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La « grande France » enfoncée dans la gadoue nauséabonde du trou noir de l’après Bongo !

Le site de la Liberté - Martin Edzodzomo-Ela le Dimanche 11 Septembre 2016 à 15:35 | Lu 2738 fois



Aux yeux des opinions publiques, la France domine l’Afrique francophone, y compris du point du point de vue de la défense. Elle donne parfois le sentiment de considérer les pays africains francophones comme des bébés.
« Ce qui est en cause et qu’il convient de refonder, c’est toute une politique africaine de la France, résiliente depuis la Ve République et qui, telle une poupée russe, juxtapose le soutien aux pouvoirs en place, la gestion de l’outil Agence française de développement, la politique migratoire, la francophonie, les intérêts économiques publics et privés, les bases militaires, etc., écrit François Soudan dans JA N° 2650 du 23 au 30 octobre 2011.

Et il ajoute : Sur la plupart des points, l’effort de rénovation de Nicolas Sarkozy, malgré quelques réelles avancées, n’a pas répondu aux attentes. […]
De leur côté, les socialistes, dont la gestion des affaires africaines ne différa guère de celle de la droite quand l’un des leurs, François Mitterrand, siégea à l’Élysée pendant quatorze ans, n’ont toujours pas produit un vrai projet global de politique étrangère – en particulier africaine. Les condamnations, les imprécations et les effets d’annonce ne suffisent plus. En ce domaine, le poids du passé est tel que les Africains ont appris à être méfiants. En peu de mots : Sarkozy a déçu, François Hollande pas encore. C’est pour l’instant la différence.

L’originalité de la Françafrique est constituée d’un mélange d’échanges sociaux, échanges politiques et d’échanges économiques, le tout dans un environnement où le recours de la force clandestine ou même officielle est loin d’être exclu.

Dette abusive (au Gabon 3.000 milliards de francs CFA, pour un pays de moins d’un million d’habitants avec d’immenses ressources naturelles : pétrole, uranium, manganèse, bois etc.), exploitation abusive, concurrence abusive, la pauvreté est le résultat d’un rapport de force politique, entretenu et sauvegardé par les dictateurs antinationales qui verrouillent les pays africains pour permettre impunément le pillage de leurs ressources, le pétrole n’en étant que la plus voyante. La boucle de l’étranglement est parfaite.

Qui mieux que les habitants d’un pays sait ce qui est bon pour lui ? En tout cas le droit de choisir est inaliénable. On n’a pas trouvé mieux que le suffrage universel pour qu’un peuple décide lui-même pour lui-même ? Tout ce qui prétend esquiver ce principe n’est que mystification. Tout ce qui fait obstacle à ce principe, ou le dénature par le faux-semblant, est cause de désastre. Le seul problème consiste donc dans la mise en œuvre et le respect du suffrage universel. Cela ne devrait pas être insurmontable. Puisque les grandes puissances et les institutions internationales sont tellement bienveillantes qu’elles veulent gérer les pays pauvres à leur place, qu’elles organisent donc, ou surveillent réellement, le recensement des populations, la tenue d’élections honnêtes et le dépouillement rigoureux des votes. Jusqu’a présent le bilan est calamiteux. Depuis la pseudo démocratisation des années 1990 on a vu se perpétuer par la fraude des régimes détestables et détestés, ceux des, Bongo, Deby, Sassou, et autres Compaoré ou Eyadema. Le passage à Eyadema bis est venu porter à son comble l’écœurement des Africains. Déjà se préparent d’autres forfaitures, au Gabon, au Burkina, les résultats sont connus d’avance.

Il est vrai que le propre des réseaux croisés n’est-il pas d’enserrer les populations assujetties dans des situations inextricables ? Voilà ce que vivent les populations gabonaises, sous la domination d’Omar Bongo, le maillon le plus important de ces réseaux françafricains.

La France exporte le crime dans son pré carré africain, en installant ici et là en Afrique, des hommes sans scrupule. Ainsi, si vous voulez accéder au pouvoir dans un pays africain de son pré carré, il faut avoir passé comme Bongo un examen auprès des maîtres français. Le principe du pouvoir en Afrique francophone est très simple : “ Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et intègre les réseaux, en garantissant d’abord les intérêts néocoloniaux français, celui-là, fut-il un criminel ou un voyou, est jugé apte à diriger ses indigènes”.

