateurs initiés par les Souverainistes, que ce courant a déjà trouvé son leader ou candidat pour 2016 ?

Réponse: - Nous n’avons pas à dire que nous avons ou pas trouvé un candidat pour 2016. Nous posons des principes. Nous sommes de l’UN, parti au sein duquel nous avons quelqu’un qui a gagné l’élection de 2009. Monsieur André Mba Obame a incontestablement gagné l’élection présidentielle anticipée de 2009. Les gens supputent sur sa disponibilité pour 2016. Selon lui, Monsieur Jean Ping est un Gabonais, qui était au PDG, un Gabonais qui a pris ses distances avec le PDG du fait de ses fonctions à l’Union africaine, et qui est venu au milieu du Souverainiste faire sa première sortie au Gabon depuis qu’il a quitté la présidence de l’Union africaine. Nous l’avons invité pour l’expertise qu’il a sur les questions des droits de l’homme au niveau de l’Union africaine. Il a saisi cette occasion à la faveur d’une question pour nous donner sa position en ce qui concerne la situation de notre pays et son positionnement politique. (…) Il a trouvé un terrain favorable pour l’exprimer : “ Je n’ai plus rien à voir avec le pouvoir d’Ali Bongo ». On m’emmerde, moi aussi je vais les emmerder” déclare-t-il en substance. Avant de déclarer à une question sur l’opposition : « Où est cette opposition ? »

Pour les besoins de la cause, rappelons en effet que : en plus de Jean Ping pour son expertise qu’il aurait sur les questions des droits de l’homme au niveau de l’Union africaine, devaient également intervenir le Professeur Albert Ondo Ossa et le Professeur Pierre André Kombila, chacun dans son domaine d’expertise. - Relevons à toute fin utile que, à l’issu de ce séminaire, on ne parlera guère des trois exposés : L’exposé du Professeur Albert Ondo Ossa, du Professeur Pierre André Kombila, et enfin Jean Ping. Ces trois exposés étaient pourtant annoncés comme étant le clou de la manifestation de la manifestation.

Jean Ping compte sur des atouts personnels.

À la question : Qu'est-ce qui vous permet de penser que vous allez gagner cette présidentielle ? Jean Ping répond: “ J'ai des atouts pour gagner cette élection présidentielle. Et ils sont de deux ordres. Ils sont d'abord d'ordre interne : le rapport que j'ai tissé avec les Gabonais depuis bientôt deux ans a permis à ces derniers de mieux me connaître et surtout de mieux juger de ma sincérité pour les accompagner dans cette noble aventure de délivrance du pays. J'ai été dans ce régime, j'y ai passé une bonne partie de ma carrière politique, je le connais bien, je me sens donc à la fois comptable de ce qui a été mal ou pas du tout fait et à la fois capable et en mesure d'apporter des solutions et de mobiliser toutes les énergies au service de notre pays et de notre peuple.

L'expérience que j'ai accumulée au niveau national, comme directeur de cabinet du président Omar Bongo pendant six ans, puis dix ans ministre des Affaires étrangères et enfin vice-Premier ministre, constitue une base solide pour prétendre briguer la magistrature suprême du pays. Mes atouts sont aussi internationaux. Pour la gouverne de vos lecteurs, j'ai dirigé l'Opep, présidé la 59e Assemblée générale des Nations unies avant la commission de l'Union africaine. Mes relations personnelles avec plusieurs chefs d'État d'Afrique et d'autres continents, sans oublier celles que j'entretiens avec les principaux responsables de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de l'Union européenne, seront utiles dans la résolution de nombreux problèmes que nous laissera ce pouvoir dont la boulimie financière a frôlé les records.”


Objectif : Sauver le système en perdition.

