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Martin Edzodzomo-Ela : De la société civile

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 26 Juin 2016 à 00:00 | Lu 390 fois



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La société civile est « le domaine de la vie sociale civile organisée qui est volontaire, largement autosuffisant et autonome de l'État »1. Une élection est un des événements principaux où la société civile se trouve mobilisée, notamment à travers l'éducation de l'électorat. C'est le corps social, par opposition à la classe politique.
La société civile regroupe l'ensemble des associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif, si on généralise la définition établie par l'UNESCO pour le domaine de l'éducation2. Il s'agit donc de l'auto-organisation de la société, en dehors de tout cadre institutionnel (au sens politique du terme), administratif ou commercial.
L'origine de ce terme vient du grec « koinônia politikè » (« κοινωνία πολιτική », littéralement, la « communauté politique ») ; notion dont les plus anciennes traces se trouvent chez Aristote et terme traduit en latin en « societas civilis » par Cicéron, il servait à définir l’unité politique de la Cité

Distinction entre citoyens et organisations

La société civile est avant tout la totalité des citoyens d'une commune, d'une région, d'un État-nation ou, maintenant, de l'Union européenne. Toutefois, dans la pratique, ceux-ci n'agissent pas individuellement mais dans le cadre associatif. Une telle association peut être considérée représentative à condition qu'elle ait été constituée sur la base de la volonté et des propres intérêts des citoyens se déclarant formellement et juridiquement membres de l'association.
Le Livre Blanc de la gouvernance de l'Union européenne donne cette définition : « La société civile regroupe notamment les organisations syndicales et patronales (les « partenaires sociaux »), les organisations non gouvernementales (ONG), les associations professionnelles, les organisations caritatives, les organisations de base, les organisations qui impliquent les citoyens dans la vie locale et municipale, avec une contribution spécifique des Églises et communautés religieuses ».

Il y a dans cette conception le risque d'une certaine confusion entre la société comme ensemble des citoyens et des organisations censées représenter leur volonté, surtout quand certaines d'entre elles prétendent incarner l'ensemble des citoyens et s'attribuent ainsi une légitimité de représentant de « la » société civile en général.

Pour qu'une telle association ou organisation soit en effet une partie active et l'expression de la volonté de citoyens, il s'avère nécessaire que les associations formant la société civile disposent d'une structure et d'une forme d'action intérieure tout à fait démocratiques. Ces nécessités excluent par conséquent des organisations qui ont été constituées par l'État, l'économie ou des églises.

Il n'en reste pas moins qu'une association traduit une perception des questions de société qui lui est spécifique, avec une certaine manière d'appréhender la globalité qui n'est pas nécessairement représentative de la société dans son ensemble.

L’Etat et la guerre chez Hegel et Nietzsche .
Par André Stanguennec

« J’apporte la guerre. Pas entre les peuples... J’apporte la guerre, une guerre entre montée et déclin, entre vouloir-vivre et désir de se venger de la vie, entre sincérité et dissimulation... »
Les thèmes les plus constants de la philosophie politique de Nietzsche sont déjà fixés dans cet essai. L’analyse commence par prendre le contre-pied des thèses « actuelles » sur le fondement de l’État : « des fantômes tels que la dignité de l’homme, la dignité du travail » (ibid., p. 177). Une commune conviction sous-tend les philosophies dominantes de l’État, qu’elles soient libérales ou socialistes, conviction que l’on peut formuler ainsi : c’est seulement sur les exigences de la société civile que repose finalement la dignité de l’État. Mais comme la société civile est tendue entre deux pôles antagonistes, celui du travail et celui de l’entreprise capitaliste, les uns font valoir « la dignité du travail », tandis que, pour les autres, il s’agit de se référer aux « droits de l’homme » (ibid.), entendus ici comme les droits de l’homme d’entreprise.

