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Le Gabon est en déficit d’experts dans la gestion du pays

Le site de la Liberté - Joël Mbiamany-N'tchoreret le Mardi 1 Juin 2010 à 00:33 | Lu 1208 fois



Le Gabon est en déficit d’experts dans la gestion du pays
Le personnel politique et le cadre administratif ne semblent pas à la hauteur des défis du pays. Visiblement, ils ne parviennent pas à relever le défi du développement malgré sa «brillante formation universitaire». En tout cas, il se dégage une impression d’impuissance, comme s’il ne fallait rien attendre de nos cadres que la gestion des affaires courantes. Pour plusieurs observateurs, il faut imputer ce déficit d’efficacité au manque d’expertise dans la gestion des affaires du pays.

En effet, la composition du gouvernement de M. Ali Bongo et la nomination des hauts fonctionnaires de l’État ont révélé une inquiétante situation de raréfaction de cadres en mesure d’assumer les responsabilités publiques à la hauteur des enjeux auxquels le pays est confronté. Assurément, plusieurs compatriotes ont, pour des raisons partisanes ou par manque de confiance à l’égard du pouvoir en place, voulu rester en marge de «la mouvance émergente» et regarder le train passer, puisqu’il faut les laisser avancer.

Néanmoins, même lorsqu’on scrute du côté de l’Union Nationale ou de l’ACR, il est intéressant de remarquer que les personnes les plus en vues sont soit des politiciens de l’ère Bongo (53 ans et plus qui n’on rien fait de probant pour le développement du pays ou des jeunes femmes et des jeunes hommes (entre 32 et 43 ans) récemment sortis des facultés ou des grandes écoles. Ils n’ont développé aucune expertise notable dans leur domaine de formation et ne disposent donc d’aucune compétence professionnelle avérée.

De la même façon, quand on regard les grandes entreprises qui font des affaires au Gabon, combien sont dirigées par des Gabonais et quel est le rendement de ces entreprises? Combien de Gabonais sont des experts dans des entreprises prospèrent de plus de 100 employés? Combien de Gabonais sont des experts d’ONG d’importance continentale ou qui sont des références de part leur prise de position authentiques et par leur probité morale?

Dans la plupart des pays africains avec lesquels on peut faire des comparaisons, il est possible de répertorier au moins dix centaines de hauts cadres qui ont fait leur preuve dans les institutions internationales, dans des entreprises privées ou même dans des ONG de référence. Au Gabon, on ne peut compter que quelque deux dizaines de cadres avec une expertise avérées. La plupart sont âgés de plus de 55 ans. Et, aujourd’hui l’État gabonais n’a plus autant de haut fonctionnaire dans les organismes internationaux comme jadis. Le pays fait donc face à un problème de taille. Il est fort intéressant de se poser la question du comment et du pourquoi d’un tel état de fait?

Au préalable, soulignons que lorsqu’on parle de hauts cadres, on a généralement tendance au Gabon à confondre expert et diplômé d’université ou de grandes écoles. PECKELS B et HUREAU J. (2008) dans leur essai de définition de l’expertise et de l’expert, rappellent que l’expertise regroupe à la fois les connaissances et la compétence. Toutefois, Comme le démontre Perrenoud, P (1997), la compétence à l’opposé des connaissances ne s’acquiert pas dans la formation académique, mais plutôt dans la pratique professionnelle. De ce fait, l’expertise concerne outre les connaissances théoriques, la construction des savoir-faire dans le développement de sa pratique professionnelle (Coulon, 1999). Aussi, ce n’est pas parce qu’on a récemment obtenu un DEA qu’on est un expert si l’on n’a pas déjà préalablement exercé plus de dix ans et fait ses preuves par des publications de référence ou par la direction ou la gestion d’un département (ENCINAS DE MUNAGORRI R, 2007).

