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L’opposition gabonaise victime de sa stupidité, la France avait déjà fait son choix

Le site de la Liberté - La Révolution LVDPG le Mercredi 9 Septembre 2009 à 08:48 | Lu 855 fois



L’opposition gabonaise victime de sa stupidité, la France avait déjà fait son choix
Il est étonnant qu’après la disparition d’Ali Bongo en France pendant des semaines après la mort de son père, les leaders de l’opposition gabonaise n’aient pas compris que l’Elysée avait pris le règlement de la succession d’Omar Bongo en mains, et que les Français n’allaient jamais remettre le pouvoir à quiconque d’autre qu’Ali Ben Bongo. Ils acceptaient que la publication des résultats des élections soit faite par le ministre de l’intérieur, un individu bien connu comme un fidèle d’Ali Bongo, au lieu de la commission électorale, au lieu de la cour constitutionnelle en place. Personne parmi eux ne se départ de la logique d’un président de la république roi puisqu’ils veulent devenir chacun roi. Ils trouvent que le statut d’opposant est bon fonds de commerce et s’en contentent.


Le 7 Juin dernier, après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort à 73 ans, des suites d’un cancer. Après avoir suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai, le plus ancien chef d’État africain avait été admis dans une clinique de Barcelone. Son épouse Édith Lucie Bongo, fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, venait elle aussi de décéder le 14 mars des suites d’une longue maladie, à Rabat, au Maroc.

Première remarque. Pendant la période du 6 mai au 7 juin, 2009, Ali Ben Bongo, fils de Omar Bongo et alors ministre de la défense, était lui-même déclaré comme mourant en France. Les services de renseignements français avaient en effet répandu de telles rumeurs, sur instructions de l’Elysée, avançant notamment l’hypothèse d’un cancer, dont serait atteint le fils du président décédé, et qui l’aurait forcé à un bilan médical d’urgence à Paris le 23 mai.

Tout cela était évidemment faux. La vérité, c’est que Nicolas Sarkozy avait convoqué Ali Ben Bongo une fois son père Omar Bongo était prononcé mourant ou mort, afin de préparer la succession de son père au trône royal de la république du Gabon. C’est depuis lors que les Français avaient analysé tous les scénarii et retenu le passage du pouvoir de manière dynastique, sous les faux habits des élections démocratiques.

Il est étonnant qu’après une telle disparition d’Ali Bongo en France pendant des semaines, les leaders de l’opposition gabonaise n’aient pas compris que l’Elysée avait pris le règlement de la succession d’Omar Bongo en mains, et que les Français n’allaient jamais remettre le pouvoir à quiconque d’autre qu’Ali Ben Bongo. Mais ces opposants d’un autre genre s’étaient curieusement lancés dans la participation aux élections programmées par l’appareil administratif et institutionnel des Bongo, les yeux fermés, en faisant confiance à tout ce qui leur était présenté.

Deuxième remarque. Ces leaders dits de l’opposition acceptaient que la publication des résultats des élections soit faite par le ministre de l’intérieur, un individu bien connu comme un fidèle d’Ali Bongo, au lieu de la commission électorale, au lieu de la cour constitutionnelle en place. L’on se demande quelle contrainte ils avaient en tête quand ils espéraient que ce ministre de l’intérieur les prononcerait jamais comme gagnants.

Troisième remarque. Permettre aux journalistes de connaître et de publier les résultats partiels des bureaux de vote, sur la base des procès-verbaux signés par les représentants de tous les candidats, n’est pas fait juste pour satisfaire la curiosité des journalistes, mais plutôt pour garantir que le processus électoral est transparent et juste. C’est pour cela que les pays avec une longue expérience des élections laissent les journalistes libres de publier les résultats partiels et définitifs. Mais ces leaders d’opposition ont accepté que toute publication des résultats ne soit faite que par un ministre de l’intérieur au service de la famille Bongo, à l’exclusion des média.

Quatrième remarque. Les leaders de l’opposition ont accepté que la commission électorale dite indépendante n’ait pas le pouvoir de rejeter un procès-verbal des résultats d’un bureau de vote. Malgré le manque d’un tel pouvoir, qui n’était accordé qu’à la cour constitutionnel n’intervenant qu’en cas d’appel – c’est-à-dire quand un Président est déjà proclamé comme élu et au pouvoir -, cette commission était pourtant autorisée d’adopter des résultats électoraux et de les transmettre pour proclamation par le ministre de l’intérieur. Ces leaders de l’opposition n’ont pas trouvé un tel processus électoral comme essentiellement piégé et ne l’ont pas dénoncé et rejeté. Ils l’ont accepté en participant à ces élections truquées d’avance.

