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Le Printemps Arabe raconté aux gabonais. Partie 1. La Constitution, les Institutions et le Dialogue

Le site de la Liberté - Landry MANDOUKOU le Jeudi 24 Mars 2011 à 22:41 | Lu 734 fois

Un gouvernement peut réussir beaucoup de choses, mais s’il échoue à doter le pays d’une constitution, d’institutions fortes, et s’il échoue dans la mise en place d’un dialogue constructif et permanent, il n’a pas réussi l’essentiel que la révolution exige.



Le Printemps Arabe raconté aux gabonais. Partie 1. La Constitution, les Institutions et le Dialogue
Le Printemps Arabe se veut être l’ouverture d’une nouvelle ère politique dans les pays du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient. Trois pays font bonne figure parlant de l’issue du soulèvement de leurs populations respectives. Tout d’abord la Tunisie et l’Egypte, avec les départs de Ben Ali et d’Hosni Moubarak, et enfin le Maroc où le roi Mohamed VI a fait le choix politique de prendre des mesures qui limitent les pertes humaines et les dégâts matériels dans son royaume.

En Egypte et en Tunisie l’objectif est double: mettre en place une constitution et des institutions dignes d’un nouvel ordre démocratique d’intérêt national. Et les nouvelles autorités de transition sont à pied d’œuvre pour être à la hauteur de ce défi colossal dans un contexte où la constitution était taillée sur mesure pour coller au plus prêt des intérêts personnels des dictateurs déboulonnés ; les institutions étaient le pôle d’excellence de tous les tripatouillages et les garants de l’impunité d’une certaine oligarchie. Au pays des pharaons, le premier acte démocratique post-révolution fut un REFERENDUM sur l’opportunité ou non d’une révision de la Constitution. Le vote qui a eu lieu le 21 mars 2011 a vu le OUI l’emporter à près de 77%.

Il faut dire qu’un homme qui accèderait nouvellement au pouvoir et qui maintiendrait une constitution inique (ayant servi les intérêts personnels d’un dictateur, de sa famille et de son clan sur plusieurs décennies) laisserait planer un doute sur le fait qu’il soit véritablement pénétré et imprégné de valeurs démocratiques.

On pourrait dire à ce titre « le dictateur est mort. Vive le dictateur ». Tous les candidats à la présidentielle égyptienne et tunisienne vont devoir donner des garantis sur les points constitutionnels suivants : la durée d’un mandat présidentiel, la limitation du nombre de mandats, un pouvoir politique exercé par des civils, les instruments techniques de la transparence électorale, les différentes chambres (assemblée nationale, sénat, conseil constitutionnel…) et la force qu’on leur donnera pour garantir les droits et les libertés en plus de veiller sur l’indépendance et la souveraineté de l’Etat, mais aussi et surtout comment ces chambres fonctionneront pour prévenir toute dérive dictatoriale.

Tout candidat qui ne prendrait pas d’engagement sur ces points ne mérite pas d’être élu, et tout président élu sur cet engagement et qui ne transformerait pas l’essai dans la première ou deuxième année de son premier mandat ne mérite pas d’être réélu. Un projet constitutionnel clair et un schéma institutionnel cohérent devraient être une condition sine qua non à poser à tous les présidentiables dans les démocraties naissantes.


Parlant du Maroc, plus de liberté d’expression pour le peuple, plus de démocratie au niveau parlementaire, et une limitation des pouvoirs du roi sont là les grands chantiers lancés par Mohamed VI sur fond de grande Réforme. Le projet politique du monarque n’est pas sans risque puisqu’il le ferait passer à terme du statut de roi qui REGNE à celui de roi HONORIFIQUE. Cette perte de pouvoir resterait tout de même acceptable puisqu’elle garantirait quand même à moyen et long terme des PRIVILRGES aux souverains qui se succèderont à la tête du royaume.

Le roi est pris malgré tout dans un numéro d’équilibrisme. C’est peut être ici la plus grande préoccupation de Mohamed VI, pérenniser la succession dynastique au Maroc tout en assurant un bonheur brut à ses sujets. Mais tous les équilibres sont par définition fragiles, même s’ils peuvent durer longtemps. Le roi devra donc aller au fond des questions qui se posent et surtout résoudre le problème de la pauvreté, du chômage des jeunes et des droits des femmes dans la société marocaine.


Soulignons que le projet du roi, comme tous les projets réformateurs, rend nécessaire une ouverture et un dialogue. Il est impossible de réformer efficacement en ayant un dialogue qu’avec soi-même. Le narcissisme en politique signe un suicide collectif. Ceux qui protestent sont forcément talentueux pour dénoncer. Mais le respect que le régime en place doit leur témoigner c’est de reconnaître qu’ils sont porteurs, dans une certaine mesure, de solutions innovantes dont il serait dommage de se priver.

On ne fait pas preuve de respect envers un peuple quand on lui dit « je vous ai compris », « je vais engager des réformes » et qu'on ne lui offre pas des espaces et un temps d’explication. Un bulletin dans l’urne n’explique rien non plus. Des slogans scandés dans les rues n’expliquent rien . Le roi va devoir donc permette au peuple d’expliquer ses revendications et proposer ses solutions dans les comités de quartiers, dans les associations et les ONG, à travers ses délégués syndicaux et en dialoguant avec les élus locaux qui les représentent et qui sont leur porte-voix.


Un gouvernement peut réussir beaucoup de choses, mais s’il échoue à doter le pays d’une constitution, d’institutions fortes, et s’il échoue dans la mise en place d’un dialogue constructif et permanent, il n’a pas réussi l’essentiel que la révolution exige.





Par Landry MANDOUKOU
(La voix des masques du Gabon)

Jeudi 24 Mars 2011
Landry MANDOUKOU
Vu (s) 734 fois




1.Posté par Titof le 26/03/2011 11:00 | Alerter
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...IL FAUT BUTER LE BIAFRAIS . /

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