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Léon Mba le président qui ne voulait pas de l'indépendance du Gabon

Le site de la Liberté - LVDPG - Média Libre & Débat 24h/24 le Lundi 16 Août 2010 à 22:42 | Lu 2680 fois

Par Yves-Laurent Goma
Il a proclamé l'indépendance du Gabon le 17 août 1960. Et pourtant, il n'en voulait pas. Léon Mba préférait plutôt la «départementalisation», un choix qui devait faire du Gabon un territoire d'Outre-mer. Les partisans de l'indépendance totale ont finalement triomphé. Mais 50 ans après, le Gabon demeure l'un des piliers de la France en Afrique. Léon Mba avait il tort ou raison ?



Léon Mba le président qui ne voulait pas de l'indépendance du Gabon
«Léon Mba n'a jamais été pour l'indépendance. Il voulait maintenir le Gabon sous le giron français» , affirme d'une voix tremblante Hortense Colette Ozounguet, 74 ans, dans une interview à l'occasion de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance.

Proche de Paul Marie Gondjout, président de l'Assemblée nationale lors de l'accession du pays à la souveraineté internationale, Mme Ozounguet qui était hôtesse pour la délégation belge venue assister à cette proclamation, ajoute qu'à l'heure des choix des symboles de la future République, Léon Mba suggérait l'introduction au bas du drapeau tricolore (vert, jaune et bleu) d'un petit bout du drapeau français.


L'histoire du drapeau gabonais

Certains historiens révèlent qu'en février 1960, Léon Mba a décidé d'adopter le drapeau tricolore (bleu, blanc et rouge) qui se serait différencié du drapeau français par l'apposition du dessin de l'arbre dominant de la forêt gabonaise, l'okoumé. Jacques Foccart, le «Monsieur Afrique de l'Elysée», lui aurait fait comprendre que cette solution était impensable. Sur le plan intérieur, le choix de Léon Mba est contesté par l'Union démocratique et sociale gabonaise (UDSG) de Jean-Hilaire Aubame, son principal rival politique.

Son allié Paul-Marie Gondjout, secrétaire général du Bloc démocratique gabonais (BDG) dont Léon Mba est secrétaire général adjoint, lui opposera également une fin de non recevoir. Fin tacticien, Léon Mba s'est finalement plié à la volonté de la majorité et a renoncé à ce drapeau qui rappelait trop la colonie.

Les premiers couacs de l'après indépendance

C'est en sa qualité de premier ministre nommé par l'administration coloniale que Léon Mba proclame l'indépendance du Gabon. Le colon parti, les premières difficultés ne tarderont pas à surgir. Moins de quatre mois après, la bataille fait rage entre Léon Mba, l'Assemblée nationale et les partis politiques. Léon Mba veut un régime présidentiel fort.

Le président de l'Assemblée nationale s'y oppose ainsi que le principal opposant, Jean-Hilaire Aubame. Les deux militent pour un régime parlementaire. Le 16 novembre 1960, Léon Mba, sous prétexte d'un complot, décrète l'état d'urgence et ordonne l'arrestation de huit de ses adversaires au sein du Bloc démocratique gabonais (dont Gondjout) malgré leur immunité parlementaire. Le lendemain, il dissout l'Assemblée nationale. Les électeurs sont appelés à voter de nouveau le 12 février 1961.

Pour remporter haut la main ce scrutin, Léon Mba forme avec Aubame une liste d'Union nationale, et rend le vote obligatoire. À l'issue du vote, sa liste remporte 99,75% des suffrages. Le même jour, Léon Mba, candidat unique est élu président du Gabon. Pour remercier Aubame, il le nomme ministre des Affaires étrangères.

Le nouveau chef de l'État fait adopter le 21 février 1961 une Constitution renforçant ses pouvoirs. Le régime tourne vers la dictature. La contestation enfle et le malaise s'installe même si le 9 février 1963, le président gracie les personnalités arrêtées en novembre 1960.

