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Les technologies de l’information comme outil pour mobiliser les Gabonais en vue de la lutte pour les changements politiques souhaités.

Le site de la Liberté - http://joelmbiamany-ntchoreret.blogspot.com le Samedi 11 Juin 2011 à 06:38 | Lu 415 fois



Les technologies de l’information comme outil pour mobiliser les Gabonais en vue de la lutte pour les changements politiques souhaités.
Du 5 au 10 juin j’ai séjourné dans la ville de Sandton en banlieue de Johannesburg en Afrique du sud. J’ai notamment pris part à la conférence «Freedom of Expression» (FEO) : Liberté d’expression. Cette conférence a été organisée par Google, CPJ et GlobalVoices. Le but de la conférence était de permettre aux délégués, venus de presque partout de l’Afrique, de France et de l’Amérique du Nord, d’examiner les obstacles à la liberté d’expression que mettent en place les gouvernements africains pour faire barrage aux exigences des changements politiques attendus par leur peuple et des critiques faites sur la mauvaise gouvernance.

Durant cette conférence les déléguées ont partagé des expériences de terrains diverses et inédites sur l’oppression et les répressions politiques des gouvernements qui deviennent de plus en sophistiquées. Pour cela, les délégués ont été instruits sur les progrès et les usages des technologies de l’information d’une part pour saisir les moyens qu’utilisent les gouvernements pour faire obstacles aux libertés d’expression des citoyens, des journalistes et des bloggeurs.

Et d’autre part, au regard des découvertes et enseignements tirés, de développer des savoir-faire à mettre en œuvre pour contourner la censure des gouvernements illégitimes et les procédés antidémocratiques qu’ils mettent en œuvre en vue faire main-basse sur la volonté souveraine des peuple à disposer librement de leur destin politique. Il est à noter que si certains gouvernements ou organisations internationales ont encouragé la tenue d’une telle conférence à grands frais, c’est que malgré les discours de façade, sur la démocratie, la liberté d’expression et la bonne gouvernance font défaut dans la plupart des pays africains.

J’ai été invité en tant qu’analyste politique qui s’intéresse aux questions politiques africaines. Depuis une vingtaine d’années et par rapport à une thèse soutenue en 1997 «L’État et l’organisation politique en Afrique : essai d’analyse du processus démocratique au Gabon». J’ai souvent affiché une certaine rigueur sur l’appréciation de la nature du fonctionnement de l’État et de la démocratie en Afrique en général et au Gabon en particulier. Malgré la durée du temps, ce que j’ai soutenu il y a quatorze est toujours d’actualité.

Je considère en effet que l’organisation politique et le fonctionnement de l’État en Afrique sont construits pour que des élections se tiennent mais qu’elles n’entrainent pas l’alternance politique qu’elle est sensée produire. Dès lors, si l’on considère que la démocratie est la liberté des peuples de se gouverner, en choisissant librement dans des élections transparentes ceux qui doivent le faire à leur place, il y a lieu de se demander, sans l’alternance politique, de quelle démocratie parle-t-on en Afrique noire.

Certains africains qui produisent des blogues ou qui prennent des positions sur certains forums disent que le peuple peut tout aussi bien reconduire les mêmes personnes et leurs descendants à la tête de l’États et que ce n’est là que faire démocratie, puisque, souverainement, le peuple en aurait décidé ainsi.

Alors, si l’on suppose que les élections pluralistes ont vocation de permettre au peuple de se prononcer sur la confiance et l’habileté des uns et des autres à conduire harmonieusement sa gouvernance, l’absence d’alternance au Gabon et ailleurs en Afrique serait-elle le fait de la satisfaction du peuple de ses gouvernants inamovibles? Comment dans ce contexte, de confiance, expliquer les souffrances vécues par les Gabonais et les autres africains et dont on sait par ailleurs la cause provenir de la mauvaise gouvernance et de la maltraitance politique?