Dans le gouvernement de M. Ali Bongo, nous avons vu des compatriotes qui avaient à peine obtenu leur doctorat être nommés ministres. Ils n’avaient encore fait aucune publication d’importance sur leur domaine de recherche. De même, antérieurement à la soutenance de leur thèse, ils n’avaient jamais occupé des fonctions de directeur ou de secrétaire général de ministère ni même diriger une entreprise ou assumer, à un quelconque degré, de responsabilité de gestionnaire. La question à se poser est : sur quelle base ces personnes ont été nommées ministres.

En vérité, dans notre pays nous sommes encore plongés dans le mythe du diplôme de l’époque coloniale. Durant la colonisation, la personne détentrice du certificat d’étude primaire, donc la plus instruite de l’ethnie ou de la région, était appelée à occuper les plus hautes fonctions que l’administration coloniale octroyait aux indigènes. Lorsqu’une majorité d’autochtones eut accès à l’éducation, le degré de diplôme pour occuper la plus haute fonction publique fut rehaussé. La plus haute fonction publique fut ainsi associée au plus haut diplôme. À cause de cette façon de procéder, il s’est institué dans la mémoire de la gestion publique l’idée que le plus haut diplôme entraîne l’occupation de la plus haute fonction de l’État. Chacun voulant accéder à la plus haute fonction publique possible, la course vers le plus haut diplôme fut est devenue le plus haut degré d’ascension et d’accomplissement sociale. Ainsi, aucun accent n’a été mis sur le développement de l’expertise comme moyen d’accession aux plus hautes fonctions de l’État.

De fait, l’État ne cherchant pas à développer un basin d’experts, une fois rentré au pays, des docteurs sont ainsi subitement devenu ministre. Seulement, les connaissances acquises dans la soutenance d’un doctorat ne peuvent perdurer que lorsque la personne reste engagée dans le domaine de la recherche, lorsqu’elle est en mesure d’actualiser ses connaissances par de la recherche fondamentale ou la pratique professionnelle directement axée dans son domaine de science. En quoi un docteur nouvellement gradué, ne disposant d’aucune expérience de travail peut-il être plus compétent au ministère de l’éducation dans une fonction d’administration qu’une personne détentrice d’une maîtrise et qui y exerçait depuis plus de dix ans? De plus, en quoi un docteur en médecine nouvellement gradué peut-il être plus compétent pour gérer un hôpital qu’un diplômé de master en gestion des services de santé et qui y exerce dans le milieu de plus de dix ans?

Plusieurs de nos docteurs, après avoir tabletter leur thèse n’ont jamais occupé des fonctions en lien avec leurs études. Dépourvues de savoir-faire réels ils ont été amenés à gérer le pays en agissant en détentrices d’expertise. Pour cela, l’élite qui a exercé le pouvoir dans notre pays a montré des limites dans la gestion des affaires de l’État. L’absence de contrepouvoirs et d’opposition réelle, l’absence d’institutions réellement démocratiques n’ont pas permis de corriger leurs erreurs, de les conduire à se questionner sur leurs pratiques de gouvernance, à développer une certaine expertise en vue d’intervenir efficacement dans leur ministère respectif. Il en a résulte un État otage d’une classe de dirigeants incapable d’admettre son échec et son manque de vision à long terme.

L’ouverture démocratique entamée au début des années quatre-vingt devait déboucher sur un renouvellement de la classe politique. Les dossiers de la RTG tenus à la fin des années quatre-vingt, manipulés par certains rénovateurs du PDG, avait pour ambition de pointer du doigt les limites des caciques, de même, leur montrer la porte de sortie pour faire la place aux plus jeunes. De retour au pays, une partie de l’élite exilée et celle puisée à l’Université Omar Bongo n’a pas réussi grand-chose, dépourvue d’un savoir-faire et dépassée par l’évolution de la société et des problèmes de l’époque, ils ont fait faire au pays du surplace. C’est à peine si on a senti leur présence au gouvernement et dans la haute fonction publique par des interventions et apparitions sans effet structurants sur le développement politique, économique et social. En fait, ça été un flop, pire qu’à l’époque des caciques.

