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Lettre de la société civile libre, à sonExcellence, madame l’ambassadeur des États-Unis

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 17 Janvier 2015 à 00:00 | Lu 1323 fois

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sclg_lettreambaddadriceusa_final.pdf SCLG_LettreAmbaddadriceUSA_final.pdf  (454.05 Ko)

Excellence, Madame Cynthia Akuetteh,

Nous tenons, avant tout, à vous féliciter pour la nomination au poste de représentante
extraordinaire et plénipotentiaire du peuple américain en territoire gabonais. Nous sommes
persuadés que le président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, et le secrétaire d’État
John Kerry, ont fait le choix idoine en portant sur vous leur confiance.

Parce que le Gabon, notre cher pays, traverse une crise aigue et multiscalaire, nous nous
réjouissons que les États-Unis par votre voix, témoigne un intérêt particulier à la grave
situation sociopolitique gabonaise. Vous avez, en effet, dans votre dernière déclaration du 12
janvier 2015, souligné la position officielle des États-Unis quant à l’esprit et aux modalités
qui doivent gouverner le renforcement de la démocratie dans notre pays. Nous avons pris acte
de cette recommandation et entendons joindre notre voix à la vôtre en vous soumettant, en
retour, cette lettre officielle de la société civile libre du Gabon, en toutes ses composantes.

Dans votre déclaration, Excellence, vous exprimiez cette reconnaissance à l’endroit des plus
hautes autorités de votre pays qui vous ont choisie pour représenter le peuple américain au
Gabon. Nous souhaitons, en très peu de mots, vous édifier sur les aspirations profondes du
peuple gabonais, au moment où vous venez d’être récemment accréditée en qualité
d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des États-Unis d’Amérique près la
République gabonaise.

Le préambule de la constitution américaine du 17 septembre 1787 dit ceci : « Nous, le
Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire
régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être
général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous
décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique.» Quand les pères
fondateurs choisirent précisément ces mots et pas d’autres, ils estimèrent que l’Union, la
justice, la paix, la défense, le bien-être général, la liberté et la postérité étaient les valeurs
fondamentales qui devaient être consacrées, en premier, dans le préambule de la loi suprême
du pays. Au Gabon, le préambule de la constitution gabonaise en ses paragraphes 2 et 3
dispose que le peuple gabonaise « affirme solennellement son attachement aux droits de
l'homme et aux libertés fondamentales tels qu'ils résultent de la Déclaration des droits de

l'homme et du citoyen de 1789 et de la Déclaration universelle des droits de l'homme de
1948, consacrés par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de 1981 et par
la Charte nationale des libertés de 1990, proclame solennellement son attachement à ses
valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel,
au respect des libertés, des droits et des devoirs du citoyen. ». En faisant sien le préambule de
la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la Constitution gabonaise intègre de
facto les articles de cette Déclaration, à l’instar des deux suivants : «Art. 16. Toute Société
dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs
déterminée, n'a point de Constitution.». La société gabonaise reflète désormais cette réalité.

«Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette
force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux
auxquels elle est confiée.» De tout évidence, la force publique gabonaise, incarnée par le
régime du PDG et monsieur Ali Bongo viole allègrement cet article de la déclaration des
Droits de l’Homme et du Citoyen.

Si la démocratie américaine a une vieille tradition de près de 228 ans, celle du Gabon entame
seulement ses 55 ans de vie. Mais pourtant, les aspirations des peuples américain et gabonais
sont exactement les mêmes et imprimées dans leurs consciences et leurs respectives
constitutions.

Comme le peuple américain, le peuple gabonais aspire à la liberté. Mais le peuple
gabonais peut-il être libre quand une grande partie des Gabonais qui se réclament de l’autre
bord ne peut s’exprimer dans le cadre du principal parti de l’opposition (l’Union Nationale)
qui a été dissout par le ministère de l’intérieur en janvier 2011 ? Le peuple gabonais peut-il
être libre quand l’interdiction de se rassembler, de manifester, de circuler dans le territoire ou
d’en sortir, s’applique systématiquement aux leaders de l’opposition ou à leurs
sympathisants? Récemment, M. Casimir Oye Mba, Pr. Pierre André Kombila Koumba et
Mme Paulette Missambo, tous trois, membres du Front Uni de l’Opposition pour
l’Alternance (Front) ont été interdits de quitter le territoire gabonais afin de se rendre en
France pour des raisons de santé.

