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Le coup d'état électoral d’Ali Bongo apparaît comme une occasion ratée de la France

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Lundi 5 Octobre 2009 à 20:09 | Lu 2088 fois



Le coup d'état électoral d’Ali Bongo apparaît comme une occasion ratée  de la France
La «rupture» prônée par Nicolas Sarkozy et les anciennes colonies françaises en Afrique n’a pas duré le temps d’un mandat : le président français a beau multiplier les déclarations, promettre une remise à plat des accords de défense, assurer qu’il veut couper le cordon ombilical, le «pré carré» lui colle aux basques comme le sparadrap du capitaine Haddock. Il a suffi de quelques gestes, de quelques maladresses et d’un peu de peur, en tout début de mandat, pour que les Africains comprennent le message subliminal : pas plus que ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy n’entend rompre - ou ne parvient à le faire - avec les délices vénéneux de la «Françafrique», alors qu’il avait proclamé, dès 2006 à Cotonou, sa volonté de «rompre avec les pratiques du passé» et d’entamer un échange d’égal à égal, basé sur les seuls intérêts de chacun.





«Conseils». Premier acte : le 6 mai 2007, Omar Bongo est le premier chef d’Etat à saluer au téléphone le nouveau président français. Mais, le lendemain, il donne, sur RFI, une version autrement croquignoles que de cet échange. Ce serait Sarkozy qui aurait appelé le doyen des chefs d’Etat africain et non le contraire, pour le «remercier de ses conseils» durant la campagne électorale. L’Elysée ne dément pas.

Deuxième acte : en juillet 2007, Nicolas Sarkozy veut effectuer une première mini tournée africaine. L’Elysée songe à l’Afrique du Sud, au Ghana, tous deux anglophones et exemplaires à des titres divers mais, faute de temps, rien n’est «booké». On se rabat alors sur le pré carré, toujours disponible et prêt à recevoir.

Affront. Pour ne pas perdre de temps, Nicolas Sarkozy en profite pour effectuer au préalable une tournée en Libye, afin de remercier Muammar Kadhafi, qui vient de libérer les infirmières bulgares. Dans la foulée, il prononce le catastrophique discours de Dakar sur l’homme africain qui ne serait pas«assez entré dans l’histoire» et termine par une escale ennuyée au Gabon, chez le patriarche Bongo. Ce dernier aurait fait comprendre qu’une première tournée africaine sans passer par le palais du bord de mer à Libreville serait un affront irréparable. Sarkozy a cédé, sans masquer son peu d’intérêt pour la chose. Trop tard, le message est passé auprès des opinions africaines.

Troisième acte : les pieds nickelés de l’Arche de Zoé sont arrêtés au Tchad à la suite de leur projet de faire venir en France des centaines d’orphelins du Darfour, en fait des petits Tchadiens… Emprisonnés et jugés, ils sont devenus une monnaie d’échange. Idriss Déby les gracie au lendemain d’un assaut avorté des rebelles sur la capitale N’Djamena, en février 2008, que l’armée française a aidé à repousser, alors que le président est en train de convoler avec Carla Bruni. La boucle est bouclée.

Pourquoi la volonté initiale de rupture s’est-elle délitée aussi rapidement ? Par inexpérience, à cause de la force des habitudes - les acteurs africains, dirigeants comme opposants, continuent de solliciter le soutien de Paris, vu comme un précieux sésame - mais aussi en raison de la volonté de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, de gérer en direct les affaires étrangères en général et africaines en particulier.

La succession d’Omar Bongo aurait pu offrir l’occasion, pour Paris, de marquer la rupture promise, mais le rendez-vous a été manqué, comme lors de la succession de feu Eyadéma au Togo, en 2005, sous Chirac. Même si l’Elysée s’en défend, les Gabonais ont acquis très vite la conviction que Paris soutenait Ali Bongo. A tort, assurent certains conseillers du Président.

Sifflets. Voire. Ali Bongo n’a-t-il pas été reçu à l’Elysée à l’été 2008 ? Oui, répond-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique, mais «dans le cadre de mes fonctions de ministre de la Défense». L’argument ne convainc pas. L’avocat Robert Bourgi, très proche de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy, a publiquement soutenu le fils Bongo. Et au printemps, lors du séjour d’Ali Bongo à Paris pour une intervention chirurgicale, Claude Guéant s’est porté à son chevet.