François Hollande pourra-t-il tuer la Françafrique ? Car, la Françafrique n’est pas morte. Nous qui en sommes les sujets, nous pourrions tout au moins assister à ses funérailles, et constater comme des «victimes libérés » la disparition de l’oppresseur !

Il est absolument utile et important de considérer en toute objectivité, les horreurs et les dérives presque similaires de la Françafrique, d’une même politique de domination et de mépris pour les peuples du continent noir.
Nous ne reviendrons pas sur quoi que ce soit en ce qui concerne les relations de la France avec les États d’Afrique noire, issus de ses anciennes colonies. Nous devons agir avec les réalités, et en ce qui concerne ce problème.
C’est ça la Françafrique qui perdure jusqu’au temps présent, un demi-siècle après les pseudos indépendances octroyées aux anciennes colonies en 1960.

Nous avons pu comprendre que, la pérennité du régime Bongo n’est que l’illustration factuelle de la pérennité de la Françafrique. S’agissant donc de la Françafrique, avec ses multiples ramifications comme une hydre à mille têtes, ce qu’il faut souligner c’est que, son syndrome, il ne suffit pas de parler surtout que des responsabilités françaises. Mais, il faut tenir compte de ce que François-Xavier Vershave, l’auteur du concept en dit : La Françafrique ce sont des Français et des Africains.

C’est une association entre des Français et des Africains. Donc évidemment, il y a des Africains qui jouent un rôle important dans le système de domination, de pillage. […] La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis, vous avez 90% de relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains.

Si quelques uns parmi nous, ont pu survivre et continué à lutter pour le devenir de nos peuples africains, malgré les souffrances, malgré les la découverte des choses ignobles qui constituent la « politique de la Françafrique », c’est peut être parce que nous pensons que quelque chose d’extraordinaire avec des gens extraordinaires que nous partageons : l’héritage de combats, de résistances, rend possible l’exigence de justice et du respect des autres entre les hommes. La vérité c’est aussi que le rôle sombre n’est pas le seul de l’histoire.

Rappelons une fois de plus ce que j’ai déjà écrit : Nous avons, en temps qu'homme, la possibilité et la capacité de créer du neuf, à la place du vieux. En développant en nous ce qu’Ernest Bloch appelle une « méta-religion », c'est-à-dire la certitude que la réalité n'est pas seulement ce qui est, mais aussi ce qui naît d'un océan de possibles et qui est un héritage des « religions ». Les hommes ne font pas leur histoire arbitrairement ; ils la font toujours dans des conditions structurées par le passé. Mais ils font leur propre histoire.

De : Bongo, symbole des turpitudes de la Françafrique (MàJ)Pierre Malet Monde 28.05.2009, Les appuis français du système. Maurice Robert Pygmalion de Bongo ; j’en passe : La France n’a pas seulement créée Omar Bongo Ondimba, grâce au Pygmalion Maurice Robert, comme nous l’apprendrons dans la suite de ce texte. Elle aura tout fait pour le soutenir dans toutes ses actions tout au long de son règne de 42 ans. En effet : « Les rapports franco-gabonais, la nomination à Libreville d’un spécialiste des problèmes de sécurités habileté au secret, M. Robert, peut devenir la meilleure des assurances pour les deux gouvernements. […] En réalité, si l’on en croit un conseiller des affaires étrangères à Paris, le chef de l’État gabonais s’est réservé l’avantage d’avoir en permanence à ses côtés, avec MM. Delaunay et Maurice Robert, à Libreville, deux conseillers très spéciaux, voire deux « Premiers ministres blancs » ?
Les intérêts français passent par la stabilité des régimes amis.

« Il va de soi que, dans le cadre de mes activités de renseignement, puis, plus tard, chez Elf et dans l’exercice de mes fonctions d’ambassadeur, je me devais de suivre de près l’évolution de la situation politique intérieure du pays pour informer et alerter les autorités françaises ou les dirigeants d’Elf en cas de difficultés. Cela relevait de mes missions. Je n’intervenais pas au service de Bongo mais pour mon pays, au titre des responsabilités qui m’étaient confiées.