Le coup d'État du 18 février 1964

Dans la nuit du 17 au 18 février 1964, les militaires gabonais dirigés par les lieutenants Jacques Mombo et Valère Essone, arrêtent le président Léon Mba, le président de l'Assemblée nationale Louis Bigman, et plusieurs ministres. «Il n'y avait pas eu un seul coup de feu», témoigne le cinéaste Philippe Maury, unique civil ayant activement participé à ce putsch.

Les putschistes forment un gouvernement provisoire dirigé par Jean-Hilaire Aubame, grand rival du président destitué. Capturé, Léon Mba est confié au caporal Moulopo chargé de le transférer à Ndjolé, fief électoral d'Aubame. Mais du fait de violentes pluies, le président est amené à Lambaréné, à 250km de Libreville.

Le général de Gaulle qui apprécie les privilèges accordés aux Français par Léon Mba

ordonne l'intervention de l'armée française. Les 2 000 soldats français venus de Dakar et de Brazzaville débarquent à Libreville dans la nuit du 18 au 19 février et rétablissent Mba au pouvoir.

«Il était devenu furieux contre ces gens-là, surtout Essone qui était un parent», se souvient la secrétaire particulière de Léon Mba, Joséphine Menguet, dans une récente interview à la télévision nationale.

Dès 1965, les Français cherchent un successeur à Léon Mba, vieillissant et malade. Albert-Bernard Bongo, jeune chef de cabinet du président est nommé le 24 septembre 1965 ministre délégué à la présidence. En août 1966, Mba est hospitalisé à Paris et ne retourne plus au Gabon. Le 14 novembre 1966, Bongo est nommé vice-président à la place de Paul-Marie Yembit par un message radiotélévisé enregistré dans sa chambre de l'hôpital Claude-Bernard à Paris.

Une réforme constitutionnelle en février 1967 légitime le dauphin. Des élections législatives et présidentielles anticipées sont organisées le 19 mars 1967. Léon Mba est réélu avec 99,90% des suffrages. Le 27 novembre 1967, Léon Mba meurt à Paris, des suites d'un cancer. Albert-Bernard Bongo lui succède.

Le jeune président, à peine 32 ans, dissout tous les partis politiques et crée le 12 mars 1968, le Parti démocratique gabonais (PDG) qui sera érigé en parti unique. Comme son prédécesseur, Bongo s'appuie sur la France pour consolider son pouvoir qu'il conservera jusqu'à sa mort le 8 juin 2009.

L'ex puissance coloniale exerce une hégémonie dans le pétrole, les mines, le bois et l'assistance technique dans l'administration publique. Le français est la langue officielle du pays. La France est son premier partenaire commercial même si l'offensive chinoise inquiète. L'armée française est solidement implantée dans la capitale gabonaise.

La révision des accords de défense des années 60 n'ont pas du tout réussi à démanteler cette base militaire. Au contraire, ses troupes et sa puissance de feu est renforcée. De quoi déduire qu'en voulant faire du Gabon un département français, Léon Mba était visionnaire.

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Lundi 16 Août 2010
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23.Posté par jj le 20/08/2010 11:12 | Alerter
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je pense finalement que Jean Hilaire Aubame mérite que l'on le connaisse mieux car ce Mr avait une vision plus démocrate que Léon Mba, c'est dommage.Léon Mba a mis le GABON dans la direction de la francafrique et du bongoïsme...

22.Posté par espoir le 19/08/2010 03:00 | Alerter
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c'est drôle que les gabonais manquent d'objectivité et font preuve de mauvaise foi .quand il s'agit de bongo qui a faillit en 42 ans de règne et ce avec la complicité de nos parents (ceux qui ont eu la gestion du Gabon) à ce moment la tous le monde a quelque chose a dire, sinon que du mal . mais lorsqu'il s'agit de leon mba qui a également faillit en 5ans de règne d'aucuns ont le courage de dire que ce monsieur n'a rien fait de mal , pire on nous crée des contextes juste pour justifier son refus de l'indépendance du Gabon ,quand bien même nous savons tous qu'il a eu également des faiblesses .quand il s'agit de alibet qui n'a que 1an au pouvoir la encore beaucoup sortent pour en dire sur lui et le traiter de tout les noms pire de le juger même déjà au passé en 1 an de règne.
si pour d'aucuns léon mba avait raison de refuser l'indépendance afin que le Gabon soit un département français alors pourquoi se plaindre encore vu que nous sommes toujours sous cette dépendance (indépendance voilée) proclamer l'indépendance du Gabon fut pour lui une mascarade juste pour ne pas choquer les pays voisin qui aspiraient eux à cette indépendance . léon mba avait un souhait faire du Gabon un département français today on sait qu'il repose en paix car son voeu a été exhaussé avant qu'il ne s'en aille et que son voeu se perpétue.

