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Martin Edzodzomo-Ela : De l’imposture du débat sur l’éligibilité d’Ali Bongo. Selon Maître Tony. S Minko Mi Ndong

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 3 Juillet 2016 à 16:19 | Lu 821 fois



En conclusion de son argumentaire, l’expert du Droit Maître Tony. S MINKO MI NDONG –Avocat dit : - « En somme, les Gabonais ne doivent pas se laisser distraire par la vacuité d’un débat inopérant et pernicieux : Inopérant, en ce que sur le plan technique, les conditions de mise en œuvre de l’article 10 alinéa 3 de la Constitution gabonaise se sont pas réunies ; pernicieux, car ce débat mu par la haine est nuisible pour la paix sociale et la stabilité politique de notre pays. » - Maître Tony. S MINKO MI NDONG -Avocat Je vais faire référence aux commentaires de mes deux jeunes compatriotes, mes enfants que sont Carine Bikoro Bikoro et Jean-Hilaire Obame. Pour dire à Maître Tony. S MINKO MI NDONG -Avocat et au microcosme politicien qui grouille pour appuyer l’imposture du pouvoir d’Ali Bongo, que nous sommes dans le cadre d’un processus RÉVOLUTIONNAIRE »

Carine Bikoro Bikoro dit : J'aimerai que les partisans d'Ali me répondent. Qu'auriez vous fait si on vous disait que votre père ne l'est pas en faite. Je croîs sans me tromper que le sentiment de honte et de déshonneur qui vous envahit, vous poussera a vouloir savoir a tout prix la vérité ainsi que vos vrais origines .les papiers ne valent rien, seul l'ADN compte. Dites a votre président de faire un test ADN fiable et crédible. On met le père a côté, juste un test pour prouver que sa mère est réellement sa mère ce serait déjà une grande preuve.

Jean-Hilaire Obame : 1. Tout cela est bien, mais ce qui intéresse les gabonais est de savoir si Ali Bongo Ondimba fournira à la CENAP le même document d'état-civil qu'en 2009 ou un document différent. Il serait curieux que les juristes nous expliquent comment, pour la même élection, un individu peut présenter 2 dossiers différents en 7 ans d'intervalle. 2. Et puis, voyez-vous, les soupçons de fraude ont été distillés par le président de la CENAP lui-même, quand il signe un communiqué dans lequel il ajoute des éléments inconnus de la loi électorale. 3. Le juriste aurait dû avoir la perspicacité de souligner qu'un communiqué ne peut abroger une loi. 4. Il se dit que Mr Ali à déjà programmé sa réélection. Fort bien. Nous nous sommes préparés à rendre cette éventualité improbable.

Il faut que les thuriféraires patentés d’Ali Bongo prennent en considération les arguments du peuple, tels que ceux exprimés ci-dessus par Carine Bikoro et Jean-Hilaire Obame, pour ne citer que ces deux.
La révolution des nouvelles attentes.

Au sein du «système », les politiciens s’entendent toujours sur le dos du peuple, comme larrons en foire. Sous les apparences de prétendus opposants, les chefs de partis officiels ont créé des zones de convergences tacites avec «le Pouvoir. » Il s’est développé dans les arènes politiques de notre pays une logique de mystification et de mensonge.. C’est dans cet ordre qu’il faut intégrer la ridicule mascarade de 2009.

C’est dans cet ordre qu’il faut comprendre le gesticulations autour de la prochaine élection pour la présidence de la République. Dans la circonstance, nos politiciens feraient mieux de relire les écrits d’un certain Nicolas Machiavel, non seulement le Prince, dont d’ailleurs une lecture erronée est souvent faite, mais aussi et surtout l’œuvre fondamentale de cet inventeur de la Science politique, à savoir le Discours sur Tite –Live. Ils apprendront que : « La politique exige la connaissance des forces agissantes d’une époque donnée, leur coordination et leur subordination au profit de la nation entière. La sphère politique nécessite une lecture spécifique qui mette en lumière son autonomie. La politique d’ici-bas étant affaire humaine, elle ne peut se fonder ni sur l’Au-delà ni sur l’Eternel, elle doit se situer bien davantage au carrefour de l’histoire et du libre arbitre des citoyens. De là ses catégories centrales de «vertù » ou vertu, et de fortune ou hasard.