L’on a la nette impression que les leaders de l’opposition des pays de la françafrique se plaisent à se présenter comme des gens stupides, qu’ils ne sont pas en réalité. Il semble que beaucoup d’individus se satisfont du titre d’opposant, s’engagent dans des élections qu’ils savent d’avance truquées, étant bien convaincus qu’ils n’ont aucune chance de gagner si la France ne les accepte pas. C’est assurément le cas de ces perdants des élections gabonaises, qui auront malgré tout laissé leurs militants naïfs aller se faire tuer et brutaliser par les forces armées du pouvoir Bongo.

Cinquième remarque et les plus importante. Une analyse attentive du pouvoir en Afrique montre que les conflits éclatent parce que les protagonistes disputent un pour royal de président. Ceci parce que le « président de la république » africain est un véritable roi investi de tous les pouvoirs divins que l’on puisse imaginer. Le poste de président tout puissant est la source de tous les conflits violents de pouvoir en Afrique.

Malgré ce constat, personne parmi les leaders dits de l’opposition en Afrique ne se présente devant les populations pour dire qu’il mettra fin à ces superpouvoirs qui sont le véritable problème. Personne ne se départ de la logique d’un président de la république roi. Personne ne voit le pouvoir autrement qu’individualisé et individualiste.

Malgré les sentiments et réactions tribalistes que provoquent l’érection des présidents tout puissants, malgré tous les dangers d’embrasement des conflits tribaux, les politiciens africains ne trouvent pas que la solution soit d’en finir avec les dirigeants tout puissants, en adoptant tout simplement les solutions communautaristes africaines où la solution se trouve toujours dans le partage.

Car la solution se trouve dans la direction collégiale des institutions de l’Etat, le dirigeant tout puissant devant être rejeté comme un archaïsme qui ne parvient pas à se départir de l’ordre royal. Dans un tel Etat africain nouveau, le leader apparaîtra plus comme un facilitateur qui résout les problèmes, que comme un commandant devant qui tout le monde se courbe.

Malheureusement, la mentalité des pouvoirs absolus colonise tous les esprits. La preuve en est que, même pour ceux qui sont en exil loin des régimes qu’ils ont fui, chacun cherche toujours à se ménager des espaces de pouvoir absolu. C’est ainsi que beaucoup ont trouvé un fonds de commerce à manifester devant les chancelleries occidentales contre les dictatures africaines, à se faire remarquer par les interventions dans les médias là où la rue africaine demande désespérément leur soutien concret, même quand ils savent très bien que leurs efforts laissent les soutiens de ces dictatures, comme l’Elysée, tout simplement insensibles, et que par conséquent leurs efforts sont vains.

C’est dans cette logique des fonds de commerce politiques qu’évoluent les leaders gabonais perdants des dernières élections. Tout ce qu’ils font en réalité, c’est de prolonger l’agonie d’un peuple qu’ils connaissent comme impatient, assoiffé de leaders du Changement véritable qu’ils attendent.

Source : http://www.africanindependent.com

Mercredi 9 Septembre 2009
La Révolution LVDPG
Vu (s) 855 fois




1.Posté par menu le 09/09/2009 09:49 | Alerter
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Pitié pour nous!

2.Posté par Mado07 le 09/09/2009 11:50 | Alerter
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cher Ndzana Seme ,
bravo pour votre analyse , vraiment bravo.

Si et seulement si ces freres Bantu pouvaient detruire cet egoisme afrikain en eux ?

3.Posté par Patriote le 09/09/2009 12:25 | Alerter
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Il n'y a pas d'égoïsme africain. Arrêtons de nous flageller à tout bout de champ!! C'est une analyse comme une autre qui a ses points forts et ses faibles. Personnellement, je ne crois pas à certains passages de cette analyse. Notamment sur les opposants qui veulent aussi être des Présidents roi. Lisez les programmes d'action de PM et de Mengara et vous comprendrez que PM et Mengara veulent justement donnez moins de pouvoir au Président et plus au peuple (assemblée nationale, société civile..). Personne n'est parfait, mais venir discréditer les opposants ici comme c'est fait dans cet article, c'est une façon de légitimer le dictateur qu'est Ali Bongo. Vous remarquerez qu'aucune ligne n'est écrite sur le coup d'Etat électoral, par contre les opposants sont littéralement découpés en morceaux!! Pourquoi? Posez-vous la question.

