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La tragédie de l’accessibilité à l’eau potable au Gabon : problèmes et solutions




La tragédie de l’accessibilité à l’eau potable au Gabon : problèmes et solutions
Cet article est le premier d’une série d’articles faisant état du paradoxe du développement au Gabon. Celui-ci présente les difficultés liées à l’accès à l’eau potable dans ce pays. Il montre que, au-delà des ressources fluviales abondantes dont dispose le pays, l’eau potable comme priorité dans le bien-être social n’a jamais été prise en compte dans le souci du développement du pays.

Cela est dû au statut ambigu du développement social où le rapport entre les visées économiques et celles du bien-être social a été profondément altéré par une évolution économique en vue de favoriser le paraître. Alors que nous aurions cru les nouvelles autorités enclines à fonder leurs ambitions sur la réalisation des projets socio-économiques essentiels au bien-être des Gabonais, le développement dit émergeant initie des projets de développement économique en faisant fi de ce qui est prioritaire pour les Gabonais.

Certes, en l’état actuel du pays, tout est prioritaire. Quoi qu’il existe des besoins d’existence qui ne peuvent attendre. Lorsqu’on est un gouvernement qui veut faire émerger les citoyens de leur abîme, il faut savoir connaître leurs besoins immédiats. En l’occurrence, l’accessibilité à l’eau potable pour tous à moindre frais est une priorité nationale d’importance. Au regard de nos critiques, nous proposons une voie de sortie de ce drame que le gouvernement peut emprunter.

L’accès à l’eau potable pour tous est une priorité mondiale

En vérité, un pays qui manque d’eau potable ou qui en fait une ressource rare est un pays qui ne peut ni nourrir adéquatement sa population, ni se développer socialement de façon harmonieuse. D’ailleurs, le NEPAD considère désormais l’accès et la consommation en eau par habitant comme un indicateur du développement économique. Autrement, «dis quelle est la propension d’accès à l’eau potable dans ton pays, pour que l’on te dise quel est son niveau de développement économique».

Selon une étude des Nations Unies, l'eau deviendrait, d'ici à 50 ans, un bien plus précieux que le pétrole. C’est dire toute l’importance d’investir adéquatement dans cette ressource que d’aucuns appellent déjà « l’or bleu».

Pour cela, le 22 mars 2005, l’Organisation des Nations Unies lançait la décennie (2005-2015) : L'eau, source de vie. À cet effet, elle rappelait que l’épuisement et la dégradation des réserves d’eau douce due à une croissance démographique rapide et à un développement mal géré étaient la source des problèmes d’accession à l’eau potable et qu’il convenait, pour redresser la barre, d’instituer des politiques de développement permettant l’accessibilité à tous, à moindre frais, de cette ressource essentielle à la vie. Laquelle accessibilité commande, pour le cas du Gabon, de revoir les ambitions, les finalités et les façons de produire et de distribuer l’eau potable dans l’ensemble du territoire national.

En effet, l’embarras d’accessibilité à l’eau potable crée des difficultés de vie pour les populations. Selon Jeune Afrique, «A Libreville, qui compte quelque 600.000 habitants, des résidents sont quotidiennement contraints de veiller jusque tard dans la nuit pour faire des réserves d'eau. Les coupures prolongées, jusqu'à plusieurs jours d'affilée, ont entraîné récemment, selon la presse locale, des manifestations de protestations dans des quartiers populaires».

Pourtant, contrairement à bien des pays ou régions du monde, le Gabon est couvert d’eaux sur une superficie qui représente plus d’un quart du territoire national. Repartie en de nombreux cours d’eau dans toutes les régions, cette eau devrait être à la portée de tous les Gabonais quel que soit l’endroit où ils vivent. Néanmoins, son accès est calamiteux.