En réalité, comme le note à juste titre, le journal MISAMU , N° 289 du 22 juillet 2009) :

« Les privilégiés du régime en ordre de bataille pour défendre leurs intérêts. , les querelles et autres chamailleries auxquelles le pays assiste, sont tout simplement le fait que, « l’idée d’un changement à la tête de l’Etat donne déjà des frissons à ceux qui ont largement profité du pouvoir en place et qui ne savent des intentions du futur locataire du bord de mer, quel qu’il soit ! Du coup, on tombe dans la politique gabonaise où tout le monde se plaint de ce que le pays est mal géré (par qui ? devrait-on demander), qu’il y a trop de pauvres et que le chômage fait des ravages parmi les jeunes. Mais dès qu’on esquisse des réponses à ces maux, les 2% de la population (ces compradores) qui se partagent le gâteau du pays se braquent et crient au loup.

Et tout cela, à cause de ceux là qui ont mis le pays en coupe réglée. Voilà pourquoi ils tueront père et mère pour que soit élu celui qui leur garantirait leurs privilèges et l’impunité en sus. En clair, la concussion aggravée par un clientélisme exacerbé. Le changement serait, pour ces tenants de l’ordre ancien, synonyme de leur arrêt de mort. Car si le pouvoir se montre à ce point réfractaire au changement, c’est qu’il y a intérêt. Un intérêt qui n’est pas forcément celui du peuple qui voit ses conditions de vie se dégrader jour après jour. » C’est donc ce Gabon (là) qu’on voudrait perpétrer après la disparition d’Omar Bongo : le système qui régente le territoire gabonais depuis bientôt un demi-siècle, et qui a conduit le pays dans une faillite: Faillite morale, Culturelle, Politique et économique. Pour Omar Bongo son pouvoir est d’essence monarchique, pour qui, la richesse de la nation est une richesse patrimoniale ; c’est-à-dire, elle concerne le bien ou l'héritage communs de son groupe d’individus (de sa famille et des ses fidèles collaborateurs de la « politique du ventre ». Pour Omar Bongo Ondimba, la richesse nationale du Gabon est constituée des biens de famille reçus en héritage de l’Etat coloniale, dans le cadre de la Françafrique.

Et , dans cet ordre, ses héritiers, fils putatifs, spirituels et autres, tous ceux qui se réclament de lui n’ont pas de ressort pour réaliser la rupture qui conduirait au changement que veut le peuple!

En effet, ceux qui ont été aux affaires avec Omar Bongo Ondimba , et qui sollicitent aujourd’hui le peuple gabonais à leur confier la gestion du pays, suite à la mort du « père fondateur du système » qui a ruiné notre pays, par une gestion calamiteuse, faite de prédation de nos richesses, de corruption, d’enrichissement illicite d’une petite minorité, les 2% à peine, se devraient en toute honnêteté avant tout, rendre compte à priori, de l’état des lieux auquel ils ont tous contribué, au peuple souverain en démocratie.

C’est à partir de ce bilan d’un demi siècle de gestion du système Bongo auquel ils ont appartenus d’une façon ou d’une autre qu’ils pouvaient établir leur projet de société et définir comment ils entendaient résoudre les problèmes qu’ils ont contribué à créer. Au lieu de cela, prenant les Gabonais pour des tarés, ils s’exhibent en grand spectacle de manipulation des masses crétinisées. Pour, face à la situation actuelle du Gabon, au lieu de se résoudre à un changement du système, ils professent une alternance tarabiscotée à la tête de l’Etat, pour simplement un ravalement de façade. Il faut opérer le changement du régime actuel, vieux de plus d’un demi-siècle. L’idée d'alternance invoque un ravalement de façade. Les gesticulations actuelles au sein du microcosme politique gabonais, consistant à vouloir l'alternance au régime d'Ali Bongo Ondimba, n'est qu'une querelle d'héritiers du système en bute à un rival qui menace par sa gestion calamiteuse, la survie du système. Il ne peut pas avoir de succession au démurge Omar Bongo Ondimba. Il faut un changement de régime, de la conception même de la politique.

