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Martin Edzodzomo - Ela «Information».« Communication ».Les travers de la culture de la communication.

l'info réelle 7J/7 - Martin EDZODZOMO-ELA le Samedi 18 Mars 2017 à 09:15 | Lu 753 fois



Il fut un temps où les journaux, la radio, ce que l’on désigne aujourd’hui par « médias », étaient des organes d’information. Aujourd’hui, le vocable « médias » évoque davantage un instrument de la communication.
Information[1] :

Le mot information est parfois utilisé pour théoriser des choses pratiques relevant en réalité de la perception : un individu a faim parce que son estomac l'a informé de son besoin. La chaleur d'une flamme l'informe du risque de brûlure. Il est informé de la visite prochaine d'un ami. L'information peut être parlée ou écrite et consiste à « savoir ce qui se passe », qu'il s'agisse de l'état du monde ou dans la vie d'un interlocuteur, ce qu'on n'a ni vu, ni entendu directement.

Pendant des siècles la rareté de l'information, et la difficulté de sa transmission étaient telles « que l'on croyait de bonne foi que l'information créait de la communication », explique le chercheur Dominique Wolton [2].
Inversement, dans un message reliant deux êtres humains, l'information n'est qu'une toute petite partie de la communication, d'où la fréquence des alentendus[3], selon Irène Lautier, directrice de la Faculté des Sciences du sport de l'Université de Lille II. Selon Dominique Wolton, le mot « information » est « d'abord lié à une revendication politique : la liberté d'information comme condition de la démocratie et le complément de la liberté de conscience », puis « le symbole de la presse » et du « droit de savoir ce qu'il se passe », avant d'être repris dans l'informatique, pour parler de « système d'information » d'une entreprise.

Le développement d'Internet a multiplié les communications sous forme de blogs et de courrier électronique, riches en commentaires, où la part d'information est dès le départ modeste et plus faible que dans les « systèmes d'information » des entreprises. Pour informer un ami d'une visite, il est plus efficace de lui téléphoner que de lui envoyer un mail.

L’information est un concept.

Au sens étymologique, l'information est ce qui donne une forme à l'esprit. Elle vient du verbe latin informare, qui signifie « donner forme à » ou « se former une idée de ». L'information désigne à la fois le message à communiquer et les symboles utilisés pour l'écrire ; elle utilise un code de signes porteurs de sens tels qu'un alphabet de lettres, une base de chiffre, des idéogrammes ou pictogrammes. Hors contexte, elle représente le véhicule des données comme dans la théorie de l’information hors support, elle représente un facteur d'organisation. On touche là à un sens fondamental, où l'information est liée à un projet. Il peut être construit, comme un programme informatique, ou auto-construit, comme la matière. Action d'informer quelqu'un, un groupe, de le tenir au courant des événements :
La presse est un moyen d'information

La communication


Selon "Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique ; Etymologie : du latin communicare, mettre en commun, faire part de, partage, dérivé de communis, commun. La communication est l'action de communiquer, de transmettre des informations ou des connaissances à quelqu'un ou, s'il y a échange, de les mettre en commun (ex : le dialogue). Le mot communication désigne aussi le contenu de ce qui est communiqué (ex : avoir une communication urgente à faire) ou le fait d'être en relation avec quelqu'un (ex : couper une communication). En sociologie et en linguistique, la communication est l'ensemble des phénomènes qui peuvent intervenir lorsqu'un individu transmet une information à un ou plusieurs autres individus à l'aide du langage articulé ou d'autres codes (ton de la voix, gestuelle, regard, respiration...).

La science de la communication a pour objet de conceptualiser et de rationaliser les processus d'échange, de transmission d'information entre deux entités (individus, groupes d'individus ou machines). La chaîne de communication est constituée : de l'émetteur (ou expéditeur), du récepteur (ou destinataire), du message qui est transmis de l'un à l'autre, du code qui sert à transmettre le message (ex : la langue) , le canal de transmission (ex: de vive voix, téléphone...), le contexte.

