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La cour constitutionnelle gabonaise dos au mur

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Mardi 6 Octobre 2009 à 21:36 | Lu 1464 fois



Saisie de onze recours en annulation de l’élection présidentielle du 30 août dernier, introduits par les candidats déclarés battus, la Cour constitutionnelle gabonaise a décidé de procéder au recomptage des voix sur la base des procès-verbaux centralisés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP).

Etant, avec la CENAP, l’une des destinataires du dossier complet, comprenant les feuilles d’émargement et de dépouillement ainsi que les procès-verbaux signés de tous les scrutateurs, des vice-présidents et des assesseurs représentant la majorité et l’opposition dans les 2815 bureaux de vote, conformément à la loi électorale, la haute juridiction avait déjà procédé à son propre décompte des suffrages et en était au stade des auditions.

Après avoir entendu le ministre de l’intérieur Jean François Ndongou, le président de la CENAP, René Aboghe Ella, le président du Conseil national de la communication (CNC), Emmanuel Ondo Methogo, les gouverneurs et les préfets ainsi que les candidats, la Cour constitutionnelle est passée lundi à une autre étape, celle de la rédaction des auditions.

La transcription des échanges entre les rapporteurs désignés par la haute juridiction de sept membres et les personnalités auditionnées doit durer trois jours et déboucher sur les audiences publiques contradictoires au cours desquelles les documents de preuve fournis par les plaignants doivent être portés à la connaissance du candidat déclaré élu afin qu’il préparer sa défense.

De source proche de la Cour, les candidats qui contestent la victoire du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), Ali Bongo Ondimba, n’ont encore déposé aucun document, en protestation contre la décision de la Cour de leur assigner un seul et même huissier de justice et son refus d’autoriser leurs représentants à s’impliquer dans l’opération de décompte qui a finalement démarré mercredi 30 septembre au lieu du mardi 29, soit avec un jour de retard.

Pour la Cour constitutionnelle, au contraire des huissiers, les représentants des candidats sont des partisans non assermentés dont les rapports n’ont aucune valeur juridique, argument rejeté par les requérants qui ont préféré se retirer du processus en cours qui se poursuit sans eux. « La cour n’entend pas recevoir des exigences de qui que ce soit », a laissé entendre la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo.

Les deux enfants que Mme Mborantsuo a eu du défunt président Omar Bongo Ondimba sont des demi-frères du candidat du PDG, a notamment relevé dans sa requête, le candidat André Mba Obame qui, avec les autres requérants, s’apprêtent à exiger un autre décompte et la confrontation des procès-verbaux de la Cour avec ceux détenus par leurs représentants dans les bureaux de vote.

De source proche des candidats, plus de 60% des procès-verbaux détenus par la Cour constitutionnelle, sur lesquels le ministre de l’intérieur s’est basé pour proclamer la victoire de M. Ali Bongo Ondimba, le 3 septembre dernier, sont entachés d’irrégularités flagrantes et nécessitent l’annulation sinon la reprise du vote.

La Cour constitutionnelle doit jouer à fond la carte de la transparence pour « établir la réalité de ce qui s’est passé le 30 août dernier », estiment les observateurs à Libreville, ajoutant que la haute juridiction doit être logique avec elle-même en accédant à la requête des candidats qui ne demandent pas autre chose que la confrontation des procès-verbaux, en présence d’huissiers et des différentes parties prenantes au processus électoral.

Le fait que la Cour se soit empressée de confirmer la victoire du candidat du PDG, crédité de 41,73% des suffrages par le ministre de l’intérieur, devant André Mba Obame, candidat indépendant (25,88%), et Pierre Mamboudou, le leader de l’Union du peuple gabonais (UPG) avec 25,22% des suffrages, ne plaide pas en sa faveur.