Le concept d’alternance démocratique au régime prédateur et immoral, n’est qu’un ravalement de façade. L’alternance invoque un ravalement de façade. Les gesticulations actuelles au sein du microcosme politique gabonais, consistant a vouloir tout simplement l'alternance à la tête de l’Etat, en chassant d'Ali Bongo Ondimba, n'est qu'une querelle d'héritiers du système en bute à un rival qui menace par sa gestion calamiteuse la survie du système et les fortunes constituées toutes de “biens mal acquis”. « Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat. Elles sont nées de la corruption ».

Pour avoir constamment imposé la paranoïa du pouvoir personnel au-dessus de la Loi fondamentale, les hiérarques de tous bords du « Système » ont créé et nourri la plus grande cause de violence possible qui, aujourd’hui pèse sur la nation gabonaise. Au sein du « Système », les politiciens s’entendent toujours sur le dos du peuple, comme larrons en foire. Sous les apparences de prétendus opposants, les chefs de “partis politiques” et barons du système ont créé des zones de convergences tacites avec « le Pouvoir. » Il s’est développé dans s les arènes politiques de notre pays une logique de mystification et de mensonge. La légitimité d’un régime ne viendra que du peuple, et non des combinaisons d’une succession orchestrée en dehors de la volonté populaire.

Et de nouveau comme dans le passé, pour le scrutin du 27 octobre, le PDG pour ce qui en reste, conscient de l’adversité de son incapacité atavique à gagner une élection transparente, avait déjà, selon les propos de ses adversaires et de nombreux citoyens, mis en place les stratagèmes plus machiavéliques en vue de renverser la tendance populaire.
C’est ainsi que par exemple, le journal LA UNE fait état de l’ouverture aux étrangers : « Les candidats à la fraude électorale sont à pieds d’ouvre, écrit le journal. Un africain d’origine nigériane plaisante devant une compatriote, à qui il a promis de « régler sa part de consommation d’électricité peut être en 2012 ». Tu vois, je t’avais dit que tu ne pourras contre moi. Regarde : on vient de me donner une carte nationale d’identité et je vais voter comme toi dans ton pays. » Il ajoute, sans rire, que « nous étions nombreux à aller faire ça.» Cette histoire n’est pas une anecdote sans fondement. J’ai personnellement des preuves de ressortissants étrangers pour la plupart de l’Afrique de l’Ouest (marabouts, Imans et autres individus pourvu qu’ils soient musulmans) possesseurs de cartes d’identité nationale gabonaise, qui leurs ont été données par des personnalités du régime, et non des moindres.

De son coté, Jean Ping aurait lui aussi usé des pratiques peu orthodoxe pour s’assurer de la victoire.

Répétons le à l’attention des assoiffés du pouvoir : « Sciemment mal organisée par les pouvoirs publics, volet tactique d’une stratégie de conservation du pouvoir, truquée d’amont en aval, épicentre des explosions politiques en Afrique, les élections, gangrenées par la fraude électorale d’État, sont la cause des violences politiques. »

Jean Ping, le candidat compradore de l’impérialisme néocoloniale.

Si en 2009, Ali Bongo Ondimba était d’abord et avant tout le candidat de l’étranger; comme le signifiait, le journal ORETY, titre en première page : Le Candidat de la communauté internationale ? Et le journal CLR, d’énoncer : « Selon des sources dignes de foi, le ministre de la Défense (…) serait pour le moment le candidat le plus cité dans les milieux diplomatiques. Même si les nations occidentales ne participent pas aux élections africaines, leur choix porté sur une candidature fait partie des prémices des relations qu’elles entretiendront avec le pays. Au moment où les concertations et autres accords se tissent dans différents états-majors politiques, les regards sont rivés sur l’ancienne puissance colonisatrice, la France.

