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Le Président de la République française, François Hollande, prend la décision de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017.

Le site de la Liberté - Mengue M'Eyaà le Samedi 3 Décembre 2016 à 11:19 | Lu 1443 fois

Le Président de la République française, François Hollande, prend la décision de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017.



Déclaration


Elu en 2012, Il a soulevé de nombreux espoirs après le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy, et la relance de la Françafrique. Son discours de candidat au Bourget avait ému toute l’Afrique démocratique, des Africains-Français, et des ami-e-s du continent, en promettant que sa porte serait fermée à tous les dictateurs. Or, à peine élu, à l’été 2012, Ali Bongo, putschiste au Gabon en septembre 2009, était reçu à l’Elysée.

Puis progressivement, en s’entourant de conseillers marqués par une attirance manifeste pour le conservatisme néo-colonial, la France s’est contentée d’une politique africaine sans éclats et sans remises en cause, préférant gérer exclusivement l’aspect sécuritaire de la menace islamiste dans le Sahel.

Cette situation a rapidement conduit le pouvoir français à co-gérer des crises politico-militaires en s’appuyant sur les régimes autoritaires installés, comme au Tchad.

De temps en temps, un vague discours progressiste était démenti par une pratique diplomatique dite « réaliste » appuyé sur une idéologie conservatrice des intérêts français en Afrique.

L’élection présidentielle au Gabon a été l’apothéose de cette réalité, précédée par des clins d’œil répétés au régime de Libreville, comme la participation de ministres français en exercice aux opérations de communication menées par M. Attias, époux de l'ex Mme Sarkozy, pour le compte de M. Bongo.

Sans s’engager clairement en faveur de la démocratie, le Président français s’est tu en aout et en septembre 2016 au moment du coup d’Etat du régime de M. Bongo alors même que l’opinion internationale a vu, en direct, l’ampleur de la fraude, dénoncée par l'Union européenne présente sur place.

L’assaut à l’arme lourde du quartier général de Jean Ping n’a pas suscité plus de réactions outrées de la part de François Hollande. Pourtant habitué des commémorations, aucune condoléance ne sera adressée au peuple gabonais après les massacres post électoraux. Le "rêve français" du discours du Bourget allait se fracasser devant un silence assumé.
"Est ce ainsi que les hommes vivent" murmurait le poète?

Seules quelques personnalités ont réagi, dont le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, la Présidente de la commission des affaires étrangères, Elisabeth Guigou, J. Des actes humanitaires ont été posés par Jean Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères.

On sait bien que sous la cinquième république, les Affaires étrangères demeurent le domaine réservé du chef de l'Etat. Mais pas de rupture pour le Gabon. Le président Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession, il nous laisserait le clan Bongo en héritage?

Aucune reconnaissance de Jean Ping comme légitime vainqueur n’est intervenue malgré l’évidence de sa victoire.

Un discours sur la fin de la Françafrique est même venu légitimer la non dénonciation des actes criminels commis par le régime gabonais.

Il reste donc quelques mois au Président Hollande pour tenter de sortir de cette fatalité de la chute qu’il s’est crée lui-même.

Bon nombre de Français considèrent que le quinquennat n’a pas du tout été satisfaisant en matière de politique africaine, comme dans beaucoup d’autres domaines.

Il est singulier que la situation n’ait pas évolué plus favorablement dans les rapports entre la France et l’Afrique depuis les dernières années du septennat du Président Mitterrand, et l’émergence du pluralisme, voire dans certains pays, de l’alternance (sauf au Gabon).

26 ans plus tard, le Gabon n’a toujours pas connu d’alternance démocratique et aucun discours de la Baule n’a été rappelé au régime, maintenant un ensemble d’anomalies démocratiques en Afrique centrale.

On accordera au Président Hollande d'avoir évité un génocide en Centrafrique et d'avoir arrêté les terroristes au Mali.
Mais cela ne fait pas une politique africaine de la France d'un gouvernement de gauche, tourné en principe vers le progrès ,le respect des droits fondamentaux, l'urgence démocratique et le développement.

Avec le rapport définitif qui sera remis par l’Union européenne, en décembre, et pour les 5 mois à venir, Il serait souhaitable que le Président Hollande puisse frapper les esprits en reconnaissant la légitimité du vainqueur de l’élection présidentielle, au Gabon, Jean Ping. Un processus démocratique s’enclencherait dans cette partie du monde, pouvant en entraîner d’autres.

Ce serait pour M. Hollande l’occasion de donner au peuple français le moyen de se reconnaître dans une action de progrès sur le continent africain, avec lequel la France est si lié.

Cela ne dépend plus que de lui en tant que Président de la République française .

Avant son départ de l'Elysée, ce serait une façon d'entrer par la grande porte de l'histoire du peuple gabonais et du continent africain.