Après quelques «errements» durant les années 90, un nouveau groupe de cette élite sans savoir-faire a été appelée à gouverner à son tour. Malgré des détournements moins effroyables que les rénovateurs, elle reste façonnée par les pratiques d’incompétence du parti unique. Il y a en effet dans cette élite émergente comme un certain nivellement de sorte que les cadres actuels et ceux qui les ont précédés ne font pas montre d’une grande imagination dans la mise en œuvre de politique structurantes.

Au PDG comme ailleurs, l’actuelle génération de cadre gabonais qui partage la responsabilité avec la génération des années quatre-vingt-dix, ne parvient pas à convaincre. À cause du type de recrutement que l’on fait dans le gouvernement et la haute fonction publique, on ne voit pas comment pourrait émerger des cadres compétents qui pourraient conduire le pays à bon port.

Dans dix ans, on ne pourra encore parler que de continuité, car le rajeunissement voulu par M. Bongo fils n’est que d’ordre strictement mécanique. On intègre de nouveaux sur le simple critère de la jeunesse et de leur haut diplômé puisqu’on les fait avancer dans un cadre de fonctionnement qui montre une grande timidité dans l’action politique, écrasée par le poids des pratiques politiques d’une autre époque.

Dans l’opposition, le tableau est, pour ainsi dire, le même. Les élites partisanes ne pensent qu’à leur maintien à la tête des formations politiques. Ils passent le plus clair de leur temps à écarter d’éventuels concurrents. De fait, la promotion dans les partis de l’opposition ne se fait pas sur le critère du savoir-faire et de l’imagination politique fertile.

Le non renouvellement des cadres sur la base des l’expertise entraîne un non renouvellement des idées et des pratiques de gouvernance innovantes. Ici au Canada et même aux États-Unis, de nombreux gabonais avec des hauts diplômes et des diplômes intermédiaires sont reconnus comme des experts dans leur domaine de travail. Ils ne font pas beaucoup de bruit parce qu’ils n’ont pas cette culture européenne du m’as-tu vu du plus haut diplôme, du plus bien pensant ou du plus bien parlant. En Amérique du Nord ce qui compte ce n’est ce que tu es, mais ce que tu sais faire.

Il faut arrêter avec cette façon de recruter à la haute fonction de l’État ou au gouvernement à cause du plus haut diplôme. Le gouvernement devrait recruter dans les plus hautes fonctions de l’État sur la base de concours faisant prévaloir l’expertise au regard des besoins de développement sectoriel.

Incontestablement, le diplôme doit être une référence, l’expertise doit néanmoins compter beaucoup plus. Ainsi, il est préférable de recruter comme secrétaire ou directeur général d’un ministère une personne qui a DESS en gestion d’entreprise, qui a déjà créé une entreprise et qui très connue dans le milieu de l’entreprenariat qu’un docteur en économie qui n’a jamais ni créé ni dirigé une entreprise et qui est inconnu dans le milieu des affaires. Oui, la fonction de ministre est éminemment politique. Il porte néanmoins de disposer d’une certaine compétence pour savoir arbitraire les propositions faites par ses experts. Il faut arrêter le tâtonnement et l’apprentissage sur le tas. Notre pays doit faire développer son expertise en faisant admettre les Gabonais dans des organismes internationaux : UNICEF, UNESCO, OMS, FMI, BANQUE MONDIALE, etc. C’est du savoir-faire dont nous avons besoin et non de l’idée du haut diplôme.

