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La presse Gabonaise « Dérives journalistiques » ou « Presse de caniveaux ? »

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Jeudi 24 Mars 2016 à 07:12 | Lu 1052 fois



Profitant du concept de liberté, ainsi hérité du monde occidental, les journalistes gabonais, dans leur large majorité, s’est libéré de ses anciens idéaux de respect, de politesse, d’égard à l’encontre d’autrui. Pour eux, aucune cible n’est épargnée à l’impertinence de leur langage, et la vérité des accusations qu’ils colportent sur leurs victimes n’a aucune valeur, à moins de servir la cause qu’ils prétendent défendre. Il en est ainsi de la douloureuse et dramatique indigence des mentalités de la quasi-totalité des Gabonais, pour qui, aucune action, aucun engagement politique n’est possible dans notre pays en dehors de la mangeoire du dirigeant à la tête de notre pays.

Tout acteur politique va où se prépare à aller à la mangeoire. Hé ! bien chers Gabonais, je vous assure qu’il y en a qui ne mange pas de ce plat nauséabond des bongo-CFA. Car, en effet, à la place d’un journalisme d’information ou pouvant servir de contre-pouvoir, s’est développé dans notre pays un journalisme de révérence. Les homes des médias dans notre pays servent d’instrument aux mains de ceux qui maintiennent sur notre peuple, et à n’importe quel prix, un ordre social extraordinairement injuste. Ils détruisent l’ordre démocratique en gestation dans notre pays en pervertissant les faits et en créant la confusion dans l’esprit des gens.

Et ses affidés de la presse dite « indépendante ou d’informations », en réalité sous contrôle de certains « parrains » tous appartenant au système/PDG laissé par Omar Bongo Ondimba, ont entreprit une action de sape de la raison et de la morale citoyenne qui exigent le respect des institutions d’une démocratie républicaine. C’est ainsi que les uns et les autres entretiennent une attitude dangereuse de déstabilisation de l’équilibre socio-politique du pays, sous le prétexte de prises de positions partisanes dans la querelle actuelle pour le pouvoir. Si les idées déterminent des révolutions, elles ne peuvent le faire qu'à travers des hommes.

Il y eut des gens qui transformèrent de facto l'erreur philosophique en action. On a d'amples témoignages écrits de l'existence de tels hommes dans l'intelligentsia de l'Europe centrale et orientale. On peut les décrire sous le terme de "nihilistes". Les journalistes gabonais se comportent en faux-nihilistes. Le nihiliste lorsqu’il se tourne vers les affaires publiques, il embrasse des idées de violence politique. Preuve de cette posture nihiliste, l’usage qu’ils font de la « liberté de la presse », dans le débat politique dans, et leur asservissement au mensonge, à la désinformation. Au-delà de ce qui apparaît donc comme du nihilisme, c’est bien plus de la médiocrité journalistique qu’il s’agirait.

En 1932, pour dénoncer les idées philosophiques, qui croyaient dissimuler sous un amas de grands concepts leur participation à l’«actualité impure de son temps », Paul NIZAN écrivit un petit essai, Les chiens de garde. De nos jours, et dans notre pays le Gabon, les « simulateurs », disposent des organes de presse appelés « médias », particulièrement des « journaux ». Metteurs en scène de la réalité sociale et politique, intérieure et extérieure, ils les déforment l’une après l’autre. Ils servent les intérêts des maîtres du monde. Ils sont les nouveaux chiens de garde. Or ils se prétendent jouer le « contre-pouvoir » : Vigoureux, irrespectueux, porte-parole des obscurs et des sans voix, forum de la démocratie vivante. Un sacerdoce que les Américains ont ramassé en une formule comme ils en sont friands : « réconforter ceux qui vivent dans l’affliction et affliger ceux qui vivent dans le confort ».

Au Gabon le « contre-pouvoir » s’est ankylosé. Et il s’est retourné contre ceux qu’il devait servir. Pour servir ceux qu’il devait surveiller. Mais la loi du silence des trahis de ce pseudo-pouvoir des médias se craquelle. La profondeur de la déchirure rend insupportable le bourdonnement satisfait des lignes éditorialiste de nos médias. L’impudence de leur société de connivence dans un périmètre idéologique minuscule, multiplie les affrontements factices, les notoriétés indues, les services réciproques. C’est pourquoi, une partie éclairée de l’opinion enfin se rebelle contre le spectacle affligeant de cette presse embarquée. Un journalisme de révérence, et à la limite de délation.

Un point c’est tout ! Misérable égarement.

« Lorsqu’on accepte de se transformer en serpillière pour défendre l’un des pouvoirs les plus honnis d’Afrique, le bon sens conseille aux laquais de mettre au grand jour les réalisations du régime qu’ils soutiennent. Afin que leur positionnement soit compris. Mais le bilan désastreux de leur ‘’pilote’’ ne plaidant pas pour eux, les émergents ont opté pour la politique fiction. Cela a été vérifié à travers ‘’Le pur et l’impur’’, un salmigondis de Raphaël Ntoutoume Nkoghe, dont on se demande pourquoi il a préféré le publier dans ‘’L’Union’’, plutôt que dans sa « Griffe ».