(je suis sure que bcp viendront me dire que sous le règne de léon mba ,il n'y a pas eu de mort, qu'il y avait la démocratie au Gabon ,que les gens ne souffraient pas .que sous son règne aucun gabonais ne se plaignait comme ils se plaignent sou ali en 1an)

ps: arrêtez avec ces débats car s'il y'a des gens qui doivent se plaindre au Gabon se sont les ressortissant du haut ogoué qui sont traités de tous les noms chaque jour que dieu fait .

21.Posté par syd le 18/08/2010 18:06 | Alerter
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C'est drôle comme a chaque fois , le debat est toujours ramené au Fang, c'est redicul, arreter votre victimisation, le pays est dans cet etat tous simplement parce que les gabonais ont laisser un fils du pays nous abrutir , je suis si desapointé quand j'ecoute certains hommes politiques que ce sois du pouvoir ou de l'opposition nous parler de " l'heritage de Bongo" de quel heritage parlent-ils , celui de la misere ou celui du sous-developpement dans lequel nous vivons depuis pres de 40 ans.Enfin pour repondre a ma compatriote qui clame haut et fort sa fièrté d'etre fang , je te dis c'est tout en ton honneure , comme le disait Wole Soyinka, opposition au concept de la négritude de Sedar Senghor "le tigre ne proclame pas sa tigritude il fonce sur sa proie et la dévore" donc pas besoin de le crier sur les toits, et c'est quoi cette manie que vous avez de toujours faire remarquer "votre fierté" d'etre ce que vous etes , est ce parceque vous penser que ceux la qui ne le font pas ne sont pas fiere de ce qu'ils sont? Laissez tomber cela s'il vous plait , personne n'en sortirai grandis dans ce type de debat, car le charme de ce pays c'est aussi la multiculturalité de sa population. cotoyer les autres ethnie, allez dans les autres provinces,decouvrer les particularités culturelles des differents ethnies du Gabon et je vous assure que votre regard changera , ne regarder pas les autres avec le regard des politiciens et des aigris qui veulent nous distraire des vrai objectifs , c-a-d faire de ce pays une merveille ( reveur ? je le suis un peu trop sans doute, mais quand les espoires sont sacrifiés a l'autel de la mal gouvernace , il n'y plus que nos reves pour nous permettre d'esperer) Merci!

20.Posté par action le 18/08/2010 17:21 | Alerter
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Le point positif de Léon Mba avoir refusé que les ressources du Gabon soit exploiter par Brazzaville ex capitale de l'AEF., d'où son slogan d'Abord. C'est sure que cet homme aimait le Gabon mais avait une faiblesse pour la contradiction.

Pour le reste Léon Mba n'était pas assez courageux pour dire non aux blancs de l'époque, et s'opposer aux intérêts des forestiers français qui introduisirent la Franc-maçonnerie au Gabon.Mais a l'epoque il avait des Gabonais comme Ayoune et René Paul de Souzatte qui ouvertement s'attaquait aux intérêts français, donc le blanc n'était pas si puissant que cela.

Si Léon Mba était assez courageux il aurait dit non à Foccart et choisi une autre personne que Bongo .




19.Posté par UN GABONAIS le 18/08/2010 16:28 | Alerter
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combien d'entre vous choisissent une these sur le developement du GABON?

