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Le Gabon sur les pas du Togo !

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Mercredi 12 Août 2009 à 10:27 | Lu 479 fois



Le Gabon sur les pas du Togo  !
« Une chose est passée, c’est la succession dynastique au Togo en 2005 et qui également commence à avoir un effet dans beaucoup de pays. Vous voyez ce qui se passe au Gabon aujourd’hui, au Burkina Faso les gens sont inquiets, au Sénégal n’en parlons même pas, c’est le débat politique. Donc, tous les démocrates africains doivent franchement combattre ce phénomène » (Alioune Tine – Président de RADDHO)

Le 8 juin dernier, le « doyen des chefs d’Etat africains » a rendu l’âme à Barcelone après 42 ans de pouvoir. En bon despote africain, il avait ouvert le pouvoir à ses rejetons ainsi qu’à ses proches afin qu’ils puissent conserver le pouvoir dans le giron familial. Sa fille aînée Pascaline est Directrice de Cabinet à la Présidence et son fils Ali est ministre de la Défense depuis plus de dix ans. Les deux nourrissaient une vive envie de succéder à leur géniteur. Mais Omar Bongo n’avait pas fait son choix pour ne pas donner l’impression qu’il était un partisan de la monarchie bananière. Il n’y avait que des supputations sur sa succession, supputations qu’il balayait d’ailleurs du revers de la main.

Malgré leur soif du pouvoir, les enfants Bongo se sont transcendés pour ne pas prendre le pouvoir comme l’ont fait en 2005 les fils Gnassingbé. Pas d’allégeance. Pas de « dictature héréditaire ». Pas de passe-passe constitutionnel. Ils ont laissé faire la constitution, le temps de rendre des hommages à leur père. Les funérailles passées, la course à la succession est ouverte. Ali Ben Bongo, toujours ministre de la Défense dans le gouvernement intérimaire, est désigné candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), parti au pouvoir. Ce choix du fils de Bongo dont certains récusent les origines gabonaises, n’a pas satisfait tout le monde. L’ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong qui, lors des funérailles de leur « maître », avait mis en garde contre une dérive à la Roboam, ce prince des Saintes Ecritures qui, succédant à son père, avait pris pour conseillers des jeunes de sa génération plutôt que des sages de la Nation, et menacé de châtier le peuple avec des scorpions pendant que son père le faisait avec des roseaux, s’est désolidarisé de la démarche du parti et s’est déclaré candidat indépendant. Il en est de même pour de l’ancien ministre des Finances, Casimir Oyé Mba, ami d’Ali Bongo. Pour tout dire, c’est à la mort du dinosaure gabonais qu’on retrouve des présidentiables au sein du PDG. Et c’est également pour la première fois qu’un scrutin est ainsi ouvert.

Cependant, si on n’y prend garde, les Gabonais connaîtront la tragédie qu’ont vécue les Togolais lors de la première élection présidentielle post-Eyadema. Après le père, les Togolais voudraient voir du nouveau et se sont mobilisés pour ce scrutin. Pour permettre à Roboam togolais de réaliser son rêve, au moins 400 personnes – rapport d’établissement des faits des Nations Unies – ont été tuées et plus de 50 000 Togolais contraints à l’exil. Une même situation qui se profile à l’horizon dans ce pays de l’Afrique centrale. Les événements de la semaine dernière en disent long. A l’appel de plusieurs candidats indépendants et de l’opposition, des Gabonais sont sortis nombreux pour réclamer la démission d’Ali du gouvernement de transition. Ces manifestants qui défilaient aux cris de « Ali démission », «Ali dictateur », « le Gabon n’est pas une monarchie », ont été chargés par les forces de l’ordre qui ont fait usage des gaz lacrymogènes et des matraques. Munis de pierres et de gourdins, ceux-ci ont aussi répliqué, nous renvoyant, nous Togolais, à notre histoire récente. Naturellement, ces échauffourées se sont soldées par des blessés graves du côté des manifestants. Et la crainte des manifestants en organisant cette marche, c’est d’éviter qu’en cas d’échec à la présidentielle, Roboam gabonais, qui est le patron de la Défense, utilise l’armée pour prendre le pouvoir par la force. Ensuite, il se fera entourer de ses « copains de boîte de nuit ». Comme au Togo en 2005. Comme au Togo actuellement.
Zeus Aziadouvo


Source : Togosite

Mercredi 12 Août 2009
La Révolution LVDPG
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