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Les élèves à nouveau dans les rues au Gabon : un nouveau seuil désamour pour Séraphin Moundounga

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Jeudi 5 Décembre 2013 à 18:16 | Lu 784 fois



Alors qu’ils étaient dernièrement sortis des classes pour réclamer la reprise des cours par leurs enseignants privés qu’ils étaient de leurs vacations légitimement dues, cette fois ci, le mercredi 4 décembre 2013, il était question d’un effet boule de neige d’une cinglante critique des reformes visant à conditionner le passage en classe supérieure des élèves de troisième année et de terminale par l’addition des notes de classe et celles d’examen du BEPC (brevet d’études du premier cycle) et du BAC (baccalauréat du second degré).

Selon les apprenants du Lycée national Léon Mba de Libreville, qui ont manifesté mercredi comme ceux d’autres écoles, cette reforme désavantagerait les élèves de troisième notamment, estimant que leur passage en seconde ne devrait se fonder que sur les moyennes ou notes de classe et sans prendre en compte celle du BEPC. Qu’ainsi il serait désavantageux pour l’élève de se voir refuser son admission en seconde en dépit de sa moyenne de classe supérieur à 10/20, au seul motif de ses mauvaises notes au BEPC.

De sorte qu’en réalité, les élèves de troisième notamment, et peut être ceux de terminal avec eux, réclameraient le retour à l’ancien système du passage en seconde avec les seules notes de classe et de l’admission ou admissibilité au bac avec les seules notes du bac.

Seulement, à première vue il semble apparaitre un déficit d’arguments des élèves qui ne parlent jusque là que de leur désir de passer en classe supérieure avec les seules notes de classe, ce qui éluderait grossièrement l’enjeu essentiel de rehaussement du niveau ou de la démonstration probante du niveau réel des élèves.

D’un point de vue démocratique, il faut entendre les arguments des élèves, même s’il s’agit d’enfants donc pas encore suffisamment avertis et instruits des enjeux d’une reforme gouvernementale.

D’où que la mesure de suspension provisoire de cette reforme décidée par le Président de la République et annoncée hier par le Porte parole de la Présidence, Alain Claude Billié Bi Nze, participerait de l’esprit démocratique, mais que la bonne gouvernance d’un pays s’entendrait des mesures qui intégreraient des enjeux tant internes qu’internationaux.

En effet, s’il est vrai que les débats des jeunes d‘As Nziengui (animateur de l’mission Agora à Gabon Télévision) créerait une émulation dans la liberté d’expression des jeunes, force reste tout de même de bien considérer qu’en l’occurrence, il s’agit des mineurs. Question, sont-ils alors suffisamment outillés pour juger de toutes les questions importantes pour leur avenir ? Car en droit on parle bien d’incapacité juridique des mineurs de moins de 21 ans au Gabon. Pour rappel, en 3e on a 15 ans et en terminal 18 ans.

Mais surtout, en l’absence d’arguments pesants et convaincants des élèves, il serait suicidaire dans un contexte de concurrence intellectuelle et académique mondiale de revenir au système ancien dont les limites ont été démontrées par les tenants du système éducatif gabonais eux mêmes lors des états généraux de l’éducation nationale.

Car en réalité ce qui semble poindre derrière la revendication des élèves de troisième et de terminal, n’est autre que le retour au primat des notes de classe et partant des arrangements et monnayages des notes entre élèves et enseignants, voir entre parents d’élèves et enseignants, au mépris de l’exigence de niveau.

Surtout que seul le cadre de l’examen, dont les copies sont anonymes, permet d’évaluer les élèves, sans commerce, favoritisme, sensibilité, ni complaisance des enseignants. A la grande différence des notes de classe, qui traduisent généralement tous les liens tant académiques qu’extra académiques, sentimentaux et de commerces divers, pouvant exister entre élèves et enseignants.

Raison pour laquelle plusieurs y voient encore, l’une des causes pesantes de la baisse de niveau des élèves au Gabon, avec le risque que ces élèves de peu de niveau ne deviennent les enseignants de demain.

Source : Infos Gabon

Jeudi 5 Décembre 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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