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Les Chroniques de l’Agitateur : Sonapresse et Multipresse, l’esclavage continue

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 29 Avril 2014 à 07:55 | Lu 544 fois

A la Sonapresse, société éditrice du quotidien l’Union, il se passe encore des choses qui relèvent plus de la magie noire que du bon sens.



Vous vous souviendrez que sur ces mêmes colonnes, je vous faisais état, dans une précédente chronique, des conditions de travail dans cette même boîte tenue par des nostalgiques de l’époque coloniale.

Les choses, depuis lors, n’ont pas évolué dans le bon sens. Bien au contraire, elles ont empiré de plus belle. La tension est montée d’un cran et pourrait faire boom si rien n’est fait dans l’immédiat.

Malgré les plaintes formulées par les pôvres bougres qui y travaillent, les boss des lieux, de vieilles crapules héritières des mauvaises pratiques des ancêtres colons, ne veulent rien entendre.

Mais il a fallu que le personnel surexploité comme au bon vieux temps de l‘esclavage dépose un préavis de grève, pour qu’ils se rendent à l’évidence.

Les gaillards, malins comme un félin, qui prennent leurs employés sans doute pour des bêtas, ont finalement accepté de rencontrer, il y quelques jours, les délégués du personnel pour leur faire la proposition d’une revalorisation salariale de l’ordre de 1,5%. Ne riez pas, on a vraiment en face de nous des sorciers blancs de la pire espèce.

« Si, au fond, l’idée était de faire tomber la tension perceptible au sein de l’entreprise, l’objectif ne semble pas forcément avoir été atteint. Etant attendu que l’augmentation dont il est question s’apparente à une vaste comédie. Aussi, pour un agent dont le salaire de base est de 300.000 francs, l’augmentation équivaut à 4500 F CFA. De vraies broutilles comparées aux traitements de nababs dont bénéficient les Blancs de Multipresse et Sonapresse. Deux sociétés, en plus d’Edig, qui sont en regroupement d’intérêt économique», fulminait un agent rencontré.

Au fait, pourquoi chèrement payer cette raclure négroïde, sachant que ça pourrait entrainer l’érosion dans les avantages colossaux de la petite bourgeoisie blanche !

Et puis, ce ne sont que des nègres et puis quoi encore ! On n’est pas loin de l’époque de la traite négrière où les Noirs dormaient dans les greniers avec les animaux, puisqu’ils avaient le même statut. Sinon comment comprendre qu’une poignée d’à peine cinq personnes (les Blancs !) se partagent 80% de la masse salariale des deux entreprises.

Franchement ! Même le plus capitaliste de la terre ne saurait comprendre pareilles aberrations.

Parmi les maîtres en ces lieux, figure un certain Pinteau qui n’a d’égal que son incompétence qui chez lui est une qualité.

Et il n’est pas seul dans ce registre : un certain Phalanpin aussi, deux individus payés à prix d’or pour ne rien faire.

Pour vous faire une petite idée de leurs traitements respectifs à côté de ceux des employés Noirs, appréciez : en 2010 déjà, M. Laurent Pinteau, administrateur fondé de pouvoir de la Sonapresse et Phalanpin, DG de Multipresse avaient les salaires les plus élevés.

Ils étaient payés chacun à 10 millions de francs mensuel et gagnaient 33 millions de bonus annuels.

Ensuite, venaient dans l’ordre le directeur technique, M. Teracher, avec 4,5 millions mensuels pour 22 millions de bonus ; Stéphane Devau, le responsable de la PAO, lui touchait 3,5 millions pour des bonus annuels de 10 millions.

Partant de l’hypothèse selon laquelle le salaire des Blancs a augmenté en moyenne à 1,5 million de francs, on peut estimer le salaire de Laurent Pinteau et Jean Luc Phalanpin à 15 ou 16 millions de francs, même si de nombreuses sources font état de ce que l’un et l’autre gagneraient plus de 20 millions, en plus du panier week-end de l’ordre de 500.000 F ou plus, disent certains. Ce qui leur permet des villégiatures à travers le pays. Pour les autres blancs, il faut procéder aux mêmes calculs pour vous faire une idée réelle de leurs traitements.

Autre cas de figure qui me scie le c…, c’est celui de Mme Pascale Chapuy. Une octogénaire d’une étonnante vitalité qui s’offusque d’être appelée vieille.