Le 20 décembre 2014, un drame national s’est produit, avec
la mort du compatriote Mboulou Beka et l’emprisonnement d’une centaine d’autres qui ont
été torturés dans les geôles, parce que le ministère de l’intérieur a interdit un rassemblement
politique qui permettait à l’opposition gabonaise de s’exprimer devant ses partisans et
sympathisants. Une demi-douzaine d’étudiants, au nombre desquels Firmin Ollo Obiang,
Célestin Mitong Mitong, Nicolas Ondo Obame, Duphy Minto’o Minto’o, Ballack Obame
ont été incarcérés et torturés dans leurs cellules parce qu’ils exigeaient, au sein de la mutuelle
estudiantine (qui a été dissoute) de l’université Omar Bongo de meilleurs conditions de vie et
d’étude. Et pour finir, deux universités gabonaises ont été fermées par les autorités. Le peuple
gabonais peut-il être libre quand les médias d’État sont confisqués par le pouvoir et quand la
presse libre et indépendante est muselée ? Deux brillants journalistes indépendants, Désiré
Ename et Jonas Moulenda sont en exil depuis décembre 2014, respectivement en France et

au Cameroun, car leur vie est en danger à cause de leur volonté opiniâtre d’instruire les
gabonais sur les errements d’un pouvoir qui pratique impunément les crimes rituels, la torture,
la violation des droits civils et politiques, la corruption et mène le pays à la catastrophe.
Comment, Excellence, le peuple gabonais peut-il être libre quand ces privations de
libertés fondamentales sont vécues quotidiennement ?

La justice peut-elle être rendue au nom du peuple gabonais lorsqu’elle est instrumentalisée
par un clan au pouvoir ? Le procureur Sidonie Flore Ouwe lit-elle le droit lorsqu’elle refuse
par ordonnance du 15 décembre 2014 de se prononcer sur la qualification de l’acte de
naissance du chef de l’État dont tout démontre qu’il serait un faux ? En lisant simplement le
droit, un procureur vertueux et républicain serait arrivé à la conclusion que le candidat du
PDG à l’élection présidentielle d’août 2009 aurait usé de faux avec le fallacieux acte de
naissance introduit dans son dossier de candidature. Cet acte grave du candidat Ali Bongo
serait un subterfuge pour contourner l’article 10 de la Constitution gabonaise qui autorise
l’arrière-petit-fils d’un Gabonais d’adoption à se porter candidat à la magistrature suprême,
mais pas le Gabonais d’adoption lui-même. Or, Ali Bongo Ondimba serait bien un
Gabonais d’adoption de première génération, issu du peuple Ibo, au Nigeria. Lors de la
guerre du Biafra survenue en 1967, de nombreux enfants biafrais ont été adoptés par des
Gabonais nantis. Ali Bongo Ondimba ferait partie de ces enfants. Depuis que cette polémique
nationale sur les origines d’Ali Bongo Ondimba a été rendue internationale et planétaire par le
livre « nouvelles affaires africaines » du journaliste français Pierre Péan, le 30 octobre
2014, les Gabonais ont attendu la vérité de la part du principal concerné conformément aux
dispositions de la Loi N° 37/98 du 20 juillet 1999, portant code de la nationalité gabonaise en
son article 42 qui dit en son premier alinéa: « La charge de la preuve, en matière de
nationalité gabonaise, incombe à celui dont la nationalité est en cause . » Cette vérité devant
s’exprimer soit par l’exhibition de son acte de naissance original estampillé Afrique
Équatoriale Française, car le chef de l’État serait né en février 1959, sous le régime colonial,
soit par des tests ADN avec sa prétendue mère, Patience Kama Dabany, connue autrefois
sous le nom de Joséphine Bongo. Jusqu’à présent, au moment où nous publions cette lettre
officielle, le président de la République n’a apporté aucune information fiable et crédible
attestant sa filiation à Omar Bongo et Patience Dabany. Lorsque le président des États-Unis,
Barack Obama, qui entendait faire un second mandat en 2012, fut pris à partie par
l’opposition américaine qui comptait l’éliminer de la course présidentielle en s’appuyant sur
l’article 2 de la constitution américaine, le chef d’État américain, dans un devoir de vérité
vis-à-vis de son peuple, a brandi son acte de naissance qui établissait qu’il était bien né à
Hawaï, dans un État de la Fédération américaine et non au Kenya, et a mis ainsi fin à la cabale
de ses adversaires politiques. Les Gabonais attendaient un geste similaire de la part d’Ali
Bongo Ondimba qui n’est jamais venu. S’il était avéré, par la justice gabonaise, qu’Ali Bongo
n’est pas né d’Omar Bongo et de Patience Dabany, alors sa destitution s’apparenterait à la
procédure d'impeachment aux États-Unis. Mais sur cette question grave, le procureur