La même entité peut être alternativement émettrice ou réceptrice. Dans une entreprise, la communication est l'ensemble des techniques et moyens lui servant à se présenter elle-même, son activité ou ses produits et services. Les objectifs peuvent être d'améliorer son image, d'accroître sa notoriété ou d'augmenter les contacts avec des clients potentiels. La science de la communication (on parle parfois de théorie de l'information) fait intervenir les connaissances de plusieurs autres sciences : linguistique, techniques de télécommunication (comme la téléphonie), psychologie, sociologie, politique, anthropologie.

La communication est l'action de communiquer, d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un
Information et communication,quelles différences ?

Les progrès technologiques ont dopé la communication, par la rotative et le chemin de fer au xix siècle, puis les ondes hertziennes, le satellite et Internet. L'imprimerie et le train réduisant à une nuit la durée séparant la production et la consommation de l'information, la presse écrite diffuse des contenus informatifs beaucoup plus importants: quotidiens de 32 pages puis 64 pages, profitant de coûts moins élevés. La croissance économique, la colonisation puis la décolonisation, le développement boursier, génèrent une demande accrue d'information, essentiellement quantitative.
L'audiovisuel et Internet ont encore abaissé les coûts de diffusion mais pour des contenus informatifs plus restreints : le nombre de mots d'un journal télévisé est celui d'une page seulement de journal écrit, et twitter se limite à des messages de 140 signes.

L'information et la communication, sœurs solidaires, sont devenues des sœurs ennemies, luttant pour s'approprier un espace de contenu restreint, surtout quand les médias touchent un public très large.
L'opposition information / communication s'est installée dans tous les domaines, y compris des disciplines jugées austères comme la finance. Anne Guimard, chercheuse titulaire d'un doctorat en finance internationale, a ainsi établi en 1998 que « si l'information financière regroupe les données objectives, avec le passage à la communication financière, on entre dans le domaine des données subjectives », réflexion qui amène à une position plus prudente sur la notion historique d'information financière, forcément imparfaite, pour parler de « connaissance financière plutôt que d'information financière »5.

Par sa subjectivité, la communication financière ne pourrait donc jouer un rôle qu'au niveau de la circulation de connaissances, et non au moment de la circulation d'informations, concept jugé plus exigeant. Cette évolution est significative d'une demande accrue d'information, au plan cette fois plus qualitatif. Elle inclut un souci d'objectivité qui inspire le titre d'une revue financière, Le Pour et Contre, emblématique de l'’histoire de la presse économique et financière

Le journalisme ne s'est que très progressivement adapté à ces nouvelles données. Au milieu des année 1990 émerge d'abord le paradigme de « journalisme de communication », promu en 1906 par les universitaires québécois Jean Charon et Jean de Bonville. Fournisseur de médias « omniprésents dans la vie quotidienne » et « capables de couvrir en direct presque toutes les actualités », il adopte les mimiques du « journalisme citoyen », sur le plan de l'hyper-subjectivité, non seulement assumée mais affichée, quitte à se confondre avec les commentaires laissés par les internautes sous les articles ou sur les blogs.

D'autres estiment que cette accumulation de commentaires, mais surtout de communications qui viennent parfois « souiller » la qualité de l'information ouvre au contraire au journalisme un boulevard, pour assumer son rôle très particulier de sélection et de validation des données, afin d'en faire des informations. En recoupant et questionnant les sources officielles d'information, en recourant au besoin à la protection de sources d’information des journalistes, il devient capable de transformer de la pure communication en information et devenir ainsi le centre producteur de l'information.

La déontologie demande en particulier aux médias de « revendiquer le libre accès à toutes les sources d’information ». La liberté d’accès aux documents administratifs et informations classées, prévue aux Etat-Unis par le Freedom of Information Act , est renforcée lorsqu'une source interne peut orienter le journaliste, en étant protégée par l'anonymat. Ce sont alors des pans entiers de données publiques qui sont susceptibles de se transformer en informations utiles, susceptibles de valoriser, par la comparaison, d'autres stocks d'information plus accessibles, voire de favoriser le travail des chercheurs dans les pays où la liberté d’accès aux documents administratifs n'existe guère.