Le régime politique est une chose qui vieillit et se corrompt plus ou moins vite. De temps à autre, il lui faut des réformes et aucun régime, aussi parfait soit-il, ne pourra en faire l’économie. Puisque la Constitution des républiques, comme tout Etat appelé à durer, a pour but de mettre ensemble les intérêts des citoyens, et comme ces intérêts, de même que ces citoyens, changent à leur tour inexorablement, il importe d’assurer la rénovation et l’ajustement périodique de la constitution, par un retour au principe qui a établit le fonctionnement à l’origine. Au lieu de laisser la lente érosion du pouvoir se manifester, les courtisans s’enrichir sans limite aux dépens du prince et finir par se dresser contre lui, il convient de régénérer les manifestations du pouvoir, comme, comme l’ont fait à maintes reprises les Romains dans le passé ».

D’où, pour Machiavel, la nécessité d’une nouvelle méthode d’analyse qui pose de nouveaux diagnostics et ne donne pas lieu, comme cela a été si souvent le cas dans notre pays avec le «système », à la répétition des même fautes et à la récurrence des mêmes fléaux, à cause de l’inintelligence des conditions présidant à cette intervention particulière qu’est la réforme constitutionnelle. Dans le même ordre d’idées, nos politiciens devraient également méditer cette extraordinaire apostrophe d’Alexis de Tocqueville, le 24 janvier 1848, devant une chambre censitaire qui délibérait d’une motion de censure déposée par l’opposition. Il s’agissait de savoir si le droit de vote réservé à quelque 300.000 personnes – les plus riches – pouvait être très prudemment élargi à la moyenne bourgeoisie. Convaincu que l’ordre social reposait enfin sur des bases stables et solides, à condition qu’on n’en modifie en rien les fondations, Guizot, appuyé par Louis-Philippe, refusait cette timide avancée qu’il assimilait à une aventure.

L’ère des révolutions étant close (on le pensait déjà), il n’était pas question, par des réformes inconsidérées, de rouvrir la boîte de Pandore. D’où la formidable et prémonitoire philippique de Tocqueville : « On dit, commença Tocqueville, qu’il n’y a point de péril, que les révolutions sont loin derrière nous. Messieurs, permettez-moi de vous dire que vous vous trompez. Sans doute, le désordre n’est pas dans les faits, mais il est entré bien profondément dans les esprits. Regardez ce qui se passe dans les classes ouvrières… Ne voyez-vous pas que leurs passions, de politiques sont devenues sociales, ne voyez-vous pas qu’il se répand, peu à peu, dans leur sein, des idées qui ne vont point seulement renverser tel ministère, mais la société ? Ne voyez-vous pas que peu à peu il se dit, dans le sein des classes, que tout ce qui se trouve au-dessus d’elles est incapable et indigne de les gouverner ; que la division des biens faite jusqu’à présent dans le monde est injuste ? que la propriété repose sur des bases qui ne sont pas équitables ?

Songez, messieurs, à l’ancienne monarchie : elle était plus forte que vous et cependant elle est tombée dans la poussière. Et pourquoi est-elle tombée ? Pensez-vous que ce soit le fait de Mirabeau ? de La Fayette ? Non ! La cause en était que la classe qui gouvernait alors était devenue, par son indifférence, par son égoïsme, par ses vices, incapables, indigne de gouverner. » « Je crois, reprit Tocqueville, que nous nous endormons à l’heure qu’il est sur un volcan. Est-ce que vous ne ressentez pas que le sol tremble de nouveau en Europe ? » Et de conclure au milieu des ricanements d’une majorité qui s’était un instant ressaisie : « Gardez les lois, gardez les hommes, si cela vous fait plaisir, mais pour l’amour de Dieu, changez l’esprit du gouvernement car cet esprit-là vous conduit à l’abîme ! »