La thèse soutenue dans ce texte est que l’insuffisance des infrastructures due à leur vieillissement et à leur non renouvellement et modernisation défavorisent l’accessibilité à l’eau potable pour tous en qualité et en quantité suffisante. Le sous financement et le vieillissement des infrastructures résultent de l’inexistence d’une politique gouvernementale d’accès à l’eau potable. L’État doit dans l’immédiat, suivant un cadre de développement durable ambitieux, élaborer une politique d’accès à l’eau potable. Cette politique doit être accompagnée d’un cadre d’investissement public quinquennal pour renouveler les infrastructures en vue d’étendre et de rendre efficientes la production et la distribution de l’eau potable.

Quel est le problème de l’accessibilité à l’eau potable au Gabon?

Les difficultés d’accessibilité à l’eau potable sont de l’ordre de sa pénétration en quantité suffisantes aussi bien pour les populations vivant dans les zones rurales que celles vivant en zones urbaines. Dans les zones rurales, à cause sans doute d’une densité faible (1 habitant au 4 km2) et de laquelle résulte l’impossibilité de réaliser des économies d’échelle intéressantes, on note une absence d’infrastructures pour satisfaire à la demande des populations.

D’après les données recueillies au ministère de la santé et celui de la planification, de même qu’auprès de la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), seul 25% de la population vivant en zone rurale a accès à l’eau potable provenant des structures de l’État ou de la SEEG. En zone urbaine ce taux est de 66%. Le taux de pénétration de l’eau potable en milieu rural est ainsi évalué à 23% en moyenne dont 70% par les pompes à motricité humaine et 9% par les systèmes hydrauliques villageois. Le milieu urbain est là où l’on retrouve 80 % des Gabonais.

C’est là justement où les populations sont confrontées aux plus grandes difficultés d’accès à l’eau potable. La vétusté des infrastructures (le taux élevé de pannes, les défaillances dans la gestion et le suivi de l’exploitation des ouvrages) et l’absence de financement d’envergure illustre la difficulté de répondre adéquatement à la demande, faisant de l’eau potable une ressource rare.

La mauvaise gestion de la SEEG

Au-delà de l’absence d’une politique de l’eau, les difficultés d’accès à l’eau potable sont tributaires d’une gestion défaillante de SEEG. Déjà en 1987 dans une mission télévisée (dite des dossiers de la RTG), il avait été démontré que les ministres et les hauts cadres politiques du PDG et de l’État ne payaient pas leur compte d’eau et d’électricité. De plus, la SEEG comptait un nombre impressionnant de hauts cadres avec des salaires qui défiaient toute concurrence.

Ces salaires ne correspondaient pas au rendement attendu de l’entreprise. L’existence d’une masse salariale importante avec un personnel pléthorique de même que le non recouvrement de plusieurs impayés faisait de la SEEG une organisation à but non lucratif. On se souciait peu de dégager des profits pour parer aux imprévus et réinvestir dans les infrastructures.

Conséquemment, selon les conclusions de l’audit fait en vue de la privatisation de la SEEG, les derniers investissements faits dans les infrastructures de production et de distribution d’eau au Gabon datent du début des années quatre-vingt. Il en résulte une désuétude avancée des infrastructures de production et de distribution d’eau.

Les insuffisances dans l’entretien des infrastructures et le manque de financement de nouvelles machines de production et d’outils de distribution favorisent une insuffisance de l’offre de l’eau. Ils entraînent des pénuries dans la consommation quotidienne des Gabonais. La situation de la dégradation des infrastructures est telle que pour rétablir seulement l’équilibre de la demande et de l’offre d’eau, par rapport à 1990, il faut une espèce de plan Marshall.

L’absence d’une politique d’accès à l’eau potable

Le principal dilemme des difficultés d’accès à l’eau potable sont essentiellement liées à l’inexistence d’une politique de l’eau. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir. Il n’y a au Gabon aucun cadre légal sur l’eau et encore moins des principes publics pour favoriser un accès en eau en qualité et en quantité pour tous. Dans la plupart des pays dits modernes, le lotissement urbain en vue d’occuper les espaces d’habitation s’accompagne d’un plan de distribution d’eau fondé à la fois sur l’expansion urbaine, sur l’évolution démographique et sur les besoins de la croissance économique.

