News & Infos Utiles...
Gabonlibre.com
Gabonlibre.com
News 7J/7&Infos Utiles...
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

La question éditoriale Fang «Bienvenue chez les Fangs» et «Bienvenue chez les Fangs du Nord»

Le site de la Liberté - Gabonlibre.com : News 7J/7 le Mardi 29 Mai 2012 à 07:25 | Lu 1381 fois

«Bienvenue chez les Fangs» et «Bienvenue chez les Fangs du Nord» ont successivement titré Jeune Afrique et La Griffe. L’article de l’hebdomadaire panafricain a suscité une série de réactions non officielles, hormis celle du porte-parole de la présidence du Gabon. Petite collecte des nombreux avis anonymes, sur une question sensible.



La question éditoriale Fang «Bienvenue chez les Fangs» et «Bienvenue chez les Fangs du Nord»
La récente livraison de hebdomadaire Jeune Afrique titrée «Bienvenue chez les Fangs», (n°2680 du 20 au 26 mai 2012) a fait couler beaucoup d’encre et de salive et continue d’en faire couler. Si ce n’est pas la première fois que l’hebdomadaire de Béchir Ben Yahmed suscite la polémique, le sujet, cette fois-ci, est sensible.

Il fait oublier qu’en octobre 2010 ce même journal avait publié une série d’articles sur le Gabon parmi lesquels celui intitulé «Les Fangs, une ethnie majoritaire au pouvoir», n’avait provoqué aucun émoi. Pour cette fois, les réactions sont vives et nombreuses. Alain Claude Billié Bi Nzé, porte-parole de la présidence de la République du Gabon, n’a pas manqué de s’en émouvoir, le 25 mai à Libreville lors d’une conférence de presse.

«Je suis étonné qu’un journal panafricain qui parait depuis des décennies, qui sait la sensibilité de ces questions là sur le continent, qui sait ce qu’a été le Rwanda, ce qu’est la Somalie, qui sait ce qui se passe aujourd’hui en RDC, qui sait ce qui se passe aujourd’hui au Nord Mali avec la question Touareg, que ce journal panafricain, peut-être pour des besoins de ventes, je n’en sais rien, je ne sais pas ce qu’il y a derrière, mette à la une un tel titre : «Bienvenue chez les Fangs»», s’est interrogé le porte-parole de la présidence du Gabon.

Problématique et identification du commanditaire

Les sous-titres de l’article, «Népotisme», «Antagonismes», «Frontières», «Société», «Discrimination», «Souffrances», peuvent en indiquer la trame. Le texte, signé Georges Dougueli, est en effet pernicieux à plus d’un titre. Il peut réveiller des pulsions ethnocentristes refoulées. Il indique qu’il y a un problème Fang au Gabon, que la principale région où ce peuple habite mérite plus d’investissements, etc.

Si le Gabonais moyen clame qu’il n’a que faire d’un débat ethnique qui n’existe que de la sphère politique, s’il soutient qu’il y a un vivre ensemble véritablement enraciné et visible par les mariages interethniques, l’intelligentsia locale se demande, elle, pourquoi cet article, qui en est le tireur de ficelles et quels en sont les visées. «L’article de Jeune Afrique est tout sauf instructif. On n’y apprend rien. Il déverse des lieux communs, des truismes, des choses que tout le monde savait. Mais cet article a l’air tellement centré sur le Gabon qu’on pourrait penser qu’il a été commandité à partir de Libreville et de ce fait on peut se demander qu’est-ce que cela vise», pense l’un des nombreux anonymes interrogés lors d’un micro-trottoir pour les besoins du présent article.

L’hebdomadaire satirique La Griffe qui, après Jeune Afrique, a titré «Bienvenue chez les Fangs du Nord», indique que le «commanditaire de cet article n’est autre qu’André Mba Obame» auquel il est adjoint un complice, Marc Ona. Le journal gabonais donne également les raisons de cette prose tout de même délétère : «Pour l’inoxydable Ben Yahmed, il fallait tout juste donner un coup de main à son vieux pote AMO et étancher un règlement de compte financier».