Il n’est un secret pour personne que la France est incontournable dans toute prise de pouvoir dans les pays francophones d’Afrique. Le Gabon ne peut être une exception à la règle. Pour le moment, la candidature d’Ali Bongo Ondimba est très attendue, selon nos sources, dans les milieux politiques internationaux et surtout à Paris. L’auteur de l’article ajoute : « Même si le Président français, Nicolas Sarkozy avait déclaré à la presse en marge des obsèques de feu le Président Omar Bongo Ondimba que – la France n’a aucun candidat. Elle ne soutient personne (…) Les Gabonais choisissent qui ils veulent et la France travaillera avec le président ou la présidente choisi par les Gabonais- Pour l’oracle du journal ORETY : « Ce discours qui évoque la neutralité de la France sur les pouvoirs africains ne peut tromper que ceux qui y croient. »

En 2016, Jean Ping se serait substitué à Ali Bongo Ondimba, son frère devenu son rival en héritage du père. Il apparaît dans son activisme débordant, comme le choix de la “Françafrique, et de la communauté internationale. Un véritable agent compradore de l’impérialisme néocoloniale. Comme il a été relevé plus haut: selon lui-même : «Les soutiens de Paris, Washington, Brazzaville, Malabo, Johannesburg, Yaoundé, Dakar, … et même de Rabat lui sont presque tous acquis. . - "La France et la Chine sont l’avenir du Gabon »

L’activiste Robert Bourgi des Bongo à la rescousse:

Dans l’article intitulé- Les autorités gabonaises ont financé les observateurs électoraux- LE MONDE écrivait : « En 1993, lors de la première élection pluraliste qu’ait connue le Gabon, Omar Bongo avait été élu de justesse, avec 50,03% des suffrages. Cette victoire à la transparence et à l’arraché manquait de légitimité. Au point qu’il avait fallu plusieurs jours d’émeutes et un an de négociation pour que le Gabon retrouve un semblant de paix civile. Pour la présidentielle du dimanche 6 décembre, le président Bongo depuis trente et un an au pouvoir, n’a rien laissé au hasard (…), le corps électoral a gagné 100.000 membres, passant à 595.000, un chiffre élevé pour un pays qui ne compte pas plus d’un million de nationaux.

A l’inflation du nombre d’électeurs a correspondu celle des bureaux de vote, installés parfois très loin des quartiers qu’ils étaient censé desservir. (…).Dès le mois d’octobre, le déséquilibre était assez important pour qu’une organisation américaine, la fondation internationale pour les systèmes électoraux, avertisse que la sincérité du scrutin serait remise en cause si des mesures énergiques n’étaient pas prises. Dans la foulée la fondation Carter, qui devait envoyer des observateurs au Gabon le 6 décembre se désistait. Il est hors de doute que cette fois encore, le système qui a sans doute été bien rodé depuis ait servi au fils, héritier du père, et que son « frère Robert Bourgi » ait normalement activé le mécanisme.

En effet, selon le journal JA n°2540 du 12 au 19 septembre 2009 : • Une semaine avant le scrutin du 30 août, le secrétaire d’État français à la coopération et à la Francophonie Alain Joyandet, se rend discrètement en Guinée équatoriale pour y rencontrer le président Teodoro Obiang Nguema. Au centre des entretiens le Gabon.(…) À quelques jours du vote, l’émissaire de Nicolas Sarkozy vient donc à Malabo pour plaider la cause d’ABO… et faire savoir que, si Obiang Nguema cessait de soutenir exclusivement la campagne de son » cousin » fang André Mba Obame, ce serait un signe d’apaisement. • Le 29 août (…). C’est Robert Bourgi, l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy, qui dévoile les vraies intentions élyséennes. À la veille du scrutin, il confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo.

Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra[1]. • Alain Joyandet, Robert Bourgi. En réalité, plus que ces deux hommes, c’est Claude Guéant, l’homme le plus puissant de France après Sarkozy, qui tient le rôle central dans cette affaire de succession. Et cela dès 2008, quand Omar Bongo Ondimba présente les premiers signes d’une grave maladie. (…) En mai dernier, Claude Guéant( …), se rend au chevet de son ami Ali, hospitalisé à Neuilly-sur-Seine, près de Paris. Le 4 septembre, trois jours avant le message écrit de Nicolas Sarkozy, il est encore le premier responsable politique français à appeler le nouveau président gabonais pour le féliciter. Rien ne peut être plus évident que cette emprise dominatrice permanente de la France sur le noyau de son pré-carré africain que demeure le Gabon.

.Selon © 20minutes.fr . Robert Bourgi, au fait des dossiers sur le Gabon.

Dans un entretien à l’hebdomadaire Echos du nord, ce pilier de cette Françafrique de sinistre réputation a exprimé son inquiétude, imputant les tensions politiques actuelles (avant le scrutin présidentiel du 27 août, ndlr) au refus du dialogue. ( Griffin Ondo Nzuey dans POLITIQUE sur mercredi 30 mars 2016) .S’il dit ne pas avoir cessé de considérer le Gabon comme sa deuxième terre, Robert Bourgi ne s’en est pas moins éloigné ces dernières années, pour ne revenir qu’en novembre 2015. Si d’aucuns avaient tôt fait de penser qu’il était venu se rabibocher avec Ali Bongo envers lequel il avait eu des mots durs des mois auparavant, il a assuré que «non».

A la faveur d’un entretien à l’hebdomadaire Echos du nord, il a dit s’être rendu à Franceville pour faire son pèlerinage. «Je n’étais pas venu au Gabon pour rallier le régime d’Ali Bongo Ondimba», a-t-il assuré. Pourtant, celui que l’on présente comme l’héritier des tristement célèbres réseaux Foccart a montré quelque volonté de s’investir dans l’échéance électorale à venir. Pour Robert Bourgi, il s’agira de veiller au maintien de la sérénité du climat sociopolitique. D’autant plus que les positions des uns et des autres, et principalement le refus du dialogue par le pouvoir en place, confortent l’idée que si rien n’est fait, les mois qui viennent peuvent être rythmés par des tensions sociales.

«Je ne vous cache pas que j’aurais tant souhaité être présent aux côtés d’Ali Bongo Ondimba pendant ce septennat car vu mon passé aux côtés de son père, j’aurais pu l’orienter dans la bonne direction. Hélas, ce ne fut pas le cas», a-t-il regretté. Si son nouveau positionnement en tant que chantre de la paix peut apparaître comme un appel du pied au président de la République, Robert Bourgi a semblé soutenir qu’il est l’homme de la situation. «Lorsque ça ne va pas, on s’assoit tous au corps de garde. Je ne crois pas que je me sois écarté de cette voie. Je pense que l’accalmie actuelle ressemble à un calme avant l’orage. Je crois que ma mission dans ce sens auprès des Gabonais de tout bord, ceux de l’opposition comme ceux de la majorité, n’est pas terminée.

Ça aussi, les Gabonais doivent le comprendre», a-t-il déclaré. - Difficile de ne pas y voir une forme d’offre de service.- Ce que le candidat Jean Ping avait compris, et n’a pas hésité à acquérir son parrainage qui est devenu très agissant à dans son organisation pour chasser Ali Bongo Ondimba.

Parlant des dessous de l’imposture de l’opération Ping, Je souligne que : ,En concertation avec les réseaux françafricains, soutient du système, il aurait été décidé, afin de prévenir ce mauvais présage, de remplacer Ali Bongo Ondimba par un autre membre. Trois membres potentiellement en mesure de faire l'affaire sont retenus: André Mba Obame, Paul Toungui, et Jean Ping. André Mba Obame est immédiatement écarté pour deux raisons: d’abord, les membres du conseil se déclarent craindre une colonisation de l'ethnie fang dont André Mba Obame est issu. De plus la posture par trop nationaliste de ce groupe fait craindre l'idéologie sous-tendant "Gabon d'abord". La deuxième raison étant que son état de santé le disqualifie d'office. - Paul Toungui, le fait qu'il est du Haut-Ogooué et sa filiation matrimoniale par son épouse Pascaline Mferri Bongo ont estimé que le patronyme Bongo était devenu un problème pour le peuple gabonais, et même à l'extérieur.