Il n’y a pas ici de paradoxe possible. L’appréciation du peuple, quant à sa volonté de se choisir des gouvernants n’est pas libre. Le choix du président, du début, du sénateur est imposé. Voilà pourquoi il n’y a pas d’alternance politique souhaitée au Gabon et dans presque tous les pays africains francophones. Imposer une chose à un peuple, c’est exercer sur lui une forme de violence pour qu’il se comporter d’une certaine façon. Cette violence multiforme pour faire accepter au peuple des gouvernants et des formes de gouvernance qu’il ne désire pas, prend toutes les formes. Par rapport aux progrès des moyens de communication, les potentats usent de désormais d’obstacles technologiques pour empêcher ceux qui refusent d’accepter le président qu’ils n’ont pas choisi, les députés qu’ils n’ont pas élus, à s’exprimer librement contre l’imposition qui leur est faite.

Outre les accusations de nature fantaisistes, les gouvernants illégitimes ont recourt à tes tactiques qui font appellent aux moyens de communication de notre temps.

En effet, la communication aujourd’hui contrairement à il y a vingt ans, est conditionnée par la technologie. La communication technologique et les connaissances qui vont avec deviennent les leviers de l’exercice du pouvoir. Au regard des facilités qu’elles procurent, elles donnent un caractère hautement stratégique dans les actions que les gouvernements illégitimes mettent en œuvre pour empêcher les dénonciateurs de leur pouvoir usurpé à attirer l’attention du peuple qu’ils disent gouverner.

La conférence FOE était pour ce faire une occasion d’examiner les divers moyens technologiques qu’utilisent les gouvernements illégitimes pour s’imposer à leur peuple en cherchant à éliminer les voix de ceux qui s’opposent à leurs manœuvres tyranniques. Cet examen était aussi l’occasion d’étudier les façons de contourner les obstacle dressés par les gouvernement illégitimes en vue d’assurer la sécurité des journalistes, des bloggeurs et de ces autres communicants qui dénoncent les gouvernements illégitimes, la mauvaise gouvernance et toutes les formes de tyrannies.

Voici les thèmes abordés lors de cette conférence.
1. Overview of the state of freedom of expression in Sub-Saharan Africa
2. Knowledge sharing on technical and other attacks on online journalists, their sites, and social networks.
3. Legal underpinnings of freedom of expression online in Sub Saharan Africa
4. Experiences from North Africa
5. How government censor the Internet
6. Google tools for journalists and Internet circumvention
7. Covering conflicts & election
8. Information Security: protecting your privacy, identity, contacts and data, online and off.
9. Campaign and Advocacy Tactics using SMS / Mobile technology.
10. Freedom of expression support networks around the world.
11. Building an Africa-focused Network of Practices/Support.

Nous avons appris lors de cette conférence et de ses ateliers que les développements technologiques ne sont pas, comme le laisserait penser un certain discours publicitaire, un facteur neutre uniquement destiné aux progrès des sociétés. Mis entre les mains des gouvernements illégitimes, ils sont des outils de répression et d’oppression politiques incroyablement destructeurs. Il ne faut pas laisser le monopole de ces moyens de communication aux seuls gouvernements dictatoriaux. Il faut se les approprier. Les technologies de l’information doivent devenir de plus en plus des moyens ou des outils pour initier les changements politiques que souhaitent les peuples africains au Sud du Sahra. En Ukraine, comme en Afrique du nord ou au Moyen-Orient, elles sont, par la liberté d’expression qu’elles permettent, des catalyseurs, des moyens de mobilisation pour exiger ou établir les alternances politiques qui ne peuvent se faire par les urnes.

Pourtant, la seule utilisation des moyens de communication ne peut créer les conditions pour imposer l’alternance politique. Durant cette conférence et les échanges que j’ai eus par la suite avec Marc Ona Essangui, qui était également ici pour une conférence de la Banque Mondiale, j’ai compris que si nous voulons changer la donne politique dans notre pays le Gabon et dans d’autres pays africains, il faut changer l’enjeux, et la nature du débat politique.

Cela aurait pour effet, non seulement de dépersonnaliser la lutte politique mais surtout de permettre cette mobilisation politique qui fait défaut dans la volonté exprimée par tous pour une alternance gouvernementale. Pour que les nouveaux moyens de communication canalisent les actions pour le changement politiques, le débat politique doit porter sur une cause commune : la liberté de se choisir librement ses gouvernants et de pouvoir s’exprimer le plus librement pour donner son opinion sur la façon que ce gouvernement aura à conduire les affaires de la collectivité. Là, n’est-il pas l’essence même de la démocratie.

http://joelmbiamany-ntchoreret.blogspot.com

Samedi 11 Juin 2011
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