Au Gabon, la production et la distribution de l’eau est une gestion à vue, en d’autres mots, sont improvisées. «Les tuyaux sont branchés les uns après les autres pour répondre à une demande non ordonnée». Dans la plupart des villes modernes, pour répondre à la demande d’eau les gouvernements se donnent une politique de consommation de l’eau.

Cette politique entraîne généralement une stratégie visant à s’assurer, ce faisant, de répondre adéquatement à la demande, en recyclant l’eau usée pour la remettre dans le système de production, en s’assurant de mieux protéger la santé publique et ainsi de satisfaire aux conditions d’accessibilité à l’eau potable aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. En vue de parvenir à une telle planification, les autorités gabonaises doivent considérer l’eau telle un constituant vital du bien-être social et comme un instrument de développement socio-économique.

La nécessité d’investir d’importants capitaux

Pour permettre l’accessibilité à l’eau en qualité et en quantité suffisante pour tous, sur l’ensemble du territoire, il faut investir dans la construction d’infrastructure de production et de distribution d’eau potable de même que des infrastructure de traitement des eaux usées. Nous avons calculé cet investissement, dans le programme de campagne à l’élection présidentielle de M. Bruno Ben Moubamba, à 200.000 millions d’euros, soit environ 130 milliards de francs CFA.

Au regard du poids du marché gabonais et du pouvoir d’achat des Gabonais, un tel investissement ne peut être fait le secteur privé. Il faut en effet compter près de 20 ans de consommation, avec le pouvoir d’achat actuel des Gabonais, pour que le secteur privé réalise des bénéfices probants. Un tel délai ne peut encourager des investissements privés qui doivent régler le problème de la vétusté du réseau d’aqueduc et normaliser la production et la distribution de l’eau. À moins, évidemment de considérer le coût de la consommation d’eau potable similaire à celui de la consommation de l’essence.

La stratégie de réinvestissement dans des infrastructures

Le manque et la défaillance des infrastructures est un obstacle majeur à la satisfaction en eau des besoins des populations, au développement des entreprises et à la réalisation des objectifs du développement prescrits dans le plan mondial de la décennie eau source de vie. En effet, le pays est confronté au double défi d’une demande croissante et du vieillissement d’équipements d’une grande partie de ses infrastructures, qui pourrait entraver la croissance et le développement durable.

Les besoins d’investissements en infrastructures qui concernent les services d’utilité collective tels que les télécommunications, l’électricité, les transports, l’eau et l’assainissement sont estimés à plus de 2 milliards d’euros d’investissement pour les cinq prochaines années. S’il faut dégager des montants aussi élevés, le gouvernement devra mobiliser toutes les sources possibles des capitaux en investissement sans toucher aux besoins des autres secteurs du développement comme le logement social, les infrastructures de santé, les infrastructures scolaires et universitaires. Il apparaît clairement que le niveau d’investissement requis pour les infrastructures de production, de traitement et de distribution d’eau ne peut se faire uniquement par le trésor public.

Les principes d’élaboration d’une politique d’accès à l’eau potable

Pour répondre aux besoins en infrastructures, le gouvernement ne saurait ignorer la solution qui consiste à favoriser la participation du secteur privé dans un Partenariat Public Privé (PPP). Cette collaboration PPP ne suppose pas une privatisation absolue du réseau de la production, du traitement et de la distribution d’eau.

Un PPP est une initiative de collaboration entre les secteurs public et privé qui est fondée sur des liens à long terme et sur un partage des ressources, des risques et des bénéfices. Cette collaboration a l’avantage d’apporter les capitaux dont a besoin le pays et en servant de garant à l’investissement du secteur privé.