Ce à quoi Ferdinand M., agent immobilier, répond : «Ce que La Griffe ne dit pas c’est comment en est-on arrivé à devoir à Ben Yahmed de l’argent. La Griffe laisse penser que tous les articles élogieux qu’on lit dans Jeune Afrique depuis trois ans sont des articles payés. Pourquoi celui dont nous parlons échapperait-il donc à la règle ? Et Michel B., fonctionnaire, de rajouter qu’il a lu sur le blog gabonenervant qu’en «2010, la presse française avait dévoilé que Laure Gondjout avait signé un contrat avec Jeune Afrique pour plusieurs centaines de millions de francs CFA, pour des reportages sur commande.» Quin donc a commandé cet article, si c’en est vraiment le cas ?

Avis éparses

Seul l’hebdomadaire panafricain en sait la vérité. Mais, comme dans une réaction en chaine, la dernière édition du satirique gabonais La Griffe vient détourner de ce sujet et suscite une série d’autres commentaires, analyses et extrapolations. Le micro-trottoir de Gabonreview n’en est que rempli.

La Griffe essaie de noyer le poisson et sa réplique n’étonne personne. Ce journal essaie d’opposer les Fang du Woleu-Ntem aux autres Fang. C’est une logique qui tient du vieux principe qui recommande de diviser pour régner. On vit surtout avec le fantasme que les Fang sont très solidaires, que c’est un peuple dont la distribution s’étale sur cinq provinces et qui compte entre 20 et 35 % de la population du pays. Donc si on peut les diviser c’est déjà ca de gagné», pense un quidam qui s’est refusé à donner ne fut-ce que son prénom. Inéluctablement, on débouche ainsi sur le recadrage de la question Fang au Gabon.

A cet effet, Arnaud Tchombo du journal gabonais La Nouvelle République pense que «Cet article essaie de présenter les Fang comme un peuple hégémonique. Comme un peuple qui aimerait, si ce n’est diriger les principaux pays où il est implanté, du moins créer une république Fang. On veut montrer qu’il y a un péril Fang, un danger Fang, que les Fang pourraient être dans une logique irrédentiste qui viserait à créer une entité Fang autonome.

L’article oublie de dire que les Fang ne sont pas seulement implantés dans les trois pays cités. Il y en a aussi au Congo Brazzaville, certes en très petite minorité. On se souvient notamment de Pierre Nzé qui a été ministre de la Justice de Sassou Nguesso au milieu des années 90. Jeune Afrique laisse quand même planer beaucoup de doutes quant à la cohésion nationale, quant aux visées réelles de ceux qui lui ont commandité son article. Parce que, présenter Oyem comme la capitale du pays Fang, c’est un peu gros quand on sait que ce peuple occupe 80 % de la Guinée Équatoriale. On aurait donc pu penser que la capitale du pays Fang aurait pu se trouver en Guinée Équatoriale. Toutes choses qui confirment que cet article a été commandité depuis Libreville, d’autant plus qu’il parait quelques temps après la nomination de Raymond Ndong Sima, Fang d’Oyem, au poste de Premier ministre.»

Etudiant en faculté de Lettres et sciences humaines de l’Université Omar Bongo, Gervais K. d’ethnie Punu, pense, lui, que «La tentation d’une fédération Fang est un fantasme. Du point de vue des traditions géopolitiques, cela ne s’est jamais vu dans les nations modernes. On voit bien aujourd’hui que les Touaregs du Mali, les Touaregs d’Algérie et les Touaregs de Mauritanie ne partagent pas toujours les même idées. Il n’a échappé à personne qu’il y a des Vili au Gabon, au Congo et au Cabinda, qu’il y a des Téké au Gabon, au Congo Brazzaville et en RDC.

Mais on n’a jamais pensé que ces peuples ont la prétention de créer tôt ou tard des Etats mono-ethniques. Dans la construction des nations, il y a deux modèles : le communautariste qui consiste en une juxtaposition de communautés. Ce qui était l’exemple sud-africain avant l’abolition de l’apartheid. Et le modèle républicain auquel correspond le Gabon et auquel son peuple a adhéré. C’est un modèle centralisateur et intégrateur. En République la même loi s’applique à tout le monde. Il n’y a pas de risque de nation Fang comme il n’y a pas de risque de nation Basque alors qu’il y a des Basques en Espagne comme il y en a en France. De même Lille est la capitale des Flandres et ce n’est pour ça que les Flamands Français, les Flamands Belges ou les Flamands néerlandais représentent un danger pour les différents pays où ils sont implantés.»