Dans la mesure où les intérêts de la France et du Gabon (Bongo) étaient convergents et où l’un des objectifs des autorités françaises était de contribuer, comme je l’ai dit, à la stabilité politique des pays africains amis, j’étais parfois conduit à fournir à Bongo des conseils pour sa sécurité, pour le choix de ses hommes, par exemple, et ceux de la garde présidentielle en particulier. … Je servais l’État français ou l’Entreprise Elf qui, l’un et l’autre, entendaient assurer, pour des raisons différentes que l’on peut comprendre, la sécurité du régime gabonais » .

La mort de Bongo en octobre 2009, va sans doute poser un problème à cet équilibre…

Qu’à cela ne tienne, les héritiers potentiels du système ne manquent pas. La Françafrique par la voix de l’un de ses aigrefins des plus en vu, Robert Bourgi, déclarera Ali Bongo Ondimba le choix de la France, puissance tutrice. C’est ce qui est imposé au pays par la mascarade électorale institutionnalisée depuis le pseudo multipartisme concédé en 1993.
La gestion calamiteuse de l’héritier de fils, Ali Bongo Ondimba, met en danger l’édifice d’un demi-siècle de pouvoir oligarchique de famille Bongo.

L’opération Jean Ping, en vue de remplacer son beau-frère à la tête de l’Etat lors de l’échéance 2016, une véritable imposture de plus est montée. Objectif : parer au changement du système en réalisant à tout prix l’alternance au sommet de l’Etat, en remplaçant Ali Bongo Ondimba, par quelqu’un du sérail, qui permettrait un ravalement de façade. C’est dans ce cadre qu’il faut situer les conjectures et autres échafaudages des actions entreprises par les institutions internationales, dans ce nouveau bourbier de la Françafrique, longtemps annoncé.
Les prises de position intempestives.

Le chef de la mission d’observation électorale de l’UE (MOE), Mariya Ivanova Gabriel, a déclaré le 29 Août que «le processus électoral s’est déroulé dans un contexte où l’ensemble des candidats de l’opposition et une partie de la société civile exprime un manque de confiance dans l’impartialité des trois organes responsables pour l’administration des élections, à savoir le ministère de l’Intérieur, la Cour constitutionnelle et la Commission nationale électorale autonome et permanente (Cenap)».

Si elle a regretté «la marginalisation de la Cenap où siègent des mandataires de tous les candidats»,elle a également «déploré le manque de transparence des organismes de gestion des élections omettant de mettre à la disposition des parties prenantes des informations essentielles telles que la liste électorale et la liste des centres de vote».
La MOE a noté que les acteurs de la Cenap étant des fonctionnaires ou des hauts cadres de l’administration, «leur lien de subordination au parti majoritaire est de nature à remettre en cause leur indépendance et leur impartialité, et donc, celles des organes de gestion des élections.»

Tout en souscrivant entièrement à la déclaration du chef de la mission d’observation électorale de l’UE, le chef de la délégation du parlement européen, Josef Leinen, a quant à lui recommandé que «face au niveau de défiance et de division qui ont marqué cette campagne, il est urgent de mettre en place les bases d’un vrai dialogue politique dans l’intérêt de l’ensemble du peuple gabonais».

Le candidat d'opposition Jean Ping, qui se déclare "président élu" réclame un recomptage des voix. Position reprise par la France, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU, qui ont appuyé l’une des principales revendications de l’opposition gabonaise, à savoir le recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote.

La situation au Gabon est aujourd'hui bloquée, avec, d'une part, Jean Ping, qui se dit le véritable vainqueur de l'élection et demande que les suffrages soient recomptés et, de l'autre, le pouvoir qui s'obstine dans son refus du recomptage. Ironie de l'histoire, en 2011, l'opposant, alors chef de la Commission de l'Union africaine, avait refusé le recomptage des voix réclamé par le camp de Laurent Gbagbo, à la suite de l'élection présidentielle contestée en Côte d'Ivoire. Au Gabon aujourd'hui, comme en Côte d'Ivoire hier, obtenir le recomptage des suffrages semble mission impossible.
Ainsi, Pour l’Ivoirien Stéphane KIPRÉ, «Si on recompte les voix au Gabon, alors la communauté internationale doit libérer Gbagbo».