Elle permettra de faire bénéficier le public d’un environnement plus concurrentiel et de mobiliser l’expertise technologique et les compétences de gestion du secteur privé dans l’intérêt public. Dans plusieurs pays industrialisés, la participation du secteur privé aux infrastructures a contribué ces dernières décennies à accroître la couverture et l’efficience des services d’infrastructure.

Mais pour attirer les investissements privés, il importe que le gouvernement dévoile les ambitions de développement en infrastructures dans une politique de développement durable ambitieuse. À n’en point douter, cette politique et le cadre légal qu’il mettra en œuvre aidera le gouvernement, qui recherche les capitaux au développement des infrastructures à attirer les investissements nécessaires et à mobiliser les ressources du secteur privé au bénéfice de l’ensemble de la société. La politique d’accès à l’eau potable guidera le gouvernement dans la participation d’entreprises privées aux solutions pour améliorer la production, le traitement et la distribution de l’eau potable.

Cette politique ne devra pas être interprétée comme devant conduire la privatisation ou la gestion privée des infrastructures à capitaux publics. Le choix entre la fourniture privée ou publique des services d’infrastructure doit se faire en fonction d’une évaluation objective de ce qui sert le mieux l’intérêt public.

Les facteurs à prendre en compte sont les niveaux actuels de fourniture des services et l’état des équipements, l’accessibilité financière pour les ménages et les entreprises, la couverture des réseaux, l’efficacité opérationnelle, l’entretien sur le long terme des installations ainsi que la viabilité sociale et environnementale. La décision doit être également fonction de l’échéance à laquelle les améliorations sont nécessaires et des sources de financement disponibles.

La politique d’accès à l’eau potable sera ainsi conçue comme une première étape pour faire participer le secteur privé à la construction des infrastructures, en leur proposant à cet effet un catalogue systématique d’orientations dans le cadre de la stratégie de développement durable et à la lumière de la situation et des besoins du pays. Elle visera à établir des prescriptions détaillées ou à donner des conseils techniques sur des aspects particuliers de l’investissement en infrastructures, de la formulation des contrats ou de la réglementation à respecter.

Pour conclure, le besoin d’écrire cet article et ceux qui suivront vient de l’état de frustration que l’on développe lorsqu’on examine le piétinement dans lequel se trouve le pays. On se trouve ainsi à se poser la question qu’est-ce que je ferai de mieux si j’étais à leur place. Nous savons qu’à l’état actuel du pays tout est une question de priorité et que l’état de nos finances lamentable ne permet de les satisfaire en même temps.

Le gouvernement s’emploie semble-t-il à vouloir créer des pôles économique en construisant des zones dites industrielles. Il n’y a pas de mal à cela si c’est bien pensé et bien construit. Retenons simplement qu’un gouvernement n’agit pas comme une entreprise privée qui recherche avant tout à réaliser des profits financiers élevés.

La décision de faire tel ou tel investissement public relève donc rarement de la rentabilité immédiate que du besoin immédiat des populations. De fait, l'État doit raisonner en termes des besoins immédiats des populations. L’investissement dans la production, le traitement et la distribution de l’eau potable est une question de bien-être social vital. Le gouvernement a l’obligation d’investir dans ce secteur sans plus attendre.