Sidonie Flore Ouwe a refusé de se prononcer, consacrant ainsi une justice aux ordres du
pouvoir et du clan Bongo

Le même procureur rend-elle la justice au nom du peuple gabonais lorsqu’elle engage depuis
le 05 janvier 2015 une série d’audiences dans un procès public où près de 101 personnes
incarcérées doivent répondre des actes de trouble à l’ordre public ou de destruction de biens
alors que le ministère public ne dispose pas suffisamment de preuves à charge contre les
incriminés ? La justice peut-elle être rendue au nom du peuple gabonais quand aucun
commanditaire de crime rituel n’a fait l’objet de procès attenté par le procureur de la
République malgré le nombre de victimes qui se chiffre au moins à 405 personnes depuis
l’année 2005 ? Une personne, en l’occurrence Alfred Nziengui Madoungou, Conseiller du
président de la République a été cité par un des exécutants détenus actuellement à la prison de
Mouila dans une enquête aboutie par le journaliste Jonas Moulenda. Le procureur de la
République qui devrait s’autosaisir comme cela se passe dans d’autres pays reste
curieusement indifférente. La justice peut-elle être rendue au nom du peuple gabonais quand
les corrupteurs et corrompus bien connus et identifiés au Gabon ne sont nullement inquiétés et
poursuivent leurs malversations financières dans une exubérance ostentatoire entraînant de
facto une paralysie économique de l’État Gabonais depuis le mois de septembre 2014 ?
Comment, Excellence, la justice peut-elle être rendue au nom du peuple gabonais quand
elle penche, comme la tour de Pise, toujours du même côté ?

La paix est un précieux gage de la démocratie. Sa permanence dans un pays assure l’éternelle
possibilité d’un dialogue, d’un débat sur les idées, sur les projets. Mais comment peut-on
garantir la paix quand les représentants des institutions sont à la solde du pouvoir,
pervertissent le débat républicain et fragilisent ainsi la paix ? Marie-Madeleine Mborantsuo,
actuellement présidente de la Cour Constitutionnelle, est, par la parentèle, belle-mère d’Ali
Bongo Ondimba car, ancienne compagne officieuse du défunt président Omar Bongo avec qui
elle eut deux enfants. Cette femme de loi a consacré la supercherie d’Ali Bongo Ondimba en
validant un dossier de candidature qui comportait pourtant un faux acte de naissance. Malgré
le recours avisé d’un candidat à la présidentielle de 2009, Luc Bengono Nsi, la Cour
Constitutionnelle a préféré rejeter cette saisine. La même Cour Constitutionnelle a validé la
victoire du candidat Ali Bongo Ondimba, alors que le véritable vainqueur de cette échéance
électorale fut André Mba Obame. La perpétuelle partialité de cette institution judiciaire qui
est le dernier recours menace la paix au Gabon, car les citoyens n’accepteront toujours pas
que leur victoire soit volée. Guy-Bertrand Mapangou, actuel ministre de l’intérieur, qui
autorise les marches ou meetings du pouvoir en place mais interdit systématiquement les
manifestations de l’opposition, a publiquement remis, le 17 Mai 2014, aux responsables du
parti au pouvoir, notamment Claude Dibady Mayila, secrétaire général adjoint du PDG, la
somme de 10 millions de francs CFA en guise de caution pour la candidature d’Ali Bongo à

la prochaine élection présidentielle de 2016. Cette attitude partiale et non républicaine du
ministre responsable des élections au Gabon annule toute confiance du corps électoral quant à
la fiabilité du scrutin et à la véracité des résultats électoraux. Si l’expression libre du vote est
compromise, que reste t-il au peuple comme moyen pour faire entendre souverainement sa
voix ? Ernest Mpouho-Epigat, actuel ministre de la Défense Nationale, est le propre cousin
d’Ali Bongo Ondimba qui a dirigé la Société Gabonaise des Services (SGS), perçue par la
majorité des Gabonaise comme une milice privée du pouvoir. Le 12 janvier 2015, les
domiciles de Jean Ping et Pierre Amoughe Mba ont fait l’objet d’actes violents de
vandalisme. Plus d’une centaine de jeunes, instrumentalisés par Hervé Patrick Opiangah,
homme de main d’Ali bongo Ondimba et ancien patron de la SGS, s’en sont pris aux intérêts
des leaders du Front. Ces actes de barbarie commandités certainement par un pouvoir fébrile
et aux abois garantissent-ils la paix au Gabon ?