Et risquait de confirmer une fois de plus le caractère monarchique du système. Jean Ping, par ses origines (de l'Ogooué Maritime), son expérience du pouvoir et par conséquent, sa connaissance de la classe politique du pays (ne se réclame-t-il pas héritier spirituel de son beau père?), sans oublier son carnet d'adresses dû à ses relations à l'extérieur du Gabon, sans négliger son alliance de sang avec les Bongo, toutes choses qui, pour les membres font de lui, le choix du clan, ainsi que les amis fidèles des réseaux françafricains. Des consultations auraient été menées auprès de ceux qui, le cas échéant seraient les futurs collègues africains de Ping. Consultations jugées toutes très positives. Ainsi, le choix du clan se porta sur Jean Ping, pour se substituer à son beau frère Ali Bongo Ondimba, afin de sauvé le règne de l'Emirat Bongoland-PDG.

Robert Bourgi, cet autre fils de l'Emir défunt, fut chargé d'annoncer officiellement le divorce et le futur limogeage avec Ali9. Ainsi, il confirmera cette décision de sa façon "subliminale" ne pas reconnaître feu Omar Bongo Ondimba dans celui qui gouverne le Gabon depuis 2009. Il s'engagea d'aider le nouvel oint du clan Jean Ping. Dans le cadre de la stratégie, il fut décidé le sabordage du PDG, par ses principaux hiérarques, par la création d'une nouvelle structure, qui permettrait en réalité, la restructuration du PDG sous une nouvelle forme. Le nouveau parti, constitué à sa création par tous ceux qui sont sortis du PDG, ainsi que des pourfendeurs de l'ancienne forme.

La nouvelle formulation se présentant comme un parti radical de l'opposition, porteurs tous les espoirs du peuple. Dans un premier temps, les membres influents du clan soutiendront le nouveau parti dans l'ombre, pour le rallier officiellement par la suite.

L’homme de l’ombre, l’homme de la Françafrique qui fut mandaté par Nicolas Sarkozy pour s’assurer de l’installation d’Ali Bongo au pouvoir, suivant les instructions de l’Elysée : « Ali, rien qu’Ali » ; cet homme Robert Bourgi, vient de faire une déclaration à la diaspora Gabonaise dans laquelle il se désolidarise complètement de tout support a Ali Bongo. L’avocat d’affaires franco-sénégalais, qui se définit comme l’héritier spirituel de Jacques Foccart, personnage central de la «Françafrique», est depuis lui aussi un manifestant actif avec la diaspora gabonaise en France.

La guerre des lobbies.

Si l’élection présidentielle est bel et bien terminée au Gabon, dans l’ombre, les deux principaux adversaires Jean Ping et Ali Bongo;n’ont pas cessé de mener leur campagne auprès des élus américains, pour tenter de les convaincre de leur victoire respective. Plusieurs semaines après l’annonce des premiers résultats et la confirmation de la Cour constitutionnelle de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle d’août dernier, Jean Ping n’a pas fini de décrier le «vol» dont il assure avoir été victime de la part des autorités gabonaises, notamment celles en charge de l’organisation de cette élection.