Joël Mbiamany-N’tchoreret

Jeudi 2 Décembre 2010
Auditeur Libre de LVDPG : Joël Mbiamany-N’tchoreret
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11.Posté par Bernard N I le 09/12/2010 12:32 | Alerter
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Bonjour Mr Joël M-N,
En réponse à votre article il y a quelques jours, je disais qu'il était préférable de ne pas disserter sur certains sujets lorsqu'on connait l'issue qui se profile à l'horizon.
Nombreux sont ceux qui ont par tous les moyens refusé les évidences qui s'imposaient naturellement devant eux, du fait des actes posés par Mr Mamboundou et leurs idéaux d'un grand Sud au Gabon de par une stratégie PDG.
Aujourd'hui les masquent tombent, et au lieu d'éradiquer 50 ans d'anarchie qui ont délabré profondement le Gabon, certains préfèrent opter pour des stratégies de partage de pouvoir.
Ce pays qui a besoin d'un développement cohérent, qui a besoin de réformes à grande échelle pour la modernisation de toutes les sphères de l' Etat et de la société, qui aurait ainsi pu à travers ces réformes améliorer son potentiel économique et permettre une réelle expansion à tous les niveaux, ne va hériter que de deux aventuriers franc-maçons avides de pouvoir et de déification de leurs personnes.
Au-delà de telles réalités pensez-vous que ce pays sortira du bourbier dans lequel il sombre voici maintenant plus de 50 ans?
Le fanatisme que ces deux personnes ont instauré, pourra-t-il permettre aux acteurs de la société de voir où sont les véritables problèmes quand ont sait que toute la classe politique et la grande majorité des acteurs de la société civile sont adeptes du même culte que celui de Ali9 et de Mamboundou?
Tout est lié, puisque c'est l' Etat-PDG qui dirige tout, malgré les grands potentiels dont disposent ce pays, les perspectives pour un développement réel, viennent de disparaître à nouveau.

10.Posté par nietszche le 07/12/2010 00:07 | Alerter
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À quand un repertoire des " Best-practice sur le continent " et l accord des marchés à ces firmes ?

9.Posté par Lemaçon le 06/12/2010 22:27 | Alerter
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Nous avons publié les photos des maçons du Gabon
lien ci dessous
Aidés nous à les identifier

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=108488905890067&set=a.108488759223415.13492.100001868757869&notif_t=photo_comment&pid=71455&id=100001868757869

8.Posté par la pensee gabonaise le 06/12/2010 17:48 | Alerter
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Je tiens a m'excuser pour les fautes....

7.Posté par Joel Mbiamany-N'tchoreret le 06/12/2010 17:26 | Alerter
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@ la pensée gabonaise

Mon article est le premier d’une série d’articles faisant état du paradoxe du développement au Gabon. Celui-ci présente les difficultés liées à l’accès à l’eau potable dans ce pays. J'ai pas arbitrairement choisi de traiter du problème de l'accessibilité à l'eau potable. Les autres traiterons de l'énergie, de l'éducation, la santé, l'agriculture, le tourisme, etc.,. Ce problème est la pointe de l'Iceberg d'une situation encore plus criante. L'eau est une ressource vitale à la vie. On la trouve au Gabon en abondance. Il est inconcevable que les Gabonais en viennent à en manquer. Nous savons que l'eau et l'électricité au Gabon vont de paire. Nous avons parlé uniquement de l'eau pour montrer le caractère paradoxal du type de développement que l'on veut faire pour nous. Comment parler d'émergence quand on ne peut même pas avoir l'eau potable en qualité et en quantité suffisance? Je concède que la distribution de l'on doit être comprise dans un plan d'urbanisation. J'ai pris pour acquis que tous convenait que cela va de soi. Je vous remercie pour vos réactions enrichissantes.

6.Posté par Landry NZIGOU le 06/12/2010 17:04 | Alerter
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Je n'avais pas l'intension d'incriminer les populations qui font tout pour continuer à vivre malgré les manquements du politique. C'est évidemment au gouvernement d'organiser tout ça.... mais bon c'est un autre problème que de leur demander cela.
Mais proposons-nous pour déjà atténuer ces phénomènes de délestage sur le moyen terme? En attendant que ces artistes hommes politiques se bougent, je propose que toutes les intelligences se regroupent autour d'une structure qui produirait de l'eau potable et l'électricité pour les vendre lors des coupures.....une autre façon de réveiller les consciences et de proposer des alternatives aux populations. Les actes nobles manquent dans notre pays et je pense qu'il est temps maintenant d'aller poser des actes qui profiterons aux populations. Et j'en profite pour saluer l'intervenant pour le travail de veille sur le plan sanitaire..... et je suis partant pour soutenir ce genre d'entreprise!