Le micro-trottoir de Gabonreview, qui ne s’est adressé à aucun Fang, n’aura sans doute pas permis d’évoluer dans la compréhension du problème soulevé par Jeune Afrique. Il aura au moins, on l’espère, permis de recueillir des avis éparses et de comprendre que les Gabonais moyens n’entrent pas dans des considérations tendant à les diviser. Bien au contraire, ils cherchent quel élément exogène voudrait ébranler leur cosmopolitisme et leur vivre ensemble séculaire.

L’avis du porte-parole de la présidence du Gabon

A ce propos, tout ce qu’il faut penser de l’article de Jeune Afrique se résume bien dans cette tirade du porte-parole de la présidence du Gabon, Alain Claude Billié Bi Nzé : «Lorsque j’ai vu ce titre, j’ai pensé que Jeune Afrique était devenue une revue spécialisée dans les questions d’anthropologie, qu’en lisant l’article j’allais découvrir des éléments liés à l’anthropologie Fang : qui sont-ils ? D’où viennent-ils, où vont-ils ? Pourquoi se sont-ils établis au Gabon ?

Quel est leur mode de vie, etc. Mais on découvre trois choses. D’abord la photo qui illustre la Une : il y a deux artistes notoirement connus, Yannick Noah, Sally Nyolo. Je ne sais pas si ce sont des artistes Fang mais ils sont certainement originaires de ce groupe culturel. Et puis, sur cette même photo vous avez une curiosité : vous avez deux chefs d’Etat en exercice, Theodoro Obiang Nguema et Paul Biya, et vous avez quelqu’un d’autre.

On ne sait pas ce qu’il fait là. Est-ce que Jeune Afrique ne sait pas, s’agissant de la question Fang, s’il voulait présenter des chefs d’Etat, que le Gabon a eu un président de la République Fang, Léon Mba en l’occurrence. Peut-être que cela leur a-t-il échappé (…) Puisque Jeune Afrique veut s’intéresser à la question des ethnies au Gabon, il y en a 42. Ils ont fait un numéro «Bienvenue chez les Fangs», il serait souhaitable que le prochain numéro porte sur «Bienvenue chez les Bongo» puisque les Bongo sont indexés dans cet article, ensuite «Bienvenue chez les Téké», «Bienvenue chez les Bavarama», «Bienvenue chez les Nzébi», «Bienvenue chez les Okandais». Comme ça au bout d’une année, il y aurait une anthologie des ethnies du Gabon par Jeune Afrique. A ce moment on comprendrait quelque chose.»

Il faut en effet dédramatiser et savoir lire à travers les lignes. Lien sur l'article à Jeune Afrique : CLIQUEZ ICI


gabonreview

Mardi 29 Mai 2012
Gabonlibre.com : News 7J/7
Vu (s) 1381 fois




1.Posté par BONGO DOIT PARTIR. LE PLUS VITE SERAIT LE MIEUX! le 29/05/2012 15:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
IL EST GRAND TEMPS DE METTRE LE REGIME BONGO (PERE 42 ANS, FILS 3 ANS) A LA PORTE. CE REGIME DEVIENT UNE OCCASION DE CHUTE POUR LE GABON. RIEN POUR LE DEVELOPPEMENT DU PAYS. TOUJOURS ALI TEL VOYAGE, BIEN MAL ACQUIS PAR ICI, BIEN MAL AQUIS, BIEN MAL ACQUIS...

LES 15 000 LOGEMENTS = 0 SUR 15 000
LES HOPITAUX TOUJOURS AUSSI DEGRADES.
LES UNIVERSITES = GREVES ET ARRESTATIONS SONT LE QUOTIDIEN DE NOTRE JEUNESSE.