Après avoir invité la communauté internationale, la France en particulier, à «prendre ses responsabilités» et à le reconnaître comme «le véritable président élu du Gabon», l’ancien président de la Commission de l’Union africaine tenterait depuis plusieurs semaines de rallier les élus américains à sa cause. Il s’appuierait sur l’avocat Craig H. Metz, du cabinet Nelson Mullins Riley & Scarborough avec lequel il travaille depuis plusieurs années. Rémunéré à hauteur de 50 000$ (environ 29,4 millions de francs CFA) par mois, l’ancien directeur de cabinet du représentant républicain de la Caroline du sud, Floyd Spence, a la mission de convaincre les parlementaires américains à reconnaître la victoire de Jean Ping, croit savoir La lettre du continent.

L’opposant est également représenté à Washington par un cabinet de lobbying, CD Global Strategies, dont le fondateur, Calvin Dark, fut longtemps le lobbyiste du Maroc aux Etats-Unis. Pourtant, à l’image de la France ayant récemment réaffirmé son soutien aux autorités de Libreville, rien ne permet de présager que cette tentative de Jean Ping puisse aboutir au résultat escompté. D’autant qu’en face, le vainqueur officiel du scrutin n’a pas cessé d’activer ses lobbies. Selon nos confères, c’est notamment le cabinet Ogilvy, filiale du géant britannique WPP, qui s’occupe de «convaincre les parlementaires américains de la réalité de la victoire (d’Ali Bongo), validée par la Cour constitutionnelle gabonaise». Ce cabinet qui «mobilise pas moins de six lobbyistes», s’appuie sur «un contrat de 243 000$» (environ 142,9 millions de francs CFA) signé avec la présidence gabonaise. Mieux, le même cabinet, par l’entremise de James Stewart, un ancien porte-parole du Parti travailliste, est également chargé de vendre les qualités de son client auprès des institutions et des parlementaires britanniques.

Preuve s’il en fallait une de plus que nos deux principaux prétendants à la tête de l’Etat gabonais, les clans et les individus qui sont en compétition pour le pouvoir ou les avantages que procurent le pouvoir au sein du système; classe compradore dans son ensemble, elle lie son sort et celui de l’Etat , qui lui sert de moyen d'exercice de son pouvoir, aux puissances impérialistes néocoloniales, et particulièrement à la France, l’ancienne puissance coloniale; qui, est resté sous Omar Bongo Ondimba, le pouvoir de fait dans le cadre de la Françafrique.

Maintenant que, après qu’une partie des pays occidentaux avait d’abord clairement exprimé ses doutes dès l’annonce des résultats de la présidentielle au Gabon, l’Union européenne et la France ont finalement réaffirmé leur soutien aux autorités gabonaises; l’on pourrait être amené à penser que les lobbies d’Ali Bongo ont été les plus percutants sur ce coup.

Comme en 1960, lors de l’octroi de l’indépendance octroyée, comme en 1967, pour la succession de Léon Mba, la France est resté fidèle à la maison de son fidèle serviteur Omar Bongo Ondimba.
Ainsi, comme on peut le comprendre, le système PDG. OMAR BONGO ne fonde pas son pouvoir sur la légitimité du peuple gabonais. C’est un système de compradores de la légitimité de l’étranger : Noyau de la Françafrique, mis en place par la France, l’ancienne puissance coloniale.

Selon Maurice Robert : - Dire que j’ai été le Pygmalion de Bongo, c’est donc en partie exact,… C’est vrai que j’ai été très tôt convaincu de sa capacité à diriger le Gabon. Il est vrai aussi que je me suis attaché à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour favoriser son ascension politique. Mais sa carrière n’a pas été l’œuvre d’un homme isolé, le résultat de la volonté du seul Maurice Robert. Elle a été le fruit d’une réflexion politique menée, ou en tout cas validée, au plus haut niveau de l’État français. La capacité de Bongo à exercer la magistrature suprême, dans le respect des intérêts franco-gabonais, ne faisait aucun doute. D’où la nécessité évidente de le promouvoir pour préparer la succession de Léon M’Ba. Cette action a été coordonnée avec Foccart, Delauney, Ponsaillé et quelques autres.