5.Posté par la pensee gabonaise le 06/12/2010 16:23 | Alerter
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@ Monsieur Joel Mbiamany-N'tchoreret

J'ai lu avec interet votre article sur l'accessibilite a l'eau potable. Je trouve que les problemes qui se trouvent dans accessibilte a l’eau potable pour les populations, comme vous le dites, cela au XXIe siecle malgre tout le potentiel hydraulique et pluviometrique de notre pays, et surtout en milieu urbain, est plus qu’une tragetie ! J’ai trouve votre analyse pertinante, mais je lui a cependant releve certaines manquements. En effet, dans votre analyse, vous prenez le probleme de l’accessibilite a l’eau potable comme un systeme completement isole dependant que du probleme de financement et de manque de stategies : c’est qui est une erreur !
Le probleme de l’accessiblite a l’eau potable est un sous-systeme contenu dans un grand systeme qu’est l’urbanisation ou, est contenu d’autre sous-systemes comme, l’accessibilte a l’electricite, l’habitat, les infrastitures routieres. Ces sous-systemes reunient autour d’un systeme global, l’urbanisation, observent une inter-dependance entre eux. C’est pourquoi, il ne pourrait pas etre possible de parler d’accessibilite a l’eau potable sans faire de relation avec l’influence qu’elle subit des autres sous-systeme. Cette demarche de perception du probleme d’eau potable comme un systeme isole est quelque peu maladroite.

Ainsi, le manque de reels infrastitures routieres et un planification urbaine dans l’habitat, ne sont que la consequence de ce etat de fait, endehors de toute consideration financiere et d’investissement. D’ailleurs l’eau et le courant vont de paire, en ce sens que ou l’eau doit passer, le courant le doit aussi. Alors, il aurait ete souhaitable que, vous analysiez, a part les consequences logiques entraitees par le manque de financements, d’analyser les inter-actions avec les autres sous-systemes. Cela aurait donne, a votre analyse, une certaine analyse en profondeur parce que, votre analyse n’est faite que sur la base d’une prise en compte de criteres externes venant agir par leurs actions sur tous les composantes du systeme Urbanisation. Il ne suffit pas de faire des financements pour que les population arrivent a acceder a l’eau, il faudrait tout d’abord prendre en compte l’aspect specifique demographique par l’etude de la dispersion des populations a travers tout l’espace geographique parce que les financements qui pourraient etre engages pour etre insuffisants malgre les efforts enormes consentis ; l’aspect culturel des populations pour lequel doit etre pris en comptes les habitudes d’approvisionnement et savoir les adapter au nouvel espace moderne par exemple ; savoir et etudier toutes les inter-actions entre toutes les composantes d’un meme systemes et, les harmoniser en mettant en etroite collaboration tous les ministeres responsables de leurs realisation ;...
Il est certes raisonnable de toujours prendre reference les pays etrangers occidentaux chez qui, ce probleme ne se pose pratiquement plus et ont trouve et ellabore des mecanismes urbains efficaces. Mais l’erreur ici, encore, ce serait de croire que par un simple « copier-coller », on arriverait a resoudre nos problemes, sans tenir compte au prealable, des specificites, et les realites culturelles, democraphiques , comme dit plus haut, de nos populations ! Cette meme erreur est rencontree aussi sur l’adoption par nos dirigeants et pretendus intellectuels des mecanismes economiques, des politiques de sante, propre aux occidentaux. Il faudrait comprendre que tout ce qui « marche » en occident, ne marcherait pas forcement chez-nous. La preuve, malgre l’expertise de Veolia dans leau et la distribution d’electricite, meme si je doit le reconnaitre que dans son depart il y’a un probleme de conflit d’interets et de corruption , n’a rien apporte a la resolution de probleme d’accessibilite en eau potable sachant que des investissement aient ete faits ?! Un autre exemple est la reforme de sante et d’assurance avec le «consulting» de Dr. Koucher. Avaient-ils au prealable pris en comptes les specificites du « terrain» ? Je ne pense pas !
Toute demarche scientifique recommanque que pour ellaborer une these, il faudrait prendre en compte toutes les particularites qui sont autour d’une question car, meme un critere qui vous semble de second plan puisse avoir une influence sur les resultats de vos recherches...Avant de la rejette comme etant insifisante, il faudrait tout d’abord la prendre en compte, et la rejetter que dans le cas ou il ne joue aucun role ou son role pourrait etre neglige par rapport aux influences que celui-ci a sur l’objet de recherche ou par rapport influences des facteurs d’autres criteres.