Le gendre de Laurent Gbagbo, critique dans le passé de la gouvernance de ce dernier, faite, selon lui, d’absence de rigueur et de laisser-aller ; une situation ayant permis de mettre au cœur de la République, des rebelles qui finiront par saper l’autorité de l’Etat, et créer les conditions ayant conduit au 28 Novembre 2010, puis au 11 avril 2011. Il n’avait pas en l’occurrence, manqué de souligner la rigueur d’Alassane Ouattara, qui à ses dires, est en train de construire des infrastructures certes déjà prévues par l’ex- président, mais qui n’avaient pas été rendues prioritaires à l’époque.

Stéphane KIPRÉ ; s’exprime, actualité oblige avec la dernière présidentielle au Gabon où la victoire de Ali Bongo est contestée par son adversaire Jean Ping, qui lui et la communauté internationale exige le recomptage des voix. Pour Stéphane KIPRÉ, si cette option est choisie afin de ramener le calme à Libreville et autres localités, les décideurs de la planète devraient libérer, Laurent Gbagbo de prison , car il avait opté pour le même mode en 2011, afin de le départager avec Alassane Ouattara , mais n’avait pas été suivi, la suite on la connait. « Sans vouloir interférer dans les affaires intérieures du Gabon, je voudrais dit-il, avec vous remarquer que tout le monde aujourd’hui appelle au recomptage des voix pour départager Jean Ping et le président sortant Ali Bongo qui tous les deux revendiquent la victoire à l’élection présidentielle.

La communauté internationale estime maintenant que c’est le moyen le plus sûr pour déterminer qui a véritablement remporter l’élection » a-t-il indiqué avant de poursuivre sur le sujet. « Je suis surpris et je suis convaincu que les Ivoiriens le sont autant que moi. Car il faut qu’on nous explique pourquoi l’on n’a pas voulu que mon pays fasse l’économie de milliers de morts en recomptant simplement les voix comme l’avait proposé le président Gbagbo ? Si l’on est unanime qu’il faut recompter les voix au Gabon, si c’est la position de la France, des USA, de l’UA et des autres puissances, alors il faut au minimum libérer le président Gbagbo et lui faire des excuses. C’est encore plus ahurissant que ce sont tous les acteurs qui ont refusé cette proposition en Côte d’Ivoire qui en sont devenus les promoteurs aujourd’hui. »

Ce-dit, la Mission d’Observateurs de l’Union Européenne par sa déclaration de recomptage des vois, appuyant la position de Jean Ping, semble avoir outrepassé les limites d’une mission d’observation pour enfourcher le cheval de la directive. Cette appuie publique a sans doute envenimé l’aggravation de l’affrontement des deux protagonistes. De plus les pressions intempestives exercées sur la Cour Constitutionnelle, à se conformer à cette exigence, sont une regrettable méprise qui est une insulte à la religion du Droit que doit édicter cette instance judiciaire. Avec tous les préjugés dont le Juge de cette instance est à priori coupables, de la part du requérant, que lui reste telle de sérénité et d’indépendance morale pour assumer son rôle ?

Bien entendu, avec la forme des rapports qui se sont établis entre la France et les États africains issus de ses anciens territoires coloniaux, qu’on a fini de désigner par le vocable : «La France-à-fric ou Françafrique», on peut dire avec Régis Debray : « On a enlevé le casque, mais la tête reste coloniale ». Et ainsi, la Cour Constitutionnelle se voit soumise à la pression importune des dirigeants du pouvoir de fait que reste toujours la France. On s’attend à ce qu’elle exécute « un recomptage » non édicté par la loi gabonaise, mais soutenu par le Premier Ministre, et le Ministre des Affaires Etrangères français, suite à l’avis d’une « mission d’observateurs » servant de faire valoir de la politique de gribouille de la Françafrique.