Les travers de la culture de la « communication »

Même dans les sociétés occidentales, reconnues comme des sociétés démocratiques, et, malgré les efforts en la matière, il ya des opacités dans la vie publique des citoyens. Cela alimente chez les citoyens, les thèses de complots, « prétendant que « l’on leurs cache des choses », pour le plus grand bénéfice des forces obscures ! On accuse alors les médias, les juges, le pouvoir, d’être les agents de cette conspiration du silence.

Mais, quand certains faits douteux sont révélés, on reproche à ces mêmes agents un acharnement partisan, scandaleux et inapproprié. On use de toutes sortes d’arguties juridiques et de dérobades afin que la vérité ne puisse être faite sur ces pratiques éventuellement délictueuses.

Nous vivons cette situation au Gabon, avec toutes ces élucubrations au sujet des détournements de fonds publics des agents publics (ministres, et hauts fonctionnaires de l’Etat) ; que le régime d’Ali Bongo Ondimba, fait éclater en public, depuis 2009 ; allant des détournements des budgets des fêtes tournantes, des marchés publics, etc.
Par rapport à ce fait, il me revient l’exhortation suivante, de l’apôtre Paul aux Éphésiens : « Ne vous associez pas aux œuvres stériles des ténèbres, démasquez-les plutôt. Ce que ces gens font en secret on a honte même d’en parler ; mais tout ce qui est démasqué est manifesté par la lumière.»[4]


La clarté et la transparence.

Il de saluer, et de soutenir le rôle des personnes et instances qui, en ce moment, dans notre pays où le combat pour une société démocratique est engagé, travaillent à faire venir au grand jour, ce qu’on voudrait garder secret. Notamment, en ce moment, le racket et les violences policières, les pratiques abusives de la plupart de nos politiciens, le comportement qui, même légaux, posent des questions morales.

Les faits présumés sont d’autant plus graves et inquiétants que leurs auteurs ont ou auront précisément la charge de garantir le respect du droit.

Mais, cette exigence de clarté ne saurait toutefois être confondue avec la quête ambiguë, dangereuse et illusoire de transparence. Grâce aux performances des nouveaux moyens de communication, on pense pouvoir tout connaître de chacun, et on le veut, pour des motifs divers : commerciaux, médiatiques, professionnels, sécuritaires, etc. Le légitime besoin d’informer conduit souvent les médias à traquer ce qui relève de la sphère privée, à mettre en scène et exhiber l’intime, en vue de faire le buzz.

Certes, la frontière n’est pas toujours facile à distinguer entre clarté nécessaire et transparence, surveillance légitime et ingérence, contrôle indispensable et intrusion. Mais, pour une presse à la solde, ou d’égout, assujettie par l’idéologie de la communication, la tendance générale va toujours plutôt vers les dérives.


Les chiens de garde. »

De nos jours, et dans notre pays le Gabon, les « simulateurs », disposent des organes de presse appelés « médias », particulièrement des « journaux ». Metteurs en scène de la réalité sociale et politique, intérieure et extérieure, ils les déforment l’une après l’autre. Ils servent les intérêts des maîtres du monde. Ils sont les nouveaux chiens de garde. Or ils se prétendent jouer le « contre-pouvoir » : Vigoureux, irrespectueux, porte-parole des obscurs et des sans voix, forum de la démocratie vivante. Un sacerdoce que les Américains ont ramassé en une formule comme ils en sont friands : « réconforter ceux qui vivent dans l’affliction et affliger ceux qui vivent dans le confort ». Au Gabon le « contre-pouvoir » s’est ankylosé.