2.Posté par FLAURA le 29/05/2012 20:12 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
la construction en 2013 d'un Centre hospitalier universitaire (CHU) à Lambaréné. VISIBLE OU INVISIBLE LES TRAVAUX .

3.Posté par Gaboma le 29/05/2012 22:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
A qui profite le crime?
Mba Obame est assez intelligent, du moins je crois, je ne le vois commettre une erreur aussi grossière et se tirer une balle dans le pied. Le coup de la prestation de serment étant encore dans les mémoires des gabonais, je crois que AMO a retenu la leçon.
Nous savons tous que le fait de faire paraître un sujet aussi sensible dans les pour notre pays ne peut être que l’œuvre du pouvoir.
Au moment où les pressions sont faites sur pouvoir pour la réhabilitation du parti de l'UNITE "UN". Il faut diviser les gabonais. Et créer une scission entre les fangs et le reste des gabonais non fangs. Et la griffe ajoute même, voulant créer la palabre entre les fangs du Nord et ceux des autres provinces du pays.
A qui profite le crime?
A chaque fois, la griffe nous sort des sottises et des analyses foireuses. Caisse de résonance du pouvoir, la griffe veut asservir le peuple en lui faisant un lavage de cerveau, comme le font les pasteurs de nos églises éveillées.
Laissons là ces foireux de la griffe et demandons vraiment: " à qui profite le crime?"

4.Posté par Mlutherking le 30/05/2012 11:43 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
rien ne peut diviser les fangs, en tout cas ce n'est pas ali bongo qui le pourra c'est peine perdu il n'a qu'à dépenser l'argent qu'il vole au peuple gabonais.

5.Posté par patriote le 30/05/2012 12:48 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
je ne sais pas qui est l'auteur de l'article. une chose est sure c'est que lorsque nous regardons l'article de la griffe, nous pouvons imaginer qui souhaite réellement diviser.
le gabon et ses fils restent patriotes jusqu'au bout. rien ne viendra nous enlever notre amour de notre propre pays encore moins, un article d'un journal avec un facteur d'impact presque nul

6.Posté par King le 30/05/2012 19:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
ÉCOUTEZ il n'y a pas que les fangs dans le Woleu Ntem j'ai l'impression que vous oubliiez les HAOUSSAS du woleu Ntem qui sont aussi des Gabonais, et les PYGMÉES.

les HAOUSSAS installés dans l'ogooué Ivindo [[Lalara-Koumameyong et Makokou]] et dans l'estuaire notamment DERRIÈRE L’HÔPITAL ils viennent du WOLEU NTEM leurs points de chute.
les haoussas sont arrivées au Gabon en 1890 dans le woleu ntem depuis ils cohabitent, à OYEM par exemple ils sont plus au quartier AKOUAKAM.

DONC quand on parle du woleu Ntem il y a aussi les HAOUSSAS et les Pygmées à côté des fangs il faut faire avec.


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Gabonlibre.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre...Signalez nous des commentaires hors sujet en cliquant "Alerte"

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Gabonlibre.com . Si votrese veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Jean Ping Président élu | La Résistance Gabonaise | Histoire du Gabon | MCG | Revue Politique | Revue Economie | Revue Société | Annonces Classées | Société Civile | MDFC | CAPPO | Gabon Occupé par l'imposteur | Les Collabos | Communiqué | Les Réactions | Les syndicats / Grève | Faits Divers | Interpellation | Revue Infos Plus | Education Nationale | Gabon - Diplomatie | Culture / Evènement | Vie Etudiante | Journaux | Interview | Justice ! Affaire à Suivre | Gabon Débat | Sport | Actu Estuaire | Actu Woleu Ntem | Actu Ogooué Maritime | Actu Haut Ogooué | Actu Ngounié | Actu Moyen Ogooué | Actu Ogooué Lolo | Actu Ogooué Ivindo | Actu Nyanga | GabonlibreTV | Présidentielle 2009 | Gabonlibre.com | H. André Mba Obame

Les Articles les plus lus

Gabon : communiqué de presse de la CONASYSED

0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

Pourquoi les noirs ne s'embrassent pas en public ?

14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
Savoir Bien Vivre...