Le ministre des Affaires étrangères n’a pas eu le verbe tendre pour réfuter le rapport des observateurs de l’UE sur le scrutin du 27 août. Emmanuel ISSOZET NGONDET a estimé, le 8 septembre dernier, que la mission d’observation de l’Union européenne a publié «un communiqué très controversé» à « l’opposé des communiqués des autres partenaires internationaux, des autres organisations». Selon le chef de la diplomatie gabonaise, «l’Union européenne s’est déployée sur le terrain en ne respectant pas le cadre de sa mission». Une mission prescrite et encadrée par l’accord signé entre le gouvernement gabonais et l’UE, mais aussi par un Code de bonne conduite des observateurs de l’UE. Le ministre n’a pas précisé les termes de cet accord, ni les dispositions violées par les observateurs européens. Il a simplement indiqué que la Mission d’observation de l’UE devait exercer son travail dans le strict respect de la loi.

Or, durant tout le processus, ces observateurs ont «souhaité, parfois avec insistante, parfois avec fracas, travestir ou violer la loi pour se retrouver dans des situations où la loi ne leur permettait pas d’être présents», a-t-il précisé.
Invoquant le Code de bonne conduite, le ministre des Affaires étrangères a relevé qu’il impose des «devoirs d’impartialité et de neutralité aux observateurs de l’UE». Il interdit également aux observateurs de s’exprimer publiquement sur les constats qu’ils auraient faits durant leur mission et que cette tâche était dévolue à leur porte-parole.

Le chef de la diplomatie gabonaise dit avoir observé «beaucoup d’incongruités dans les comportements des observateurs de l’UE», et cette posture le laisse « croire que l’UE a voulu, dans l’accomplissement de sa mission, changer son mandat». «A travers le comportement de ces observateurs, on a la nette impression qu’elle a voulu transformer ce mandat d’observation en un mandat de contrôle visant à s’octroyer une responsabilité de certification des résultats de l’élection présidentielle au Gabon. Ce n’était pas la mission qui lui a été confiée», a-t-il dénoncé.
Pour le ministre «le Gabon n’est pas un Etat en situation post-conflit», le Gabon est un Etat de droit qui a les institutions politiques et légales ayant fait leur preuve et consolidées à l’épreuve de plusieurs échéances électorales. C’est un comportement «inapproprié» a fustigé Issozet Ngondet. Cette sortie musclée réussira-t-elle à effacer les doutes sur la transparence du scrutin du 27 aout ? Rien n’est moins sûr.

Le jeudi 08 septembre 2016 Ali Bongo Ondimba et Jean Ping ont introduit des recours devant la Cour constitutionnelle qui aura 15 jours statuer. Malgré ce qui semble comme une fin de non recevoir opposée aux chefs d’Etats africains qui étaient attendus à Libreville, ce jour, l’Union africaine par la voix de Smaïl Chergui, le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, sollicite le recomptage des voix bureau de vote par bureau. Pour l’institution panafricaine, ce recomptage est nécessaire pour sortir de la crise postélectorale au Gabon annonce Smaïl Chergui sur les ondes de BBC Afrique. Bien que n’étant pas autorisé par la loi, l’Union africaine entend œuvrer pour que la voix du peuple, ainsi que celle de nombreuses personnalités gabonaises et étrangères soit entendue.

Il n’est qu’un secret de polichinelle pour ne pas voir la pression intempestive de la France sur ses sous-traitants, de cette crise dans le noyau de son pré-carré africain que constitue le Gabon de Bongo. Maurice Robert une des éminences grise de la Françafrique confirmait cette adhérence française envers le système Bongo en déclarant : « Ce que les médias et certains hommes politiques de gauche n’ont pas compris ou voulu comprendre. Prompts à caricaturer, à parler de copinage, à critiquer pour critiquer, ils oubliaient, ou feignaient d’ignorer la responsabilité morale de la France à l’égard de ces pays, responsabilité qui justifiait cette action de conseil. Ils perdaient aussi de vue que tout recul de l’influence française faisait le jeu des américains dont le seul credo était celui du marché, de la maximisation des profits à court terme, indépendamment du développement harmonieux, dont ils n’avaient que faire, des États africains.