18.Posté par UN GABONAIS le 18/08/2010 16:21 | Alerter
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je trouve que aucun d'entre vous est pour le development de notre pays, ns avons compris avec dernieres programes de la chaine nationale que meme les grands historiens gabonais ne maitrisaien t pas l'histoire du Gabon.
et je constat tout de meme que vous avez tous des idees qui peuvent faire avancer ce pays,meme ce qui sont aujourdhui ou se disent opposant ont tous contribuers a cet echec dont nous somes tous temoins, mais qu'esce que l'on peu fair pour notre future? la est la grande question a se poser au lieu de vous fair des guerres ethniques qui ne sont pas dignes pour le gabon qui sera le notre , parceque ce qui bebe aujourdhui vont certainement nous demanders les comptes a nous aussi et preparons nous a les repondres avec fiertee parceque je croi et j'ai foi en l'avenir de ce pays. je pari que certain d'entre vous n'ont meme pas foi en eux meme, si tel est le cas coment pensez-vous que le GABON puisse devenir ce lui de vos reves, essayons de rendre reel chequ'un le plus petit de nos reves pour ce pays et je vous di il sera tres beau. MERCI DE CHANGER DE MENTALITE.

17.Posté par staline le 18/08/2010 14:02 | Alerter
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pour moi je pense que le président leon mba d'une part avait raison de ne pas vouloir l'indépendance car il savait que c'était une indépendance de nom la preuve est là quand on fait le constat de l'Afrique aujourd'hui surtout l'Afrique francophone où nous avons tous les maux du sous développement les problèmes où rien ne se fait sans l'intervention de la métropole pour des pays indépendants . moi je vois que le vieux leon mba avait raison car le résultat est là devant nous pour prendre une décision politique au Gabon il faut l'intervention de la métropole

16.Posté par Paysan le 18/08/2010 13:58 | Alerter
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Désolé, je voulais dire Dibale et non diable.
Dibale, je vous prie de m'en excuser.

15.Posté par Paysan le 18/08/2010 13:55 | Alerter
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Diable,
à mon humble avis, je pense que c'est toi qui parles d'ethnie. J'ai lu tous les post et je n'ai rien vu faisant mention de l'ethnie. Ton post est le premier à faire cette mention. Je trouve cela regretable et pitoyable. Peut-on faire tout un debat sans entendre fang, téké, punu, myéné, obamba,…? Nous cherchons toujours à ramener tout sur une ethnie. Nous, gabonais, sommes des idiots, des lâches avec un comportement mephistoferique. Voilà pourquoi, pendant que nous nous batton entre nous pour notre ethnie soit la meilleure, les français et les pdgistes nous volent et nous traitent comme des esclaves au vu et au su de tout le monde sans que nous ne puissions faire quelque chose car trop occupé à nous entretuer.

Ah, Pauvre Paysan!

14.Posté par Dibale le 18/08/2010 11:32 | Alerter
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la gabonaise,
tu dis:
Moi aussi je suis fière d'être gabonaise et que les autres ne me gênent pas du tout, au contraire c'est toi qui as un pb avec les fangs. Moins de 1000km de route bitumées en 42 ans, si tu penses que c'est un progrès! Les pistes, les ponts en tronc d'arbre que l'on voit en sillonant l'intérieur. C'est sûr que tu as de la chance de pouvoir te rendre à Lambaréné plus facilement!
42 ans de pétrole coulant à flots + autres minerai pour ce résultat, je pense que d'autres auraient fait mieux!

Qui te gène et en quoi faisant?
Je n'ai rien contre les fangs, qui pour moi, sont aussi gabonais que les autres éthnies.

Tout le monde sait qu'en 42 ans de pouvoir, Bongo et son clan (ses amis) pouvaient mieux faire. Et ce clan était constitué de toutes les éthnies du Gabon. De ce fait, que mes frères fangs reconnaissent que les gabonais mal intentionés se trouvent partout, et qu'il faille désormais prendre en compte les intérêts de tous les gabonais. C'est la seule condition pour faire du Gabon, un pays où il fait beau vivre. ça ne servirait à rien, de chercher les poux sur la tête de l'autre, alors qu'il en existe sur la tienne

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