On lit dans ce concentré de puérilités et chef d’œuvre de contre-vérités que « la stratégie de sortie du pouvoir relève tout simplement de la transmission du pouvoir, puisque irrésistible a toujours été la tentation de laisser le fauteuil à quelqu’un de sûr, c’est-à-dire irréprochable dans la compétence et insoupçonnable dans le patriotisme ».
Venant d’un collaborateur d’Ali Bongo, cette affirmation trahit le peu de considération que les Pdgistes ont pour le peuple et le bulletin de vote. En démocratie, lègue-t-on le fauteuil présidentiel comme dans une monarchie ? L’auteur de ces galimatias affirme donc qu’Omar Bongo Ondimba aurait choisi Ali Bongo Ondimba pour lui succéder. Une façon bien maladroite d’avouer que le Gabon n’est pas une démocratie, mais une dynastie. De plus, Omar Bongo aurait décelé en son fils un homme à « la compétence irréprochable et au patriotisme insoupçonnable » ?

Non seulement ledit Omar Bongo doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe de voir comment ce ‘’patriote insoupçonnable ‘’ a vendu le pays à l’encan aux étrangers, mais Ali Bongo lui-même est certainement surpris qu’on lui prête autant de qualités.

Affirmer, par ailleurs, qu’André Mba Obame et son équipe n’ont pas été capables de présenter un programme politique pousse à croire que l’auteur de ces écrits est un martien. Sinon, il aurait entendu parler de jeunes Gabonais, élèves ou étudiants, qui ne paieraient plus un centime pour être à bonne école ; d’AMO, c’est-à-dire assurance maladie obligatoire ; et d’un toit pour tous. C’est d’ailleurs ce point qu’a voulu plagier Ali Bongo. Mais comme tout élève insuffisant, il n’a pas su comment ça se déclinait. D’où son incapacité à offrir les 5000 logements annuels promis depuis 2009.

Prétendre également que Jean Eyeghe Ndong s’était lancé dans la course par « suivisme » nous amène à penser que les textes denses ne sont pas à la portée de tous les esprits. A moins que RNN ait choisi la voie de la malhonnêteté intellectuelle. L’oraison funèbre du dernier Premier ministre d’Omar Bongo, le 16 juin, pourtant d’une clarté et densité rares, dénonçait le coup d’Etat en préparation et les relents de totalitarisme en gestation. C’est pour avoir dénoncé avec courage ces intrigues que JEN est devenu l’un des hommes politiques les plus appréciés au Gabon. Son score lors des locales en témoigne.

L’envie de plaire à Ali Bongo et d’embrouiller les Gabonais afin qu’ils ne retiennent pas les insuffisances de la fiction qui dirige aujourd’hui le Gabon. Et ‘’Raph’’ donne l’impression qu’il ne sait pas de quoi il parle. A titre exemplatif, il écrit que « l’on ne rejoint les rangs de l’opposition qu’au moment où l’on n’a plus aucune responsabilité administrative ou élective ». On croit rêver ! Zacharie Myboto avait démissionné de lui-même, alors qu’il était ministre d’Etat aux TP ; André Mba Obame avait décidé, de lui-même, de partir du gouvernement Biyoghe Mba, pour préparer sa campagne ; Jean Eyeghe Ndong était Premier ministre et élu du deuxième arrondissement de Libreville quand il a décidé de claquer la porte du PDG, etc. D’où sort donc cette histoire d’hommes politiques qui ne rejoignent l’opposition que lorsqu’ils n’ont plus de poste ?

A force de distiller des mensonges, on finit par se décrédibiliser. Mais depuis qu’il s’est mis au service des émergents, Raphaël Ntoutoume Nkoghe s’en fout. Sinon, voyez comment, dans un papier qui se veut sérieux, il s’introduit avec effraction dans la vie privée de Feu le président Omar Bongo en parlant des relations qu’il aurait entretenues avec la nièce d’André Mba Obame et la fille de Zaccharie Myboto, désormais officiellement Mme Gondjout. C’est là une façon bien étrange de soutenir le fils de celui dont on étale sans pudeur la vie sentimentale. Ali Bongo appréciera.

Au lieu de présenter le bilan des quatre ans d’Ali Bongo pour justifier son soutien à celui-ci d’un ancien franc-tireur de « La Griffe » de Ndjoumba Moussock et Mengué Ba-N’na, Ntoutoume Nkoghe s’en prend plutôt à l’opposition en ces termes : « C’est justement cette absence totale d’intersubjectivité entre ses leaders qui a conduit à l’implosion d’une Union nationale sans offre politique. Hormis l’invective, la xénophobie, le racisme, l’essence et les allumettes ». Non, on ne rêve pas ! Confondre ainsi platement l’implosion d’un parti politique avec sa dissolution est ahurissant. C’est même l’opprobre jeté sur le journalisme.

Car comment un parti politique dissous peut imploser ? Un cas d’école à proposer dans les programmes des instituts de science politique. Passons sur les flèches empoisonnées lancées contre Jean Ping et Jacques Adiahénot, et le chahut fait à Guy Nang Bekale au sujet du consul de France à Port-Gentil retenu en otage en janvier 1990. Le fugitif de ‘’La Griffe’’ qu’est Ntoutoume Nkoghe est coutumier du fait. Quelqu’un qui a répliqué « Imbécile toi-même ! » à Feu Omar Bongo ne peut être qu’un misérable égaré. » (Mathieu Eyozimba)

Charles Nestor NKANY (source : gaboneco Jeudi 24 Mars 2016 Gabonlibre.com ), parle d’Un journalisme d’usurpation et d’analphabétisme professionnel qui prospère allègrement sous les yeux bien écarquillés des instances régulatrices. Un journalisme de « l’amateurisme et de l’improvisation », comme dirait le Dr Anaclet Ndong Ngoua. Un assainissement rigoureux de la corporation s’impose donc, afin de lui redonner ses habits d’antan. ). Et que dirait-il de quelqu’un comme Raphaël Ntoutoume Nkoghe dont parle Mathieu Eyozimba ?

Jeudi 24 Mars 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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