Paris, le 2 décembre 2016

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping
Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama

Présidente du Mouvement civique du Gabon

Présidente du Mouvement civique des femmes



Déclaration

Elu en 2012, Il a soulevé de nombreux espoirs après le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy, et la relance de la Françafrique. Son discours de candidat au Bourget avait ému toute l’Afrique démocratique, des Africains-Français, et des ami-e-s du continent, en promettant que sa porte serait fermée à tous les dictateurs. Or, à peine élu, à l’été 2012, Ali Bongo, putschiste au Gabon en septembre 2009, était reçu à l’Elysée.

Puis progressivement, en s’entourant de conseillers marqués par une attirance manifeste pour le conservatisme néo-colonial, la France s’est contentée d’une politique africaine sans éclats et sans remises en cause, préférant gérer exclusivement l’aspect sécuritaire de la menace islamiste dans le Sahel.

Cette situation a rapidement conduit le pouvoir français à co-gérer des crises politico-militaires en s’appuyant sur les régimes autoritaires installés, comme au Tchad.

De temps en temps, un vague discours progressiste était démenti par une pratique diplomatique dite « réaliste » appuyé sur une idéologie conservatrice des intérêts français en Afrique.

L’élection présidentielle au Gabon a été l’apothéose de cette réalité, précédée par des clins d’œil répétés au régime de Libreville, comme la participation de ministres français en exercice aux opérations de communication menées par M. Attias, époux de l'ex Mme Sarkozy, pour le compte de M. Bongo.

Sans s’engager clairement en faveur de la démocratie, le Président français s’est tu en aout et en septembre 2016 au moment du coup d’Etat du régime de M. Bongo alors même que l’opinion internationale a vu, en direct, l’ampleur de la fraude, dénoncée par l'Union européenne présente sur place.

L’assaut à l’arme lourde du quartier général de Jean Ping n’a pas suscité plus de réactions outrées de la part de François Hollande. Pourtant habitué des commémorations, aucune condoléance ne sera adressée au peuple gabonais après les massacres post électoraux. Le "rêve français" du discours du Bourget allait se fracasser devant un silence assumé.
"Est ce ainsi que les hommes vivent" murmurait le poète?

Seules quelques personnalités ont réagi, dont le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, la Présidente de la commission des affaires étrangères, Elisabeth Guigou, J. Des actes humanitaires ont été posés par Jean Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères.

On sait bien que sous la cinquième république, les Affaires étrangères demeurent le domaine réservé du chef de l'Etat. Mais pas de rupture pour le Gabon. Le président Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession, il nous laisserait le clan Bongo en héritage?

Aucune reconnaissance de Jean Ping comme légitime vainqueur n’est intervenue malgré l’évidence de sa victoire.

Un discours sur la fin de la Françafrique est même venu légitimer la non dénonciation des actes criminels commis par le régime gabonais.

Il reste donc quelques mois au Président Hollande pour tenter de sortir de cette fatalité de la chute qu’il s’est crée lui-même.

Bon nombre de Français considèrent que le quinquennat n’a pas du tout été satisfaisant en matière de politique africaine, comme dans beaucoup d’autres domaines.

Il est singulier que la situation n’ait pas évolué plus favorablement dans les rapports entre la France et l’Afrique depuis les dernières années du septennat du Président Mitterrand, et l’émergence du pluralisme, voire dans certains pays, de l’alternance (sauf au Gabon).

26 ans plus tard, le Gabon n’a toujours pas connu d’alternance démocratique et aucun discours de la Baule n’a été rappelé au régime, maintenant un ensemble d’anomalies démocratiques en Afrique centrale.

On accordera au Président Hollande d'avoir évité un génocide en Centrafrique et d'avoir arrêté les terroristes au Mali.
Mais cela ne fait pas une politique africaine de la France d'un gouvernement de gauche, tourné en principe vers le progrès ,le respect des droits fondamentaux, l'urgence démocratique et le développement.

Avec le rapport définitif qui sera remis par l’Union européenne, en décembre, et pour les 5 mois à venir, Il serait souhaitable que le Président Hollande puisse frapper les esprits en reconnaissant la légitimité du vainqueur de l’élection présidentielle, au Gabon, Jean Ping. Un processus démocratique s’enclencherait dans cette partie du monde, pouvant en entraîner d’autres.

Ce serait pour M. Hollande l’occasion de donner au peuple français le moyen de se reconnaître dans une action de progrès sur le continent africain, avec lequel la France est si lié.

Cela ne dépend plus que de lui en tant que Président de la République française .

Avant son départ de l'Elysée, ce serait une façon d'entrer par la grande porte de l'histoire du peuple gabonais et du continent africain.

Paris, le 2 décembre 2016

Mengue M’Eyaà

Porte-parole de Jean Ping
Conseillère spéciale de Guy Nzouba Ndama

Présidente du Mouvement civique du Gabon

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