Et il s’est retourné contre ceux qu’il devait servir. Pour servir ceux qu’il devait surveiller. Mais la loi du silence des trahis de ce pseudo-pouvoir des médias se craquelle. La profondeur de la déchirure rend insupportable le bourdonnement satisfait des lignes éditorialiste de nos médias. L’impudence de leur société de connivence dans un périmètre idéologique minuscule, multiplie les affrontements factices, les notoriétés indues, les services réciproques. C’est pourquoi, une partie éclairée de l’opinion enfin se rebelle contre le spectacle affligeant de cette presse embarquée. Un journalisme de révérence, et à la limite de délation ; devenu le principal outil de manipulation mentale du peuple, au service des coteries de l’oligarchie compradore qui a régenté le Gabon depuis 1964. "Des médias de plus en plus concentrés, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre. Longtemps, le désir de transformation sociale continuera de buter sur cet obstacle."[5]


La manipulation.

Etymologie : du latin manipulus, poignée, de manus, main. La manipulation, au sens abstrait, désigne l'emprise exercée par une personne sur une ou plusieurs autres dans le but de contrôler leurs actions ou leurs sentiments. La manipulation est considérée comme une manœuvre trompeuse voire perverse et a une forte connotation péjorative. Elle est, dans toutes les civilisations, décriée par la morale. Cependant cette définition est ambiguë dans la mesure où le simple fait de se faire des amis ou de "draguer" pourrait être considéré comme de la manipulation.
En bourse, la manipulation est une pratique illégale qui consiste à acheter ou à vendre des actions pour en faire monter ou baisser le cours afin d'inciter à l'achat ou à la vente, ou de donner une impression trompeuse d'activité.


La Manipulation mentale.

La manipulation mentale désigne une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement d'un individu ou d'un groupe d'individus, par l'utilisation de techniques de persuasion et de suggestion mentale qui permettent de contourner le sens critique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations. La manipulation mentale se différencie de la domination, par le fait qu'elle essaie d'obtenir de la ou des victimes qu'elles se comportent d'elles-mêmes, comme l'ont prévu les manipulateurs, et sans qu'elles soient conscientes de la suggestion extérieure.

Les méthodes de manipulation mentale sont souvent utilisées par les sectes, mais elles se rencontrent aussi très fréquemment dans le domaine politique, religieux, professionnel, familial.
La manipulation mentale s'appuie en général sur : - l'émotion (peurs, affection, espoirs) et l'instinct ; la répétition, la pression physique, morale et mentale ; des biais cognitifs (distorsions systématiques dans le traitement de l'information, (désinformation, information biaisée), simplifications rhétoriques, sophismes...) ; les systèmes de "récompense" et de "punition"; etc.

Si donc la clarté est indispensable pour une saine démocratie, le concept de transparence, à l’usage de dirigeant de l’Etat [ Big Brother ], une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés]. Il peut prendre le visage de la tyrannie, dès lors qu’elle prétend accéder à l’intériorité du sujet, mettre la main sur ce que la Bible appelle le « cœur ». Les Écritures en parlent comme d’un lieu de doutes et des incertitudes, de clarté et d’obscurités, où Dieu rejoint l’Humain par sa Parole.
En dehors de lui, « le cœur de l’homme est impénétrable [6]» et prétendre y accéder est la vieille tentation idolâtre de toute-puissance. Dieu seul « examine les reins et les cœurs », c’est pourquoi le psalmiste se tourne vers lui : »Retiens mon cœur sur la pente du mal, que je ne me livre pas à des pratiques impies, avec des hommes malfaisants[7] »

[1] Wikipédia- L’encyclopédie libre

[2] « Information et communication : dix chantiers scientifiques, culturels et politiques » [archive], par Dominique Wolton, du Laboratoire communication et politique du CNRS, à Paris.

[3] Expression - Communication » [archive], par Irène Lautier, directrice de la Faculté des Sciences du sport de l'Université Lille II.

[4] Éphésiens5,11-12

[5] Serge Halimi - Les nouveaux chiens de garde, 2005

[6] Psaume 64,7

[7] Psaume 141,4

Samedi 18 Mars 2017
Martin EDZODZOMO-ELA
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