4.Posté par mado07 le 09/09/2009 12:44 | Alerter
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cher Patriote , ce monsieur dans son analyse est alle ä l'essentiel , les faits sont patents ali bongo est lä...la question dans cet article n'est pas de fustiger ali et le gouvernement , mais plutot d'essayer de comprendre pourquoi cet echec de l'opposition ...et , de facon generale il parle des 20 et plus d'opposants candidats ä la presidentielle.

Pierre Mamboundou est le gangnant de cette election personne ne peux en contester !!!!

5.Posté par Fax1 le 09/09/2009 16:01 | Alerter
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NON l'opposition gabonaise n'a pas été stupide !

On comprend l'amertume du rédacteur de cet article qui, sans s'en rendre compte, renforce le candidat officiel du PDG en relativisant les excès et la puissance d'un régime en place depuis 41 ans !

Pour sortir le Gabon de l'impasse dans laquelle les "réseaux Françafrique" s'emploient activement à le maintenir, quelles étaient, en théorie, les options possibles ?

1) la voie dictatoriale
2) la voie démocratique

1) La voie dictatoriale ou la tentation d'une prise de pouvoir par la force a pu, logiquement, séduire, le clan BONGO désireux de perpétuer, sans risque, son emprise sur le pays et sur ses richesses pétrolières et minières. La nomination, à des postes clés de l'état-major, par l'ancien Ministre de la Défense, de "mercenaires" à sa solde relève d'ailleurs de cette logique. Elle ne pouvait être acceptable par les conseillers Afrique de l'Elysée. En aucun cas, elle ne pouvait être envisagée par une opposition gabonaise authentiquement démocrate laquelle, il convient de le faire remarquer, n'a guère bénéficié, jusqu'à présent, des encouragements de la Communauté internationale ou du soutien effectif d'O.N.G. militant en faveur des Droits de l'Homme ....

2) la voie démocratique se heurte, certes, à une pratique constante, démesurée, implacable de la fraude électorale par le clan BONGO dont les moyens de pression financiers et les méthodes mafieuses sont connues mais rarement dénoncées par les représentants d'Etats prétendument "partenaires en développement" ! La précipitation avec laquelle des Autorités politiques éminentes comme le Président SARKOZY, Le Guide KHADAFI, et le Président BIYA ont adressé leurs félicitations au "soi-disant vainqueur" du scrutin, est, à cet égard, révélateur des lourds handicaps que l'opposition gabonaise, malgré l'indifférence fréquente des medias français et l'hypocrisie des Institutions internationales, tente toujours de surmonter. L'opposition gabonaise redoutait des élections truquées. Mais, avec les précautions minimales (observateurs, représentants des candidats) qu'elle est parvenue à faire adopter dans un environnement hostile (Le Ministre de l'Intérieur mais aussi la Cour Constitutionnelle sont totalement nféodés au clan BONGO ... sans oublier le Président de la CENAP !) l'opposition gabonaise a néanmoins, courageusement, choisi de "jouer le jeu démocratique" et, soulignons le avec force, formellement l'a gagné (cf ci-après les véritables résultats issus des urnes). La France, au lieu d'encourager la mise en place d'un Etat de Droit (les Institutions existent mais ont été dévoyées et soudoyées) s'est abaissée à affirmer une neutralité de façade lui permettant de soutenir, en sous mains, le candidat qui lui paraissait le mieux placé pour défendre des intérêts obscurs et des relations fusionnelles de corruption (cf affaire ELF)

Les véritables résultats issus des urnes (source PV transmis au candidat de l'UPG et de l'ACR.


Ayo ASSAYI ANNA CLAUDINE 0,00%
BENGONE NSI LUC 0,05%
BONGO ONDIMBA ALI BEN 28,86%
EYEGHE NDONG JEAN 0,01%
KOMBENY JEAN GUY 0,03%
LASSENY DUBOZE VICTOIRE 0,16%
MAGANGA MOUSSAVOU P. C. 0,63%
MAMBOUNDOU PIERRE 40,71%
MAURO NGUEMA B. 0,05%
MBA ABESSOLO PAUL 0,00%
MBA OBAME ANDRE 24,68%
MOUBAMBA BRUNO BEN 0,39%
MYBOTO ZACHARIE 2,83%
NGOUSSI GEORGES BRUNO 0,34%
NGWEVILO REKANGALT Y. 0,15%
NTOUTOUME JEAN 0,00%
OGOULIGUENDE J. B. 0,25%
ONDO OSSA ALBERT 0,12%
OYAMA BERNARD 0,07%
OYE MBA CASIMIR 0,52%
TCHORERET MARCEL R. 0,08%
TEALE MICHEL 0,00%
TOMO ERNEST 0,06%

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