Joël Mbiamany-N'tchoreret

Mardi 1 Juin 2010
Joël Mbiamany-N'tchoreret
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1.Posté par MBA ASSOUME le 01/06/2010 05:40 | Alerter
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Monsieur Joël Mbiamany-N'tchoreret,

Votre brillant exposé soulève, effectivement, un aspect important du problème de la mauvaise gestion ou plutôt utilisation des ressources humaines de notre pays. Tout en reconnaissant la pertinence du débat que vous soulevez, je voudrais tout simplement ajouter que, lorsqu’il y a déficit d’experts de renom dans un domaine, le bon sens peut bien servir de substitution lorsque le choix se fait sur la base de valeurs. Que l’on fasse de bonnes études ou que l’on soit un expert de haut calibre, la gestion politique d’un pays nécessite aussi le bon sens c’est-à-dire la faculté mentale, innée chez l’être humain, de repérer, de choisir intelligemment entre plusieurs solutions celle qui s’adapte le mieux au problème à résoudre et qui satisfasse le plus grand nombre, à moyen et à long terme. Il s’agit d’avoir une vision futuriste ! Choisir une bonne solution parmi des milliers ne relève pas forcement d’une bonne formation livresque ou d’une expertise reconnue à travers le monde. Certes, ces critères sont très importants à valoriser dans le choix des gestionnaires de la chose publique dans notre pays. Mais, elles ne sont exclusives.
Pour illustrer mon propos sur le bon sens, je vais vous citer l’exemple du Parc du Futuroscope (qui est un parc à thèmes dont les attractions sont basées sur le multimédia, les techniques cinématographiques, audiovisuelles, robotiques du futur). Ce grand parc français, de renommée internationale, a été imaginé par Monsieur René Monory, président du Conseil général de la vienne (département français), au début des années 1980. Le but de ce projet futuriste est de créer les conditions les plus favorables au développement d’un département rural (dont René Monory est président du conseil général) en perte de vitesse. Ce projet auquel peu de personnes croyaient au départ a néanmoins abouti avec succès au site du Futuroscope que l'on connaît actuellement et qui ne cesse de grandir aujourd'hui, plus de vingt ans après sa naissance.
Qui est donc René Monory ?
Issu d’une famille modeste, muni pour seuls diplômes un brevet élémentaire et un brevet industriel, René Monory commence à travailler à l’âge de 15 ans comme apprenti garagiste dans l’atelier de son père. En 1943, il reprend le garage paternel pour en faire une des concessions les plus prospères de la région Poitou-Charentes (France). Grâce à son génie, j’allais dire à son bon sens, il devient dans un pays où le culte du diplôme fait lésion :
- Ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (1977-1978)
- Ministre de l’économie (1980)
- Ministre de l’éducation nationale (1986-1988)
- Sénateur de la vienne (1968-1977)
- Président du sénat (1992-1998) dont deuxième personnalité de la République française
Le bon sens fit son arme et le propulsa au sommet de la hiérarchie étatique française.
Voyons quelques cas de ratés en Afrique, malgré leur expertise. Au Bénin, Nicéphore Soglo avait été élu en 1991 face au dictateur Mathieu Kérékou. Il représentait alors une nouvelle génération de dirigeants, économiste bon ton, bien vu des technocrates du FMI et de la Banque mondiale. Son passage aux affaires a vite démontré qu'il était comme tout le monde un homme faillible. Grâce à son expertise reconnue en économie, il est administrateur à la Banque mondiale de 1979 à 1986. Mais, il s’est avéré être un piètre président pendant son mandat malgré sa haute expertise internationale. Au point que l’ancien dictateur, Mathieu Kérékou, décrié durant des années, lui a été préféré.
A Madasgascar, Marc Ravalomanana, un grand chef d’entreprise avait démocratiquement pris le pouvoir en 2002, mais s’est avéré par suite comme un piètre gestionnaire politique et évincé du pouvoir en 2009, malgré sa haute expertise dans la gestion de ses propres entreprises personnelles.
Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade, ancien avocat international, lors de la composition de ses gouvernements, fait toujours appel aux experts internationaux sénégalais qui travaillent dans les institutions internationales, pourtant les sénégalais décrient aujourd’hui l’incompétence de ses gouvernements d’experts. Surtout la non réalisation des promesses faites.
Contrairement à vous, je crois en l’expertise actuelle des Gabonais qui vivent au Gabon et à l’extérieur du Gabon bien sûr. Car ils ne demandent qu’à travailler, comme dans tous les autres pays sérieux et organismes internationaux, dans des conditions où le mérite est le socle commun à tous.
Le problème de l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines de notre pays relève plus de la qualité des hommes politiques et de leur mode de désignation. L’illégitimité qui caractérise, depuis des années, nos dirigeants freine considérablement la participation de nos élites au développement du Gabon. Voyez-vous, certains Gabonais assez bien formés, ayant parfois de bonnes expertises, qui ont décidé de travailler avec le régime PDG sont aujourd’hui noyés dans la masse inconsciente des moins que rien de la République. Pourtant, mis dans un contexte de travail sérieux, transparent, rigoureux et dynamique où le mérite est la seule valeur, ces compatriotes s’en sortiront mieux. Par exemple, Jean Ping a longuement servi le PDG et pourtant il n’est pas trop ridicule au niveau international ; mais sa compétence est noyée dans l’immobilisme des gouvernements successifs du clan Bongo-PDG auquel il a appartenu pendant des années. Comme vous l’avez si bien reconnu, au Canada, aux USA, et ailleurs un grand nombre de Gabonais qui y travaillent sont appréciés dans leur milieu de travail par leur expertise et sont moins bavards. Ces exemples encourageants et honorables montrent à suffisance que ceux de nos compatriotes qui ont reçu les mêmes formations et qui ont décidé d’aller service localement notre pays peuvent, eux-aussi, dans le contexte de sérieux et de mérite, mettre en valeur leur expertise.
Autrement dit, notre problème prend racine dans la désignation du haut dirigeant de l’Etat. Ce dernier étant donc illégitime, c’est-à-dire refusé non seulement par la masse populaire mais aussi par les élites apolitiques du pays. Or ces dernières, aux niveaux national et international, refusent très volontairement, à juste titre, de servir un régime où elles ne pourraient pas exprimer librement leur expertise. Les Gabonais rompus dans leur champ de compétence, chacun dans son domaine, sont nombreux à travers le monde et ne sont pas prêts à servir n’importe quel assoiffé de pouvoir, comme c’est le cas en ce moment. Ali Bongo, après son coup d’Etat électoral, sans réelle préparation et presque esseulé par rapport aux « bonnes têtes » actuelles du pays, ne pouvait que bricoler un fourre-tout de gouvernement d’incompétents, pour donner l’apparence du neuf. Pour faire du spectacle populeux, il a évincé la majorité des hauts cadres de l’administration centrale. D’aucuns ont applaudis pensant que les plus corrompus étaient mis d’état de nuire. Mais hélas ! Le premier a reconnu ouvertement que la corruption s’enracine davantage dans notre administration. Là, je dirais que quand un chef est corrompu, les subalternes le sont bien volontiers et sont impunis. Je refuse donc d’accepter que le Gabon manque d’expertise, certes nous avons encore des pans d’activités à combler en main-d’œuvre qualifiée et super qualifiée, mais je pense qu’on peut faire un grand pas en avant si nous utilisons à bon escient toutes les filles et tous fils formés dans notre pays. Et surtout, si les Gabonais sont rassurés par la légitimité des autorités en place. L’immobilisme du gouvernement actuel ne m’amène donc pas à conclure à l’absence d’expertise dans notre pays. Le contexte politique nauséabond y est pour beaucoup ! Ne nous appuyons pas toujours sur les hommes politiques médiatisés, parfois bardés de diplômes mais incompétents, comme les seuls repères de l’intelligencia ou de l’expertise de notre cher pays. Effectivement, je vous le concède, dans notre pays, le diplôme est un mauvais référent d’expertise. Avec le PDG, le paraître prend toujours le dessus sur l’être et c’est dommage pour notre cher pays. Parfois, un minimum de bon sens suffit pour faire de grandes choses !