Tocqueville, en janvier 1848, s’adresse à des parlementaires qui sont presque unanimes à considérer que la page des révolutions n’en a pas moins été tournée une fois pour toutes. Au demeurant, l’opposition, loin d’inciter à des manifestations de rues, organisait des agapes bien arrosées baptisées «banquets » dans l’espoir d’obtenir une légère extension du suffrage censitaire. Qui songe alors à une révolution ? Absolument personne. Même à l’extrême gauche nul n’imagine que l’instauration d’une république soit d’actualité. En février 1848, la révolution triomphera, parce que, n’étant pas envisageable, elle prendra tout le monde par surprise, y compris, bien sûr, ceux qui font profession de la préparer et qui n’auront donc pas le temps de la saborder par leurs outrances sectaires.

Voici que s’est affirmé en ce qui concerne notre peuple, un système qui a détruit le peu de liberté qui existait déjà, éparse dans nos familles, dans nos groupements humains, bref, dans notre pays, système qui a proclamé, mensonge notoire que le Gabonais n’était qu’un « makaya », feuille morte qui n’était que d’une nature aliénée, juste bon pour légitimer par sa soumission, le potentat imposé par l’ancienne puissance coloniale. Cette domination n’est-elle pas véritablement un rappel de cette époque dépassée que l’accession à la souveraineté internationale que l’ancienne colonie est supposée avoir mis fin, au profit de quelques usurpateurs égoïstes – action vaine d’ailleurs de renverser le sens de la marche de l’Histoire.

Vaine parce qu’en contradiction flagrante avec ce qui est la cause du progrès de la civilisation : Par civilisation j’entends, les progrès spirituel et matériel dans tous les domaines, allant de pair avec le développement moral de l’individu et de l’humanité. Si cette situation controuvée l’emporte sur l’évolution normale et saine, et si elle n’est pas combattue et maîtrisée comme une maladie contagieuse, notre pays s’approche alors d’un gouffre et la menace de la destruction générale des populations de notre jeune nation gabonaise se dresse, spectacle affreux en ce vingt-unième siècle, devant l’humanité tout entière. Mais, comme un organisme envahi par le mal se sabre, lutte, cherche à fuir le danger, de même le peuple gabonais inquiet, sentant vaguement le péril, commence : À s’émouvoir. À pousser les meilleurs de ses enfants à chercher la voie du salut.

Et voici que surgit la révolution.

La révolution, la véritable révolution d’un peuple, est toujours une réaction tendant à son salut. Quand je dis « la véritable révolution », j’entends qu’un putsch, même victorieuse, n’est pas encore une révolution. « Dans notre pays, la révolution est devenue inéluctable. Elle est la seule voie qui nous reste pour sortir de l’impasse actuelle qui menace notre destin »

Je parle dans mes écrits de la « RÉVOLUTION » en cours dans notre pays.

Les révolutions sont des changements conscients au sein, des sociétés humaines. Elles deviennent telles qu’elles de plus en plus, au fur et à mesure que s’accroît le degré de conscience de la majorité des peuples du monde. L’acte de volonté de personnes, qui veulent la révolution, s’accompagne d’un acte de volonté dirigé sur elles-mêmes, car elles doivent également changer.

Ainsi, l’avenir de l’homme est-il cette transformation de lui-même, réprimant consciemment ce qu’on appelle les « instincts » : l’avidité, l’égoïsme, l’inhumanité envers autrui. Cette dimension morale, saisie et réalisée consciemment, accélère le processus révolutionnaire et est clé de l’avenir. Aussi toutes les révolutions dignes de ce nom, ne sont-elles pas seulement un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre, mais une suite d’immenses exercices en vue de se changer d’abord soi-même. Cette révolution intérieure doit accompagner alors la révolution sociale, et l’élimination des habitudes, attitudes, idées et préjugés anciens négatifs est aussi essentielle que l’écroulement recherché des vieilles structures sociales. En fait, on ne peut réaliser l’un sans réaliser l’autre.