Certes : L’Etat gabonais « s’est formé au cours d’un siècle de péripéties d’histoire coloniale, son achèvement ne datant que de 1946. Les populations rassemblées à l’intérieur des frontières définies par la colonisation n’ont accédé à la souveraineté politique qu’en 1960 ; ce sont là événements très récents. Mais ils ont été précédés de gestation qui, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, a progressivement délimité un espace, lui a donné un statut politique de territoire en le soustrayant à l’étendue forestier inorganique de l’Afrique centrale. La République gabonaise est l’aboutissement de cette création “ex nihilo ”.

Elle en est l’héritière, et l’héritage est encore si vivant et si proche que la compréhension de la situation actuelle ne peut que s’enrichir des réponses à la question : “pourquoi le Gabon, comment le Gabon ?” » Par conséquent, on peut admettre que la France ait un droit de regard sur le Gabon ; qu’elle n’y a pas que des intérêts économiques, mais qu’elle a davantage un intérêt moral. C’est en quelque sorte le fondement de « son droit d’intervention » dans le développement du Gabon. « La République gabonaise est l’aboutissement de cette création “ex nihilo ”. Elle en est l’héritière, et l’héritage est encore si vivant et si proche que la compréhension de la situation actuelle ne peut que s’enrichir des réponses à la question : “pourquoi le Gabon, comment le Gabon ? »

Cependant, aujourd’hui, la personnalité gabonaise est une réalité indiscutable. L’espace-Gabon déterminé dans sa configuration par la France est devenu le lieu d’émergence d’une conscience nationale, un État-nation. Il convient donc que l’État français et la classe politique française reconnaissent et acceptent dans les faits, cette réalité.

L’aggravation actuelle de la crise du fait de l’affrontement Pin/Ali Bongo:-Un drame pour le peuple en feuilleton “Dallas” en pire,ou à la saga “Borgia”

Pour le reste, la crise du régime qui a pris une gravité exceptionnelle, à la suite du scrutin présidentiel du 27 août dernier, est comme une tragédie en feuilleton “Dallas” en pire, comme le déclare l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique; ou selon le journal Jeune Afrique, d’une épisode des Borgia; les deux parties s’affrontant soutenue chacune, par des activiste et autres barbouzes des arcanes nauséeuses de la Françafrique certes agonisante. Ce triste et abominable spectacle,, qu’on présente ainsi, au peuple gabonais ne pourra jamais indéfiniment le distraire, en le détournant de l’objectif qu’il s’est assigné à savoir :; se libérer de l’oligarchie Bongo.

Voilà la vérité de ce qui a résulté du drame de l’affrontement somme tout fratricide Jean Ping et Ali Bongo.

- Nous devons rechercher la vérité pour construire un avenir juste. Car comme le prescrit le TALMUD : “Si tu veux savoir où tu vas, sache d’où tu viens” Il nous faut à tous du courage pour faire face à la crise actuelle.

« Le courage consiste à faire ce qui est juste ».

« Contester le chef quel qu’il soit ? Oui. Courage fuyons loin des aventuriers et autres imposteurs en quête du pouvoir pour le pouvoir, afin d’assouvir leur besoin de la politique du ventre, au détriment du peuple… !

Pourquoi pour moi : - POUR LA CAUSE DU GABON JE NE RESTERAI PAS INACTIF. POUR LA CAUSE DE MON PEUPLE, JE NE ME TIENDRAI PAS TRANQUILLE. Jusqu’à ce que ressorte, comme clarté sa justice, et son salut comme un flambeau qui brûle.

Note [1] - Note : On notera ici que l’électeur dont il s’agit n’est sans doute pas l’indigène gabonais. Il s’agit sans doute de celui qui a voté à Beyrouth à 100% pour son candidat Ali Bongo, et qui constitue le nouveau « colonat » français, syro-libanais, ouest-africains, et autres constituant la classe des privilégiés du pays, au service du système.


Dimanche 13 Novembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...