Ne commettez surtout pas l’impair de l’appeler vieille sinon elle vous prend en grippe. On se demande d’ailleurs comment on peut travailler dans une entreprise au-delà de 70 ans sans que cela ne soulève la curiosité des inspecteurs du travail. Quels inspecteurs du travail ! Tu parles… ! De parfaits corrompus à la solde du patronat.

Ce que touche cette dame est un véritable scandale. Tenez vous bien : elle empoche 15% sur chaque espace publicitaire vendu à des annonceurs.

« Pour vous faire de vous-même une idée de ce que gagne cette petite divinité, il n’est que de s’essayer à un petit exercice de comptabilité.

Partant du fait que ‘’une oreille’’, c’est une toute petite publicité que l’on aperçoit le plus souvent à la Une du journal du côté gauche, en noir et blanc coûte 162.000 F, en couleur elle vaut 530.000. Le bandeau noir et blanc à la Une est à 360.000 F et en couleur 880.000 F. Lorsque ce même bandeau est placé en page intérieure du journal, il vaut pour le noir et blanc 324.000 F et pour la couleur 800.000 F.

Le quart de page portrait intérieur est à 324.000 en noir et blanc et 800.000 F pour la couleur. La demie page noir et blanc est à 540.000 F. En couleur, elle est à 1.090.000 F.

S’agissant de la pleine page, l’Union, ou plutôt Chapuy, vous demande 972.000 F pour le noir et blanc et 1.800.000 en couleur.

A ces sommes, il faudrait ajouter 18% pour la TVA. Faites vous-même le décompte par jour.

Rien que pour la journée du mardi 22 avril dernier, Mme Chapuy s’en est sortie avec 1.965.700.

En maintenant ce ratio, elle gagnerait au bout de 24 jours ouvrables 47.176.800 F CFA !

En divisant cette somme pour payer les 52 employés que compte Sonapresse, chacun toucherait mensuellement 907.246 F. Un vrai scandale qui aurait, ailleurs, donné lieu à une enquête des services de l’Etat », confiait un ancien de la maison qui a démissionné parce que désabusé par les pratiques en ces lieux.

« Pendant que les grands patrons se la coulent douce sans forcer les choses, les cadres nègres eux, broient du noir avec des salaires de forçat », renchérit un autre employé.

Mais ils ne s’en plaignent pas, ce sont des gagne-petit qui jouent les nègres de service. Certains, fort d’un zèle de petit nègre affranchi, en sont même à soutenir l’insoutenable.

Joël Akouango, le directeur de l’Exploitation, est parmi ceux-là qui s’illustrent par des propos provocateurs à l’endroit de leurs frères. Si le mouvement d’humeur en gestation se radicalise, il ne serait pas surprenant que sa tête soit mise à prix avant toute négociation. Ce Joël Akouango, dont les agents se demandent à quoi il sert, gagne moins de 1.500.000 francs par mois.

« Il a quasiment le même salaire que le rédacteur en chef et la chef comptable, une parfaite analphabète dont la docilité lui a valu cette promotion. Il n’y a qu’à la Sonapresse où un rédacteur en chef est moins payé qu’un chef comptable à la formation sommaire », explique un autre agent survolté.

Les réclamations des agents visent une amélioration des conditions de vie. Mais la direction générale qui fait dans l’intimidation, chie dessus.

« Paul Bory, le vrai big boss, ancien photographe venu faire fortune au Gabon dans les années 60, et Laurent Pinteau ont poussé le cynisme jusqu’à dire, au cours du dernier Conseil d’administration tenu le mois dernier : ‘’Il n’y aura pas d’augmentation, celui qui n’est pas content démissionne’’ », se rappelait un autre agent.

L’autre colon, c’est Eric Chesnel, vieille barbouse et fin connaisseur des réseaux. Actuel secrétaire général adjoint de la présidence de la République, qui vient de faire son entrée au Conseil d’administration après l’éviction d’Albert Yangari.

Cet Eric Chesnel dont on dit qu’il aime la vie par le mauvais côté, (suivez mon regard) lui, partage les pratiques du milieu. Il va même plus loin en menaçant de licencier tout le personnel pour le remplacer par des blancs venus d’Europe. De France en l’occurrence. Et dire que ce personnage est un proche collaborateur du chef de l’Etat qui dit lutter contre les inégalités, les discriminations…


Non, Ya Ali chasse moi ce type, c’est un boulet pour ta politique !

Gabonéco

Mardi 29 Avril 2014
Gabonlibre.com : News 7J/7
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