X ; Avant Nietzsche et d’une manière semblable à lui, Hegel avait contesté que l’État soit seulement un moyen de satisfaire les besoins – au demeurant contradictoires – de la société civile moderne : « Si l’État est confondu avec la société et si sa destination est située dans la sécurité et la protection de la propriété personnelle, l’intérêt des individus singuliers comme tels est alors la fin dernière en vue de laquelle ils sont réunis et il s’ensuit également que c’est quelque chose qui relève du bon plaisir que d’être membre de l’État. » 

xx. Comme chez Nietzsche, l’ « objectivation » politique de l’État rationnel (cf. le concept d’ « esprit objectif ») est une œuvre donnant une forme régulière et unifiante à ce matériau fait de diversités hétérogènes qu’est la société civile. Platon et Aristote étaient, de ce point de vue aussi pour Hegel, des modèles de pensée politique. C’est par leur participation plus ou moins directe aux systèmes des différents pouvoirs, législatif et exécutif, subordonnés au pouvoir princier, que les citoyens acquièrent une dignité proprement éthique.

Hegel, certes, construit un concept synthétique de l’État qui concède une dimension de vérité à la perspective « sociale » et « libérale » sur l’État – ce que Nietzsche considère comme une faiblesse inacceptable –, puisque le désir de reconnaissance politique des besoins de la société civile est, dans l’ordre dialectique de la connaissance, ce qui motive la demande d’intervention d’un « État extérieur » ; mais, dans l’ordre de l’être, la justification première de l’État est purement éthique, relevant du seul intérêt pour l’objectivation de la liberté pensante dans une œuvre de la praxis communautaire, par où Hegel retrouve la grande affirmation platonicienne de l’art politique considéré comme fin en soi.

xxx. Dans la synthèse hégélienne, les deux dimensions de justification ne sont nullement « juxtaposées » : c’est la première qui appelle son dépassement par la seconde, puisque, à elle seule, la perspective purement instrumentale de la société civile sur l’État ne peut qu’échouer et renforcer les conflits de la société, point sur lequel Hegel et Nietzsche sont parfaitement accordés. Dit plus simplement : chez Hegel, l’ « homme » de la société civile doit se dépasser en « citoyen », s’objectiver en lui-même, en tant qu’homme, pour lui-même, en tant que citoyen, d’où « (...) la tension, comme on a pu l’écrire, de l’homme social et du surhomme qu’est le citoyen » [5][5] B. Bourgeois, Études hégéliennes, Paris, PUF, 1992,....

Hegel ne renonce évidemment pas à son rationalisme et à son idéalisme politique, mais il conçoit en effet, à la manière de Nietzsche, la motivation purement politique comme « sur-humaine » au sens, évidemment spéculatif, de « méta-humaine », l’ « homme » étant défini stricto sensu, en tant que distinct du « citoyen », de la même façon que dans l’essai nietzschéen, comme l’individu sous l’aspect seulement de sa présence dans la famille et la société civile. Mais sans aucun doute, à cette motivation purement éthique du politique pour une politique de la rationalité communautaire (par où Hegel retrouve Aristote), Nietzsche préfère celle de la surhumanité du génie artiste, en tant que génie d’abord guerrier.

xxxx. Nietzsche compare à « la transmutation pour ainsi dire chimique » (ibid., p. 185) de métaux étrangers dans la fusion d’un alliage résistant. L’œuvre d’art politique primitive, qu’il faut réinstituer dans les périodes de guerre civile et d’égoïsme social, réalise seule l’unité d’une société initialement et contradictoirement divisée par les passions sociales : « L’homme soumis à l’état guerrier est un instrument du génie militaire et (...) son travail n’est aussi qu’un instrument de ce génie » (ibid., p. 186). Ce n’est donc pas en tant qu’homme, ni en tant que membre d’une famille ni en tant qu’agent d’une classe de la société civile, que l’homme détient un « droit » et une « dignité » légitimes, mais bien en tant que l’art politique-guerrier l’élève à la dignité de sujet et de citoyen, « (...) où il faut tirer la conséquence d’ordre éthique : l’homme “en soi”, l’homme “en général” n’a ni dignité ni devoirs »

xxxxx. Concluons. Au-delà de différences de principes totalement irréductibles entre les deux philosophies concernant les deux fondations de l’État, éthiquement rationnelle et idéaliste, d’un côté, vitalement passionnelle et naturaliste, de l’autre, plusieurs éléments de convergence entre les deux philosophes ont pu être mis en évidence au cours de nos analyses comparatives, successivement : la référence positive au modèle grec, d’abord ; le dépassement de la société civile par et dans un État surmontant l’utilitarisme et l’artificialisme libéral, ensuite

