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Les Chroniques de l’Agitateur : La stigmatisation tue plus que le sida !

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Samedi 7 Décembre 2013 à 08:00 | Lu 263 fois

Le 1er Décembre dernier, comme chaque année, il était encore question de commémorer la journée internationale contre la grande faucheuse qu’est le VIH sida, dont les victimes se comptent par millions dans le monde et notamment en Afrique où l’on trouve le gros du peloton.



Le malade du sida au Gabon, malgré les vastes campagnes de sensibilisation pour son intégration sociale, fait encore, hélas, l’objet d’exclusion, de frustration et de stigmatisation.

C’est le résultat de l’ignorance crasse, de la confusion maladive, de l’insouciance et de la bêtise de la part de certains idiots. Et le corps soignant n’est pas épargné.

Nombreux, en effet, et ils sont connus, trahissent le secret médical au mépris des règles d’éthique. Certains médecins annoncent aux malades leur statut sérologique avec condescendance et brutalité sans se plier aux règles de ‘’consilling’’, sorte de thérapie psychologique avant toute information dans ce sens.

D’où de nombreux suicides chez les malades n’ayant pas pu surmonter la terrible annonce. Bref, c’est notre attitude qui expédie plus vite le malade dans la tombe que le virus lui-même.

Nos regards méprisants, notre manque de compassion et d’amour pour le malade, sont vécus comme la peine capitale et la pire des humiliations.

Dans certaines familles, ils sont simplement ostracisés. Condamnés à l’isolement tels des pestiférés, ils n’ont d’autres choix que de se replier sur eux-mêmes en attendant impatiemment que la mort les emporte.

Nombreux se sachant atteints par le mal, n’osent pas se confier aux parents de peur de réactions négatives. On a vu dans certaines familles, la dépouille d’un malade du sida être privée de veillée funéraire.

Le mort, comme une victime d’Ebola dont la manipulation du corps est strictement déconseillé par peur de contagion massive, est sommairement mis en terre.

Dans des entreprises, le phénomène d’exclusion du malade, s’il n’est pas visible, existe de façon sournoise dans les attitudes des uns et des autres. Il peut d’ailleurs se lire à travers toute une foule d’indices aussi subtils que nocifs.

« On ne choisit pourtant pas d’avoir le sida. C’est une maladie comme toutes les autres que l’on peut contracter d’une manière ou d’une autre sans être forcément un vagabond sexuel », ainsi que le rappelait, à juste titre, un malade lors de cette journée commémorative.

Comme des déchets sociaux, voire des facteurs résiduels, ils vivent derrière le mur de la honte, derrière lequel la société les a confinés. Ils ont si honte que certains, ayant de grands moyens financiers, préfèrent déserter nos centres ambulatoires pour aller se faire suivre à l’étranger, loin des leurs et des regards soupçonneux. Ou bien sollicitent, en toute discrétion, les services de certaines cliniques privées pour tout suivi ou traitements ambulatoires.

Le port du préservatif a du mal à intégrer nos habitudes de consommation. Acheter un condom est encore perçu comme un signe de débauche sexuelle.

Résultat : nombreux n’osent pas l’acheter dans des officines assermentées et préfèrent le marchand de cigarettes du coin, le seul à partager ce qui devient un secret gênant.

C’est dire que le sidéen et le préservatif souffrent encore de tas d’idées reçues qui constituent un handicap à toute intégration sociale.

Il faut un arsenal juridique pour mieux encadrer et protéger les personnes souffrant de cette maladie. De même qu’il faut qu’il soit mis en place un instrument répressif contre ceux qui, se sachant porteur du VIH, ont des relations non protégées.

La commémoration de la lutte contre le sida le week-end dernier, était l’occasion de s’interroger sur ce qu’est devenue l’ONG AGAS, dont le dynamisme dans l’intégration sociale du malade du sida ne faisait l’ombre d’aucun doute.

Une association qui avait pourtant donné espoir aux nombreux malades qui y avaient vu là une famille d’adoption ! Et qu’en est-il de son principal mécène, Chantal Myboto dont l’action caritative fut énormément saluée ?

Lointaine est cette époque où l’émotion aidant, d’énormes moyens étaient investis dans la lutte contre cette pandémie. On avait vu fleurir toute une foule d’ONG spécialisées dans la sensibilisation.

Certains profito situationnistes avaient même surfé sur la vague anti sida pour se faire du beure dans le dos des malades.

Aujourd’hui, il y a comme un réel recul ou un désintérêt de la part des gouvernements et des organisations internationales, bailleurs de fonds.

Se sont-ils essoufflés ou simple repli tactique ? L’on s’interroge !

Source : Gaboneco

Samedi 7 Décembre 2013
Gabonlibre.com : News 7J/7
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