Depuis tout au moins 2009, se préparait une véritable révolution. Elle grondait depuis longtemps dans les entrailles du peuple par un malaise se manifestait de plus en plus grandissant et visible. C’est un reflexe naturel et collectif, de tout peuple, contre la disposition des pouvoirs barbares d’imposer à la marche de l’humanité, une direction opposée à son évolution naturelle, qui, est la rencontre dans le temps des progrès matériels et de la soif pour plus de liberté. Mais cette révolution imminente, comment devrait-elle se faire ? Là est la question. Devrait-elle être une explosion élémentaire, balayant tous les obstacles sur sa route, emportant dans un tourbillon tous ceux qui seront supposés êtres ses ennemis ? Ou bien, devrait-on et pourrait-on canaliser le flot impétueux, le mener à bon port sans trop de sursauts, sans la destruction de nerfs « vitaux », sans effusion d’un sang précieux par une guerre « civile » entre les enfants de notre pays ?

Ma réponse est oui, cette possibilité de révolution « sèche » existe : elle est parfaitement réelle, non moins réelle que celle réussie jusqu’à présent par des armes meurtrières, connue depuis des siècles. Et cette voie nous est indiquée par le réalisme scientifique, par des déductions qu’on peut faire des exemples modernes de libération d’autres peuples, d’une part, et de l’autre part l’examen pratique des mouvements antisociaux de notre temps – la domination néocoloniale et les systèmes compradores qu’elle entretien.

Relevons tour de suite que la révolution affronte toujours également la contre-révolution. C’est le cas de celle qui est en cours dans notre pays, depuis 2009. Le chienlit suscité au sein des structures qui se sont battu pendant longtemps contre le système, sous le règne du fondateur Omar Bongo, par l’incursion insolente, prétentieuse faite d’imposture d’anciens barons du PDG , fidèle et loyaux serviteurs du système, est la forme concrète du mouvement de la « contre-révolution ». La plupart de ces protagonistes sont des rivaux en héritage d’Ali. D’où leur plaidoyer pour l’alternance, et non le changement.

Mais la révolution en cours est sur la voie de l’emporter, avec l’éveil, la prise de conscience du peuple gabonais. Par son génie propre, le Gabon des descendants de Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, et tant d’autres, est sur la voie victorieuse de la maitrise de son destin.

« Chaque peuple a son génie. »

« Sans s'en rendre compte, notre génie propre, le génie gabonais, ce génie qui s’était manifesté pour lutter avec courage et panache avec Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, et tant d’autre, ce génie qui s’est manifesté aux obsèques du Président élu du peuple, quand ce dernier a écarté autorité étatiques, responsables politiques pour honorer dans la sérénité et la grandeur leur Président. Le peuple qui a démontré lors des obsèques de son Président élu André Mba Obame, a donné la preuve que ce génie anime aujourd’hui les dignes fils du peuple gabonais. !
Longtemps réduit au rôle de chœur des tenants du pouvoir dans le Bongoland, le peuple a retrouvé le souffle de son génie et est monté à l’avant-scène en ravissant le rôle dans la révolution en cours, aux ténors politiciens. Et comme dans une telle circonstance de l’histoire des nations, la victoire appartient toujours au peuple, il en va de même pour ce brave et grand peuple gabonais.

Ce qui se passe dans le « microcosme politicien » de l’héritage du démurge Omar Bongo Ondimba est l’indication que les murs de Jéricho se fissurent. L’effondrement total de la citadelle est en vue. Le peuple avec ses « vrais prêtres » porteurs de l’arche qui est la vérité, entrera bientôt dans la citadelle pour bâtir le Gabon de ses espérances. Voilà ce que préfigurent toutes les sortes des évènements que nous vivons en cet instant.

Dimanche 3 Juillet 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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