2.Posté par LA LOGIQUE le 01/06/2010 11:48 | Alerter
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Très belle analyse de MBA ASSOUME.

Le diplôme est un mauvais référent au Gabon.

Faut-il rajouter aux exemples de MBA ASSOUME concernant le Futuroscope qu'en France, le plus grand emploeyeur en France sont les PME.

Les dirigeants de ces PME, la plupart n'a pas de BEPC ; ils ont commencé à travailler à 14 ans, et développer leurs entreprises.

Ce grand employeur est une fierté pour La France -

Le gabon a des femmes et des hommes qui n'ont rien à envier de l'occident - mais il commencer par mettre à la tête de l'état les gens capables de diriger le pays et élus par le peuple afin que les nationaux puissent servir leur pays.

3.Posté par la gabonaise (pas La Gabonaise) le 01/06/2010 12:58 | Alerter
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Bel article, bonne analyse à laquelle j'adhère totalement. Ce qui est malheureux, c'est que les véritables experts gabonais ne sont pas prêts à rentrer dans leur pays parce que le cadre ne leur permet pas de s'épanouir ( absence de démocratie, confiscation des décisions par la sphère politique). Il faudrait qu'on arrive à séparer le pouvoir exécutif du pouvoir économique, de la justice, qu'une véritable neutralité politique soit observée. La monarchie qui s'installe dans notre pays est loin de rassurer ls sceptiques. Je pense qu'à terme les talents gabonais vont s'expatrier.
C'est malheureux de le dire, seuls les idiots ont leur place au Gabon.

4.Posté par aaa le 01/06/2010 22:14 | Alerter
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Il ya des ponts que je soutiens dans cet article.Mais seulement je pense que nous ne pouvons pas totalement renier que les hauts diplomes permettent aussi de mieux avoir de l'expertise .Nous ne pouvont pas conditionner l'accès a certaines hautes fonctions à une experiance de dix ans trop long a mon avis .L'obtention justement d'un haut diplome aide à mon avis à mieux avoir une expertise de façon plus rapide et efficace.
Vous conviendrez avec moi qu'un docteur n'aura pas la même efficacité d'apprendre la gestion de la chose publique que monsieur tout le monde qui n'a pas un diplôme particulier.
Seulement je soutiens l'idée qu'il faut laisser ceux qui ont une expériance gérer l'Etat pour ne pas avoir des blocages et autres.Mais cette idée a entrainé ce que l'on sait au Gabon certains on cru être propriétaire de l'administration dont ils avaient la charge.

5.Posté par massuku le 01/06/2010 23:18 | Alerter
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Ce n'est pas exact que le Gabon manque d'experts pour m'appuyer que sur le seul point central de cet article. Au Gabon, l y a des cadres qui ont de l'expertise international. j'en ai connu personnellement. le problème du Gabon est que beaucoup de nos cadres se prostituent dans les cabinets ministériels et du palais du bord de mer pour se mettre à leur compte ou créer des cabinets regroupant de nombreux experts. Parfois quand ils font appel à eux, leurs expertises ne sont pas prises en compte. Voyez vous même le rapport fait par BK sur la sécurité sociale au Gabon. le Gabon avait-il besoin de ce rapport alors que localement il y avait de la matière grise.

Autre point noir de l'expertise au gabon, beaucoup de nos concitoyens ne spécialisent pas. ils sont pour beaucoup trop généralistes. Beaucoup d'entre nous après un doctorat pense qu'ils sont au sommet de l'art. Alors que ce n'est pas le diplôme qui fait l'expertise. C'est l'expérience professionnelle, les formations continues, les conférences qui forment l'expertise d'un homme.

Il faut donc encourager les formations professionnelles spécialisées courtes.
Il est donc dommage que pour des raisons politiques, des cadres soient mis dehors et le pays se prive ainsi d'experts de hauts niveaux. Entre e ministère des et celui de la planification, il y avait plus d'expertise au ministère de a planification alors qu'aux ministère des finances c'est de 'incompétence notoire avec des cadres nommés pour leur proximité avec le pouvoir en place.

En économie, nus avons certainement des experts et des compétences. Mais sont-ils mieux utilisés ? Dans les questions de développement et environnementales aussi.







6.Posté par ALLERTE le 02/06/2010 02:02 | Alerter
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