L’ambassadeur entretenait par conséquent des relations particulières avec le chef de l’État, des relations plus proches, plus directes qu’avec les chefs d’État d’autres régions du globe. Ce n’était pas pour autant qu’il se compromettait et qu’il devait être rendu complice des dérives éventuelles du pouvoir. (…). « – En ce qui concerne mon action et celle de mes amis ou de mes collaborateurs, que ce soit lors du coup d’État ou durant les années qui l’on suivi, elles s’inscrivent dans le cadre de la politique africaine de la France définie par un pouvoir exécutif et un Parlement que les Français avaient librement choisis. Nous servions, par conséquent, notre pays. … Nous ne constituions ni un gang, ni une quelconque mafia, mais une équipe qui veillait à la protection des intérêts politiques et économiques de la France…, protection qui passait par le soutien à Léon M’Ba puis à Bongo.

C’est de la manipulation qui se passe au Gabon concernant la gestion par la France via la sous-traitance des institutions internationales désignées comme observateurs du scrutin présidentielle du 27 août 1016.
S’agissant des néo-opposants et anciens barons du Gabon, dont la France semble soutenir la position non prévue par la loi, qui consiste à recompter les voix urnes par urnes ; le président d’ANA s’indigne de leurs nouvelles attitudes politiques. “Comment un monsieur comme Jean Ping qui a été ministre pendant 18 ans dans le gouvernement de feu le Président Omar Bongo peut-il s’ériger en donneur de leçon? Comment un monsieur comme Guy Nzouba-Ndama qui a passé 19 ans au perchoir peut-il se découvrir une passion pour l’opposition?” C’est un vraie aberration de penser aujourd’hui que ceux qui ont longtemps causé préjudice au Gabon, qui l’ont sauvagement pillé puissent endosser la veste de super-héros et prétendre se battre pour améliorer les conditions de vie de leurs compatriotes. “C’est de la manipulation totale qui se passe au Gabon”.

L’objectif de ce soutien aberrant des mêmes institutions qui l’ont refusé comme nous l’avons relevé, est tout simplement pour tenter de sauver le régime Bongo, noyau de la Françafrique qui n’est pas morte.,
Ce n’est pas d’un pseudo-comptage de voix urnes par urnes qui sauvera le système. Aborder la crise actuelle par un tel subterfuge est une honteuse et immorale action dilatoire.

Ce qui est en cause et qu’il convient de refonder, c’est toute une politique africaine de la France, résiliente depuis la Ve République et qui, telle une poupée russe, juxtapose entre autre, le soutien aux pouvoirs en place, les intérêts économiques publics et privés, les bases militaires, etc.
Il faut que la France se rende à l’évidence qu’il est sans doute difficile, pour ne pas dire aléatoire de sauver l’édifice Bongo.

Les fils putatifs, spirituels et autres d’Omar Bongo : tous ceux qui se réclament de lui n’ont pas de ressort pour réaliser la rupture qui conduirait au changement que veut le peuple! Leur gesticulation actuelle n’est que de l’imposture de l’élitisme anti-démocratique des tenants du système PDG.BONGO. Poser le problème dans l’optique de l’évaluation de la mascarade électorale que vient de revivre le pays, est pire que de l’hypocrisie. C’est une imposture envers le peuple.
Oui, Changer tout changer. Rompre avec le système PDG. Bongo, noyau des "réseaux maffieux" de prédation des ressources du pays. Voilà la vraie exigence du peuple gabonais.

Dans sa relation avec le Gabon, la France ferait bien de tenir compte des paroles suivantes, qui aujourd’hui se révèlent actuelles, et qui méritent d’être méditées par ceux-là qui continuent à soutenir des potentats amis qui bradent les richesses et la dignité de leur peuple à l’exemple de Bongo.

"Une alliance étroite avec des despotes n'est jamais sans danger pour les Etats libres " (Démosthène) "On ne peut maintenir quelqu'un à terre sans rester à terre avec lui " (Booker T. Washington)




Dimanche 11 Septembre 2016
Martin Edzodzomo-Ela
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0 Commentaire - 23/09/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7

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14 Commentaires - 26/06/2016 - Gabonlibre.com : News 7J/7
Incroyable !
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