Dans son discours historique à Accra, au Ghana, le 11 juillet 2009, le président des États-
Unis d’Amérique, Barack Obama affirmait que « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts,
mais d’institutions fortes. » Au Gabon, nous devons malheureusement constater de la manière
la plus objective que cette assertion présidentielle n’est pas vérifiée, car des femmes et des
hommes forts continuent de distordre à la convenance d’un pouvoir autocratique des
institutions bien faibles.

Vous dites, fort bien, Excellence, « Nous soutenons et encourageons le débat politique sain,
et nous croyons qu’un échange raisonnable et un dialogue constructif sur les questions de
fond sont un atout majeur pour la démocratie. » La société civile libre du Gabon, en toutes
ses composantes, corrobore vos propos lorsqu’elle soutient depuis août 2012 qu’une
conférence nationale souveraine serait le cadre adéquat pour la réalisation de cet échange
raisonnable et de ce débat constructif. Pourtant, en septembre 2012, le président de la
République a rejeté catégoriquement cette proposition qui avait l’assentiment d’une majorité
des Gabonais.

Des questions de fond, depuis lors, n’ont jamais été abordées dans le cadre d’un vrai débat
national qui impliquerait toutes les forces vives de la nation gabonaise. La société civile libre
du Gabon, en toutes ses composantes, suggérait, dans la perspective de ce dialogue
républicain tant attendu, les points suivants :
• La révision de la constitution gabonaise en reprenant les
fondamentaux qui furent adoptés par consensus unanime de toute la classe politique
gabonaise et qui étaient consacrés dans la loi fondamentale du 26 mars 1991 ;
• la mise en place d’un cadre institutionnel consensuel à même de
garantir la séparation des pouvoirs et l’impartialité des institutions;

• la réalisation d’un système électoral crédible, susceptible d’organiser
des élections libres, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous grâce
à une nouvelle loi électorale qui porterait sur (a) un redécoupage administratif et
électoral qui soit plus en adéquation avec la réalité du corps social et électoral, (b)
une mise à jour du fichier électoral et (c) une assistance biométrique du processus
électoral en chacune de ses étapes.

D’autres propositions très concrètes existent bien, mais les mentionner ici allongerait de
manière substantielle notre lettre officielle.

Nous voulons donc conclure, Excellence, en vous rassurant que les aspirations de la société
civile libre du Gabon, en toutes ses composantes, rejoignent les vôtres contenues dans la
déclaration du 12 janvier 2015. L’insurrection populaire, la violence ou le coup de force
électoral sont les ingrédients d’une guerre civile qu’aucun Gabonais ne souhaite. Pour autant,
la situation de paix fragile, le déni d’expression contradictoire politique, le refus de la liberté
d’expression ou de manifestation, l’économie exsangue du Gabon qui ne peut plus tenir ses
engagements nationaux et internationaux, … peuvent amener au pire ! Nous vous suggérons
donc d’user du pouvoir diplomatique qui est le vôtre pour que l’opposition politique et les
forces vives de la nation gabonaise puissent avoir la liberté d’entreprendre, de s’exprimer, de
marcher pacifiquement, de se rassembler sans qu’une interdiction ne soit prononcée par les
autorités gabonaises, au motif que l’ordre public serait troublé. Nous vous exhortons à militer,
auprès du pouvoir, pour le respect des droits civils et politiques des citoyens gabonais, pour la
liberté de la presse, pour l’arrêt des arrestations arbitraires et des tortures sur les prisonniers
politiques ou d’opinion, pour que cessent définitivement les crimes rituels et que la justice
soit rendue aux familles endeuillées.

Excellence, madame Cynthia Akuetteh, en faisant cette importante déclaration politique à
l’adresse du peuple gabonais, vous nous avez donné l’occasion exceptionnelle de vous
interpeller sur ces différents points cruciaux qui constituent la réalité du Gabon, pays que
vous découvrez, car récemment accréditée en cette terre. Nous nous permettrons, à l’occasion,
de rechercher votre entremise pour la résolution de crises quand ces situations devenues
récurrentes nous interpellerons à l’avenir.

Recevez, Excellence, madame l’Ambassadrice, toute l’expression de notre parfaite
considération.

Samedi 17 Janvier 2015
Gabonlibre.com : News 7J/7
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1.Posté par AFRICA UNITED le 17/01/2015 11:33 | Alerter
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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