[Quand, dans la circonstance présente ; notre peuple prend de plus en plus conscience de la nécessaire prise en main de son destin comme nation souveraine, gouvernée par l’idéal démocratique. La maîtriser de l’outil conceptuel des concepts et des idées qui nous viennent de l’Occident, et qui gouvernent le monde moderne, est indispensable à ceux qui, dans notre pays s’engage à l’action politique, pour l’édification d’une nation gabonaise fondée sur la base de l’idéal démocratique.]

La finalité de la politique.

Pour le grand écrivain russe ; Soljenitsyne : « Nul ne peut ignorer la politique tant elle régit la vie commune et la chose publique.- Pour les gens qui ne connaissent pas de sphère supérieure, le pouvoir est un poison cadavérique. Rien ne peut les sauver de sa contagion.»

En effet, la politique est une œuvre collective, permanente, une grande aventure humaine. Elle a des dimensions sans cesse nouvelles et élargies. Elle concerne à la fois la vie quotidienne et le destin de l’humanité à tous les niveaux. L’image qu’elle a dans notre société (la société gabonaise) a besoin d’être revalorisée. Elle est une activité noble et difficile. Les hommes et les femmes qui s’y engagent, ainsi que tous ceux et celles qui veulent contribuer au « vivre ensemble », méritent notre encouragement. Ainsi la politique a une finalité.

Réaliser le vivre ensemble

La politique a en effet comme ambition de réaliser le « vivre ensemble » de personnes et de groupes qui, sans elle, resteraient étrangers les uns des autres. « Ceux qui soupçonnent la politique d’infamie s’en font une idée courte... L’action politique a un fantastique enjeu : tendre vers une société dans laquelle chaque être humain reconnaîtrait en n’importe quel autre être humain son frère et le traiterait comme tel. »

Poursuivre le bien commun

L’organisation politique existe par et pour le bien commun, lequel est plus que la somme des intérêts particuliers, individuels ou collectifs, souvent contradictoires entre eux.

Maîtriser la violence

La violence est au cœur de la condition humaine. L’un des buts de la politique est de la maîtriser partout où elle est présente : délinquance, criminalité, injustice flagrante, conflit d’intérêt, guerre renaissante, menace pour la paix intérieure ou extérieure.

La politique est en quelque sorte « englobant majeur » des différents secteurs de la vie en société : économie, vie de famille, culture, environnement. On tomberait vite dans le totalitarisme si l’Etat prétendait assumer la charge directe de l’ensemble des activités quotidiennes. Le mobile de l’action politique se nourrit d’une posture de compréhension. La politique devient alors une culture. De la culture : un savoir, changer le cours des choses sans que personne ait été humilié. C’est pourquoi, il faut valoriser la politique !

Valoriser la politique.

La noblesse de l’engagement politique est indéniable. Dans les sociétés contemporaines, le vivre ensemble, qui est l’ambition de l’organisation politique, se définit de plus en plus sous l’idéal démocratique. Ce qui caractérise une civilisation, ce sont les valeurs que les hommes choisissent, c’est le succès ou l’échec dans leur effort pour les atteindre. Dans cette démarche, le gouvernement qui est l’émanation de l’organisation politique d’une nation joue un rôle central et nécessaire. Le dessein fondamental de l’Etat est d’ordre moral : contribuer à la civilisation humaine à travers l’activité politique. C’est alors que la politique doit être d’essence démocratique.

C’est ainsi que la politique ne saurait être ce que les dirigeants africains en générale, et d’une façon particulière, la classe dirigeante de notre pays, le Gabon : A savoir, « la politique du ventre » - c’est-à-dire :« la possibilité d’acquérir la richesse et le prestige, d’être capable d’en distribuer les bénéfices sous la forme d’emplois, de contrats, de bourses, de dons d’argent, etc., à ses parents et à ses alliés politiques ».



Dimanche 26 Juin 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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