Ce soutien affiché par le premier cercle du président français n’a pas échappé aux Gabonais. Lors des funérailles de «papa Bongo», des sifflets avaient accueilli Nicolas Sarkozy à Libreville. L’incident avait été préparé, et le chef de l’Etat l’avait imputé aux médias français qui auraient eu le tort d’annoncer trop tôt la mort d’Omar Bongo…

En réalité, son fils a su rassurer Paris sur la défense de ses intérêts, économiques et stratégiques, au Gabon. Ignorant le ressentiment de la population qui aspire à un réel changement, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait appelé, à l’avance, les Gabonais à accepter les résultats. Autrement dit : la victoire inéluctable du fils Bongo.

Ali, le dauphin tardif

Portrait

Ancien rappeur, le nouveau président n’a pas hérité de la roublardise de son père.

Par THOMAS HOFNUNG

Bongo est mort, vive Bongo ! Longtemps considéré comme un dilettante, un fils à papa jouisseur et paresseux, amateur de rap et de jet-ski, Ali Ben Bongo s’est peu à peu imposé comme le dauphin de son père au sein d’un clan pléthorique. A Libreville, personne ne sait réellement combien Omar Bongo Ondimba, le défunt président du Gabon pendant quarante et un ans, a eu d’enfants.

A 50 ans, son fils aîné a remporté la présidentielle avec plus de 41 % des suffrages, selon les résultats délivrés hier par la Commission électorale, et violemment contestés par ses concurrents. Lors des funérailles de son père, en juin, Ali s’était d’emblée présenté comme son héritier en prononçant l’oraison funèbre et en jurant de perpétuer son action à la tête du pays. Au sein de la famille, seule sa sœur Pascaline, surnommée «la régente» en raison de sa mainmise sur les finances du pays, était à même de pouvoir rivaliser avec lui. Mais cette femme de l’ombre a préféré s’effacer pour éviter un conflit fratricide au sein de la famille.

«Roi de la pop». La vocation politique d’Ali lui est venue sur le tard. Né en 1959 à Brazzaville, où son père effectuait son service militaire, il fut un élève moyen au lycée Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et, dit-on, aurait transmis par fax au jury, la veille de la soutenance, sa thèse de droit en Sorbonne. A son retour au pays, les Gabonais découvrent un jeune homme pataud, arborant un look de rappeur. En 1977, il a enregistré A Brand New Man, un album produit par le manageur de James Brown et tombé dans les oubliettes de l’histoire musicale. Quinze ans plus tard, il fait venir Michael Jackson à Libreville. En juin dernier, le grand frère du «roi de la pop», Jermaine, est d’ailleurs venu rendre un dernier hommage à Omar Bongo, avant d’enterrer Michael quelques semaines plus tard.

«Papa Bongo», qui veille au grain, pousse son fils à s’engager. Ali grimpe rapidement les échelons au sein du parti au pouvoir, le bien nommé PDG (Parti démocratique du Gabon), sous l’étiquette de «rénovateur». Il fait alors cause commune avec un certain André Mba Obame, l’ex-ministre de l’Intérieur qui s’est présenté contre lui lors de cette élection et prétend l’avoir emporté. En 1999, Omar Bongo le met en orbite en lui confiant le portefeuille de la Défense, qu’il va occuper durant dix ans, jusqu’à la veille du scrutin. Ali aura eu le loisir de placer ses hommes aux postes clés. Ses adversaires, et même certains membres du clan, l’accusent de comploter. Lors du décès de son père, il a fait fermer brièvement les frontières du pays, provoquant un tollé.

Car n’est pas Omar qui veut. Autant le «doyen» était roué et capable de séduire, en y mettant le prix, jusqu’à ses plus farouches ennemis autant Ali suscite la méfiance, sinon de la haine, chez nombre de ses concitoyens. Certains l’accusent d’être un imposteur, assurant qu’il serait né au Nigeria et aurait été adopté à la fin des années 60, lors de la guerre du Biafra, par l’ex-président. Des rumeurs nauséabondes qui ont obligé, il y a quelques mois, sa mère, la chanteuse et première épouse d’Omar, Patience Dabany, à jurer à la télévision qu’Ali sortait bien de ses entrailles.

Armure. Durant la dernière campagne, celui qui s’est d’abord prénommé Alain-Bernard, avant d’opter pour Ali Ben lors de la conversion de son père à l’islam dans les années 70, a tenté de fendre l’armure. Mais sa soudaine bonhomie n’a guère convaincu. «Il fait peur, même au sein du clan familial», confiait, lors des funérailles de son père, un familier du Palais. Au Gabon, on lui reproche aussi de ne pas parler les langues locales, à la différence de son père. Marié à une Française, Sylvia Valentin, la fille d’un assureur de la place, Ali était considéré comme le candidat de la France à Libreville.