Enfin, je dirais que notre developpement ne reside que sur l’ellaboration des strategies de developpement basee sur la prise en compte de la particularite de l’espace geographique, demographique, des relations inter et extra-ethniques et, culturelles de nos populations africaines et gaobnaise en particuliers. Car, a part le manque de patriotisme, d’esprit democratique,..., nos fameux dirigeants manque de methodologie dans leurs actions politiques ! Ce developper, ce n’est pas se renier en tant qu’africain, mais, commencer a comprendre sa particularite et la richesse de cette particularite qui est la notre et de la transcender sans la perdre la vue puis que, le developpement ne survient que, au carre-four des cultures et civilisations. «La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublie !»

4.Posté par Bernard N I le 06/12/2010 13:38 | Alerter
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Monsieur, vous savez pourquoi les gens ne réagissent pas à cet article?
Le dénigrement ou autre n' a rien à avoir, c'est tout simplement parce que vous défoncez des portes ouvertes et que donc il n' y a pas d'intérêts à dire quoi que se soit.
Vous voulez que les gens soient interpelés, mais par quoi? Avez-vous vu dans un système où le soit disant Etat est toujours inféodé à son seigneur et maître, des changements?
Dans quel Etat, avez vous vu tous les pouvoirs stratégiques confiés à des étrangers?
La gestion de l'eau est le domaine, la propriété de la France dans son protectorat le Gabon. Cette dernière n'agit que pour ses intérêts et ceux des siens. Pourquoi voulez vous que l'on réagissent par rapport à la vérité des faits que nous connaissons et que nous ne pouvons pas changer?
Lorsqu'on nous revèle qu'il existe des clauses particulières qui font de la France le détenteur des richesses de notre sous-sol, de manière exclusive, vous voulez que nous réagissons, alors que le problème se situe plus loin que ce que vous présentez?
Pour ma part, j'ai lu votre article, mais c'est le bon sens qui m' empêche de réagir face à certains sujets car ils n'ont pas de réponses actuellement à cause des systèmes mis en place pour éviter à tout prix un développement réel de ce pays.
Si nous devons réagir, alors réagissons chacun à notre manière en informant les nôtres qui n'ont pas accès à une certaine information et de fait on évitera que le génocide silencieux de la population du Gabon puisse continuer.
Je vais vous prendre un ou deux exemples, il y a quelques temps au Gabon, le gouvernement, par le biais du ministère de la santé avait fait une campagne impressionnante pour faire vacciner des petits enfants et des nourrissons. Seulement le vaccin distribué par l' OMS, avait causé la mort de plusieurs centaines d'enfants en Inde et ailleurs et notamment 400 enfants au Nigéria, étant avertit du danger, le petit groupe dont je suis membre a envoyé des messages d'alertes pour que les mères évitent de participer à ces suicides collectifs de leurs enfants. Et les exemples sont nombreux; la situation au Gabon est telle qu'on ne voit aucune issue, les problèmes que vous soulevez forment un tout intimement lié au 50 ans de règne du système Leon Mba/ Bongo père et maintenant fils.
Un système qui ne tolère même pas l'accroissement de sa population, vous croyez sincèrement que ce système va lutter pour donner à cette dernière des moyens de vies décents? Non, ce système préfère, sacrifier le plus grand nombre pour éviter de perdre ou de diminuer les privilèges dont ils jouissent.
Posez vous la question, En 60 ans après les indépendances, ce pays est le seul à avoir au monde une croissance de 500 mille personnes à peu près, vous ne trouvez pas cela irréaliste?
La vérité est ailleurs et nous ne sommes que des spéctateurs de cette dernière concernant principalement ce pays.


