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La revue de presse de l’Agitateur : Adieu Pa-Gré !

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 22 Avril 2014 à 07:46 | Lu 1018 fois

La presse de la semaine écoulée est longuement revenue sur le débat à propos de l’éligibilité ou non de Jean Ping et Jacques Adiahénot à la Présidence de la République. Tout comme elle a réservé à Grégory Ngbwa Mintsa décédé des suites d’un cancer il y a plus d’une semaine, un hommage posthume digne de son engagement citoyen.



« L’éloge de la bêtise », clame à sa Une l’hebdomadaire Le Mbandja.

Le journal écrit : « En titrant à sa Une du vendredi 11 avril ‘’Jean Ping : inéligible’’ et en soulevant les points de la Constitution qui lui permettent de soutenir cette affirmation, l’hebdomadaire satirique (la griffe) qui se targue d’être la locomotive de l’actualité politique nationale a volontairement fait, cela ne peut faire l’objet d’aucun doute, soit dans la provocation et, dans ce cas, il faut le laisser se complaire dans ce registre où, il faut bien l’avouer, il a beaucoup de talent, soit dans la désinformation pure et simple, à moins qu’il ne s’agisse de la plus coupable des ignorances… ».

«Mais au-delà de ces lubies totalement irrationnelles de la part d’hommes en mal d’existence, il demeure que le débat en cours dans notre pays sur les problèmes d’ethnies, de nationalités est, sinon préoccupant, à tout le moins dangereux, car il augure, à terme, l’implosion d’une société pluri ethnique, mais également composée de membres d’origine étrangère ou nés d’un parent étranger. Cette volonté de stigmatiser l’autre est une bombe qui menace la cohésion indispensable à notre communauté nationale», prévient le journal.

« Qui est éligible et qui ne l’est pas ? », s’interroge à son tour le périodique Ezombolo.

« Les démissions du PDG et leur entrée dans l’opposition radicale de Jean Ping et Jacques Adiahénot, deux des poids lourds du régime de feu Omar Bongo Ondimba, sont en train de mettre le feu dans ‘’la maison émergence’’. C’est la panique générale à tous les étages. Comme on ne meurt quand même pas sans se débattre, Ali Bongo et ses épigones ont choisi comme arme la ‘’gabonité’’, un produit aussi dangereux que de l’essence et des allumettes, et qui a suffisamment fait des dégâts partout où il a été expérimenté. Mais les émergents pensent que ‘’ça n’arrive qu’aux autres’’ », s’inquiète le journal.

Et de poursuivre : « dans leurs journaux précambriens, ils traitent Jean Ping de Chinois et Jacques Adiahénot de Russe. En réalité, les nationalités de leurs géniteurs. Et font une lecture analphabète de l’article 10 de la Constitution pour les écarter au cas où ils nourrissaient des ambitions présidentielles».

« La peur de Ping conduit à la ‘’gabonité’’ », renchérit pour sa part l’hebdomadaire Le Temps.

« Après l’ivoirité qui continue de faire des victimes en Côte-d’Ivoire, le pouvoir émergent agite le spectre de la ‘’gabonité’’ pour une éventuelle candidature de Jean Ping», s’alarme l’hebdomadaire.

« Depuis que Jean Ping a officialisé sa rupture d’avec le régime, il fait l’objet de plusieurs attaques qui traduisent la panique qui emporte les occupants du Palais du bord de mer de Libreville. Outre les injures, on fait désormais planer le spectre de la ‘’gabonité’’, en s’appuyant maladroitement sur des dispositions constitutionnelles. Et pourtant, ces dispositions de la loi fondamentale de la République sont on ne peut plus claires. Et ceux qui tentent de les exploiter sont obligés d’user d’un langage ésotérique-presque du charabia- pour soutenir l’insoutenable», analyse le journal.


« A quand le grand débat ? », s’interroge l’hebdomadaire L’objectif qui estime qu’à chaque fois qu’un ‘’cacique’’ du Parti démocratique gabonais décide de rompre avec cette formation politique, on le traite de tous les noms d’oiseaux. Leurs anciens camarades n’hésitent à porter sur eux les pires accusations, tout en les diabolisant», regrette le journal.

« Inéligibilité, Ping et Adia isolés », ricane le satirique La Griffe.

« Malgré les incantations et les amalgames d’une presse salafiste particulièrement aux abois, les dispositions de l’article 10 de la Constitution sont claires en ce qu’elles ne traitent aucunement des questions de nationalité, mais des critères d’éligibilité à la fonction de Président de la République. Personne n’a remis en cause la nationalité de Jean Te Ping ou de Jacques Katchenko Adiahénot. Ils sont Gabonais et nul n’a le droit de le leur contester.

Sont-ils pour autant éligibles à la présidence de la République ? », s’interroge le journal qui poursuit : « c’est alors qu’il faut tout simplement regarder, avec froideur et recul, s’ils satisfont aux critères d’éligibilité», conclut La Griffe qui a également consacré ses colonnes à un hommage posthume à celui qu’on appelait affectueusement Pa-Gré, Grégory Ngbwa Mintsa, Prix de l’intégrité, mort des suites d’un cancer et connu pour son engagement citoyen au sein de la société civile.

« Facétieux, humaniste, idéaliste… Pa-Gré quitte ce monde jonché d’embûches afin de jouir d’un repos bien mérité», relève le satirique.

« Courageux combattant de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme, il bravait tous les tabous et n’hésitait pas à avancer face à n’importe quel danger», se souvient à son tour l’hebdomadaire Le Temps.

« Il est l’unique Gabonais à avoir porté plainte contre la famille Bongo dans l’affaire des biens mal acquis», relève pour sa part l’hebdomadaire NKu’u, Le Messager.

Le journal Le Mbandja publie à son tour une série de témoignages tous aussi émouvants les uns que les autres.

Voici un extrait du portait qu’en dresse Francis Edou Eyene, un des complices de longue date du disparu : « …Libertaire avec un point d’interrogation, oui. Libertaire signifie : partisan d’une liberté sans limitation dans l’ordre social et politique. Tout partisan d’un Etat de droit et de bonne gouvernance qu’il était, Grégory était convaincu que le système Bongo en était fondamentalement incapable. D’où son récent appel à la désobéissance civile. Un libertaire absolu sous la dictature Bongo».

« Non, Grégory n’est pas mort ! », s’exclame le périodique Ezombolo.

Sous la plume de Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi, le journal publie : « Grégory n’est pas mort ! Cet anarchiste me disait qu’il était une graine fertile, qui donnerait d’autres Grégory, Pa Gré et Ngbwa. Alors ne pleurons pas».

Gabonéco

Mardi 22 Avril 2014
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