Mais après le long règne d’Omar Bongo, son patronyme et sa proximité avec Paris sont devenus des handicaps aux yeux de nombreux Gabonais, avides de changement. Mais fort du contrôle de l’armée et des finances du pays, Ali ne pouvait pas perdre.


Lundi 5 Octobre 2009
La Révolution LVDPG
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1.Posté par St.Michael le 05/10/2009 20:54 | Alerter
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De par la tradition, la France n'a jamais rien réussi en Afrique francophone tout comme ailleurs (la perte du Québec au profit des anglais, le fiasco dans les côtes pour libérer les otages français par l'armée française qui a tué un français alors dans les mêmes conditions Obama avait libéré le capitaine américain sans bavure du côté américain).
Cette France qui veut continuer dans la mafia est prenable par les africains et se soumettra à la détermination des africains. Mais il est encore temps pour que la France revienne à la raison car les Gabonais sont en train de tourner la page bongo/pdg-francafrique librement (vote du 30/08/09) ou par violence sanglante (si la France impose ali bongo).

2.Posté par Dexter le 06/10/2009 10:01 | Alerter
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La vrai histoire de la mort du président Omar Bongo Ondimba
Ecrit par Correspondance RadioCemac
15-06-2009
Acte 1: Le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, le Président Omar Bongo rend l'âme dans un avion médicalisé dépêché par la France. Néanmoins sur instruction de l'Elysée et de sa cellule Afrique, le corps est conduit en Espagne selon la volonté de Madame Pascaline Bongo.

Acte 2: L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France. En retour, la famille Bongo aux multiples ramifications (Pascaline n'est pas seulement la fille du président, elle aussi la conjointe d'un membre du gouvernement et la mère des enfants de Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine ; Ali Ben Bongo (c'est le fils dont tout le monde parle pour la succession du Père ; Mba Obame, un autre fils lui aussi ministre, porte un nom Fang, l'ethnie majoritaire au Gabon (40%) demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la Famille et l'adoubement d'Ali Ben comme Président du Gabon, ce à quoi Pascaline est opposée.

Acte 3: Ali Ben fait appel aux deux Congo et menace de faire "sauter les légionnaires sur Libreville" C'est le titre d'un film dont mon tonton est l'acteur principal (Gérard Essomba Mani Ewondo).


Acte 4: La France frappe du point sur la table et exfiltre Ali Ben du Gabon. Officiellement alors, on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain. Personne ne l'a vu dans cet hôpital
.

Acte 5: Ali Ben se calme et rentre au Gabon pendant que Nicolas Sarkozy dépêche en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

Acte 6: Le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé : nous sommes le 20 mai 2009, il fait alors cette étrange déclaration : "Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin, sa santé était satisfaisante. Je formule mes vœux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible". Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise ; avec ces africanités teintées de Françafrique, il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle
.

Acte 7: Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités ; le premier ministre espagnol le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, un ancien religieux jésuite, demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins - qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps qui n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique. Le Gabon dit n'être pas près et pour des problèmes de sécurité intérieure. L'Espagne refuse de reculer comme cela se fait toujours ; quelques journalistes reçoivent des instructions et l’hebdomadaire Le Point lance un ballon d'essai
.

Acte 8: Un avion est dépêché à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais, Eyeghe Ndong, ce qui est fait
.

Acte 9: Le premier ministre donne une conférence de presse couteau sous la gorge par la famille Bongo : "Salaud si tu dis un mot de travers on te pend haut et court !" peut-on entendre dans une des résidences de l'avenue Juan Gonzales qu'occupe la famille Bongo. Le premier ministre annonce dont que Bongo est en vie - des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé
.

Acte 10: L'Espagne refuse à nouveau d'attendre

.
Acte final. L'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais le confirme ; les journalistes de TV5 refusent dans les minutes qui suivent de présenter le journal Afrique de 12H30 heure du Canada car, disent-ils, ce n'est plus de l'information s'ils ne doivent lire que des textes conçus à l'Elysée
.

Correspondance particulière

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François Fillon fut mal à l'aise le 20 mai lorsq'il fut interrogé sur la question de la mort du président Omar Bongo à Yaoundé

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