3.Posté par Joel Mbiamany-N'tchoreret le 06/12/2010 12:17 | Alerter
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Bonjour M. Nzigou,
Je vous remercie pour l’intérêt porté à mon article, notamment au sujet qui est traité. Lorsqu’un article ne porte pas sur le dénigrement d’une personne il ne suscite presque pas des réactions mais si le sujet traité est de nature a interpellé chacun et conduire a des discussions sur les formes de gouvernance que doit emprunter notre pays.
Vous semblez dans votre article donner tord a la population qui s’installe n’importe où n’importe comment. S’il y avait une politique d’urbanisation suivant un cadre réglementaire duquel découlerait un permis de construire, il n y aurait pas l’étalement urbain anarchique que vous et moi constatons. Mais la municipalité est une émanation du gouvernement. Les carences que vous dévoilez sont en son esprit même de la bonne gouvernance les carences du gouvernement lui-meme. La politique de l’accès a l’eau potable que nous réclamons entre dans une politique de développement durable laquelle ne peut se faire sous l’économique de principes d’urbanisation selon les standards en la matière.

2.Posté par Landry NZIGOU le 06/12/2010 11:42 | Alerter
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Bonjour,
Je viens de lire votre article qui mentionne l'absence de cap du politique sur les questions de l'eau. C'est bien, mais il faut parler aussi du mode de développement de nos villes: vous avez pris pour exemple le principe du lotissement urbain des pays dits modernes. C'est bien beau, mais le Gabon n'est pas déjà moderne! De plus, le lotissement est un outil mis en place pour organiser la croissance spatiale et l'aménagement de leurs villes au même titre que les zones d'aménagement concertées (ZAC) pour la France. Et cet outil est régi par un cadre réglémentaire précis, appliqué et respcté par tous. Ce qui n'est pas le cas pour le Gabon qui n'a toujours pas pensé le développement de ses villes: les seuls outils d'aménagement existants sont les SDAU (schéma directeur d'aménagement urbain) qui ne sont pas appliqués et respectés, et se contentent de faire du zonage sans affectations précises. Du coup, avec l'étalement anarchique de nos villes, se pause aussi le problème d'infrastructres publics. Il ne faut surtout pas perdre de vue certains phénomènes:
- une ville qui s'accroit sans cesse nécessite chaque année des investissements suplémentaires en infrasructures, d'où un coût financier important;
- dans les pays modernes, les villes sont autonomes et s'organisent en fonction des besoins locaux (la question de la décentralisation).

En résumé, il est important de repenser et réorganiser nos villes en contenant l'étalement urbain, en favorisant le "renouvellement de la ville sur elle-même" comme dans les pays modernes. Cela permettra déjà de mieux s'attaquer au renouvelement des infrastructures existantes et de mieux programmer les besoins futurs. Nos villes se développent au coup par coup, les populations s'installent comme elles veulent, n'importe où et sont surprises de l'absence d'eau, d'électricité et de voie praticable! Une stratégie pour l'eau et l'électricité c'est bien, mais si dans chaque ville du Gabon chacun de nous s'installe à 5 ou 6 km de la dernière borne du réseau urbain d'eau on s'ensortira difficilement.!!!!!

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Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

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