A Libreville, cet empressement est considéré comme révélateur du penchant de la haute juridiction pour le candidat du parti au pouvoir. En outre, les décisions de la Cour étant sans appel, la logique aurait voulu que la haute juridiction se prononce, après avoir vidé le contentieux électoral, afin de ne pas donner libre cours aux supputations de toutes sortes.

Autant de contradictions dans la démarche de la Cour qui justifie le pessimisme des candidats malheureux qui ne s’attendent pas à un verdict équitable. « Le processus engagé par la Cour a plus l’air d’une manœuvre dilatoire destinée à attendre que la sérénité revienne dans le pays, après les violentes émeutes qui se sont déroulées à Libreville et Port-Gentil (la capitale économique), après l’annonce de la victoire du candidat du PDG », s’est plaint un partisan de l’opposition.

Le rôle de la Cour est de dire le droit. A d’autres le soin de rechercher les voie et moyens de ramener la sérénité dans les cœurs et les esprits, a-t-il conclu.

La cour constitutionnelle a le dos au mur. Si elle confirme encore une fois la victoire de M. Ali Bongo, elle sera accusée d’avoir jouer à fond la carte du pouvoir alors qu’un verdict en faveur de l’opposition serait considéré comme une haute trahison par le PDG, le parti au pouvoir, dont la plupart de ses sept membres sont des cadres éminents.

Mardi 6 Octobre 2009
La Révolution LVDPG
Vu (s) 1464 fois




1.Posté par le dibal le 06/10/2009 22:41 (depuis mobile) | Alerter
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j vous ai dja dit ke la verite c comme la grossesse ca peut prendre le temps ke ca veut mais ca fini par sortir...

2.Posté par félicien ngarabigen le 06/10/2009 23:23 | Alerter
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La bête assoiffée de sang et ses avocats se sont empressés de dire qu'ils demandent l'annulation de ces recours. Quoi de si surprenant ? Nous n'avons pas besoin de dessein, ni de cirques pour nous annoncer ce que la cc veut annoncer.

MAIS ATTENTION ET APRES L ANNONCE DE VOTRE DIRE COMMENT COMPTEZ-VOUS CALMER LES ESPRITS DU PEUPLE QUI N A PAS CHOISI CETTE BETE ? PAR LA REPRESSION ? ON S ATTEND PLUS OU MOINS A CELA. MAIS ELLE NE PEUT ARRETER LA PROGRESSION DU PEUPLE VERS L AVANT ET LA VICTOIRE

3.Posté par Manganeze le 07/10/2009 00:33 | Alerter
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ms dans tout ca la cours ne parle pas du recours "origines douteuses" depose par Bengone Nsi pourquoi?

4.Posté par le taliban le 07/10/2009 18:00 | Alerter
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je vous assure que si la cour déçoit le peuple en confirmant ali, nous allons multiplier les actes de vendalismes dans tout le pays en allant meme jusqu'à tuer. je prefer déjà vous dire cette nuit nous avons visiter les locaux du ministere de la communication.car je vous le dis ce n'est qu'un début. si la cour ne nous rendait pas notre victoire, nous ferons "por gentil" foi deux.

5.Posté par lumiere le 08/10/2009 18:34 | Alerter
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nous n'attendons ren de la cour maisvisez les interets français seul processus pour amener ces derniers à changer davis il y'a tractafric , centre culturel , lycée français, air france delas et bien d'autres f

6.Posté par Flowback le 09/10/2009 00:49 | Alerter
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Pensez-vous vraiment que Marie Mado peut annuler l'élection du 30 aout? L'intervention de Lumière est à jeter des fleurs. Il n'est pas à rappeler qu'au Gabon la Cour Constitutionnelle est une cour politique au service d'un parti, mieux, d'une famille. Le zèbre ne peut se défaire de ses zébrures. Marie Mado a annoncé ses couleurs. Elle restera telle qu'elle a toujours été, Pte de la Cour constitutionnelle au service des Bongo. Toutefois, osons rêver, rêvons toujours. Rêvons sans trop espérer.

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