“Un de nos amis, Goba Toussaint, a été conduit inconscient à l’hôpital après avoir été battu par la Police. Il est encore dans le coma», nous a confié hier par téléphone Zap Krasso. Un des leaders de la résistance africaine en France qui avait été arrêté puis libéré, mercredi dernier, en compagnie d’Abel Naki, président du Cri Panafricain, mouvement pour l’indépendance et la dignité africaines. Selon des sources concordantes jointes sur place, les Ivoiriens et africains mobilisés, depuis le 25 janvier dernier, pour dénoncer avec des pancartes, la dérive dictatoriale du régime d’Alassane Dramane Ouattara, sont pourchassés et arrêtés par les forces de l’ordre françaises aux différentes sorties du métro.
C’était le cas, hier, lorsqu’Alassane Ouattara a été reçu à l’hôtel de ville de Paris puis lorsqu’il s’est rendu à l’ambassade de Côte d’Ivoire pour y recevoir certaines personnes. Les manifestants Ivoiriens et africains étaient à la rue Victor Hugo, dans le 16ème arrondissement, nous a dit une source. Arrestations et repression. Telle est la réponse que Nicolas Sarkozy oppose aux révendications des Ivoiriens pour la démocratie, la sécurité et la liberté en Côte d’Ivoire. Pays où il a installé par la force son «ami» Alassane Ouattara au pouvoir.
«Le gouvernement français a sorti toute l’artillerie de repression contre nous. Des brigades spéciales de Police et des gendarmes nous gazent depuis trois jours. Ils sont partout pour tenter de nous étouffer et casser du résistant ivoirien.Mais nous tenons et nos manifestations se poursuivent», affirme un manifestant ivoirien joint hier.
Didier Depry didierdepri@yahoo.fr
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